Mangas & Animes

Mangarama du Jump Très Contemporain

Devinez de quoi on va parler aujourd’hui ? Indice: on va parler de séries du Shonen Jump.

Pour rappel: chaque année je fais un bilan de toutes les séries publiées dans le magazine, mais ce bilan il est surtout comptable. C’est à dire que je regarde les ventes des séries, leur popularité dans le sommaire, et si je dois donner mon opinion sur la qualité même de la série, ça va être une opinion concise et minimale parce qu’on est pas là pour ça. Et là du coup je me rattrape parce que je vais vous parler de cinq séries du Jump qui, depuis le début de l’année 2018 ont su me séduire et sauront, qui sait, peut-être vous aussi vous plaire. Y’en a au moins deux dans le lot je suis convaincu que ça sortira en France et que ça saura cartonner chez nous donc considérez ça comme une sorte d’avant-première.

Où est-ce qu’on lit ça ? Sur Manga Plus, yohoho ! Nouveau service lancé par la Shueisha en début d’année qui permet d’accéder gratuitement et légalement aux six premiers chapitres de chaque série ainsi qu’aux six derniers sortis, façon simulcast que tu dois pas louper parce que par contre, y’a zéro accès aux chapitres sortis entre les deux. Je sais pas pourquoi ils mettent pas en place un service payant qui permettrait de lire ces chapitres perdus dans les limbes mais bon, ptet que c’est prévu qui sait qui suis-je ?

Donc voilà, temps de citer les cinq séries qui me plaisent bien. Même si avant ça je vais faire une petite mention honorable pour Kamio Yui wa Kimi no Yui, une série qu’on doit à Hiroshi Shibashi, l’auteur de Nura, qui nous offre une série comique & de baston pas déplaisante, avec un concept simple: une fille super pure et jolie qui devient une tornade sur pattes ultra débauchée et ultra bastonneuse dès qu’on retire ses attaches pour cheveux. Un mec se retrouve impliqué dans l’histoire. C’est très inspiré de Ranma 1/2 sous pas mal d’aspects et, on va le voir, les histoires de dédoublement de personnalité on va en citer d’autres dans cet article, plus intéressant. Mais ça reste une lecture sympa, bien qu’en onze chapitres j’ai pas le sentiment que ça saura aller plus loin que son postulat. Et vu sa place actuelle dans le sommaire, la hache est proche.

Kamio Yui wa Kimi wa Yui

Mais place maintenant au clinquant, au croquant. On va faire ça par ordre chronologique donc on va aller vers une série qui a démarrée au tout début de l’année 2018: Act-Age. L’occasion parfaite, déjà, de reposter la couverture du tome 1:

Act-Age a donc une ambition assez unique: celle de nous faire un pur shonen dans le monde des ACTEURS. On y suit une héroïne nommée Kei qui doit gérer seule ses frères et ses soeurs, ce qui n’est pas simple quand on est aussi lycéenne et, surtout, pauvre comme Job. Mais Kei possède une compétence unique, développée durant toutes ces années: celle de pouvoir jouer des rôles, et, surtout, de s’y immerger à 100%. Elle oublie complétement qui elle est, ce qu’elle fait, elle joue le rôle à 2000%.

Elle va donc évoluer dans le monde du théâtre et celui du cinéma: faire des pubs, des vidéos, des rôles de figuration, des seconds rôles… jusqu’à fouler les planches et jouer pour un metteur en scène ultra-reconnu. Tout le long du chemin elle va également faire connaissance d’autres acteurs, tous aussi puissants qu’elle, mais qui vont l’aider à développer ses compétences. Car tel est le monde dans lequelle elle évolue: un monde dans lequel ton talent est au service d’un projet collectif, dans lequel tu dois te démarquer mais pas au prix du commun !

Et, comment dire ? C’est une chouette série.

Act-Age

Déjà c’est con mais ça fait étrangement un bail que j’attendais vraiment un manga qui nous parle d’acteurs sans tomber dans le dramatique total. Genre j’adore Kasane mais la partie « actrice » de l’héroïne m’intéresse au final plus que ces histoires de crime et de visage. Quand des séries parlent théâtre c’est surtout pour nous refaire Glass no Kamen (Lucie la passion du théâtre) et nous montrer que l’art n’est que souffrance, que le théâtre c’est « juste » gueuler fort sur une scène (salut Hitohira) et oublier qu’un travail d’acteur est un travail polymorphe, qui se fait autant devant les caméras que sur une scène.

Du coup arrive Act-Age qui est un manga assez bienvaillant envers ses personnages: malgré sa forte pauvreté, l’héroïne sait rester forte et ça part jamais dans le mélodrame. Son caractère également très spécial pourrait lui attiser haine et mépris de ses camarades mais, au contraire, les talents et les caractères excentriques s’attirent et, rapidement, Kei va s’entourer de beaucoup d’amis au talent similaire qui seront autant des confidents que des rivaux.

Act-Age (et ce dont elle parle n’est pas ce que vous croyez)

De l’autre côté, les aspects sombres de l’industrie du divertissement ne sont pas cachés: trop d’acteurs pour pas assez de rôle, des batailles permanentes, des metteurs en scène contraints à faire de la soupe par des studios perdus, des actrices belles et talentueuses mais à la durée de vie limitée à cause d’un Japon qui ne veut que du beau, du jeune. Le monde du cinéma n’est que paillettes et apparences, et ça sera à nos jeunes héros de venir le tirer par le haut, et ce grâce à leur talent.

On doit Act-Age à deux auteurs, débutant dans le Jump: l’auteur est Matsuki Tatsuya et l’on a très peu d’informations sur lui. Quant au dessin, on le doit à Shiro Usazaki, une illustratrice dont on connaît une info: sa date de naissance. Elle est née en 1997, putain. Quand le manga a commencé, elle avait à peine 20 ans. Et déjà, avec Act-Age on voit l’étendue de son talent. SURTOUT DANS LES YEUX.

Act-age

C’est une illustratrice qui a son propre compte Twitter, sur lequel il est amusant par exemple de la voir poster des fanarts de… Summoner no Samon. Une série comique en dix tomes publié dans le Jump entre 2015 et 2017, qui semble l’avoir pas mal séduite. Mais déjà on y trouve un style complet, très centré sur les yeux de ses héroïnes, qui à chaque fois volent l’écran. Voilà pour l’anecdote rigolote, et aussi pour se souvenir un peu de Samon.

Dans tous les cas, Act-Age commence à arriver doucement à la barre des dix tomes, les ventes sont bof, la popularité de la série dans le sommaire est au beau fixe, mais c’est déjà un petit coup de coeur. A la fois parce qu’il représente de manière réussie un milieu assez inédit au sein du magazine, mais aussi parce que le manga est beau, bien rythmé, avec pas mal de bonnes scènes, des passages parfois drôles, parfois très émouvants (un des chapitres m’a fait pleurer une petite larme sur un événement « prévisible ».) C’est très complet, je recommande la découverte !

Si vous aimez les bagarres et les démons, allez, je vous fais deux oeuvres pour le prix d’un, parce que c’est deux mangas mine de rien assez proches sous pas mal d’aspects: d’un côté vous avez Jujutsu Kaisen…

.. et de l’autre vous avez Chainsaw-man.

Les deux ont une intrigue très proche, avec des adolescents qui se retrouvent à devoir partager leur corps avec une entité démoniaque ultra-balèze. Dans les deux cas, ils vont devoir combattre des trucs spirituels chelous et en même temps apprendre à maîtriser ce nouveau pouvoir qui certes contribue à les rendre ultra-balèze mais peuvent prendre complétement contrôle d’eux même si ils baissent trop leur garde.

La principale différence sera donc surtout au niveau du ton: Jujutsu Kaisen est plus « classique » dans son traitement, se concentre sur un héros paumé mais plein de bonne volonté, qui va rapidement trouver sa place au sein d’une école d’exorcisme composé de cas sociaux divers et variés. Chainsaw-man, quant à lui va jouer la carte… de l’outrance. Tout dans Chainsaw-man est abusé: le gore est abusé, le héros est très très paumé (il accepte d’aider les gens uniquement que pour des raisons sexuelles clairement assumées), le cast est méga chtarbé et y’a un chapitre où le héros pense rouler une pelle à une meuf et cette meuf lui vomit dans le gosier. SHONEN JUMP, YAY.

Jujutsu Kaisen

Dans les deux cas, on retrouve cette nouvelle tendance du Jump à réintroduire de la violence au sein des œuvres publiées, une tendance relancée avec le premier chapitre de Neverland et, surtout, Kimetsu no Yaiba qui a montré que tu pouvais faire un shonen dont le démembrage fait partie de l’ADN et quand même être populaire. Jujutsu Kaisen est pas forcément visuellement ultra sanguinolent mais il sait parfois te mettre très mal à l’aise: les morts sont souvent cruelles, horribles. C’est une série qui n’a pas peur de sacrifier des personnages qu’on aurait pu croire important, et mieux nous faire prendre conscience des dangers de l’ennemi affronté. Cependant, résumer Jujutsu Kaisen à ça serait criminel, tant la série séduit pour de nombreuses raisons: déjà, elle sait gérer son casting, nous introduisant à un groupe de héros très forts en gueule – le héros est débilement fun, y’a une meuf un peu tarée qui se bat avec des clous et des marteaux, y’a un prof qui est une version un peu jmenfoutiste de Kakashi – qui savent évoluer en très peu de temps, et qui se laissent pas invisibiliser quand arrive le moment où l’autrice ramène plein de nouveaux persos.

On commence par une intrigue à base de combats contre des démons mais comme le héros est lui-même un démon, il va s’attirer la haine des autres exorcistes, bref, c’est assez complet. Pas forcément original (genre, encore une fois, un démon qui aide à combattre d’autre démon, c’est exactement Kimetsu no Yaiba, rien que pour parler des trucs contemporains) mais c’est fait avec suffisamment de sérieux et de talent pour en faire une lecture jamais déplaisante, et sans doute un des meilleurs héritiers de séries comme Bleach, dont l’autrice semble s’inspirer sous certains aspects.

Jujutsu Kaisen

Cela étant dit, si Jujutsu Kaisen vous paraît trop « classique », du coup y’a Chainsaw-man où il semblerait que l’auteur soit juste parti dans un délire qui consiste à foutre le maximum de choses crades et voir à quel moment son éditeur va lui dire qu’il abuse. Spoiler: l’éditeur a toujours rien dit.

Car, déjà, information importante: Chainsaw-man on le doit à Tatsuki Fujimoto, l’auteur d’un certain… Fire Punch. Un manga déjà très barré, très gore, très violent, très cruel et qui trouvait que c’était une bonne idée de choquer à chaque chapitre. Je veux dire au bout de quinze pages du premier chapitre de Fire Punch, t’as la soeur du héros qui dit très sérieusement à celui-ci « eh tu veux qu’on fasse un bébé. » Puis trente pages plus tard un soldat proposait à la soeur de boire sa pisse. Il en a rien à secouer le gars. On aurait donc pu croire que voir l’auteur débarquer dans le Jump l’aurait assagi… sauf que non.

Chainsaw-man

Le héros est un gars qui fusionne avec son chien – sauf que son chien avait déjà fusionné avec un démon. Du coup il peut se transformer en tronçonneuse. Du coup il est « embauché » par une agence anti-démon sauf que l’agence en question elle est en mode « lol mon gars t’es un démon, donc si tu loupes une mission pour nous on te bute » mais comme le gars a un méga gros crush sur la chef des exorcistes, il se dit « moi ok ça me va je suis prêt à mourir pour vous et par vous. » On lui fout rapidement sur les bras une démone chtarbée, qui rêve d’avoir un prix nobel et qui est aussi chiante à gérer que lui. Et après c’est l’escalade constante. Parce que tout le monde va comprendre que le héros il est pauvre, frustré sexuellement, frustré socialement et pas toujours très malin, donc il va se faire manipuler par à peu près tout le monde pour faire le sale boulot. Mais il va ganbare.

Je devrais détester Chainsawman parce que c’est le genre de truc cynique et nihiliste que j’abhorre. Ces terreaux dans lequel des auteurs frustrés par la vie viennent se défouler sans réfléchir. Sauf que Chainsaw, je sais pas comment dire… c’est un défouloir assumé. Personne est très malin, tout est une excuse pour une débauche de violence et de sexe. Le héros se fait promettre qu’il pourra toucher des tétés ? Il devient ultra-balèze ! Enfin… non… il reste aussi balèze que d’habitude. Juste que là il a enfin trouvé une raison de vivre. Qu’il va trouver décevante parce qu’il va toucher des tétés et voir que quoi tout ça pour ça ? Triste vie.

Chainsaw-man

Chainsawman c’est surtout une œuvre qui semble écrite sans plan précis. Je vois bien l’auteur arriver devant sa planche et faire « bon je fais quoi aujourd’hui ? » Tout manque d’un grand liant pour l’instant, on nous introduit pas mal de personnages délicieusement cinglés puis soudainement, quand l’auteur en a marre, il les fait disparaître comme ça, pour le plaisir. La « grande intrigue » globale est encore assez obscure après 22 chapitres, on sait pas trop ça veut aller. Du coup ça donne une oeuvre qu’on qualifiera sans doute jamais de mature mais qui dégage une certaine rage. On ne peut pas dire maintenant si c’est une bonne oeuvre ou pas – il faudra attendre qu’elle se termine pour pouvoir vraiment formuler une opinion pertinente – mais reste que c’est une lecture hebdomadaire vraiment fascinante. En gros c’est une oeuvre très imparfaite, mais qui se fout un peu des codes et des attentes, et c’est du coup rafraîchissant au sein de ce magazine mine de rien très contrôlé et millimétré qu’est le Jump.

Mais quand même, du vomi dans la bouche ? Vraiment ?

Vite, de la romance lycéenne pour se nettoyer les yeux !

Shishunki Renaissance David-kun est un manga-gag, avec un pur format de manga-gag: 10 pages max par chapitre, c’est planqué à la fin du magazine, et basta. Une place qu’a occupée des séries comme Pyu to fuku Jaguar ou Isobe Isobee Monogatari et que, pour la première fois, deux séries partageaient puisque à côté de David-kun, on avait également I’m from Japan qui en 10 pages tentait de raconter des gags et basta. Un format un peu bâtard, qui soumet souvent les séries concernées à être totalement méconnues en Occident.

Mais David-kun s’est vite fait remarquer chez nous, pour une raison simple: son pitch. En effet on y suit les aventures du David de Michel-ange… dans un lycée japonais. Ses camarades de classe ? La Vénus de Botticelli, Mona Lisa, le Manneken Pis, Goliath, etc etc. En gros, vous allez avoir un gag manga très con ou les oeuvres mythiques de la Renaissance vont prendre vie. Sachant que David est un peu loser (et a un crush sur Venus), Mona Lisa écrit des fanfics romantiques dans son coin et le Manneken Pis est un super leader qui a juste la tendance terrible de pisser partout. Triste vie².

David-kun est une série avec un humour très débile, on va pas se mentir. Par exemple un chapitre est dédié à David qui s’est fait gauler en pleine nuit par son père (Michel-ange, du coup) à essayer de chercher du porno de Venus sur Google (normal.) Du coup il est interdit d’Internet, comprends via une discussion avec ses camarades que son père avait raison, qu’il a abusé, rentre chez lui pour s’excuser auprès de son père… et le surprend à mater des sites de peinture coquine. Sachant que l’objectif de l’auteur est aussi de caser au passage une ou deux références explicites (et sourcées) à des grands tableaux ou des grandes sculptures.

C’est à dire que l’auteur aurait pu se contenter de faire des références aux oeuvres les plus iconiques – Mona Lisa, Venus, David, un ptit Marianne guide le peuple vers la liberté – et s’arrêter là, mais le gars semble avoir une vraie passion pour le sujet et ne manque jamais d’idées pour caser des références plus où moins explicites à des oeuvres pas toujours forcément ultra connues. Certaines sont déjà méconnues chez nous alors autant vous dire qu’au Japon, c’est une découverte permanente.

Car la surprise c’est que plus la série va avancer, plus les références vont se diversifier: des tableaux et sculptures de la Renaissance, on va passer aux étampes japonaises, aux fresques égyptiennes mais aussi au cubisme, au dadaïsme, au surréalisme… Si le manga promet un focus sur la Renaissance, il va en fait nous offrir un long voyage dans les différents arts. Même le Jump est évoqué, car il est vrai que One Piece et To-Love sont après tout des chefs d’oeuvre comme les autres.

Je vous ai dit aussi que entre deux pages d’humour grivois et pas fin (mais que j’adore), y’a des petits moments parfois tous touchants, surtout autour du personnage de Mona Lisa qui va apprendre pendant toute la série à s’ouvrir au monde ?

David-kun

Le vrai souci de David-kun, en vrai… c’est qu’il s’est fait couper en plein élan par la cisailleuse éditoriale. Le manga s’est ainsi terminé il y’a tout juste deux semaines, et tu sens que la toute fin est particulièrement rushée. Y’a ainsi une « conclusion » à l’arc romantique de David et c’est une conclusion que je trouve proprement merdique. C’est dommage que la série se stoppe aussi vite, elle avait un vrai bon potentiel, et c’était une vraie bonne lecture, aussi drôle qu’informative, avec des chouettes personnages. Après, ptet que l’auteur s’est rendu compte qu’il allait pas pouvoir tenir longtemps avec son concept ? Nul ne le sait. Repose en paix, David. Cazzo…

Enfin, temps d’évoquer la dernière série et, ça alors, elle vient tout juste de commencer: y’a que trois chapitres.

Double Taisei

Double Taisei !

Vous pensiez que j’allais parler de Samurai 8, le nouveau manga écrit par Kishimoto ? Ca aurait pu être possible mais deux choses m’ont freinées: la première c’est que vous aurez pas besoin de moins pour en entendre parler, et de deux c’est que j’ai pas forcément été très emballé par le premier chapitre, qui manque de lisibilité et pose un univers pour l’instant inutilement complexe. J’ai quand même confiance en Kishimoto – un homme qui a écrit l’arc de l’examen Chunin peut pas être mauvais – mais dur pour moi d’écrire un paragraphe vous en recommandant la lecture.

Non, à la place, c’est une bonne surprise que j’ai trouvé en Double Taisei, alors que c’était pas forcément gagné d’avance parce que déjà c’est un manga de shogi et si y’a bien un truc qui me rend fou avec le Jump c’est que ça fait une décennie qu’ils lancent une nouvelle série de shôgi tous les deux ans et jamais c’est bien. Vous vous souvenez de Mononofu ? Très mauvais moment. Bref, j’ai commencé à acquérir des préjugés et à me dire que « Jump » additionné à « shôgi » ça donnait un résultât genre « tout le monde perd son temps. »

SAUF QUE.

Double Taisei ça part bien.

Après c’est encore une intrigue de plusieurs personnalités partagées par le même corps. C’est LE truc du Jump en ce moment, faites pas attention. Car dans Double Taisei on suit un gars nommé Taisei qui le jour est un élève modèle que tout le monde adore et quand il part dormir la nuit, une autre personnalité prend le relais, une personnalité plus wild, plus débauchée, qui fait du rock dans les rues de Tokyo. Les deux personnalités interagissent peu l’une avec l’autre, ne partagent pas leur mémoire, mais ont une passion commune pour le shôgi. Enfin on devrait dire ça au passé puisque le Taisei-de-la-Nuit veut plus toucher à un plateau depuis une demie décennie. Mais hélàs, à la suite de malheureux concours de circonstances, ce Taisei-de-Nuit va se retrouver « reveillé » en plein milieu d’un match qualificatif pour devenir pro du shôgi. A la place de la personnalité « de jour. »

Et qui est le premier prodige de l’ère Reiwa

Y’a que trois chapitres pour le moment donc difficile de donner une opinion définitive mais soyons francs: c’est solide. Encore une fois, c’est une oeuvre dont je reprocherais ptet un certain manque d’originalité (genre deux esprits dans le même corps et ils jouent à un jeu de plateau, ok presque comme dans Hikaru no Go) mais ce qu’il manque en idées « neuves », il compense en qualité d’execution, avec un style très propre, qui semble s’inspirer du style de Takeshi Obata en le rendant un poil plus sobre. D’autant que l’intrigue escalade dès le chapitre 2, avec un rebondissement un poil gratuit mais qui modifie déjà nos attentes de la série.

Donc voilà, c’est très succint, très encourageant, j’ignore si ça va tenir au sein du magazine mais ça vaut le coup de vous le présenter dès maintenant, d’autant que comme j’ai dit, on peut le lire légalement en anglais très facilement.

Donc voilà pour ce mangarama !

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