Voyage au Japon 2019

Jour 4 & 5 – Go West

Le voyage continue ! Et on passe à la vitesse supérieure en quittant Tokyo. Comme d’habitude le quatrième jour commence tôt puisque c’est à 5h20 du matin que je me réveille, à la fois rapidement réveillé par le soleil qui vient se montrer dans ma chambre mais aussi par l’excitation singulière qu’est celle de pouvoir se mater un épisode de Symphogear avec de la bouffe de combini à portée de main. C’est les petits plaisirs habituels, qui entraînent du coup une matinée studieuse: il faut rendre les clés de la chambre avant 10h, du coup entre 6h et 9h on mate Symphogear, on tape l’épisode recap, on range le bordel, on fait les sacs, bref on est pas mal. Prochaine destination, donc: Tokyo Station, pour aller échanger son ticket JR Pass pour un vrai JR Pass et ainsi faire le tour du pays aux frais de la princesse !

L’occasion de prendre pour la dernière fois avant deux semaines le métro tokyoite, assez calme un dimanche matin, sauf à la station Nihonbashi ou soudainement se sont rués des centaines des japonais dans la rame. Coup de pot: c’était là que je descendais. Coup dur: j’ai du me battre avec mes sacs et ma valise pour remonter le cours du courant et essayer de sortir. Il n’y avait pas de pitié pour moi dans ce monde. A priori il y’avait une sorte d’événement sportif autour de la station mais je n’ai hélàs pas su identifier quoi en particulier – peut-être un marathon ? Je l’ignore.

J’avais pas posté de photos de ma chambre d’hôtel tokyoite, la voilà ! C’était mon premier futon !

A Tokyo Station, donc, je m’attendais à un peu galérer vu la grande superficie de l’endroit et les très nombreux quais et centres commerciaux qui sont à l’intérieur de ce qui est la principale gare tokyoite en matière de connexion avec le reste du pays. Je parviens à repérer un des trois espaces JR et à identifier le petit comptoir dédié uniquement au JR Pass. Cinq minutes et un dialogue pas toujours très fluide avec l’employée JR plus tard (faut dire une japonaise qui parle un anglais un peu broken avec un fort accent japonais en face d’un français qui parle un anglais un peu broken avec un fort accent français, ça fait des étincelles), j’avais mon beau JR Pass à présenter comme un prince. Il y’avait même un super prospectus détaillé en anglais sur comment utiliser le JR Pass dans la gare pour rejoindre la ligne Shinkansen !

Un super prospectus super clair !

Que j’ai lu dans le train !

Après avoir galéré 25mn à comprendre comment rejoindre ma ligne Shinkansen ! J’ai mis 10mn à piger que je devais juste montrer le JR Pass aux employés/policiers qui sont sur les côtés des portillons ! Et ensuite j’ai mis 15mn à piger que je me dirigeais vers les lignes JR qui partent vers l’est et le nord du pays, pas celles de l’ouest et du sud ! J’étais pas trop paniqué, j’avais 45mn avant l’arrivée de mon Shinkansen (et mes places réservées car monsieur Amo prend des places réservées) mais je vais vous avouer que j’aurais aimé faire des erreurs de débutant et louper des panneaux pourtant évidents. Mais, eh.

J’ai pas pris de photos du Shinkansen donc voilà au hasard une photo d’un croisement et d’un building pas loin de Tokyo Station. Interêt zéro mais je l’aime bien.

Du coup trajet en Shinkansen très simple: Tokyo-Kobe suivi de Kobe-Hiroshima. Le JR Pass permet certes open bar sur les Shinkansen mais deux Shinkansen bien particuleirs sont interdits – le Nozomi et le Mizuho – et ça tombe mal, le Nozomi est le seul qui fait directement Tokyo-Hiroshima. Ca me stressait même un peu cette correspondance: mon train s’arretait à Kobe vers genre 14h14, le train pour Kobe était à 14h22, je me voyais déjà pas trouver la voie, arriver avec 5mn de retard et tout louper, bref le cauchemar. En vrai, spoiler: la gare de Shin-Kobe elle a que deux voies, une en direction de Tokyo, l’autre en direction… opposée de Tokyo. Du coup les Shinkansen font qu’y défiler à rythme éclair, aucune chance de louper cette correspondance.

Le Shinkansen en lui-même, alors ? C’est pas mal. Y’a effectivement un niveau de confort supérieur au TGV, avec un grand espace pour les jambes, une petite tablette qui bouge pas même si le voisin de devant incline son siège, des services intéressants dans nombre de sas (dont un distributeur de boissons dans mon Kobe-Hiroshima), les annonces sont en japonais et anglais, la vue depuis le hublot est souvent super belle… Bref, c’est pas mal. Le seul bémol, je trouve, c’est que niveau bagages c’est un peu la guerre ! Y’a très peu d’endroits dédiés aux bagages: soit vous les posez dans les espaces au dessus des sièges (donc faites vous les muscles), soit vous profitez d’espaces très réduits derrières les sièges de fond de wagon mais ils sont souvent pris d’assault et nécessitent d’informer le staff de vos intentions d’y poser vos bagages ce qui est… un peu chiant. Dans mon second trajet j’avais eu le malheur de me trouver dans un endroit ou l’espace au dessus de moi était un peu limité, j’ai du faire chier 3 ou 4 japonais pour qu’ils décalent leurs valises pour que je puisse y glisser un peu de ma pauvre valise, je me sentais pas bien.

En vrai, ce dédain pour les bagages s’explique aussi par le fait que y’a un vrai développement des livraisons de bagages au Japon. Mon hôtel à Tokyo le proposait par exemple ! Il faut juste se faire récupérer ses valises la veille ou tôt le matin, dire à quel hotel tu veux que ça aille, à quelle heure, et hop ils te livrent ça là bas et les hotels sur place, qui sont mis au courant de la procédure, vont monter tes bagages dans la chambre, etc etc. Je commence sérieusement à m’informer sur le procédé parce que je vais pas vous mentir, si je dois galérer comme ça à chaque trajet, autant que je m’organise de manière à expédier mes bagages deux ou trois fois. Yolo l’empreinte carbone.

HIROSHIMA, NOUS VOILA.

En tout cas le voyage terminé, me voilà à Hiroshima ! IL FAIT SUPER CHAUD ! 33°C ! J’ai pas déjeuné ! J’ai pas bu ! Je regarde la distance qui sépare la gare de mon hotel, situé à 150m du parc du mémorial pour la paix ! Il m’indique 5km, 50mn de marche ! Vous savez du coup quelle heure il est ? Il est l’heure d’être un peu con et de marcher avec sa valise de la gare jusqu’à l’hôtel sous le cagnard d’Hiroshima ♪. Je sais même pas vraiment pourquoi je l’ai fait. J’avais envie de le faire. Découvrir la ville en la traversant, faire un vrai premier contact fort, intense.

« Continuez d’être aussi bête, Damien ! »

Au bout de 30mn j’étais desséché, j’avais mal partout, et j’étais finalement juste heureux d’avoir une valise mine de rien légère et qui roule bien. Après je profitais pas mal du paysage et je commençais déjà, du coup, à me faire une petite idée de la géographie de la ville. Mais si je peux me permettre, j’aimerais indiquer que marcher dans une ville japonaise c’est à la fois l’assurance d’avoir un trottoir large, confortable, propre, bien entretenu, où ta valise roule sans vibrer tant le macadam est lisse, mais c’est aussi le bonheur de patienter trois minutes (trois minutes) en plein soleil parce que le petit bonhomme est passé au rouge cinq secondes avant que t’arrives et que, oui, au Japon, les feux de circulation ils prennent trois fois plus leur temps que chez nous. Non seulement quand c’est rouge pour les piétons ça dure des siècles, mais en plus quand ça passe au vert ça passe super vite. On dirait ma vie romantique. Dans tous les cas, beaucoup de temps perdu juste à attendre de pouvoir traverser parce que j’ose pas encore braver le diktat social local et traverser même quand c’est rouge parce que, yep, paraît que c’est très mal vu.

Long croisement à Hiroshima, qui coupe la galerie marchande Honpori (au centre) en deux. Heureusement y’a un écran de télé géant sur le bâtiment de gauche <3.

Du coup les dix dernières minutes je suis juste au bout de ma vie, mon esprit veut juste arriver à l’hôtel à tout prix, je passe à travers le Memorial Park en rush final, je suis calme et serein, l’endroit est maléfique, mais j’ai tellement plus l’esprit au tourisme et à l’observation que je me retourne même pas pour voir que le Dome d’Hiroshima il est par là. Bref, survivant, le genou qui craque, le bras droit qui me dit « wah, tenir une valise pendant une heure, merci du délire connard », le t-shirt Symphogear dégoulinant, j’arrive classe et fringuant au comptoir de mon hôtel, je signe les papiers, paye les trois nuits, on me donne ma carte, je trouve ma chambre et omg le lit est trop bien et on peut mater Youtube depuis la télé connectée.

J’aimerais dire « ainsi se conclua ce Jour 4 » parce que je vais être honnête j’ai passé les trois heures qui suivent à être dans le lit, lire, jouer à des mobages, surfer sur Internet, écouter mistermv se perdre en Mongolie sur Geoguessr… bref le moment était venu de juste se reposer. J’en ai profité pour tester les toilettes japonaises de l’hotel, mes premières toilettes japonaises, et j’étais pas forcément prêt. Douche derrière pour se remettre des émotions de la journée. Et puis du coup, derrière, deux objectifs clairs: trouver de l’eau et de la nourriture. Devant l’hotel un distributeur avec de la Volvic dedans. Du coup me voilà au Japon à boire de la Volvic. Volvic à 100 Yen la bouteille. C’est de la Volvic. Qui a du gout d’eau Volvic. Je préfère l’Evian. J’aurais du être plus patient du coup: deux minutes plus tard je vais croiser un distributeur qui lui avait de l’Evian. Doesn’t matter, have glouglou.

UN LIT CONFORTABLE ET ACCUEILLANT, DANS UNE CHAMBRE D’HOTEL BIZARREMENT AGENCEE

Pour la nourriture, j’avais deux choix: soit encore taper dans de la bouffe de combini, soit commencer à être un homme, affronter son anxiété sociale et, enfin, aller seul au resto dans un pays étranger. Comme je disais dans un des billets de préparation, en France j’aime aller seul au resto… mais dans des restos que je connais ! Si je connais pas un resto, j’aurais étrangement peur d’y aller… Alors, au Japon, imaginez le bordel. Au final, je me perds volontairement à errer dans Hiroshima avant de tomber, au pif, sur un restaurant « d’inspiration américaine », qui me vend la promesse de hamburgers, de frites, et hop c’est parti. J’entre timidement, je lève un doigt pour dire que je suis seul, on me met au comptoir, on me tend une carte qui est en japonais et en anglais… et ça se passe bien à partir de là. J’ai réussi ! J’ai affronté ma peur èvé9.

Bref, bien mangé, bien bu, petit passage express au combini pour se choper une bouteille de deux litres d’eau et son petit déjeuner du lendemain, et on part se coucher sans ménagement. Pour une nuit de dix heures. Enfin !

Avant ça on croise des temples en pleine rue

Nouvelle journée qui démarre derrière cette douce nuit, et elle est dédiée à explorer Hiroshima ! Focus, bien évidemment, sur tous les lieux centrés autour du bombardement, mais aussi envie d’aller explorer à la fois les rues de la ville (en suivant la méthode de « on y va au pif »), mais aussi quelques commerces précis (en particulier l’Animate et le Melonbooks situés à proximité du Parc du Mémorial) et peut-être un des deux parcs de la ville.

On sort tranquilou à 10h du matin et oh boi 30° au thermomètre. La bonne nouvelle c’est que y’a du vent, qu’il souffle pas mal et qu’il est moins chaud, mais sans ça inutile de vous dire que j’étais perdu pour de bon. Du coup j’avais prévu d’explorer le parc du Mémorial mais la chaleur brise ma motivation ! J’observe quelques instants le Dome, un peu la Cloche de la Paix, le maximum de statues et d’ouvrages présents dans ce parc d’une taille modeste mais où tout peut cacher un des nombreux mémoriaux. Un mémorial est ainsi dédié aux victimes coréennes du bombardement, un autre aux enfants.

Une fois la partie nord du parc explorée, on se rapproche du Musée du Mémorial pour la Paix, mais avant ça, un peu caché sur le côté, mes yeux tombent sur l’entrée du Hall du Mémorial, un bâtiment souterrain à l’entrée gratuite qui a juste un objectif simple: proposer un endroit où sont listés les différentes victimes du bombardement. Mais avant d’y parvenir, le lieu propose une pièces simple avec une fontaine (qui offre aux décédés de l’eau) et une frise de 140 000 pièces composant le paysage du Hiroshima devasté après la bombe. 140 000 pièces comme l’estimation aujourd’hui du nombre de victimes de ce bombardement.

C’est l’occasion du coup de découvrir pourquoi à Hiroshima les gens posent devant les différents mémoriaux des bouteilles d’eau. Je trouvais ça bizarre durant toute la matinée et devant chaque mémorial que je croisais mais une fois que la raison est connue, elle devient émouvante: car la chaleur dégagée par la bombe au moment de l’explosion fut telle que ceux qui ont survécus à l’explosion initiale ont vu leurs gorges et leur corps complètement se déssecher. Parmi tous ceux morts dans les heures et les jours qui ont suivis l’explosion, la quasi totalités criaient dans leur souffrance la volonté de boire car la déshydratation et l’asséchement de leurs corps étaient l’un des symptômes les plus présents et les plus douloureux pour eux. A Hiroshima on honore donc ces morts en leur donnant l’eau qu’ils demandaient dans les heures qui ont précédés leurs décès.

Cela étant dit, après cette sobre salle on arrive alors à la frise des disparus, neuf écrans où se succèdent le nom et le visage de différentes victimes recensées, avec les informations confiées au Mémorial par les familles des victimes. J’ai été surpris de voir nombre de photos de personnes agées en habits contemporains mais c’est parce que le terme de « victime » est ici large et s’applique à tous ceux qui ont vécus l’explosion. Ne vous attendez pas à « juste » une liste de ceux qui sont morts le 6 Août ou les quelques journées qui ont suivis, non loin de là: toutes les personnes qui étaient à Hiroshima le 6 Aout, ou qui ont subis des effets de la bombe, sont recensés dans ce musée. Et c’est bien normal !

En tout cas, on sort du musée déjà bien songeur, mais la journée ne fait que commencer car derrière on est parti pour le Musée du Mémorial pour la Paix ! Prix d’entrée: 200 yens ! Y’a un audioguide en français pour 350 yens, je vous le conseille fort. La visite du musée en entier m’a pris deux heures en tout.

Mes sentiments sur cette visite ? C’était fort. Je vais pas forcément entrer dans les détails, je pense que c’est un musée que vous devez vraiment vivre à tout prix. J’y suis entré en pensant qu’avec mes études d’Histoire et tous ces documents que j’ai bouffé sur Hiroshima je connaissais bien le bombardement et ses conséquences mais après cette visite, j’ai plus que jamais conscience de ce que ça a été. Le 6 Août y est raconté de manière précise, didactique, chronologique. Chaque détail, chaque conséquence de la bombe est montré. Un espace entier vous raconte l’histoire personnelle de vingt victimes pour que vous sachiez que derrière le chiffre de 140 000 morts y’a bien des humains. On vous parle de comment sont morts les gens qui se sont pris 3000° dans la trogne, des rivières jonchées de cadavres, des pluies noires, des diarhées, du chaos organisationnel, des conséquences physiques et morales chez les survivants.

C’est pas une visite « facile. » Le thème est évidemment difficile à aborder, et le moral en sortant du musée est pas au beau fixe. D’un point de vue plus « organisationnel », essayez d’éviter les jours de forte aflluence, là aujourd’hui c’était jour férié au Japon du coup le musée était plein, les couloirs et les espaces ont pas forcément une place très large et la visite m’apparaissait parfois juste comme une file d’attente géante où on défilait tous d’une horreur à l’autre à rythme tapis roulant. Je pense que c’est un musée qui se vit encore plus fort si vous avez le luxe de pouvoir passer autant de temps que vous voulez sans gêner la circulation de 30 personnes derrière vous.

Donc voilà, si jamais vous êtes à Hiroshima, ce musée est indispensable.

Après ça il faut bien continuer à vivre donc déjà, se nourrir. Repensant à mon succès incroyable de la veille en restaurant, je me voyais déjà entrer dans un prince chez le premier restaurateur venu pour demander victuailles, nourriture et eau à volonté. Sauf que j’avais omis un détail: des restaurants, au Japon, y’en a des tonnes. Donc là commençait une nouvelle forme d’anxiété: j’avais plus peur d’entrer dans un restaurant, j’avais peur de louper le restaurant parfait. Donc me voilà à faire le tour de la rue marchande d’Honbori à checker tous les restos du coin, à savoir lequel me plairait le plus. Beaucoup de poissons et de fruits de mer, spécialités d’Hiroshima, ça tombe bien je déteste ça donc autant de restos à oublier, ça facilite la tâche. Dans ma tête je me dis « je suis à Hiroshima, autant taper dans de l’okonomiyaki, c’est leur spécialité », je fais le tour, je vois des trucs à curry, masse de trucs d’okonomiyaki… A un moment je vois un McDo je suis tenté pour tester mais y’a trop de monde tant pis une autre fois…

TL;DR j’ai marché 45mn pour enfin trouver un okonomiyaki un peu planqué au 2e étage d’un bâtiment de la rue marchande. Le mot « English Menu » m’avait suffit, et dans ma tête je me disais « eh, si c’est dans un étage, y’aura ptet moins de monde. » Parce que, damn, le nombre de restos aux queues interminables, ça me coupait l’appétit. Bref, j’y allais en total improvisation, ne sachant finalement pas comment fonctionnait vraiment les restaurants à okonomiyaki. Ce fut une belle découverte ! (J’ai quand même fait la queue 15mn à l’entrée.)

L’Okonomiyaki c’est une recette simple: ils prennent des oeufs, les mettent sur une plaque chauffante, l’oeuf cuit, ils mettent plein de trucs sur l’oeuf cuit dont des nouilles et du porc, mettent une sauce par dessus et voilà. Dans le cas présent, l’okonomiyaki est posé sur une plaque chauffante devant toi, afin qu’il reste chaud non stop durant ton repas, et toi t’es équipé d’une petite spatule tranchante pour découper facilement ton repas.

Et bah mes amis ça cale bien sa race. Quand j’ai été servi j’étais là en train de me dire « bah dis donc c’est plus petit que prévu, c’est quoi ce piège », sauf que non c’est ptet petit en largeur mais c’est HAUT EN TAILLE. Du chou des nouilles de l’oeuf… ça occupe bien l’estomac toutes ces petites choses ! Du coup j’étais rassasié, heureux, et j’avais de l’eau et du Ginger Ale. Du Ginger Ale dans beaucoup de glaçons. Je suis toujours un peu deçu de cette quantité de glaçons dans les verres, faudrait que j’agisse.

Ce centre commercial me donne le vertige

Sorti de ce restaurant, il est 15h, direction le Shukkei-en ! A 15mn à pied du Dome. A la base j’étais parti pour voir le Chateau d’Hiroshima mais la carte touristique que j’avais récup à l’hotel indiquait que y’avait un parc « très joli » un peu plus loin du coup j’ai fait « du chateau je vais en bouffer à Kyoto donc, ouais, allez, allons voir ce parc très joli. » J’en attendais pas grand chose, tellement que je m’attendais pas à payer 230 yen pour avoir le droit d’entrer. J’imaginais un parc à la française vous voyez ? Mais bon, allez je paie quand même parce que j’ai pas fait tout ce chemin pour rien et holy shit le Shukkei-en ça défonce.

Sur la carte le parc semblait « petit » mais au final, damn, c’est un espace immense, avec 3000 chemins qui partent dans des directions différentes mais avec à chaque fois un petit espace ombragé paisible, des décorations stylées, ou bien des étangs remplis de vide. Parfois des petits temples, parfois des mémoriaux, parfois un jardin floral ou un jardin botanique. Une quarantaine de petits ponts, tous avec un design différent. Ici une forêt de bambous. Y’a mille et une cachettes. J’aurais été gamin je me serais imaginé des aventures de fou dans cet endroit.

J’ai passé deux très belles heures dans le Shukkei-en. J’avais assez mal aux pieds à ce moment là donc j’ai abandonné l’idée d’une balade « intense » dans le parc mais plus un truc relax, posé, à marcher 10mn puis se poser à l’ombre sur un banc et, je sais pas par quelle magie, chaque banc te mettait devant un panorama extraordinaire. Que ce soit donnant sur le parc ou sur la rivière Enko, qui longe le Shukkei-en. J’étais là, à l’ombre, en train de boire de l’eau gazeuse et regarder le shinkansen au loin se stopper pour marquer l’arrêt à Hiroshima. C’était un beau moment.

Bref, encore une recommandation que je peux vous faire, et un bel apéro avant le Kenroku-en de Kanazawa, que je croise dans dix jours !

17h sonnant, et la fermeture du parc commençant à s’approcher, arriva le moment de finir la journée. Il me restait deux trucs à voir, qui me parlaient sur deux terrains différents. D’un côté combler le passionné d’Histoire en allant à l’hypocentre, c’est à dire là ou la bombe a explosé, et ensuite combler le passionné de Waifus en allant au Animate d’Hiroshima. Mon premier Animate ! Ma première boutique otaku ! Enfin !

Déjà, l’hypocentre, du coup. Bon bah une photo vaut mieux que mille mots:

L’hypocentre c’est juste une stèle au milieu d’une rue parce que sur le lieu d’impact y’a… une clinique dentaire. Je m’attendais à un monument comme à Nagasaki mais au final non c’est juste cette stèle informative, rien de plus rien de moins.

C’est un peu décevant sur le moment mais en y réfléchissant ça me paraît logique que Hiroshima veuille pas « sanctuariser » l’hypocentre. Déjà parce que d’un point de vue factuel la bombe elle a pas explosée au niveau du sol mais bien 600m plus haut ce qui fait que l’hypocentre en lui-même n’est pas un « point d’impact. » Ensuite parce que y’a déjà des endroits comme le Dome qui ont une portée visuelle et symbolique forte, qu’un monument n’a pas besoin de « compléter. » Et enfin, parce que faire un monument à l’hypocentre de la bombe A c’est un peu mettre cette bombe en avant alors que tous les monuments à Hiroshima cherchent à mettre en avant les victimes du drame et les victimes de l’armement nucléaire en général. La bombe elle-même ? C’est pas le sujet.

Donc dans un sens, que l’hypocentre soit une simple stèle un peu planquée sur un trottoir, je trouve ça plus fort que si j’étais tombé devant un monument. Ok.

BON MAINTENANT LES TRUCS DE GROS OTAKUS. ANIMATE, OUAIS.

L’ETAL A ETE DÉVALISÉ RESTE PLUS GRAND CHOSE OUAAAAAAIS

SYMPHOGEAR OUAAAAIS.

Bon confession j’y allais en sachant que j’avais un budget de max 2000 yens parce que, eh, c’est littéralement tout ce que j’avais dans le porte monnaie et, pour différentes raisons personnelles et bancaires, il semblerait que je dois attendre demain pour pouvoir faire un nouveau retrait. J’aurais pu payer par carte mais je préfère payer par carte en dernier recours :’D. Sachant que autre plan logistique: j’essaye au max de limiter les achats « otaks » avant mon retour à Tokyo. Quand je serais à Tokyo et à 30mn à pied d’Akiba je me lâcherais grave mais avant ça je vais essayer d’être raisonnable et de pas trop charger ma valise. Puis une fois à Tokyo j’aurais surtout une idée claire du budget final qu’il me restera pour ce genre de dépenses :).

Sachant que en plus mes douleurs aux pieds étaient toujours là donc autant vous dire que j’ai surtout regardé les rayons sans forcément énormément m’attarder, juste pour regarder les tendances et les quelques sorties. J’étais du coup évidemment content de voir un espace Symphogear en début de rayon (avec une ptite télé qui passait en boucle des extraits musicaux genre les génériques, Fushishou no Flamme, Angelic Remnant etc etc) même si il semblait avoir été bien vidé lors des semaines précédentes, certains trucs étant clairement en rupture (genre le CD de Tsubasa :'(.)

En terme de tendances, du coup, vous serez content de savoir que Bang Dream a quasiment un rayon entier juste pour lui. En face d’un espace Love Live qui était limité à une simple étagère. Too old. Y’avait un petit espace Revue Starlight aussi. Tin maintenant que j’écris dessus je me rends compte que cette visite d’un Animate j’ai vraiment rushé et pas fait tant attention que ça. Faut dire j’ai juste acheté deux goodies Symphogear et je suis allé à la caisse sans demander mon dû. Bon j’aurais tout le temps de faire du Animate plus tard !

J’ai aussi enchaîné avec le Melonbooks, qui était situé à l’étage au dessus. Melonbooks c’est plus spécialisé ventes de doujinshi, et à peine je suis rentré que je me suis paumé vraiment par hasard dans le rayon hentai. Je suis même pas sarcastique, c’était au pif ! Après quinze ans à étudier le sujet sur internet, j’étais donc enfin au milieu d’une quinzaine d’étagères regorgeant de hentai divers et varié, l’émotion aurait pu me prendre au coeur mais je vous avoue que j’avais surtout juste vraiment mal aux pieds. Du coup j’ai jeté un peu un oeil rapide à l’ensemble: tout est classé surtout par séries, Fate/Grand Order prend un espace de dingue à lui tout seul. Y’a l’air d’y avoir surtout les sorties des derniers Comiket/Comitia en date, mais je vous avoue pas forcément avoir eu l’envie de fouiller d’autant que là, pour le coup j’étais vraiment là pour le lèche-vitrine, n’ayant pas forcément de quoi payer un achat :’).

Le Dôme, de nuit

Après ça, hop, pause hotel, après on constate QU’IL EST DIX HUIT HEURES ET QU’IL FAIT NUIT, WTF, du coup bah ouais on part manger ! Pour l’occasion on teste enfin le McDonald’s japonais ! Dialogue amusant avec le caissier qui me parle du mieux qu’il peut en anglais et où je réponds, par réflexe, du mieux que je peux en japonais. Rien de mieux qu’un mec qui fait l’effort de te sortir du « good evening » et ou toi tu réponds « konbanwa » comme un nullos. BREF J’AI TESTE LE MCTAKOYAKI. C’ETAIT DU BOEUF AVEC BEAUCOUP DE SAUCE TAKOYAKI. C’EST OK I GUESS.

Mais le plus important c’est que sur le chemin du retour y’avait une salle d’arcade Taito du coup j’ai tenté mon premier UFO Catcher et j’ai mis 100 Yen dans cette brave machine Love Live.

Comme j’ai mis que 100 Yen, miracle never happens: la pince a essayé d’attraper You, mais elle a clairement pas eu You. Etais-je salé ? Non je savais même avant de lâcher mon quasi-équivalent d’un euro que les chances étaient mortes. Mais je me dis que c’est 100 Yen que je retrouverais jamais. Je préfère les machines à gashapon du coup: ok c’est 300 Yen mais au moins t’as un truc, même si tu peux ne pas l’aimer. Regardez, derrière j’ai claqué 300 Yens dans un gashapon Macross avec toutes les idols de la franchise et j’ai eu le perso de Walkure qui m’intéresse le moins !

Mais je le vis pas si mal !

Bref, voilà pour ces deux premiers jours à Hiroshima. Demain on essaie de dédier la journée à Miyajima ! En espérant que les pieds aillent mieux.

(Spoiler: vu que j’ai une déformation à mes chevilles depuis mon enfance ce qui entraîne la démarche parfois étrange que je peux avoir quand je marche mais qui surtout fait que j’ai toujours douillé sur de la longue distance, il est probable que ça reste compliqué. Mais ne partons pas défaitiste et ne laissons pas les pieds me dicter ce que je peux faire èvé9.)

Photos diverses:

Qu’est-ce qu’on a bu aujourd’hui ?

Beaucoup d’eau ces deux derniers jours parce que s’hydrater c’est important. Et je vais pas m’amuser à soudainement commencer à juger l’eau minérale. Du coup peu de sucre de bu mais pas de panique, on a deux boissons… originales… à évoquer.

Sprite

Exactement le même goût qu’en France, donc c’est… euh… du Sprite… donc… euh… de la Limonade… où le gout de citron reste flou… mais qui fait le taf… sans déplaisir…

Pepsi Japan Cola

Dans la bataille Pepsi vs Coca, je suis plus Pepsi. En prenant la cannette je m’attendais à un Pepsi « classique » vaguement rebrandé « Japon » pour le marketing mais au final on a affaire à du Pepsi au goût légèrement différent, plus fort que le Pepsi habituel. Je ne saurais vous dire quel est le goût « supplémentaire », peut-être un peu citronné, mais même ça je n’en suis pas sûr. En tout cas c’est un Pepsi « amélioré », ça je vous le dis.

Le Classement Après 5 Jours

  • 1/ Le Lemon Punch du matsuri de Shibuya
  • 2/ Fanta Pèche
  • 3/ Tropicana Banana Blend
  • 4/ Pepsi Japan Cola
  • 5/ 100% Apple
  • 6/ Minute Maid Aloe & Grapefruit
  • 7/ Sprite
  • 8/ Jus d’orange Pokka Sapporo
  • 9/ Calpis
  • 10/ Oi Ocha
  • 11/Fanta Grape

Post-scriptum: Je viens de me rendre compte qu’avec tout ça j’ai encore pas trouvé le moindre stamp pour tamponner mon carnet à stamp. Où est-ce que ça se cache ces conneries.

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