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Higurashi no Naku Koro Ni – Le village maudit d’Hinamizawa

J’en ai rien à secouer du débat actuel. Votez Haruhi, si elle n’est pas une tsundere, alors Néant Vert est un site riche et intéressant. En plus j’aime moyen le reste de la poule. Pour la poule D, votez Yamada. J’ai toujours aimé soutenir ceux qui perdent.


Bienvenue à Hinamizawa.

J’ai toujours été une ame relativement sensible. Au sens ou je n’aime pas trop les boucheries tragiques, et je prends toujours en exemple le fait que Battle Royale, je n’ai jamais pu tenir plus de cinq minutes, ou que Silent Hill 2 me foutait tellement la pression que mon but dans le jeu était pas de survivre mais de retrouver le plus vite possible le point de sauvegarde que j’avais quitté cinq minutes avant. De même, même si Bokurano est finalement assez soft (à l’épisode 14 du moins, seul l’histoire de Chizu est du « tiens prends ça dans ta gueule, n00b »), j’ai du faire une pause tellement je savais que je ne supporterais pas une vision des 14 autres épisodes d’un coup. Du coup, pour mater un truc pendant cette pause, j’ai choisi Le village maudit d’Hinamizawa ou Higurashi no Naku Koro Ni (je m’excuse d’avance pour le « na » non mis en rouge mais dotclear ne permet pas cette manipulation et j’ai la flemme de chercher comment on fait), certes, je dois avouer que de base comme choix, c’est toujours dans la légerté complète.

C’est surtout le fabuleux premier opening qui m’a donné envie de débuter la série. Comme quoi j’ai bien fait de faire le concours opening, j’ai déjà découvert ça. Donc bref, au départ je m’attendais juste à une série un peu malsaine ou des gens se décapitaient mutuellement. Je ne savais pas grand chose, et du coup ça a été une très bonne surprise.

Déjà, les personnages. Je ne le dirais jamais assez mais tant que j’ai des bons personnages, le reste peut se barrer en couilles et manger des cracottes, je ne m’en occupe même plus (qui a dit Code Geass ?), alors ici je suis à mon aise. Un chara-design travaillé pour plaire au fan de trucs choubi-kawai-ecchi, et des personnages au caractère bien trempé et surtout, finalement très attachants. Ce qui est un avantage de choix dans un anime où tout le monde à sa chance de mourir / d’en chier grave. Et puis, on a quelques dénotes. Par exemple Mion semble vraiment être la tsundere de service, cheveux verts, queue de cheval, caractère masculin, apte à trouver des idées de fou pour punir les gens qui perdent dans ses jeux de société, mais qui porte souvent, très souvent, un pistolet sur elle. Personne ne se pose de questions là-dessus, mais elle en a un quand même. (après, elle ne s’en sert jamais, mais ceci est une autre histoire.)


Bienvenue à Hinamizawa.

Et évidemment, comme prévu tout commence à tourner mal à partir de là. Souvent le premier épisode de chaque arc est léger, souvent très drôle (mais vraiment drôle, hein. Je ris peu en matant des animes, mais là j’avoue avoir souvent bien ri), et puis, comme le dit la voix-off, après, ce fut le drame. Un des personnages (parfois deux, trois) pète un cable, tout semble soudainement être devenu de la merde. Les beaux jours sont partis, il pleut, personne semble plus vous croire, un gros policier vous interroge quotidiennement et vous retrouvez des aiguilles partout. Et puis à la fin, vous avez une chance important de mourir. Comme une merde. C’est ça Higurashi no Naku Koro Ni. Mais heureusement, tout va mieux à l’épisode suivant, puisque tout le monde est encore en vie, qu’on va encore pouvoir savourer le festival du coton et caetera.


Bienvenue à Hinamizawa, Niiipah !

Le principe des arcs désamorce finalement toute la pression inacceptable. Certes, les personnages vont particulièrement prendre, certes, ça va être un carnage. Mais on les retrouvera à l’épisode suivant alors qu’ils fassent ce qu’ils veulent ! Cela ne veut bien entendu pas dire que toute pression disparaît pour autant, étant donné que les scénaristes ont des idées de fou et que tout autour retransmet bien une certaine ambiance qui ne rend pas pour autant le tout totalement neutre. Couleurs sombres, pluie, nuit, hallucinations d’un des personnages. Ca marche.
Et évidemment, on a aussi droit à quelques scènes bien gores. Bien gores. Hmmm. Quiconque n’a pas souffert aux ongles en matant une scène basée autour des ongles est un héros, un vrai. J’en connais un qui a vomi pendant cette scène. Mais je ne donnerais pas son nom. (pas moi, je suis free-vomi depuis 2004. Et je compte maintenir ce record.) Mais basiquement, Higurashi n’est pas l’anime tellement gore qu’on voit décrit partout. Ca souffre un épisode sur quatre, disons. A part peut-être dans l’avant-dernier arc de la première saison, ou là ça souffre, ça torture, ça torture encore plus et ça s’urine dessus. Carrément. Ouais.


Bienvenue à Hinamizawa !

Ensuite arrive  »Higurashi no Naku Koro Ni Kai« , la seconde saison. Je vais en parler aussi du coup, tiens. C’est une saison globalement beaucoup plus gentille et qui passe plus son temps à expliquer le mystère d’Hinamizawa (la série de meurtre, le cerveau derrière tout ça, le principe des arcs…) et en oublie d’être gore et de torturer ses personnages. Qui meurent certes, mais de manière plus sympa. Enfin, souvent de manière plus directe. Bon, une saison très placée autour du personnage de Rika, ce qui m’avait un peu énervé au début (la première saison ne se focalisant sur personne en particulier, suivant l’arc) mais que j’ai appris à apprécier. Globalement, je trouve cette seconde saison un chouia inférieure à la première (on se fait un peu chier au début de l’arc « Accompanying Festival ») mais non seulement les derniers épisodes sont puissants (envie de tout s’enfiler d’un coup, suspens, pression, espoir) mais avec l’épisode 13, on tient un épisode relativement superbe. Cumulant du suspens à en crever, de la classe internationale, de l’espoir, du desespoir, de la tristesse et de l’émotion, une des meilleures méchantes du mOOOOnde (« Lequel de ces légumes est vert ? ») et des sacrifices pompeux, ouais, ça en impose.


Bienvenue à Hinamizawa !

Globalement, du début à la fin, le scénario reste bien ficelé. L’écriture générale, les personnages et l’ambiance me font fortement penser à du Stephen King genre « Misery » ou « Carrie » (à partir du moment ou ça finit en berserk), et il faut bien avouer que de nombreuses choses sont absolument cultes. On pourrait parler de répliques genre « USODA » de Rena (, ou le « Hau Omochikaeri » / Hau je vais te ramener à la maison » et le « kana, kana »), ou bien du « Niipah » qui n’a pas fini d’achever nombre de personnes. Les rires constants de filles qui pètent un cable est aussi une constante de la série. Enfin, je n’ai pas mis la VF qui est, d’après ce que j’ai entendu, de qualité. J’y jetterais donc une oreille, mais plus tard.


Bienvenue à Hinamizawa !

Ensuite, qu’est-ce qu’on a ? Une animation convenable – mais qui se fait remarquer dans la première saison en chiant dans la colle ici ou là (la scène de l’échelle, quoi) -, une musique made in Kenji Kawai, qui aide un peu plus à s’insérer soit dans une atmosphère gentille et mignonne, soit à vous aider à un peu flipper et vous faire pressionner par la pression. Oui je sais je viens d’inventer un mot, je suis fier de moi. Le chara-design est sympa (deux-trois grimaces bizarres ici et là dans la première saison), les deux openings sont très très bons (Approved by Raton), je suis moins un amateur du premier ending (et son anglais a moitié bizarre), et du second même si il est meilleur – je n’aime pas trop les endings du tout en fait. En général. Et globalement, les DVD Anima sont pas mauvais, donc hésitez pas à investir =3.

Bref, Higurashi ça bute. Allégrement.

BONUS ! UN TRUC DROLE !
Pérusse + Higurashi = Win. (risque de spoiler jusqu’a l’épisode 20 première saison)


Bienvenue à Hinamizawa !

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