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Bokura No (Notre enjeu) – Anime

Je ne parlerais évidemment ici que de l’anime, vaguement de la version manga mais si, je pense qu’il m’arrivera de spoiler l’anime, je ne dirais rien sur le manga. C’est ainsi.

Bien, j’en parle en fil rouge de ma vision de cet anime depuis pas mal d’articles depuis quelques temps, mais je n’ai jamais beaucoup plus argumenté que « Mon perso préféré était Chizu » et « c’est kemême vachement différent du manga. » Bon, réglons ça.

Je suis parti sur cette série avec un préjugé. Le préjugé que Bokura No allait être un jeu de massacre sadique en régle, et pas forcément très intelligent. J’en était aussi parti avec le lointain avis du raton sur le manga, et que j’avais lu ici qui parlait carrément d’horreur, d’un « argument vivant en faveur des autodafés » (parlant de l’auteur) et caetera. Éventuellement, cela peut s’appliquer au manga. Mais déjà, il faut le savoir: l’anime Bokura No est très, mais alors très, gentil. Certes, les gamins meurent toujours à la fin, mais à part deux exceptions notables, c’est vraiment dans une sorte de niaiserie générale. Et de ce principe là, on se rend très vite compte que le manga et l’anime ne sont plus du tout la même chose passé les deux premiers morts, à l’identique.

Je pourrais à ce moment-là vous dire le scénario mais non. C’est pas une présentation ou quoique ce soit qui pourrait inciter les gens à mater cette série, mais un ressenti et tout ce bordel. Je mets juste les choses au clair. Maintenant, attendez moi, je vais me remettre un peu de doliprane dans le crâne, je suis enrhumé et ça fait bobo tête.

Bien, reprenons. Donc. C’est Gonzo qui s’occupe de cette adaptation et, de manière plus rigolote, le réalisateur du Royaume des Chats. Je connais très peu Gonzo à la base et j’ai juste maté d’eux Welcome to the NHK! et 2/3 épisodes de Chrno Crusade (les dvd trainent dans mon étagère, flemme de les déplastifier), donc je n’aurais point l’outrecuidance de dire quelque chose d’eux. Voilà, ceci était encore un paragraphe à but usuel.

Bien, donc dans Bokura No, comme dit plus haut, c’est quinze gamins qui doivent piloter à tour de role un mécha afin de combattre un autre mécha. Ok. Classique. Bon à chaque fois le pilote meurt – que ce soit victoire ou défaite – et si ils perdent, la Terre disparaît. C’est déjà moins classique. A partir de là, on suit treize gamins (bah oui, il en fallu deux pour qu’ils percutent) qui vont à la mort, pour sauver la planète. LA PLANETE. Dès lors, philosophie classique: Doit-on sauver sa planète ? En tuer un pour en sauver des milliards est-il éthiquement convenable ? Etc etc. Et puis, à la base, les enfants ont une vie de merde…

… dans le manga, hein. Parce que dans l’anime, c’est plus gentil. Certes, on a encore Chizu qui en chie mais moins (anime: elle tombe amoureuse de son prof, couche avec lui, découvre qu’il revend des photos et des vidéos d’eux faisant l’amour sur internet et elle découvre qu’elle est enceinte de lui. Manga: Pareil + il la refile à des pédophiles dans une chambre d’hotel) et Kako. Mais c’est bien parce que eux leur histoire était déjà sortie en manga au moment du bordel et que bon, il aurait pas fallu énerver trop trop les fans non plus. Après, tous ont une vie un peu moins dure que dans le manga, ce qui est déjà un signe, et qui en a enervé plus d’un. Bon.

Moi je part du principe que dès lors, on a affaire à deux histoires différentes avec les mêmes personnages, donc je n’en ferais pas un quelconque scandale. Néanmoins, il faut bien comprendre que c’est même plus une affaire d’histoire mais aussi d’ambiance. Comme je l’ai dit précédemment: ces deux oeuvres sont jumelles, mais l’une est grande et vous fous des baffes, l’autre est niaise et essaie de vous ménager et pas vous faire trop mal.

Il ne faut pas regarder Bokurano pour les méchas. Le principe même vous permet de ne pas attendre grand chose des combats: on sait finalement très vite qu’ils gagneront tous leur combat et puis basta. Les combats sont donc parfois expédiés en 3/4mn, et il ne s’y passe souvent pas grand chose. Déjà parce qu’a la base les méchas font 100m de haut et sont excessivement lents. Un contre-pied aux méchas à la Gundam, Macross, Eva ou autres Gurren Lagann. C’est une vision comme une autre, mais fan de mécha, vous n’êtes pas forcément invité. (on se moquera même de vous avec le père de Maki, tout fier d’avoir acheté sa maquette Zearth, réplique du robot qui a déjà tué des milliers de personnes.)

Oui parce que, et l’anime finalement nous rappelle souvent ça de manière plus ou moins habile, le robot (Zearth) fait 100m de haut et les combats font beaucoup de dégats et de morts, au grand plaisir des sociétés de construction. Et au bout d’un moment, il semblerait que l’anime se focalise vite fait là-dessus, avec le personnage de l’important patron qui tient, vite fait, de la blague scénaristique. Un perso excessivement cliché, prêt à tout pour le profit, quitte à bombarder tout Tokyo pour pouvoir se faire du PROFIT en reconstruisant derrière. Cet anime a été fait par des gauchistes que ça ne m’étonnerait pas :p.

Bon, et l’émotion alors ? Après tout, on apprend à s’attacher aux personnages (finalement assez réussis et assez proches de ce que serait des « vrais » adolescents de 14-15 ans), et les voir quitter l’aventure pourrait être un déchirement perpetuel. Et finalement non. Parce que les 3/4 du temps, Gonzo ne fait pas de pathos. Salut, il est mort, basta, rien à voir. Seule la mort de Chizu et celle d’Ushiro sont à peu près porteuses d’une émotion. Sinon, il arrive même qu’on ne voie pas les morts. Après tout, ce n’est pas nécessaire, on le sait. Mais je trouve ça dommage. Non pas que je sois sadique et que je ressens une simili-éjaculation en voyant des gens mourir mais parce qu’avec la mort de Chizu (première « vraie » morte), on avait eu une scène assez belle, très théâtrale, avec un monologue assez touchant. Ce qui n’est pas réitéré par la suite. Dommage. J’aurais trouver ça une bonne idée qu’avant de mourir, chaque enfant aurait eu « son » monologue, en adéquation avec ses idéaux, ses peines, enfin bref, tout le clinquant habituel. Tiens, j’avais même oublié la mort de Maki, je m’en suis rappellé mais genre quand il reste plus que trois enfants vivants.

Et je sais pas pourquoi mais autant la première partie m’avait vraiment enthousiasmé, autant la seconde partie ne m’a guère emballé. Manque total d’émotion, scénario dont on se fous complétement (tous les complots gouvernementaux et industriels à n’en plus finir…) et rythme globalement lent. Heureusement la dernière ligne droite reprend un souffle presque épique et le dernier épisode est juste très très bon. Donc attention quand même à la partie située environ entre l’épisode 14 et 20 qui ne sont pas spécialement intéressantes, je dirais même que ça pourrait être assez dispensable. Enfin bref, que ces parties-là en chient vraiment dans la colle.

Bref. Globalement, Bokurano n’est pas un mauvais anime. Il n’est pas non plus à se jeter la tronche par terre d’excitation. Je le conseillerais volontiers et j’en pars finalement avec un état d’esprit assez positif. Déjà parce que j’ai pleuré pendant la moitié de l’épisode 24, et que ça, je l’oublierais pas. Oui, je pleure facilement devant des films, des séries, des jeux vidéo, etc… C’est mon point faible.

Bokura no !

Texte écrit sous état faible. Si demain en me relisant, je juge que c’est à chier, je le vire.

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