Mangas & Animes

[Néant Sept #13] Top 7 des rôles de Kana Hanazawa

Eh, samedi soir c’est la Yomatsuri n°2 aux locaux d’Epitanime. Ca devrait être sympa, d’autant que Thalie y sera pour ses cinq ans donc ouais, cool. Un long planning vous attend sur le site, y’aura des jeux, de la projection d’AMV Hell/Enfer et de l’amusement. Inutile de vous dire que je suis bien motivé et que j’espère que ça ressentira sur la qualité de ce qu’on pourra vous proposer. Mais sans transitions, parlons de Kana Hanazawa.

Doubleuse émerite, elle est immanquable. Si vous avez maté au moins un anime ces cinq dernières années, les chances qu’elle soit dedans sont assez élevées. Elle était présente cet hiver dans une dizaine de séries, et la moitié/deux-tiers dans un rôle principal. On ne sait plus vraiment quel est son planning, où trouve t-elle le temps de faire du doublage et de la chanson et avoir une vie à coté. Ptet qu’elle a pas de vie à coté.

Bref, elle a un timbre de voix assez immanquable et, même si elle peut faire une grande variété de rôles, elle a comme spécialité les filles timides, un peu cruches, mignonnes et gentilles. Faut dire qu’elle a un timbre de voix ultra sucré donc ça colle parfaitement. Evidemment, on la résume un peu à ça. Pensez vraiment à Kosaki Onodera de Nisekoi qui est un peu le rôle « typique » d’Hanazawa.

Mais une vidéo qui date de 2012 vaut mieux que de grands discours:

 

Et c’est donc naturellement ma doubleuse favorite. Pour des tas de raisons: j’aime cet archétype, bien souvent j’aime naturellement les personnages qu’elle interprète, elle est née genre vingt jours avant moi (elle est de fin Février 1989, je suis de mi-Mars 1989), elle est donc Poissons-Serpent comme moi et j’adore toutes les voix qu’elle peut prendre. J’suis pas un fanboy-fanboy (je ne regarde pas tout ce qu’elle fait, sinon ça ferait des siècles que je vous dirais du bien de Parasite que je n’ai toujours pas maté) et c’est loin d’être une fascination extrême mais je l’adore et elle est intouchable, ok.

Je relance donc le Néant Sept que j’avais abandonné y’a deux ans pour vous offrir un top 7 des meilleurs rôles de Kana Hanazawa. Evidemment, y’a zéro objectivité même si je vais quand même essayer d’être juste et d’avoir du recul. Ouais je vous vois rire. Moi aussi au fond je me marre un peu.

Quelques personnages emblématiques de Kana Hanazawa par Mitsuki Meiya
Quelques personnages emblématiques de Kana Hanazawa par Mitsuki Meiya

Bon, alors allons-y.

Mentions honorables

-> Zessica Wong (Aquarion Evol) – Lewd HanaKana qui joue Lewd Ranka Lee. Le personnage a été écrit pour moi.. J’aurais pu la mettre dans le top 9 mais j’avoue volontiers ne pas avoir poursuivi la série au délà de l’épisode 6 donc pour en parler, ça aurait été chaud patate. Zessica était ma seule motivation et même ça c’était pas assez. Ptet que je reprendrais un jour. Ptet ?

-> Kagami Yagami (Sasami-san@Ganbaranai) – Molle HanaKana. Ca passe pas mal. Le personnage est suffisamment fun et yuri-friendly pour réussir à être le seul vrai truc un peu sympa de Sasami-san@Ganbaranai.

-> Kuroneko (Oreimo) – Whyyy not. Le personnage était un des points forts de l’anime. Je met au passé car vous savez tous ce qui se passe à la fin.

-> Shiina Mayuri (Steins;Gate) – Je crois que c’était FFenril qui avait dit un jour « que Mayuri était le Penpen de Steins Gate. C’est scandaleux de dire ça parce que… Bon ok non ça a du sens.

-> Maria Akizuki (Shinsekai Yori) – Pas dans le top 7 parce que je préfère caser Onodera, ce qui est le truc le plus scandaleux de ce blog depuis la fois ou j’ai dédié 10 000 mots à résumer ma partie dans un jeu de simu de fédération de catch.  C’est d’ailleurs très bizarre parce que dans la première partie de l’anime, j’étais convaincu qu’Hanazawa doublait Saki et que c’était Risa Taneda qui faisait Maria. Mais non. Hanazawa est en mode serious lesbian tout le long de la série.  Et l’ending qu’elle chante, dat feels. 

-> Zange (Kannagi) – Honnêtement je m’en souviens guère mais c’était mon premier contact avec elle alors ok.

 

J’ai pas vu ces rôles là et ça me fait chier:

Parce que j’aurais pu en parler.

-> Rize (Tokyo Ghoul) – Psycho HanaKana ♪ Curiosité totale ♫ (j’ai pas mis Senryu d’Akame ga Kill dans les mentions mais ça aurait pu.)

-> Kogyoku Ren (Magi) – Le personne me plaisait bien dans le manga donc à voir comment elle a développé dessus.

-> Kurashita Tsukimi (Princess Jellyfish) – Idem, j’aimais bien le perso dans le manga, aucune idée de comment ça s’est développé dans l’anime.

-> Angelica (Gunslinger Girl Il Teatrino) – Un de ses premiers « gros » rôles, donc à voir par curiosité.

-> Murano Satomi (Parasyte) – « Mec y’a un triangle amoureux avec Hanazawa et Sawachiro, pourquoi tu mates pas ? » Oui, pourquoi je mate pas. D’autant que j’aime vraiment beaucoup le design de Murano. Faudrait que je trouve le temps pour rattraper les douze épisodes, heureusement que les vacances arrivent.

 

7 – Shiomiya Shiori / Kosaki Onodera

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The World God Only Knows / Nisekoi

 

Ok. Alors je triche avec l’ex-aequo parce que faites avec. Concrètement, Shiori et Onodera c’est l’archétype type des personnages de la « niche » d’Hanazawa. Les deux sont des filles pures et fleur bleue, avec des difficultés pour s’exprimer, ultra mignonnes et qui réfléchissent plus qu’elles n’agissent. Après Onodera est plus « active » que Shiori qui est elle, comme chaque personnage de TWGOK, une caricature d’un archétype.

Concrètement Shiori était le truc le plus moe qu’elle pouvait proposer en 2010 et Nisekoi est le truc le plus moesucré qu’elle peut proposer en 2014. Mais dans le cas d’Onodera elle maîtrise son archétype jusqu’au bout et arriver à proposer une grande variété de tons qui colle au personnage.

Et well, Shiori comme Onodera sont les best girls de leur romcom respectives.

 

6 – Sakura Ichiko

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Binbougami ga

C’est un rôle assez intéressant puisqu’en 2012 on attendait pas Hanazawa là dedans. On a grosso merdo une riche pétasse super arrogante et égocentrique qui possède la capacité inouïe de prendre le masque social qu’elle veut. Et Hanazawa gère à mort dans ce rôle ! Je me souviens avoir maté le premier épisode sans avoir trop capté que c’était elle. Est-ce que j’étais nul ou juste inconscient ? Je ne sais pas, reste qu’elle partait dans un registre méga opposé de d’habitude et que ça fonctionnait très bien.

En fait ça m’a surtout servi à me réveler qu’Hanazawa était aussi très douée pour les rôles de pouffe et de narcissique, et je me demande même si elle est pas encore mieux dans cet archétype que celui de la fille pure et gentille. Je veux dire y’a ce décalage ultra séduisant entre cette voix sucrée et chaleureuse… et un ton méprisant voire insultant. Ca colle bien. C’est cool.

Puis du coup on avait Hanazawa qui gueulait souvent et Hanazawa qui gueule c’est cool~.

5- Yukino Yukari

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Garden of Words

Hanazawa a surtout été une doubleuse typée très « ouvrage pour otaku. » C’est pas forcément un grand handicap mais on l’a pas forcément beaucoup vu dans des trucs qui se veulent « culturels », « tous publics » ou « artistiques. » C’est pour ça que j’ai été un peu surpris de la voir dans Garden of Words, le dernier Makoto Shinkai en date. Elle y joue un rôle très sérieux, celui d’une prof de 27 ans confrontée à un grand choix personnel et à de nombreux dilemnes internes.

Et ça marche plutôt bien, dites donc. 

Elle est pas méconnaissable et transigurée, n’allons pas aussi loin, mais elle prend son rôle au sérieux et se révèle compétente et efficace. Lors des premières phrases prononcés par le personnage j’ai tilté immédiatement que c’était elle mais je l’ai vite oublié et ça ne m’a pas empêché de profiter du film. C’est important parce que Hanazawa a quand même une voix « type » qui véhicule beaucoup de choses et qui se reconnait beaucoup. C’est parfois difficile d’entendre un de ses rôles sans en penser à une autre. C’est une voix qui a beaucoup de personnalité et qui peut rapidement dévorer un personnage. D’où les reproches faits à l’actrice qui si ils ne sont pas toujours légitimes restent compréhensibles.

Mais dans Garden of Words, Hanazawa prouve qu’elle peut, si besoin est, prendre un rôle dramatique dans un ouvrage sérieux et ne pas se laisser démonter. Le film est très mignon, d’ailleurs, regardez le à l’occasion.

4 – Bandou Marimo

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Teekyuu

Extrême opposé maintenant avec son rôle dans Teekyuu. Teekyuu c’est une série ultra-courte (chaque épisode fait trois minutes) ou tout est quasiment fait par un seul homme ultra passionné – Itagaki Shin, qui fait la réalisation ET le chara-design ET le script ET l’animation clé ET l’animation in-between ET le son ET le café. On parle du mec qui sert de modèle au réalisateur de Shirobako et qui a sur son CV des trucs méga variés comme Ben-To, l’épisode 6 de Gurren Lagann,  du boulot à Ghibli sur Mononoke, etc. Le type vit son rêve.

Bref, Teekyuu est une série comique stéroïdée ou y’a en 1mn30 d’épisode autant de blague que dans l’intégralité d’une saison de Baka To Test.  Dans le lot on a Bandou Marimo qui est une SUPER GROSSE PERVESE. On a donc Kana Hanazawa qui PARLETOUTLETEMPSSUPERVITE comme TOUSLESPERSONNAGESDELASERIE qui parle tout le temps de MANGERDESPETITESCULOTTES ou qui renconte un alien QUIVEUTDULIQUIDEJAUNEPOURSONVAISSEAU. Ca a zéro sens, le personnage est cool, la série est cool, si vous voulez perdre votre cerveau, marathonez vous les trois saisons. Spoiler: mater les trois saisons d’un coup ça vous prendra ptet une demi-heure.

Je l’ai mis en 4e plus pour faire la promo de Teekyuu qu’autre chose.

(ça explique la cohérence du top.)

3 – Yokoi Rumi

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Tonari no Seki-kun

De l’autre côté, Tonari no Seki-kun est une série comique un peu moins réussi que Teekyu. Néanmoins on a 24 épisodes de 10 minutes, ce qui fait 240 minutes de Kana Hanazawa. Je dis ça parce que toute la série est un putain de monologue. C’est Hanazawa qui parle 10mn non-stop, sauf l’épisode ou elle est malade. C’est pratique quand même: quand elle voudra envoyer son CV de doubleuse, elle aura juste à envoyer un épisode parce que, évidemment, elle sait faire un monologue et elle sait que si tu passes 10mn avec le même ton, tu emmerdes tout le monde.

Du coup Tonari no Seki-kun c’est le best of de toutes ses voix et tous ses tons. Y’a du vener Hanazawa, du joyeux Hanazawa, du triste Hanazawa, du frustré Hanazawa, y’a même un chouia de psycho Hanazawa. C’est une performance intéressante et même si Tonari no Seki-kun est un anime sympathique, j’avoue que sur la fin de la série je matais plus pour la voix de mon idole que pour les gags qui, malgré les efforts produits par les scénaristes, avaient du mal à trop varier.

2 – Tsunemori Akane

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Psycho-Pass

Eh la seconde saison se conclut jeudi et j’ai hâte de me prendre un dimanche pour la marathoner. Genre ce dimanche qui arrive. Celui ou je vais être dans un état post-Nocturne Epita. Ca va être biiiien.

Dans tous les cas restons simple et concis: je trouve la perf d’Hanazawa en Akane difficilement critiquable. C’est pas un rôle dur, je le conçois, mais elle y réussit tellement bien que je peux pas m’empêcher de vouloir jeter un plein tonneau de roses à sa face. C’est un rôle qui n’a pas vraiment d’archétype évident – Akane est une naïve un peu molle mais non seulement intelligent mais qui en plus se badassifie nettement au fur et à mesure de l’avancée de la série.

Pour moi c’est une performance de qualité. Comme pour Yukari, on oublie rapidement que c’est Hanazawa qui parle et elle parvient à trouver son ton et tout ce qu’il faut. Et en plus le personnage est ultra attachant. Donc eh. Why not.

1 – Sengoku Nadeko

Hanazawa07

Bakemonogatari & co

LOL SURPRISE.

C’est évident: déjà c’est le rôle qui a mis Hanazawa sur la carte mais en conséquence c’est aussi celui qui a défini sa carrière. Et même encore aujourd’hui. Je veux dire c’est simple.

Dans Bakemonogatari, Nadeko est une nunuche pas spécialement douée pour s’exprimer, très timide, d’apparence très pure et innocente, ultra mignonne, bref un ange venu parmi les cieux, souillée par ce monde. Qu’est-ce qu’elle fera majoritairement en 2010 et 2011 ? Des timides pures et innocentes, la fameuse niche dans laquelle elle commencera à se faire enfermer.

Dans Nisemonogatari, et même si elle n’y est présente que durant deux scènes, Nadeko devient un hybride détonnant entre la fille timide et innocente du passé et une jeune adolescente qui essaie de « mimer » ce que font les adultes en essayant de séduire le héros avec un comportement un peu indécent et des tentatives de flirt assez maladroit. Le personnage grandit et, paf, soudainement Hanazawa commence à faire des filles un peu plus coquines, des saintes-nitouches qui ne donnent pas l’impression d’y toucher alors qu’en fait si elles veulent grave. Le business commence à gonfler.

Enfin dans Monogatari Second Season, Nadeko pète un plomb. Son amour pour Araragi ne donne rien, elle commence à entendre des voix dans sa tête, à briser son image de fille mignonne pour soudainement engueuler son entourage comme du poisson pourri avant de finalement devenir une divinité psychopathe prête à tuer tout ce qui l’entoure si cela signifie qu’elle peut se faire le héros. Elle a envie d’avoir ce qu’elle veut et elle laissera plus rien la gonfler sur le chemin – elle prend plus non pour une réponse.

Et soudainement, paf, Hanazawa commence à faire plus de psychopathes, de méchantes, de filles contrastées et pas forcément saines. Ca alors.

Evidemment c’est une explication très simplifiée. avant de faire Nadeko pure elle a déjà fait Kobato dans, well, Kobato ; avant de faire Nadeko kinky elle a déjà fait Charlotte Dunois dans cette merde d’Infinite Stratos ; avant de faire Nadeko psycho elle a déjà fait Shiro dans Deadman Wonderland.

Mais Hanazawa est Nadeko et Nadeko est Hanazawa. C’est pas forcément autant le cas du reste du casting de Monogatari puisque Hanazawa s’est « créée » avec Nadeko là ou, par exemple, Chiwa Saito, Sawashiro Miyuki et Yui Horie étaient déjà des doubleuses reconnues avant de prendre les voix de, respectivement, Hitagi, Kanbaru et Tsubasa. Alors que Hanazawa a explosée dès les premières notes de Renai Circulation.

Et au final oui ça reste son meilleur rôle, de loin. Car Nadeko est un personnage qui a su gagner en profondeur, en importance et en développement au fil des années et des tomes. Tout comme Hanazawa a, au fur et à mesure des années, pas mal évoluée et est passée de chanteuse de rue à Akiba à l’une des doubleuses les plus productives de l’industrie contemporaine.

Clap clap.

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3 commentaires

  • Axel Terizaki

    Tu ne mentionnes même pas Charlotte Dunois de Infinite Stratos. Tu as honte c’est ça? 😀

    Plus sérieusement c’est intéressant que tu notes Nadeko comme le rôle qui l’a mise sur la carte. C’est totalement vrai mais je ne peux m’empêcher de réfléchir à ce qui a bien pu mettre ma seiyuu préférée, Ayako Kawasumi, sur la carte elle-même. J’aurais tendance à parler de Mahoromatic évidemment, mais mon avis de fanboy ne me rend pas du tout objectif sur ce sujet.

  • FFenril

    Je crois que c’était FFenril qui avait dit un jour « que Mayuri était le Penpen de Steins Gate >> Je ne pense pas, même j’aime bien l’idée, je ne vois pas pourquoi j’aurais voulu être aussi méchant avec Penpen 🙂

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