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Ponyo sur la falaise – omgwtfbbq.


Ce qu’il y’a de bien avec Miyazaki c’est qu’on peut bien souvent économiser une critique sur ses films: ça sera globalement toujours très bon, toujours un chef d’oeuvre, tout ça. Le Voyage de Chihiro avait été un de mes premiers véritables films d’animation japonaise et je ne m’en suis jamais véritablement remis, Porco Rosso ça tue, Kiki la Petite Sorcière aussi, Nausicaa aussi, même le Chateau Amb… non ok je me souviens plus du tout du Chateau Ambulant. MAIS BON TANT PIS.

Et donc ce Ponyo est effectivement très bien, très bon. Cela brasse comme toujours le thème si précieux à Miyazaki de l’écologie, sans être aussi relou qu’un donneur de leçons à Yann Arthus-Bertrand, et sans omniprésence, Ponyo est choupie comme tout, quelle que soit sa forme, le film a globalement peu de dialogues, c’est drôle, c’est léger, ça invoque toutes les émotions possible et inimaginables, bref c’est très bon, et l’histoire est plaisante à suivre.

Mais le principal truc dont je me souviendrais toujours c’est que, plus qu’un Voyage de Chihiro déjà bien envoutant, ce Ponyo sur la falaise est particulièrement… trippant. Au sens propre de tripper. Très souvent les événements se succèdent, c’est complètement what the fuck, complétement psychédélique et parfois même totalement flippant (les vagues ont des YEUX putain), pour ne pas dire carrément surréaliste. Ca me rappelle constamment ces histoires illustrées que je lisais comme j’étais môme, et c’est finalement assez logique vu que Ponyo est complètement fait pour eux (les mômes), quitte à nous exclure un peu, nous autres élites du monde moderne.

C’est donc vraiment, et plus que jamais, un film pour enfants (d’1h40 quand même), et si nous y sommes conviés, il se peut que certains d’entre nous fasse la tronche, devant un dessin animé finalement très très simple, fait sans artifices, à l’ancienne, des personnages attachants, une histoire d’amour toute simple et, comme je l’ai signalé, un voyage sous acides. AVEC DE LA COULEUR PARTOUT. Et ça aussi c’est rafraîchissant. Bref on y découvrira pas le sens de la vie, mais finalement on en a rien à faire.

Non mais les vagues avec des yeux je m’en remettrais juste jamais. JAMAIS.

Note: Sakae Esuno, auteur du génial manga Mirai Nikki qui est sorti mercredi chez nous, sera en conférence à la Japan Expo le samedi de 15h à 16h. J’y serais, bien évidemment. En attendant la fameuse carte (et je fais confiance aux blogchaniens pour la recolorier et nous montrer ou aller et qu’éviter) et le planning global. Youhou joie.

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