Mangas & Animes

Shônen, amitié & Kodansha: Le Weekly Shonen Magazine (1/3)

Fanart Koe no Katachi par syatey
Fanart Koe no Katachi par syatey

 

Bon un article fait instinctivement, pour me réveiller en ce lundi de reprise. Depuis maintenant quelques temps, j’avoue me passionner pour suivre régulièrement ce qui se passe du coté du Shonen Jump, regarder régulièrement quelles séries marchent, quelles séries débutent, lesquelles se terminent, etc. Vous savez pas c’est quoi le Shonen Jump ? One Piece, Dragon Ball, Ken le Survivant, Saint Seiya, Video Girl Ai, Bleach, Naruto, Haikyuu, les sept premiers arcs de Jojo’s Bizarre Adventure, bon bref, un magazine qui a du pedigree et qui peut se vanter d’avoir lancé la quasi totalité des gros cartons shonen de l’histoire de l’industrie. Puis quand je m’ennuie je regarde aussi l’évolution de l’équivalent shonen mensuel, le Square Jump. D’abord pour To Love Darkness, mais aussi pour des trucs comme Gate7 ou Claymore.

Mais bon, stalker la Shueisha est amusant trente secondes alors regardons du coté d’un de leurs principaux rivaux, la Kodansha et ses deux magazines shonens « phares », le Weekly et le Monthly Shonen Magazine. Et le petit spin-off de ce dernier, le Bessatsu Shonen Magazine, pour le fun et le plaisir.

Donc je vais juste présenter succinctement quelques mangas phares de ces magazines, passé comme présent. Certains sont déjà très connus en France, d’autres représentent l’avenir ou ne sortiront juste jamais chez nous à cause de la barrière culturelle. Contrairement à mes articles habituels ou je poste tout d’un coup dans un pavé gigantesque, je vais découper tout ça en trois articles distincts: un dédié au Weekly Shonen, un dédié au Monthly Shonen et un, évidemment, dédié au Bessatsu Shonen. Je les publierais selon mon rythme bien à moi~. Mais je vais essayer de tout sortir avant la fin du mois de septembre.

Une couverture random du Weekly Shonen Magazine, avec Yamada-san and the Seven Witches en couverture
Une couverture random du Weekly Shonen Magazine, avec Yamada-san and the Seven Witches en couverture

Weekly Shonen Magazine

Bon donc c’est un hebdo, il se vendrait moitié moins que le Shonen Jump (enfin les chiffres que j’ai sous les yeux parle d’un million contre deux millions, ce qui reste honorable) mais je met ça au conditionnel parce que ma source c’est Wikipédia et que je suis pas là pour parler business et économie du marché, j’ai fait L au lycée.

Une journée normale en cours de mathématiques de L
Une journée normale en cours de mathématiques de L

Il est né presque dix ans avant son rival (1959 contre 1968 pour le Jump) et a connu sa période de gloire dans les années 70. Il faut dire qu’a l’époque, c’était dans ce magazine qu’était publié des titres comme Ashita no Joe ou Gegege no Kitaro qui aujourd’hui encore restent très présents dans la culture populaire japonaise. Kitaro est certes peu connu en Occident mais c’est une licence toujours exploitée de nos jours, ce qui témoigne d’une certaine longevité.

Mais je vais pas faire le mec qui s’y connaît en mangas de cette période et je vais passer directement aux années 90. Je vais arbitrairement garder de cette décennie que trois mangas, assez représentatifs de l’époque.

Weekly03

Avec tout d’abord au début des années 90 le début d’Hajime no Ippo. Il fallait trouver un remplaçant à Joe dans l’imaginaire japonais traumatisé depuis la mort de leur héros au milieu des années 70, et c’est Ippo qui a enfin trouvé la voie prêt de vingt ans après. La série est aujourd’hui toujours en cours et va bientôt pointer à son 108e volume, l’esprit tranquille. D’où le choix de Kurokawa de découper le manga en « saisons » pour la publication française, c’est plus safe je comprends.

 

La fin des années 80 et le début des années 90 sont difficiles pour le Weekly Shonen Magazine qui doit affronter de plein fouet l’âge d’or du Shonen Jump avec le trou noir à pognon Dragon Ball qui vient accompagné de tous ses potes genre Captain Tsubasa, Dragon Quest la Quête de Dai, Slam Dunk, Yu Yu Hakusho, City Hunter, Saint Seiya, Kenshin j’en passe et les meilleures. Il faut vraiment attendre la fin des années 90, et le déclin du Jump qui suit la fin de Dragon Ball, pour voir des nouvelles séries du Shonen Magazin s’implanter dans l’imaginaire collectif japonais.

 

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Ainsi 1997 est le début de la publication de Great Teacher Onizuka. Ultra populaire aussi bien au Japon qu’en Europe, on ne revient pas sur l’épopée d’Onizuka le délinquant puceau devenu prof dans un lycée à problèmes. Ca a marqué une quantité ahurissante de jeunes fans français qui dix ans après se remémorent la série avec une nostalgie non feinte. Il faut dire que c’était plutôt drôle et pas totalement stupide. Je me souviens avoir découvert le manga très tardivement mais avoir eu la chance de le marathoner et de me faire la quasi totalité des volumes d’un seul coup. Pour une série qui a quinze ans, je peux vous assurer que ça a finalement peu vieilli donc si vous n’avez jamais lu, n’hésitez pas à y accorder de l’attention, ça peut vous faire quelques soirées sans déplaisir.

 

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En parlant de nostalgie, bah c’est dans le Weekly Shonen Magazine qu’est né Love Hina. C’est pas une série que je porte particulièrement dans mon coeur même si j’avais acheté le tome 1 quand j’avais 14 ans parce que j’étais vaguement intrigué par ces jeunes filles au physique avantageux qui prenaient souvent leur bain. Mais ça reste un manga qui a pas mal dynamisé le genre de la comédie romantique. Je vais pas dire qu’il a inventé le concept de harem-manga mais pas mal de romcom qui ont suivis ont essayés de marcher sur ses pas, c’est clair et évident. Mais ça reste une série étrangement courte: à peine 4 ans de prépublication et une douzaine de tomes…

 

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La transition est toute faite mais, oui, évidemment, on arrive dans les années 2000e et, Akamatsu Ken oblige, Negima est aussi une propriété Weekly Shonen Magazine. On garde l’aspect harem de Love Hina, on y rajoute de la magie et un scénario qui plus le temps avance plus est propice aux grosses bastons décomplexées mâtiné de rebondissements totalement wtf. 

 

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C’est pas la seule série wtf du magazine parce qu’on a quand même le très zarb Air Gear. Ce shonen de Oh!Great (Enfer et Paradis, du H) qui part sur des bonnes bases assez solides – un univers ou des rollers qui volent sont à la mode – et qui se termine en combat final beaucoup trop épique avec, entre autres, un Obama rider et des personnages qu’on sait plus trop quelles sont leurs motivations. Bon bref vous le comprenez en me lisant, Air Gear j’adorais au début puis est arrivé un moment ou je savais plus très bien ce qu’il se passait et qui faisait quoi.

 

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En parlant de truc que je comprends plus très bien ce qui se passe, je pourrais vaguement parler de Tsubasa Reservoir Chronicles. Yep c’est du Weekly Shonen Magazine.  2003-2009. CLAMP. Tous les univers de leurs mangas mélangés pour donner un univers alternatif crossover un peu foufou. J’ai commencé le manga par Card Captor Sakura alors quand j’ai vu que je pourrais retrouver Sakura et Tomoyo dans un autre manga, j’étais jouasse. Puis j’ai essayé de lire et j’ai méchamment pas accroché.

 

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Par contre si y’a un manga qui m’évoque une certaine affection qui n’est jamais allé très loin c’est bien School Rumble. Manga de Jin Kobayashi, une comédie romantique qui met l’emphase sur le mot comédie avec pas mal de gags bien sentis. Tout le paintball nocturne m’a arraché plus de sourires que je n’oserais jamais l’admettre et le casting est assez riche pour pouvoir faire tenir l’aspect comique sur une bonne vingtaine de tomes, ce qui est pas mal. Et Kenji est le seul personnage de l’histoire à avoir jamais réussi à rendre la friendzone drôle alors congrats à lui. 

 

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J’ai tenu dix tomes avant de le lâcher parce que c’était médiocre mais je dois être un des seuls vu que c’est un énorme carton partout dans le monde: Fairy Tail est bel et bien le One Piece de la Kodansha. Bon niveau ventes c’est pas non plus One Piece hein, mais à l’échelle du Weekly Shonen Magazine on va dire que ça et Ippo c’est les deux caravanes. Et vu que Fairy Tail pompe ressemble beaucoup plus à One Piece qu’Hajime no Ippo, bon, la comparaison est plus simple. Non parce que le vrai One Piece de la Kodansha en terme de ventes on en parlera quand on sera à la partie 3 de la chronique. Bref j’euthanasie ma comparaison.

Mais qu’est-ce que je peux dire sur Fairy Tail ? Rave, le précédent manga de Hiro Mashima, était aussi dans le Weekly Shonen ou il a tendu 6 ans. Fairy Tail continue à fonctionner, y’a des bastons, de l’aventure, Erza, une mascotte chiante et des grosses adaptations animées. Bon. Voilà.

 

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Enfin on avance doucement et sûrement vers notre époque.  J’ai pas vu/lu Code:breaker et Kimi no Iru Machi qui ont connus des adaptations animées alors je parlerais juste rapidement d’A-bout qui est un manga tout con, l’histoire d’un mec qui veut devenir le roi des délinquants de son lycée à problèmes. Une sorte de fusion débile de GTO, Cromatie High School et Jojo’s Bizarre Adventure, en somme. Ca fonctionne plutôt pas mal pour le peu que j’ai pu lire (c’est à dire le premier volume) même si il est peu probable que ce soit un manga qui sera un jour mis en avant ou que ce soit.

 

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Par contre en parlant de « mise en avant » ça doit faire la troisième fois que j’en parle sur le blog en six mois mais en avril dernier se concluait la prépublication d’Again!!. Ca me rend d’autant plus triste que j’ai vraiment un coup de coeur pour cette histoire de lycéen asocial qui, peu après sa cérémonie de remise de diplômes, fait une mauvaise chute dans un escalier et, accompagné d’une fille de terminale également tombée avec lui, se retrouve à devoir revivre ses trois années de lycéen. Malgré un postulat pas forcément ultra original, c’est traité avec une vraie fraîcheur, des personnages amusants et surtout un site visuel assez génial, qui est non seulement de toute beauté mais qui en plus fait tirer à ses personnages des trognes pas possibles. C’est un vrai plaisir assez divertissant, parfois drôle, parfois un peu tristoune (mais jamais trop) et je continue à pleurnicher en pensant à la fin prochain.

:'(

 

Le Weekly Shonen Magazine, maintenant et demain

 

Bon y’a quoi en ce moment dans le Weekly Shonen Magazine ? Qu’est-ce qui est connu, qu’est-ce qui ne l’est pas, qu’est-ce qui devrait l’être ? Rapide tour de table. Bon je reparle ni d’Hajime no Ippo ni de Fairy Tail vu qu’on en a déjà parlé. Je vais pas non plus parler des Enquêtes de Kindaichi qui est un peu le Détective Conan local avec ses 68 volumes depuis 1992.

On va évacuer vite fait les piliers de sport que j’avoue ne pas avoir lu ni vu: Dream Team ou Ahiru no Sora pour le basket (depuis 2003, publié chez Glénat depuis 2011), Diamond’s Ace pour le basball (depuis 2006, dispo en version animée chez Crunchyroll.fr, prix du meilleur shonen Kodansha en 2010) et Baby Steps pour le tennis (publication débutée en 2007, y’a eu un animé ce printemps qui a été simulcasté en France chez ADN.

 

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Alors très vite y’a pas mal de thèmes souvent assez « similaires » dans les mangas du Weekly Shonen Magazine. Par exemple avec Again tout à l’heure on parlait de retour dans le temps suite à une chute dans un escalier. Bon bah vous savez quel autre manga commence avec une chute dans un escalier ? Yamada and the Seven Witches. Le héros tombe dans un escalier et échange son corps avec la présidente du conseil des élèves. Oups ! Il découvre qu’elle est une sorcière et qu’ils peuvent échanger leur corps a volonté avec un baiser. Du coup entrée en scène de plein de sorcières et  ça devient fun.

C’est par Yoshikawa Miki qui avait déjà fait le manga Drôle de Racailles. Alors c’est pas trop mal, c’est plutôt rigolo mais le style visuel est ULTRA similaire, pour ne pas dire identique en tous points, à celui d’Hiro Mashima. D’ailleurs du coup j’ai cherché à vérifié si Yoshikawa Miki a pas bossé avec Mashima ET SI PAF elle était son assistante. Well. Étrangement c’est le genre de manga que je pourrais voir marcher convenablement en France. Pas forcément le carton du siècle mais c’est une comédie romantique abordable, assez originale, avec de l’action et, du coup, le style Mashima-like pourrait jouer en sa faveur. En tout cas le premier tome est engageant et dès que je me libère du temps, je fonce sur la suite.

 

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Du coup on parle de gender bending avec Yamada, et bam le lien est déjà tout fait avec le crossdressing: je vous envoie AKB49. Un manga ou un mec se travesti pour aider celle qu’il aime secrètement à joindre les AKB48.  Sauf qu’il est pris aussi et doit donc survivre à un long et dur entraînement pour l’accompagner jusqu’au top. Ah fun fact: si vous voulez voir des versions manga des AKB48 de 2010 en soutif, jetez vous sur le premier chapitre, y’en a des pleines pages. Et à part ça ? Bah le manga est en prépublication depuis 2010 et en est déjà à son vingtième volume. 

J’ai lu les trois premiers chapitres, il a sensiblement la même qualité que l’anime AKB0048: il cherche pas spécialement à rendre la réalité des idols roses arc en ciel et mielleuses. Bon ok les idols continuent à être considérées dans le manga comme des Christ sur Terre mais au moins on comprend dès le départ que les entraînements c’est militaire as fuck et qu’il faut souffrir pour être idol. J’étais pas emballé au max donc j’ai pas continué maaaais… j’avoue l’avoir mis de coté pour quand j’aurais rien d’autre à lire.

 

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Donc bref on parlait avec Again!! de voyage dans le temps ET OH BAH CA ALORS MY WIFE IS WAGATSUMA-SAN. Le titre s’écrit normalement pas en caps lock mais je voulais mettre l’emphase. Le manga se termine cette semaine au Japon, j’ai eu l’honneur de le lire quasi d’une traite et je dois avouer que c’est bien plus fun que ça laisse imaginer au début. Le scénario ? Un lycéen loser rêve un jour qu’il est marié dix ans plus tard à la plus belle et la plus gentille fille de la classe, la divine Wagatsuma. Sauf qu’en fait c’est pas un rêve: il voyage vraiment du présent au futur sans trop contrôler quand et comment. Du coup il va tout faire pour essayer de faire en sorte que cet avenir doré avec Wagatsuma se réalise… sauf que des fois grâce à l’effet papillon, son futur peut se modifier à tout instant et il va donc passer son temps à galérer pour essayer de modifier son futur dans la bonne direction. Donc voilà, scénario sympa sans plus, on se croit parti pour une comédie romantique assez lambda et, SURPRISE, c’est en fait très drôle.

Car en plus du scénario, y’a toute une galerie de personnages et SURTOUT les potes tout aussi losers du héros. Tellement losers qu’ils fondent rapidement un club de loser qui va alimenter la quasi totalité des vannes de la série. Qui sont parfois extrêmement drôles. L’un d’entre eux, par exemple, est un expert du porno et rêve de devenir acteur, au point qu’un acteur célèbre fait un caméo dans le manga tranquille pépère juste pour le plaisir d’une vanne. Après ça reste pas très intelligent, c’est très couillon mais c’est fun et ça fait souvent mouche. Et pour mes prédictions, je reste néanmoins peu confiant sur une arrivée en France parce que y’a quand même trop de vannes qui sont trop ancrées culturellement MEME SI y’a tout un arc narratif dédié au catch qui me fait tendrement kiffer.

 

Weekly17

Bon le suivant il a débarqué récemment en France, il va débarquer en animé cet automne et il cartonne au Japon c’est Seven Deadly Sins. Un shonen dans un contexte fantasy ou une princesse déchue essaie de retrouver son trône en embauchant des héros légendaires thématisés selon les péchés capitaux.

Eeeetttt.

On m’en a dit du bien et que faudrait que je le lise.

Voilà.

Non je l’ai toujours pas lu ok. Je veux dire c’est un shonen, si je devrais donner un avis, faudrait que je lise au maximum, pas juste les premiers chapitres. J’avoue avoir feuilleté le premier tome vite fait et avoir déprécié le style graphique qui, à mon sens, a plus sa place en 1990 qu’en 2014. Ouais je juge salement d’autant que c’est un faux problème: le manga marche pas mal au Japon et aux Etats-Unis. En France ? Eeeeh j’ai pas accès aux chiffres. Mais c’est pas ce qui fait remuer les cours de recré et les conventions, hélas.

 

Weekly18

Autre manga que j’ai pas lu mais qui marche bien: Jeux d’Enfants. Alors en fait c’est pas le « Jeux d’Enfants » qui a été publié chez Pika vers 2012, non celui-là était publié dans le Bessatsu, mais c’est sa suite. Tellement sa suite que son nom jap est Kamisama no Iutoori Ni  et Ni ça veut dire Deux. Le nom français serait Jeux d’Enfants 2, j’imagine ? Pour ceux qui situent pas Jeux d’Enfants c’était une sorte d’Another King’s Battle Mirai Danganronpa Game Royale Nikki Extrême Featuring Dante From The Devil May Cry Series. C’est à dire grosso modo un jeu de survie entre lycéens qui risquent la mort si ils n’obéissent pas aux ordres d’une poupée perverse. Danganronpa c’est mieux. Filez moi de l’argent pour que je puisse attraper une Vita et Super Danganronpa 2.

 

Weekly24

Oh au fait on a pas parlé des yonkomas. Deux à garder en mémoire. Bon déjà le Weekly Shonen Magazine a pas peur de parler de sexualité à ses jeunes lecteurs puisque ça fait depuis 2008 que Seitokai Yakuindomo squatte les pages du magazine. C’est ce manga ou un mec déboule dans une école majoritairement féminine et se retrouve à parler cul avec le conseil des élèves un peu en permanence. Etrangement j’ai vu 2/3 épisodes de l’anime et il est plus fun que le yonkoma. Après c’est parce que le yonkoma est un genre que j’apprécie médiocrement donc, eh.

 

Weekly19

Sinon y’a Aho Girl une autre série de yonkoma plus récente ou un héros et une fille parlent de tout et de rien. Plot twist: la fille est ULTRA STUPIDE et le mec est en mode J’EN AI MARRE D’TES CONNERIES MAIS EN MEME TEMPS J’TAIME UN PEU AU FOND. C’est… un peu répétitif. Mais bon c’est parce que le yonkoma est un genre que j’apprécie médiocrement donc, eh.

(ça va se voir que je recycle mes phrases et mon vocabulaire.)

 

Weekly20

Plus largement cette dernière année a aussi été celle des suites spirituelles. On a donc depuis février 2014 Fuuka qui est la suite de… Suzuka. Mais si vous savez cette comédie romantique avec cette fille qui fait de l’athlétisme. C’était un manga très populaire en France vers 2007/2008. Vaguement. Du coup Fuuka suit la destinée de la fille de Suzuka et, well, du héros de Suzuka. Pas grand chose à dire j’avais juste lu le premier chapitre au moment de sa sortie en anglais et je me suis rendu compte que si j’avais laché Suzuka à l’époque c’était ptet parce que ça m’enthousiasmait guère et que y’avait peu de chance que ça change presque six ans après. D’ailleurs je me suis surpris: j’étais certain que Suzuka était sorti en France dans la première moitié des années 2000 et non c’est 2007. Et beh. Je vois le manga plus daté qu’il n’est vraiment.

Weekly21

Et l’autre suite spirituelle bah c’est UQ Holder! qui se passe soixante dix ans après Negima. J’y ai pas encore touché parce que comme j’ai pas fini Negima (c’est un objectif de vie que je me fixe à long terme) je me dis que ça serait bête de toucher à UQ Holder même si je sais très bien que UQ Holder est écrit de telle façon à ce que les non fanboys de Negima peuvent kiffer aussi. Donc je peux pas donner un avis, du coup j’invoque les notes à la con de Myanimelist:

 

Weekly22

Enfin concluons sur le meilleur manga en cours de publication, dont la fin serait proche selon l’auteur, c’est Koe no Katachi. Longue histoire derrière ce manga: à la base c’était un one-shot ayant gagné un prix en 2008/2009, one-shot lui même publié seulement deux ans plus tard en 2011 dans le Bessatsu, il faudra attendre l’été 2013 pour qu’il soit enfin l’objet d’une vraie publication dans le cadre d’une série. Le scénario ? On est dans une classe de primaire qui voit l’arrivée d’une nouvelle élève. Celle-ci est sourde. Au début c’est sympa, l’intégration se fait bien mais plus ça va plus les élèves commencent à mal voir cette étrangeté et, hélas, l’élève commence à être moquée et harcelée. Finalement elle doit quitter l’école et parmi tous les élèves de la classe, un en particulier – le plus actif – est blâmé par l’école et tous ses camarades lui rejettent la responsabilité. Flashforward presque dix ans plus tard quand l’élève blâmé est au bord du suicide et décide, avant d’en finir, de faire une dernière action: retrouver la jeune sourde pour s’excuser.

 

On peut comprendre la difficulté de publier cette histoire dans un magazine « shonen. » Car oui étrangement le sexe ou la violence n’est pas fondamentalement un souci pour du shonen, mais dès qu’on veut lever des questions importantes de sociétés, des barrières se lèvent. Je ne jette pas le blâme, loin de là, et je comprends la frilosité d’un éditeur pour un ouvrage aussi peu vendeur dans un magazine qui n’est clairement pas là pour l’art. Et bah ils ont eu raison: les ventes de Koe no Katachi sont bonnes. Une raison toute simple a ça: c’est un excellent manga ! Sur un sujet sur lequel il est facile de glisser, l’auteur a choisi un ton léger mais sans pitié pour ses personnages. Le rythme est impeccable, le style visuel est très personnel et fonctionne bien et il y’a surtout deux héros qui fonctionnement extrêmement bien, formant un des couples les plus attachants de l’histoire récente du manga. C’est juste, le pathos est bien géré, non c’est vraiment du solide.

Weekly23

Comme Again!! c’est pas la première fois que j’en parle ici récemment mais vraiment croyez moi quand je vous dis que c’est un manga qui vous émerveillera et saura vous émouvoir. Après je peux aussi conseiller patiemment d’attendre la fin. Et je crois que c’est ce que les éditeurs français attendent. J’ai entendu quelques rumeurs de ci de là d’éditeurs intéressés mais, comme la Kodansha avant eux, je peux comprendre qu’ils soient hésitants vu le sujet et l’état actuel d’un marché qui achète pas si c’est pas du shonen baston. Mais si l’un d’entre eux a envie de faire un choix éditorial parlant, sortir et promouvoir Koe No Katachi semble être une bonne suggestion.

 

Et voilà pour aujourd’hui~. Rassurez vous c’était le plus long, il devrait y’avoir moins à dire sur le Monthly et le Bessatsu, pas que c’est moins bien juste que y’en a moins, héhé.

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