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Baccano! – Père Castor, raconte nous une histoire.

Baccano!

Baccano! ça déchire. Je l’ai déjà dit plein de fois. Une histoire avec environ une bonne quinzaine de personnages principaux, qui se passe dans les Etats-Unis des années 30, sur quatre plan temporels différents, qui vogue entre un train, entre Chicago et entre New York. Il y’a de l’humour, il y’a des scènes UN PEU SUPER choquantes, il y’a de l’amour, il y’a des détectives privés, il y’a de la mafia, il y’a du sang, il y’a du charisme,il y’a des immortels, il y’a un peu tout ce qu’on pourrait chercher dans un anime, en gros. Mais le problème de Baccano! est qu’il est très dur de finalement décrire cette histoire, car le meilleur moyen de se faire une idée ne serait sans doute pas de lire un texte rempli de superlatifs mais juste de mater l’excellent épisode 1 qui pose TOUTES les bases. Et qui direct aide à se rendre compte du truc auquel on touche. On va être bien clair: je n’ai jamais lu un seul avis négatif sur Baccano!. Dans le milieu otakiste, ca tient presque de l’ordre du miracle chrétien.

Il faut juste se dire une chose: il est très conseillé de mater Baccano! en bloc. Pas un toutes les semaines. Juste en bloc. 5 ou 6 dans la semaine. Par exemple. Si un jour la série est licenciée (sur ma liste d’octobre il ne reste plus que Code Geass, Madlax et Baccano! \\o/), il ne faudra pas faire l’erreur d’acheter des dvd unitaires – si l’éditeur fait l’erreur d’en proposer. Faudra prendre une intégrale. Sinon vous allez sans doute en chier. Pourquoi ? Parce qu’il se passe 4000 trucs en 13 épisodes. Et que tout est proposé dans le désordre. On va être clair: l’épisode 1 montre la fin de la plupart des arcs narratifs. Direct. Comme ça. On sait comment ça va finir, maintenant on va s’attaquer au plus important: pourquoi ça s’est passé comme ça ?


L’opening de Baccano!, sans qui retenir les persos…

Car Baccano! finalement, et comme l’a dit dans ce très très bon article ce cher Windspirit, pose surtout une base: outre le scénario (ma foi fort classique et fort agréable), la question est de savoir comment raconter ce scénario. Et tout le début de l’épisode 1 nous permet de faire ainsi la rencontre d’un journaliste et sa fille, qui vont se poser cette grande question:  »Il est génial ce fait divers, mais euh, on va le raconter comment ? Comment on va s’y prendre ? » et donc voilà. L’histoire de Baccano! est donc classique mais racontée de manière beaucoup moins classique et, dans un sens, fait passer ça en truc assez exceptionnel.

Autre réussite de Baccano!, les personnages en eux-même. On pourrait les désigner comme caricaturaux, mais pas trop. Car ils sont tous des archétypes, ils ne sont pas tout à fait naturels. Et dans un sens, c’est pas forcément à jeter tout cru aux oubliettes. Chaque personnage a donc un rôle bien précis, sa place à jouer dans l’échiquier, interagissent plus où moins entre eux. Et là encore Baccano! réussit parfaitement son coup: tous les personnages présentés dans l’opening ont une utilité, servent à faire avancer quelque chose, et savent être pour la plupart extraordinairement attachants, et à ce titre là ils sont trois à voler la vedette: le couple Miria/Isaac qui est tout simplement drôle mais qui en plus se permet le luxe, en bon élement comique, d’être bien distillé, de ne jamais être trop présent, trop lourd. Non, ils sont juste drôles et participent à inclure une certaine légerté dans certains moments qui ne le sont guère. Et puis il y’a Ladd Russo.Psycopathe chef de gang hyperactif qui surkiffe démolir la tronche des gens (« surtout ceux qui se sentent sûrs de rien risquer avec moi« ), souvent drôle, souvent source de scènes un peu violentes, il est juste SUPER GAR. Si vous voulez un bon concentré de charisme pur, Ladd est l’homme qu’il vous faut.

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Les autres personnages sont tout aussi intéressants: Szilard le vieux qui fait on ne sait quelle expérience dans son coin, Czeslaw Meyer le gamin au passé lourd et tragique, Chane Laforet la muette qui sait super bien combattre, le FUCKIN’Rail Tracer, et caetera. Vous allez vraiment voir du beau monde dans Baccano!.

Atmosphère, musique un peu jazzy. Après tout on est dans les années 30 hein. L’opening à ce titre décrypte parfaitement cette ambiance (en plus d’être super pratique pour le nom des personnages et pour son inclusion de flash-backs) et met directement dans le bain si on a osé mettre une semaine avant de voir le dernier épisodes. Techniquement j’ai pas grand chose à lui reprocher: rien ne m’a sauté aux yeux et agressé avec virulence. Mais l’animation connait de temps en temps quelques ratés. C’est pas Xam’d donc. Vraiment l’ambiance est très bien travaillée: elle sait se faire douce et légère quand on en a besoin, ou commencer à nous faire un peu stresser quand les choses sérieuses commencent. Car Baccano!, il ne faut pas l’oublier, c’est avant tout un massacre sur un train. Sur toutes les parties possibles du train. Avec un combat EPIQUE A EN CREVER sur le toit entre le Rail Tracer et un personnage dont l’identité vous est cachée pour éviter le spoiler. Bref y’a clairement pas à en chier, Baccano! a su m’emporter, a su me faire ressentir des trucs, a su me faire suivre, me faire un peu réfléchir entre deux épisodes. Bref Baccano! fut sérieusement épique.

Du coup voir les 3 épisodes « bonus » (14, 15 & 16) a été une légère déception: ils ne sont pas mauvais, juste assez différents des épisodes de base de Baccano pour la simple et bonne raison : c’est un épisode super normal. Pas de déconstruction temporelle, juste une histoire normale avec les personnages de Baccano. Ce qui choque. Mais on y trouve de nouveaux personnages (Graham Spector haha), des réponses aux questions laissées en suspens, finalement il n’est pas non plus à jeter. Juste différent. Et en plus il seul et unique espoir: une autre saison de Baccano! plz.(le potentiel est si énorme)

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