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Higurashi No Naku Koro Ni – Yoigoshi-hen

Je l’ai mis dans l’article précédent mais j’ai peur que le message ne passe pas: Mirai Nikki a été licencié en France par Casterman. J’en avais déjà dit du bien juste ici. A bon entendeur °0° !

Ca a beau être à la fin du mois, dur est l’attente pour le premier OAV de Higurashi No Naku Koro Ni Rei et le bonheur de retrouver la fine équipe de psycopathes potentiels qui en sont les héros. Alors, lisant nonchalamment la page wikipédia sur Higurashi, j’ai vu moults mangas dérivés d’Higurashi. Et si je n’ai pas été très passionné à la lecture de l’un d’entre eux (celui qui se focalise sur Shion lors de sa scolarité au pensionnat), Yoigoshi-hen m’a bien plus passionné. Prenant place vingt ans après les évenements d’Hinamizawa… enfin après un des évenements. Et ici on prend la fin de ce qui est le dernier acte d’Higurashi No Naku Koro Ni, celui plutôt basé sur Rena et qui se finit avec, souvenez-vous, un extraordinaire combat sur le toit de l’école. Mais ici le manga part d’un postulat simple: l’école a explosée. Et, pour ne rien gâcher, le fameux désastre d’Hinamizawa a eu lieu. Ce qui fait d’Hinamizawa un haut lieu de l’occulte et du paranormal…

A partir de là commence un manga en treize chapitres… ce qui est excessivement court.
Wouh

On commence avec un héros, Akira. Celui-ci ressemble physiquement pas mal à Satoshi Houjou à première vue. Ce qui déjà nous fait poser des questions. Il se retrouve avec trois personnes qu’on imagine être des amis sur la route vers Hinamizawa. Pourquoi ? On sait pas trop. De l’autre coté, un couple (avec une jeune fille qui semble elle complétement recouverte de pansements, et qui a peur de son compagnon quand il se lève un peu brusquement – ça veut dire ce que ça veut dire) qui lui aussi se dirige vers le petit village. Enfin, nous avons aussi un journaliste, issu d’un magazine spécialisé sur le paranormal, qui pense qu’explorer Hinamizawa, ville détruite depuis 20 ans, est une bonne idée.

Non. Ce n’est pas une bonne idée.

Mais le principal interêts, à mes yeux, est que très vite Akira, qui jure que ses amis et sa voiture ont disparues dans un épais brouillard, fait la découverte d’une personne, locale. Qu’on reconnaît immédiatement: Mion Sonozaki. Enfin. On sait pas si c’est Shion ou Mion, mais vu qu’au bout d’un moment, bah elle dit qu’elle s’appelle Mion, ok quoi. Moi j’approuve complétement que Mion soit là. Et c’est une Mion badass qu’on a en face de nous: presque la quarantaine, yukata, katana exposé fièrement, phrases bien digne de l’aînée qu’elle prétendait être dans sa jeunesse… Oui définitivement c’est une Mion puissance 40 qu’on a dans ce nouvel épisode d’Higurashi.

yaha
Bref. Les amis d’Akira ont disparu, il découvre Mion et tout va bien dans le meilleur des Hinamizawa… Sauf que très vite, les différents personnages vont nouer contact entre eux, et très vite on va retrouver des mystères (des gens retrouvés suicidés dans une voiture ? Un mort ? Des ombres ?), des morts, et toute une ambiance très… Higurashi. Le son et l’animation en moins. Ce qui est déjà fait perdre 50% de tension. Mais il en reste. Un peu.
USODA !

Ce manga est totalement canon. 7th Expansion et rukishi07 sont au scénario. Enfin autant qu’un Higurashi peut être canon – dans un univers ou le but est qu’il y’ait des centaines d’univers « parallèles », disons que… Et est entièrement basé sur les nouveaux personnages, qui se voient chacun plus ou moins développés, à l’exception du journaliste, qui reste trop « figé » dans une attitude de pitre/joker. Mais même Mion est développée. Et vu comment elle est développée, là par contre c’est totalement canon, on peut confirmer une chose: si Keichi ou Rena avait eu a affronter à l’arme blanche Mion, je n’aurais pas donné cher de leur peau. On découvre qu’elle est purement et simplement une divinité au maniement du katana. Et qu’elle sait bien viser au pistolet.
Wouh.
Mion, fais moi un enfant dans mon uté… oui bon j’imagine que y’a un problème psychique mais i_i.

OH NOES
Cette image contient une référence à un épisode de Ni Kai. Saura tu la retrouver ? (Episode culte. Question culte. Manque juste le « correct » et le truc qui suit et qui donne envie d’haïr le personnage A MORT.)

Et ainsi, progressivement, on arrive sur une histoire de yakusa (ou comment ENFIN exploiter l’idée de la puissance de la famille Sonozaki), sur une histoire de meurtre avec un who did it, et puis sur une belle fable sur la valeur de la vie, avec une révelation assez tuante sur Akira… et plus tard d’un passage que je qualifierais d’excessivement niais (J’hésite vraiment entre spoiler cette scène ou pas), qui m’a fait sortir du truc et donner envie d’étrangler Akira. Assez violemment. Enfin bref.

Quelques cameos de Rena, Keichi et Rika, qui apparaissent vraiment furtivement, et pas de manière « physique » mais juste dans l’esprit de notre Mion, mais les fans de Satoko pleureront. Un peu. Car elle est totalement absente. Mais bon tant pis, le but de ce manga n’est pas de satisfaire les fanboys. Bon ok ça satisfait à mort les fanboys de Mion. Mais comme je considère que si on aime Higurashi, on aime Mion, ce n’est pas tellement paradoxal…

Et enfin le dernier chapitre m’a fait ressentir des choses, avec un twist un peu prévisible (mais pas désagréable pour autant), et un moment assez beau à la fin, sur la beauté de la vile et caetera et caetera. J’ai bien aimé cette conclusion. Qui ne clot pas certaines questions (comme le sort de la petite brune) mais qui est ma foi… fort sympathique.
YAW

En gros c’était une lecture fort agréable, dont la lecture est possible si et seulement si vous avez vu la première saison d’Higurashi (sinon vous passerez à coté de pas mal de trucs et de références, quoique je pense qu’il est possible de lire Yoigoshi-hen (qui signifie chapitre nocturne, toute l’histoire se passant en une nuit et une matinée) sans avoir vu Higurashi, comme tout arc peut être pris à part. Mais ne jouez pas avec le feu =p) et qui peut être un bon moment, au moins pour passer le temps. Et si vous êtes fan: évidemment, c’est à voir. Une adaptation en anime (genre 2 OAV) ça buterait.

Ni licencié en US, ni licencié en France, le manga est trouvable en streaming sur onemanga, 13 chapitres d’environ 40 pages chacun, soit deux volumes.

Que ça fait plaisir de voir Mion en badass. \\o/

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