Archives mensuelles : juillet 2009

Joue là comme Néant Vert – Tintin au Tibet #4 (Du relou, oui, mais diversifié)

« Ca se trouve, vous écoutez ça on est déjà en août » – Concombre Masqué.
A une heure prêt, il avait raison.

Découvrez trois niveaux tous aussi relous les uns que les autres: le fleuve et ses tourbillons qui apparaissent à la dernière minute, la descente et son gameplay hasardeux et le niveau du haut de la montagne avec sa neige joyeuse et touffue..

Question simple: comment, gamin, j’ai pu faire tout le jeu sans sauvegarde rapide ? J’avais une putain de patience.

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Le § est la ponctuation de l’enthousiasme (Twitter, Umineko, Trucs divers)

Ce qu’il y’a de bien avec son style d’écriture sur Internet c’est qu’il est en perpétuelle évolution. Y’a encore peu de temps je surkiffais foutre des smiles idiots genre °0°/, \\o/ ou 😡 partout. Maintenant si il y’a un truc que je surkiffe c’est utiliser la touche § pour montrer que je suis SUPER ENTHOUSIASME BORDEL §§§

A vrai dire, il faut surtout bien trouver une utilisation à la touche paragraphe. Située du coté majuscule de la touche « ! », la touche § n’a éternellement servie qu’a désigner la monnaie des Sims, ce qui en soit n’est pas suffisant, du coup je m’en sers désormais de manière peu orthodoxe, en m’en servant pour souligner un enthousiasme exagératif ou du second degré lolilol.
Bref ceci est l’intro d’un de ces habituels billets fourre-tout qui font tant le succès et la joie de ce blogue.

Je me suis mis à Twitter depuis deux jours. Jusqu’a présent je regardais de loin ce site désormais assez connu en me demandant en quoi il pourrait m’être intéressant de m’y inscrire, puis j’ai peu à peu vu l’usage qu’en faisait des gens comme Axel Terizaki ou bien Nyo & Smankh sur leurs blogs respectifs et je me suis finalement lancé dans le truc. Quel interêt en soit à twitter ? C’est vrai que ce qui y est dit n’est objectivement que rarement intéressant, mon usage pour le moment se bornant à des réactions brutes de décoffrage sur ce que je viens de mater / lire / jouer / apprendre, ce qui n’est pas d’une importance capitale donc. Donc où est l’interêt ? Eh bien à me permettre de lâcher ces réactions quelque part, éventuellement pouvoir transmettre des informations intéressantes le plus vite possible. Lier ce compte twitter à Néant Vert est une obligation et c’est pour ça que j’ai foutu le flux rss sur le coté droit, problème: je ne le trouve pas assez lisible, il va falloir que j’améliore ça…
Grosso modo ce compte twitter permet de balancer sur Néant Vert des choses que d’habitude je balance pas sur Néant Vert. Oui, je sais c’est compliqué. Et puis il y’a tout le coté « réponse » entre twitters interposés qui est assez cool. En fait Twitter me fait penser à un mélange entre IRC pour le coté réaction shot et entre un forum plus classique pour le coté « immortel » du truc. Bref, j’espère que j’en ferais une bonne utilisation. Hop j’ai installé l’application sur mon portable (un LG KU990 qui fête son premier mois d’existence), j’ai mis l’application firefox qui va bien et roulez jeunesse. C’est là que je me dis que si j’avais eu un compte twitter pendant la JE je me serais laché d’une force depuis la convention en elle même. Bref c’est intéressant POUR L’AVENIR.

Et évidemment l’adresse de mon compte twitter est la suivante pour ceux que ça intéresse: http://twitter.com/PiscesAmo . Que de joie. Cela me permettra donc de mettre mes impressions là bas et non ici, mais pour autant je continuerais à en faire ici, mais beaucoup plus argumenté. Considérez ça comme des teasers potentiels.

buhu

Tant qu’a parler d’impressions, j’aimerais vraiment lâcher de plus amples impressions sur Umineko No Naku Koro Ni. Mais vraiment, j’y tiens. Mais attention je ne parle pas de l’anime, je parle du visual novel. Si je devais dire deux ou trois trucs sur l’anime c’est que jusqu’a présent il ne m’a pas déçu une seule seconde. Mais je laisse ça de coté, comme j’ai dit à plusieurs reprises, j’en reparlerais longuement une fois sa diffusion terminée.

Parlons du visual novel. Celui par qui tout a commencé. Jusqu’a présent, je n’étais pas un grand fan de visual novel: j’avais tenté Tsukihime & Fate/Stay Night sans véritable succès, pas forcément motivé et, jusqu’a présent, pas encore assez bon en anglais pour vraiment prendre mon pied. Mais maintenant que j’arrive à avoir une compréhension naturelle de l’anglais, je peux désormais me jeter à corps perdu dans cet océan. Et évidemment, l’anime Umineko m’a fortement inspiré la décision de me mettre au visual novel derechef. Il faut dire que la fin de l’épisode 2 avait été particulièrement frustrante à mes yeux, et que la fin de l’épisode 3 avait encore plus creusé cette envie de voir plus vite la suite, d’avoir tout tout de suite. Ca, et éviter les spoilers à une époque ou une recherche sur danbooru a vite fait de vous dévoiler beaucoup de choses que vous ne vouliez pas savoir.

Et donc en une semaine je me suis enquillé les trois premiers épisodes du visual novel, à l’aide de la traduction gratuite approuvée par Ryukishi07 lui-même et je vais commencer tout à l’heure l’épisode 4, qui une fois terminera ne me laissera plus qu’attendre les épisodes suivants à un rythme qui me rendra fou de frustration. Que dire ? C’est un putain de chef d’oeuvre. Ouais rien que ça.

J’ai toujours été passionné par le fantastique sous toutes ses formes. La magie, les sorcières, la mythologie de toutes les religions, ça a toujours été un kiff dans mon imaginaire, et quand en plus on trouve des oeuvres qui lie tout ça au monde contemporain tel que nous le connaissons, c’est pour moi le pied total. Une des raisons pour laquelle j’avais adoré et surkiffé Harry Potter ou bien pas mal de la bibliographie de Stephen King. Et pour moi Umineko No Naku Koro Ni est une véritable bouffée d’air frais dans un monde où la magie dans des oeuvres n’est presque plus réservée qu’a de l’héroïc fantasy que je supporte de moins en moins (si j’ai déjà supporté l’héroïc fantasy un jour) et où, je l’avoue, j’étais sérieusement en manque. Car tous ceux qui ont vus l’épisode 5 de l’anime d’Umineko le savent: Umineko ce n’est pas qu’une histoire de meurtres dans un chateau, c’est plus que ça, c’est un combat entre Battler et Béatrice, un combat « intellectuel » dans lequel la magie et la logique ont une grande place.

Après un premier épisode qui débute de manière très lente histoire de placer le contexte, le scénario s’enclenche et écrase tout impitoyablement sur son chemin. Si il y’a bien un mot qui désignerait ce que j’ai ressenti le plus en lisant les trois premiers épisodes d’Umineko c’est le mot « crauté ». Tout est cruel. Aucun personnage n’est en sécurité, la situation, bien souvent, échappe des doigts de tout le monde, on est très souvent pris à contrepied, l’échiquier se retourne très souvent et même ce qu’on croyait acquis ne l’est pas forcément. Ryukishi07 est un maître dans l’art de raconter son histoire, le tout est foutrement immersif, chaque personnage est développé dans le bon sens et aucun ne peut véritablement être traité de méchant ou de gentil: on ne sait d’ailleurs vraiment jamais si le personnage est une enflure ou un saint. Bref ça fait plaisir de voir un putain de truc pas manichéen, et qui en plus s’offre le luxe de cumuler les moments fait 100% en épique pur (Rosa, Kanon ou Kyrie connaissent des moments d’ultra badasserie, j’en ai encore un frisson pour certains), que dire ? Tuerie. Ouais, complétement, Umineko c’est de l’or en barre et je souhaite que tous ceux qui découvrent ça via le support anime prennent leur pied mais à donf.

Pour Umineko c’est bien simple: faut jamais se poser de questions. Faut jamais se dire des trucs comme « eh mais c’est incohérent ça.. » parce que souvent ce fait « incohérent » nous revient dans la gueule au bout de trois ou quatre heures comme une explication logique. C’est vraiment une série ou faut se laisser porter par le truc, tout venant souvent à nous et les rares questions vraiment légitimes qui restent seront sans nul doute expliquées dans l’avenir (il suffit de voir nombre de questions de l’épisode 1 et 2 qui sont résolues uniquement dans l’épisode 3, bref)

Yuhu

Bref, sinon trucs toujours très intéressants:

Catch: Alors la WWE m’a vachement deçu en 4 jours. Remplacer Edge par le Big Show en tant que partenaire de Jericho est une idée assez bof, mais j’avoue que je vais voir comment ils vont s’y prendre. Mais le pire c’est pour les faire feuder contre… CRYME TIME ? Il est évident que très vite ils seront écartés au profit d’une plus grande team (le retour de la D-Generation X semble de plus plus naturel) mais bordel de merde, si il y’a bien une team qui me saoule en ce moment c’est elle. Deux faux rappeurs blacks qui passent leur temps à se foutre de la gueule de gens qui rappent mais « qui sont blancs alors c’est nul » (pauvre Jesse), qui n’ont aucun charisme, qui existent depuis deux ans mais qui ont toujours été copieusement ignorés et transparents. Bref, quitte à s’en foutre, autant promouvoir la New Hart Dynasty comme temporaires. Et là qu’est-ce que je viens d’apprendre ? Brian Kendrick viré ? Fuck. FUCK. C’était ma seul raison de mater RAW vous l’avez viré, je VOUS HAIS.
%
Sinon globalement pas grand chose à dire de Nights of Champion, je l’ai vraiment maté limite en fond sonore et je me suis un peu fait chier à certains moments. Voir Maryse perdre son titre m’a fait chié (meilleure paire de seins de la WWE bordel !) mais on ne peut hélàs rien y faire vu sa blessure et voir Hardy remporter le titre m’a fait chié. Mais je surkiffe le heel turn de CM Punk qui devient heel… simplement en racontant ce que raconte déjà nombre de campagnes anti-drogues. C’en est presque cynique, j’aime. Et vu que Morrisson va se méler très vite à la course au titre, la suite chez Smackdown est attendue avec hâte. Une feud Punk / Morrisson, ça peut carrément le faire. Mais c’est vrai qu’en l’absence de Edge, de l’Undertaker et en la demi-absence d’un Jericho qui fait le tour des shows avec son titre par équipe, on sent qu’il manque une figure emblématique à Smackdown, et on ne peut hélàs rien y faire.

Quant à l’ECW, elle devient vraiment étrange à mater. Elle était si excellente avant le mini draft… bref. Au moins Christian a le titre et va pouvoir feuder contre un Kozlov qui a encore prouvé récemment que oui, il était bon. Dommage qu’on le conspue autant pour sa prestation contre Triple H alors qu’il est évident que, de toute manière, on ne peut rien faire avec Triple H dans un ring (le match à Night of Champions l’a encore prouvé.)

Terminé Eternal Sonata, et je suis bien embété, j’y reviendrais dans un article dédié. Et je rappelle d’ailleurs l’existence d’aggregamers qui est encore un peu en béta. Et enfin le JLNV Tintin au Tibet 04 sera BIENTOT DISPO. Bientôt.

Et enfin, l’interview de Sakae Esuno pour mata-web et effectuée par Tetho, Merlin et moi-même est disponible sur le site précité, saurez-vous retrouver mes questions ? (indice: c’est les plus what the fuck.) Je tiens encore à remercier Tetho pour m’avoir permis de me joindre à lui et Merlin, et de m’avoir fait confiance là-dessus.

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Higashi No Eden ~ A dying scream makes no sound.

Il y’a trois choses qui font que je me décide à regarder un anime: les conseils avisés d’un proche ou d’une personne de confiance (ex: « Tu devrais mater Haruhi, tiens je te passe le premier épisode tu vas te bidonner »), depuis plus récemment le studio ou le réalisateur qui s’en occupe (ex: « Maria+Holic ? Une lesbienne dans une école pour filles manipulée par un mec traversti mais élève ? Bof. QUOI C’EST LE REAL DE SAYONARA ZETSUBOU SENSEI ? JE VEUX. ») ou bien dans les trois/quart des cas c’est l’opening qui me fout la trique et me donne envie de mater un peu plus loin qu’1m30 de combo visuel/musique (« omg sublime cet opening, c’est quoi la série ? Higurashi ? Ok je prends. Et celui là aussi il bute !! C’est quoi ? Xam’d ? JE VEUX. Et lui là avec sa musique rock qui déchire et ce mec qui court ? Sayonara Zetsubou Sensei ? OMGOMGOMG CA A L’AIR COOL. »)

Pour Higashi No Eden, je ne vous cacherais pas que c’est un combo des trois: Avis favorables + Production IG + Opening qui déchire sa race visuellement et est en plus interprété par Oasis ? Mais CA SENT LE COMBO MES ENFANTS.


Higashi no Eden OP [Eden of the East]

Le scénario d’Higashi No Eden est particulièrement intéressant. Ainsi on suit la douce vie d’Akira Takizawa et de Saki Mormi, le premier s’est retrouvé nu dans Washington DC, avec uniquement dans ses mains un super téléphone portable et un pistolet, et totalement amnésique, quand la seconde fait sa rencontre devant la Maison Blanche après avoir essayé de lancer une pièce dans la fontaine qui se trouve devant le bâtiment et s’être fait sermoné par des gardes de sécurité. Et lorsque les deux nouveaux tourtereaux rentrent au Japon, c’est pour que le premier découvre qu’il est dans un « jeu », que son portable lui permet de faire ce qu’il veut et qu’il a 8 Milliards de Yen à disposition…

Dès lors il va essayer de retrouver sa mémoire et de participer comme il peut à ce jeu, dans le seul objectif de botter le cul à celui qui l’a crée. Car ils sont 12 à être dans cette situation, et dès qu’ils n’ont plus d’argent à leur disposition, ils sont tués, à l’exception du « gagnant » du jeu, décidé par le gérant du bordel. Bref on y retrouve le bon vieux principe du « à la fin il en reste qu’un » qui, quand il est bien utilisé, est toujours agréable. Et il est bien utilisé, ça tombe bien.

Akira

Je commence à radoter un peu en disant que ce que j’aime le plus et ce que je regarde le plus dans une série c’est les personnages qui la compose. Et dans le cas d’Higashi No Eden, je suis servi avec un personnage très intéressant du nom d’Akira. En entendant qu’il était amnésique, j’ai tout de suite pensé « okay encore un amnésique, bon, c’est un procédé narratif à la mode on va dire », et j’ai envie de dire que c’est finalement assez bien exploité, les informations et les révélations sur le passé n’arrivent pas en gros bloc unique mais sont racontées au fur et à mesure, bien distillées, jamais indigestes et surtout très vite, on découvre que ces mémoires sont à prendre avec des pincettes et pas comme des mots divins, et surtout on ignore toujours jusqu’au bout si Akira est une enflure où un saint, ce qui est toujours bon à prendre…

Mais Akira n’est pas « que » amnésique, il est en outre doté d’une personnalité assez singulière. Très charismatique (le mec, dans le premier épisode, arrive à convaincre un buisnessman de lui filer son pantalon = charisme), il plane toujours sur lui un véritable mystère et on ne sait jamais véritablement où il veut en venir, ce qu’il veut faire. Est-il un type sympa et rempli de bonnes ambitions ou une enflure manipulatrice qui n’hésite pas à bouger des pions dans son interêt personnel ? En outre assez jeune, il lui arrive parfois de faire des choses sur un coup de tête qui sont purement et simplement des actions irréfléchies qui peuvent parfois lui couter cher. Parfois. Et puis il a la putain de base la plus cool de tous les temps. En plus de sortir nombre de références cinématographiques de bon aloi, d’être parfois drôle. En bref il est attachant, on sait pas où il veut nous mener, et c’en est que plus cool. Même à la fin du dernier épisode, difficile vraiment de savoir ce qu’il est.

(spoiler épisode 11)

AffichageMasquer

Ainsi si on était jusque là certain de sa bonne volonté, son attitude dans les dernières minutes est suspecte: pourquoi donner le téléphone – et donc ses responsabilités – à Saki après être devenu « roi du Japon » et s’être sans doute fait effacer à nouveau la mémoire ? On le sait pas trop. Et jusqu’a bout, il restera un personnage qu’on ne cernera que dans les films. Ou peut-être pas.

Saki

A coté, l’héroïne du show, Saki, est plus facile à cerner. Personnage plus « classique », on suit sa rencontre avec cet être extraordinaire, son implication dans le jeu de la Seleçao et ses soucis plus primaires comme la recherche d’un job (et l’humiliation qui en suit.) Un personnage donc plus humain, plus proche des mortels, et pas forcément boulet comme j’aurais pu le craindre. En outre d’être super choupie, elle a une véritable présence et n’est jamais inutile, en plus de servir la production à faire SUBTILEMENT des critiques envers le Japon Moderne. SUBTILEMENT hein, attention.

Le reste du casting est agréable mais pas forcément inoubliable, mais y’en a quelques uns bien cool du genre Micchon et ses remarques acerbes, Pantsu l’HEROICKOMORI où bien encore le mystérieux N°1 qui explique plutôt bien les choses. Mais globalement, il ne faut pas s’attendre à les voir tous développés, ce sont des personnages secondaires et basta. Ce n’est pas dramatique pour autant, d’autant que le chara design est assez cool et que tous les personnages sont finalement assez attachants et plaisants, et aucun ne me semble vraiment loupé à mort. Quoique la numéro 5 je la trouve douteuse, mais j’attendrais les films pour me prononcer définitivement à son sujet.

Yopla

Autre truc qui m’a bien plu dans Higashi No Eden (et qui me plaît toujours quelque soit la série d’ailleurs), c’est le mélange perpétuel entre des trucs assez légers et décomplexés, et du Serious Business. Ainsi le scénario avance, parfois de manière cruelle, parfois avec de la tension, mais parfois il s’arrête d’avancer, s’amuse un peu, puis repart, et parfois il s’amuse tout en avançant. Tout cela est bien aidé par les pouvoirs de folie que confère le super téléphone portable du héros et par la réalisation qui souligne souvent de manière amusante les émotions des personnages, avec des petits points d’interrogation au dessus de leur facile, des signes de confusion, ou bien tout simplement ils ressortent de l’écran d’une manière où d’une autre, un peu comme dans une gigantesque bande dessinée, et cela se fait toujours avec grâce et joie.

Quant au scénario, il est de bon aloi, très rythmé, se terminant très souvent sur un cliffhanger donnant envie de s’enquiller tous les épisodes d’un coup ce qui est toujours une bonne chose dans ce type d’anime, cumule les moments entièrement faits d’épique (tout l’épisode 11 est épique et tout ce qui implique des « Bang ! » de manière générale), sait se reposer quand il le faut pour remettre la réflexion a plat dans des épisodes parfois entièrement de discussion, ce qui peut déstabiliser, et les enjeux sont toujours présents. En outre, on nous offre nombre de moments totalement over the top sans qu’ils nous paraissent totalement irréalistes. Même le système « Eden of the East » peut paraître totalement idiot, mais plus tellement si on compare ça à une fusion entre facebook et 4chan sur des mobiles japonais tellement plus évolués que les notres. Le scénario est donc bien. Mais problème évident: Il n’est pas terminé.

voilà

Car finalement le principal inconvénient immédiat de Higashi No Eden c’est ça: j’ai eu l’impression en le finissant que tout cela n’était qu’une introduction aux deux films qui sortiront bientôt. Il faut dire que l’épisode 11 se termine sur un total retournement de situation qui ne peut que laisser totalement à sa faim, surtout en sachant qu’on en a pour minimum une bonne année d’attente: c’est juste le pire de la frustration. Mais je ne peux m’en prendre qu’a moi-même: c’est moi qui ai décidé de mater la série tout en sachant que derrière il allait y’avoir des films. Mais le problème c’est que reste qu’en tant que série seule, Higashi No Eden n’est peut-être pas suffisant. Le principe de la Séléçao est certes explicité mais pas encore totalement exploité, on a découvert que très peu de Séléçao, beaucoup de personnages restent à être développés, on a pas les réponses à toutes les questions, les deux derniers épisodes apportent plein de nouvelles questions, bref c’est HORRIBLE. Et je DETESTE CA. Mais tant pis, je prendrais mon mal en patience et j’attendrais le premier film.

Sinon, ce qu’il y’a de bien avec Higashi c’est que la série fait plein de référence à l’occident. Le scénario se passe en début 2011 et lorsqu’elle va à New York, Saki parle bien de la Freedom Tower (sauf qu’évidemment, les mecs de Productions IG ne pouvaient pas deviner qu’a peine une semaine avant la diffusion de cet épisode où elle parle de la Freedom Tower, le projet a été définitivement renommé en World Trade Center 1, mais qu’importe), on fait de nombreuses références au cinéma anglais avec des tas de noms de films cités (souvent amené par « ça se passe comme dans ce film avec… »), ou bien encore Saki tient absolument à voir Le Grand Bleu, ce qui est toujours une joie pour nous français. Ca n’amène stricto sensus rien a la série, mais ça aide mieux à l’intégrer dans notre monde contemporain, ce qui est toujours chouette, et ça m’a personnellement rendu plus proche de tous les personnages.

hu
(matez les affiches dans le fond.)

Globalement, les 11 épisodes d’Higashi No Eden sont un très bon divertissement, pas con pour un sou, à la technique pas trop dégueulasse (seul petit bémol avec une bande son assez transparente), des personnages principaux intéressants et un scénario que j’ai personnellement trouvé captivant, cette série mérite bien son succès et son hype. En outre, il nous permet de rêver à « oh mon dieu, qu’est-ce que je pourrais faire avec une Juiz et un téléphone portable…« , ce qui est toujours assez fun. Et puis il y’a des otakus à poil.

Mais si vous voulez vous mettre à la série vous avez deux choix: la mater maintenant et subir une longue attente pour avoir vos réponses. Ou attendre un an, prêt à stresser sur chaque spoil qui pourrait sortir malencontreusement, et la mater avant le film pour pas avoir à attendre, c’est vous qui voyez. Mais je peux le dire, la fin de la série FRUSTRE. Même le cliffhanger de l’épisode 23 de Code Geass m’avait pas autant frustré (fallait dire qu’a l’époque y’avait que deux mois entre le 23 et le 24 huhu), et il m’avait méga frustré, c’est DIRE.

Seul petit bémol: j’ai rien compris au délire autour des « Johnies », qu’est-ce que ce mot a de si particulier au Japon ? Parce que là j’ai jamais vraiment compris son utilisation.

yop

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Openings & Endings – Eté 2009

Bon comme à la bonne vieille époque du Prix Néant Vert de l’Opening, voici venu le temps avec joie et honneur du « prix de l’opening sorti cette saison ». La saison été 2009 niveau anime a commencé depuis trois bonnes semaines maintenant, tous les openings sont là, sont arrivés, prêts à être lancé. Si contrairement à de nombreux collègues, je ne fais pas d’impressions sur les séries en cours ou parle avec joie de la saison en cours, je n’en oublie pas pour autant mon lectorat mes racines et je parle avec joie et vigueur de cette saison quand même… en parlant des openings et des endings. C’est à dire des trucs que j’aime beaucoup beaucoup.

Bon bref, comme à l’époque du prix néant vert de l’opening, 4 openings (que j’estime méga subjectivement être ceux qui se détachent le plus du lot) sont en compétition l’un contre l’autre pour le prix de meilleur opening de la saison. A l’époque du concours, rappellez vous que Soul Eater OP2 avait remporté pour l’automne 2008 devant Kannagi ; Maria Holic pour l’hiver 2009 devant To Aru Majutsu No Index OP2 et pour le printemps 2009 Higashi No Eden devant Goku Sayonara Zetsubou Sensei. Qui sera le premier vainqueur estival ? C’est vous qui trancherez pendant toute la semaine qui arrive.

Les 4 génériques en compétition sont donc:


Shin Mazinger Shôgeki! Z-hen OP2 – The Guardian

Chanson: JAM Project – The Guardian // Studio: Bee Media

Très sympa. La chanson est fortement addictive (bon pas autant que Kanjite Knight mais ça sera pardonné), il y’a plein de personnages, le rythme est plutôt bon, le début est relativement épique, le seul bémol sera peut-être des images pas forcément dans le rythme de la chanson. Mais bref, c’est un opening assez enthousiasmant. Avec du JAM Project. Et des robots qui se tapent sur la gueule. Et technique c’est pas dégueulasse.


CANAAN OP – Mind as Judgment

Chanson: Faylan – Mind As Judgement // Studio: PA Works

Ok, putain de prometteur et putain d’enthousiasmant. Y’a des personnages, y’a des actions, l’héroïne en impose, la musique trotte un peu dans la tête. Un mot un seul pour ce truc: « efficace ». Et techniquement il est vraiment assez bien fichu. Bref, de l’agréable et du matable en boucle sans problèmes. Le début de l’opening avec les persos qui défilent en split-screen est toujours quelque chose qui me fait de l’effet, je suis faaaible. Et cette baston au milieu de l’op, c’est côôôôl


Zan Sayonara Zetsubou Sensei OP – Ringo ! Mogire ! Beam !

Chanson: Kenji Ootsuki & Zetsubou Shoujo Taichi – Ringo! Mogire! Beam! // Studio: SHAFT

Putain de tuerie stratosphérique. Regorge de moment sur épiques: le « chargement » de la barre sur la musique, l’affichage du titre, la « chorégraphie » avec les doigts sur la fin, le coté flippant des élèves d’Itoshiki, les visages qui se lèvent en rythme sur les « syllabes » (jsais pas si en jap y’en a alors prout), Kafuka dans l’espace, la fusée, les images post-moderne franchement terrifiantes ou le passage à 1:10. Plus la musique qui déchire parce que je suis un gros fanboy de Kenji Ootsuki et on tient l’opening le meilleur de tous les temps. Les mecs de Shaft se sont rendus compte que certains mataient leurs animes juste pour leurs openings donc ils ont lâchés dedans 75% du budget. JE SURKIFFE §§§


Umineko No Naku Koro Ni ED – La divina tragedia

Chanson: Jimang – La divina tragedia // Studio: DEEN

J’aurais pu mettre l’opening qui a lui aussi des très bonnes qualités (lisez la suite de l’article) mais j’ai choisi l’ending pour quelques raisons aussi sublimes qu’extraordinaire:

  • La musique déchire.
  • On y retrouve tous les symboles d’Umineko No Naku Koro Ni: l’aigle à une aile, la roulette, l’échiquier, le tableau de Béatrice, le jardin de rose. Bref bonne chose.
  • Le nom du prochain épisode vient se planter en guise de preview en plein milieu de l’ending, c’est plutôt… cool. (même si Higurashi poussait le délire plus loin en y insérant en plus la voix de Rika et une image symbolique du prochain épisode.)
  • L’image finale avec Béatrice et Battler côte à côte est PROMETTEUSE.
  • Je suis un salaud de fanboy.

Voilà. Il faut avouer aussi que quand vient le moment de choisir un 4e générique, c’est ardu de choisir entre ceux qui restent aussi…

Et puis un oeil plus rapide sur divers autres openings et endings de la saison, dans la joie et la bonne humeur je vous prie:
Autre openings divers et variés:

Aoi Hana OP – Aoi Hana: J’aime carrément pas. Trop lent, pas grand chose niveau images. D’un coup vu le ton que semble avoir Aoi Hana ça semble assez adéquat, mais d’un point de vue personnel, ça ne me donne pas tellement envie de mater l’anime en question (même si il paraît être très bien), j’aime bien le moment ou elles dansent au milieu mais sinon rien de trop trop mémorable.

Bakemonogatari OP – Staple Staple: Du SHAFT… pas comme les autres. Au rythme très lent, aux images pas forcément intéressantes, et j’ai personnellement un mauvais feeling avec les agrapheuses. Au moins met-il Hitagi au centre de tout, ce qui est le principal. L’opening du premier épisode était quand à lui bien plus… surpuissant. Mais hélàs est juste l’opening du premier épisode.

La Mélancolie d’Haruhi Suzumiya OP2 – Super Driver – Rien à redire sur cet opening, le style punk rock d’Aya Hirano peut tuer des gens, certes, mais quand le visuel et la musique font aussi bien combo, ce n’est qu’agréable. Petit problème: il restera à jamais lié à Endless Eight. De nombreuses personnes vont vomir du sang et assassinner des amphithéâtres en le voyant débouler. Donc tuerie oui, mais tuerie qui sera priée de ne pas trop se montrer – le SUJET EST SENSIBLE.

La Mélancolie d’Haruhi Suzumiya Chan OP2 – ??? – Haha les cons, ils m’ont fait sourire.

Fight Ippatsu Juuden Chan OP – Charge! – QUE. COMMENT. HEIN. POURQUOI. JE. AH. MON ESPRIT. On peut pas faire plus racoleur que ça, c’est impossible.

Needless ED – Agressive Zone – ET POURTANT SI. ILS L’ONT FAIT. COMMENT. ON PEUT. OSER. FAIRE CA. QUI. POURQUOI. POUR QUI. QUI PEUT CEDER A CA. QUI . COMMENT. JE. AAAAAAAAAARGH.
Et. je. suis. sur. qu’on. va. subir. ce. truc. à. donf. en. karaoké.

Needless OP – Modern Strange Cowboy – A coté l’opening est plus classique. Trop classique. Beaucoup trop. * baille *. On remarque néanmoins l’habitude des poitrines à faire *bloub*, c’est très enrichissant. Et le mec musclé on dirait trop un mauvais Kamina.

Xam’d Lost Memories OP2 – Back On My Feet – Un peu en retard pour celui-là mais mis à part son HORRIBLE habitude à spoiler comme un fou pas mal de points, l’opening en lui-même est déjà supra cool, a toujours Boom Boom Satellites à la musique (avec une chanson qui déchire encore plus que Shut Up and Explode.) Par contre comme j’ai dit il spoile à donf donc méfiez vouuuus.
Umineko No Naku Koro Ni OP – Katayoku no Tori – Au début il me paraissait assez quelconque, mais il y gagne à chaque vision et à chaque pas que je fais dans le visual novel. Est en fait juste parfait sur le plan de « on t’en dit pas mal sur ce qu’il va se passer mais pas assez pour que tu saches vraiment de quoi on parle, tu comprendras quand tu seras grand ». La musique est en outre vraiment très belle, et y’a ce passage SUR EPIQUE avec le défilement des membres de la famille sur les choeurs bien GAR comme il faut, je peux me le passer en boucle.

Full Metal Alchemist Brotherhood OP2 – Hologram – (Attention y spoile.) Mwiiirf. Il est bien mais la série FMA a tellement frappé fort avec des trucs comme Ready Steady Go ou Rewrite qu’on a toujours le frisson de l’espoir. Il y’a des purs passages techniques (la baston a la fin) et images et rythme vont bien ensemble, mais il manque un… léger quelque chose. Je ne sais pas quoi, je le trouverais ptet, mais il manque. C’est ptet chez moi que ça manque en fait, peut-être que je suis devenu totalement aigri.

Sora no ManiMani OP – Super Noisy Super Nova – Plutôt agréable à voir et mignon comme tout. Le truc cool c’est que même sans voir la série, on cerne déjà les persos et on comprend de quoi ça parle: bonne chôôôôse.

Spice and Wolf II OP – Très très bien. La musique est douce, les images sont belles, les personnages sont présentés efficacement, il y’a Horo, bref tout va bien dans le meilleur monde. Hélàs loin de la qualité d’un Tabi no Touchuu qui touchait véritablement à la surpuissance, on essaye péniblement de l’oublier et ne pas gâcher cet opening en la comparant à son prédecesseur. Mais c’est DUR quand même.

Spice and Wolf II ED – Perfect World Les illustrations <3.

Tokyo Magnitude 8.0 OP – Kimi No Uta – Musique très bien. Illustrations très belles. Sauf que… c’est pas méga excitant à regarder, mais on peut pas nier que ça donne envie de jeter un oeil à la série. Bref, coup à moitié réussi par Bones.

Zan Sayonara Zetsubou Sensei ED – Zetsubou Restaurant – Osef. Je vais me remater l’opening pour la 39e fois. (non plus sérieusement, il a ses qualités et est franchement agréable.)

Bien, bon vote à tous et à dimanche prochain pour les résultats du sondage qui, je suis sûr, sera inévitable dans votre coeur:

(en ce qui concerne le sondage précédent, ok, je ferais un article pour le projet du « tournoi des fétichismes »)

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Joue là comme Néant Vert – Tintin au Tibet #3 (Scorpions Vs Feuilles)

Avant toute chose, n’hésitez pas à mater ce sketch très amusant, ne vous arrêtez pas à la première minute, il devient vraiment hilarant au fur et à mesure du temps:

Maintenant on peut passer au Joue là Comme Néant Vert de la semaine. 17mn30 de Concombre + Nashi + Deity Link + Draco Dynasty + Tiya & Ilpalazzo-sama en fond sonore + Moi + Un niveau sous la pluie + Une nouvelle intro pour les vidéos = FIN DU MONDE. Me demandez pas comment j’en arrive à ce résultât, j’ai du interrompre ma partie lecture d’Umineko pour faire cet article, jsuis en manque.

PS: Deux morts ont été oubliées. Bordel. J’avais fait AUCUNE CONCESSION.

PS2: Et je maintiens c’est des feuilles.

PS3: Ca se ressent le fait de pas avoir dormi pendant 22h et avoir subi un samedi de Japan Expo entre temps.

PS4: La façon dont dotclear 2.0 gère le xhtml et principalement les balises vidéos est suspect. Modifie ton article et les vidéos ne fonctionne plus à moins que tu remettes bien l’url et tout. BIZARRE.

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Guitar Hero Metallica – Chouette.

Le saviez-vous ? Vous avez échappé à un énième article encensant Umineko No Naku Koro Ni. Je le garde pour plus tard.

Salut tout le monde. Comment est-ce que vous allez ? Pas d’article depuis samedi, il faut régler ça, même si la semaine précédente a été fortement chargée. Alors hop, parlons de… Guitar Hero Metallica.

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Vous n’êtes pas sans savoir que depuis son IIIe épisode et sa reprise par Neversoft, la série des Guitar Hero m’avait parue fortement antipathique, j’ai décidé tout de même, après être passé au dessus d’Aerosmith et de World Tour (que j’ai testé pour la première fois le week end dernier), de tenter sa chance avec Metallica, pour pas trop trop cher, histoire de constater si tout ce que j’avais entendu de positif envers le jeu était bel et bien vrai où si les gens s’enthousiasmaient plus pour Metallica que pour tout ce qui entoure le jeu.

Donc, GH Metallica est donc un jeu dédié, vous l’aurez compris, au groupe Metallica, qui est un groupe très sympathique mais que j’avoue connaître assez peu, mon quota « rock des années 80 / 90 » étant occupé par les Dire Straits et les Guns And Roses dans mon esprit, ne laissant que peu de place pour un groupe supplémentaire. Donc ce fut pour moi l’occasion de découvrir un peu la discographie du groupe et il faut bien avouer que la playlist, sur ce point, représente globalement bien tout le passé du groupe. Les titres les plus emblématiques sont là: Battery, Enter Sandman, One, The Thing That Should Not Be ou Master of Puppets, mais globalement tous les albums sont représentés, y compris l’album live S&M (avec le très bon No Leaf Clover), Garage Inc. (avec Mercyful Fate), Death Magnetic (avec juste le titre All Nightmare Long, les autres sont, devinez quoi ? A télécharger), Saint Anger (avec Frantic) et caetera et caetera. Personnellement ça m’a fait étrange de ne pas voir Harvester of Sorrow mais le choix est plutôt sage, d’autant qu’il est fait par les membres du groupe.
En ce qui concerne les 21 autres chansons qui ne sont pas de Metallica, je suis plus dubitatif. Si il y’en a des bonnes (Stacked Actors des Foo Fighters, Toxicity de System of a Down, Hell Bent for Leather de Judas Priest), il y’en a également des plus douteuses (Turn the Page de Bob Seger and the Silver Bullet Band ? Blood and Thunder de Mastodon)… J’avoue avoir au début douté du choix de Neversoft en ce qui concerne les groupes invités. Il est vrai qu’a part SOAD et Motörhead qui se retrouvent avec leurs titres phares, tous les autres groupes se retrouvent avec des titres de troisième zone que pas grand monde ne connaît et qui seront par conséquent peu joués par qui que ce soit.

Mais c’était avant de comprendre que Metallica avait également choisi les groupes invités et les chansons en fonction de leur passé. Ainsi on peut se demander mais pourquoi avoir choisi Stone Cold Crazy pour Queen alors que 95% de leur discothèque sont indéniablement plus populaire ?. Réponse: Metallica reprend très souvent sur scène Stone Cold Crazy et l’a repris dans l’album Garage Inc. Même chose pour Tuesday’s gone des Lynyrd Skynyrd ou pour Hell Bent for Leather. Dès lors il devient ardu de critiquer la playlist. Et c’est bien dommage.

Ainsi si la playlist plaira au fan de Metallica et à Metallica, je suis plus suspicieux pour le type lambda. Mais vous me direz que le jeu est pas fait pour eux. Effectivement. Mais Neversoft ne semble cacher ses ambitions de faire acheter le jeu à n’importe qui, donc qu’importe, le jeu s’est jusqu’a présent plutôt pas mal vendu donc leur objectif est plutôt pas mal réussi. On verra par la suite. Mais passons au reste, et tapons là ou j’aime taper sur les Guitar Hero non-Harmonix: les partitions.

Enter Sandman

Je ne parlerais que de la guitare et de la basse. Pour le chant j’en reparlerais plus tard parce que je suis assez vert, quant à la batterie, possédant une batterie RB, je ne vois pas les « vraies » pistes batteries et globalement rien que l’idée générale pour enclencher le Star Power (taper simultanément sur les deux cymbales, ce qui est toujours facile à faire en plein solo de batterie HEIN) me suffit à éliminer l’idée d’y jouer. Bref.

Commençons par la basse, cet instrument souvent oublié de tous et toutes et pourtant nécessaire à un bon groupe de rock: heureusement que Mio a récemment rappelée l’existence de cet instrument auprès des otakus. Là ou dans Rock Band, la basse a comme principale différence avec la guitare le nombre de points qu’elle peut gagner (en pouvant aller jusqu’a un multiplicateur de 6), elle est strictement la même niveau gameplay et les différences visibles niveau partition sont une légère répétition de la même note, les 3/4 du temps. Bref dans Rock Band, il n’est pas très motivant de prendre la basse en solo. D’ailleurs dans le même jeu, le score de la basse et de la guitare sont tous deux dans le même tableau des scores, avec très souvent désavantage pour la basse, et dans le premier rock band on ne pouvait même pas faire de carrière basse. Dans Guitar Hero Metallica, l’instrument est revu à la hausse: il y’a une carrière basse et les partitions basse ne sont pas tout à fait les mêmes que les partitions guitares puisqu’il y’a rajout d’une sixième note: la note « zéro », ou il faut taper le médiator sans toucher une seule note, ce qui est assez déstabilisant au départ mais qui devient vite intéressant. Cela nécessite donc d’apprendre à maîtriser la basse comme un instrument à part entière. C’est une excellente idée pour le solo, mais pour le multijoueur… beaucoup moins. Un guitariste aura ainsi beaucoup de mal à faire la basse, et, franchement, peu de monde veulent vraiment prendre la basse. Ce qui donen beaucoup de bassistes qui sont surpris par les notes zéro, qui n’ont jamais appris à les maîtriser, et qui par conséquent failent. Alors qu’ils peuvent être très bon à la guitare. Bref.

Du coup cela rajoute une difficulté supplémentaire aux partitions basse et cela n’est pas inutile. Partitions basse qui sont, pour le peu que j’ai fait, vraiment très fun et réussies, avec certains très challengeantes mais j’ai étonnamment pas grand chose à y redire. Il faut dire que je n’ai pas fait plus d’une dizaine de chansons en basse donc…

Mais attaquons maintenant la guitare. Et là je vais être plus sévère puisque ça reste toujours le même principe depuis le premier Guitar Hero, le seul rajout « exclusif » à Guitar Hero est les sliders, ces notes qu’on peut jouer sans toucher le médiator et qu’importe si on se plante au milieu du truc, on peut continuer son tapping comme un fou. Et contrairement à Rock Band, toujours pas de parties « solo » surlignées et notées. Mais qu’importe.
Parlons vite fait du tapping: c’est une bonne idée. Mais très mal utilisée dans le jeu. Ainsi, si il y’a quelques chansons qui possèdent une partie tapping très fun ou c’est purement exhutoire de tripoter le manche sans toucher au médiator, le reste du temps c’est juste mis n’importe comment bien trop rapide. D’ailleurs le reste du temps c’est toujours la même section tapping, avec bleu/orange a balancer 30 fois en 5 secondes où une connerie dans le genre. Bref le tapping est une bonne idée, mais ça reste putain de pas diversifié.
Tous comme les solos. Ca m’a encore plus sauté violemment aux yeux en jouant à GH Metallica et j’ai pu choper ou les solos de GH3 me saoulaient déjà profondément: c’est toujours le même putain de solo à chaque fois. Les mecs de Neversoft sont des feignasses et semblent copier/coller leurs solos d’une chanson à l’autre, qui est toujours ce même enchaînement HO/PO totalement rapide et les 3/4 du temps, les solos nous sautent à la gueule sans prévenir, ce qui rend les sightreads hardus: il vaut mieux toujours avoir un peu de Star Power sur soi, ça peut servir.

Tiens, en parlant des Star Power, Neversoft continue une de ses mauvaises habitudes: il faut. trop. de. notes. pour. l’activer. C’est à dire que quand tu dois taper une vingtaine de notes pour obtenir ton quart de star power, tu te poses des question. Surtout que le Star Power se vide beaucoup trop vie et est toujours de la même durée, quelle que soit la chanson (alors que dans Rock Band, la durée du SP dépend du rythme de la chanson: si le rythme est lent, il se videra lentement, et contrario), et surtout les passages SP sont putain de rare. Du coup on en a pour ainsi très rarement. Et c’est très relou. Très très relou.

Enfin il y’a les fameuses notes à jouer en même temps qu’on maintient une note longue: au début c’est rigolo, à la fin ça pète juste les couilles en plus d’user un peu trop le poignet gauche. Mauvaise idée à ne pas maintenir, AMHA.
Et globalement j’ai trouvé le jeu injouable sans hyperspeed: les partitions défilent bien trop lentement, alors que chez son concurrent aucun problème. Et il y’a évidemment des partitions de merde: je pense à Turn The Page qui consiste à faire 400 fois le même geste pète-poignets pendant une chanson de 5 ou 6mn, et putain ça fait mal. Genre de chanson qu’on fait une seule fois puis basta.

Et puis l’interface est illisible quoi. Je maintiens que le multiplicateur est mal placé (sérieusement putain, sur le coté de la barre de défilement, ça rime à RIEN), que le score est illisible et que le star power est mal indiqué. Pourquoi ne pas avoir gardé l’interface des trois premiers Guitar Hero ? Quelle est la raison pour faire une interface encore plus chaude à lire mis à part tenter d’apporter sa touche Neversoft de merde ? Non sérieusement, quand on a un concurrent qui est parfaitement clair et lisible, on peut pas se permettre une interface aussi pourrave. Et c’est vraiment une grosse épine dans le pied que s’auto inflige Neversoft ici. Bref.

Mais globalement les partitions sont… bien. Pas fantastiques (quoique y’en a deux ou trois qui sont top comme Mercyful Fate, No Leaf Clover ou Orion) mais globalement agréables, surtout si on les compare avec celles de GH3 ou GHWT. Au moins ne foutent-ils pas 4000 notes longues comme à l’époque. Et les partitions Expertes sont assez hardcore, surtout parce que comme je l’ai dit n’importe quand un solo peut sortir et vous déglinguer, d’autant plus qu’il est très difficile de sortir de la zone rouge. Et les chansons durant rarement moins de cinq minutes, on peut être peu encouragé à l’idée de refaire une chanson ou de la bosser pour atteindre un score enviable.

Yeah

Et puis il y’a le jeu en groupe. Et là je le dis net: c’est de la merde en barre. Pour quatre raisons très simple:
– L’interface est aussi illisible qu’en solo, mais au carré.
– Le Star Power est partagé par tout le groupe, ce qui fait que personne ose vraiment l’utiliser.
– Le chant ne sert à rien dans le scoring du groupe.
– Quand quelqu’un échoue, TOUT LE MONDE ECHOUE. Ce qui est proprement MERDIQUE.

Donc non, sérieusement, pour jouer en groupe, c’est pas Guitar Hero qu’il faut. En solo à la limite, mais on voit bien que le mode groupe est le cadet de leurs soucis et qu’ils en ont rien à foutre.

Et c’est là que j’évoque le sort fait au chant. Vous savez, j’aime bien chanter dans les jeux musicaux, et là ou je trouvais le système de chant de RB assez ardu, et celui de RB2 parfait, celui de Guitar Hero est juste ignoble. L’idée de nous prévenir à quel ton devra être chanté les prochaines paroles est cool, mais sinon il y’a deux problèmes:
– Le système de reconnaissance vocale semble être naze puisque ‘a plusieurs reprises il n’a pas reconnu le ton que j’étais certain d’avoir juste. De manière globale, le jeu est vraiment méga sévère avec notre voix et si vous sortez une seule fois du ton, vous êtes éliminé pour votre multiplicateur et votre santé baisse trèèèès vite.
– ON GAGNE QUE DALLE EN POINTS.

Sérieux putain de merde, là ou dans un RB2 le chant rapporte BEAUCOUP de points (400 000 sur certaines chansons, ce qui n’est pas négligeable) selon le niveau de difficulté, dans Guitar Hero il rapport le même nombre de points quel que soit le niveau de difficulté, et de toute manière le nombre de points gagnés est RIDICULE. Le chant est clairement sous-traité par rapport au reste, et être vocaliste dans un groupe ne sert à rien à part pouvoir balancer le multiplicateur x8 qui bénéficiera à tous les autres mais pas a vous. De toute manière à part Stone Cold Crazy, Toxicity et Stacked Actors, toutes les pistes ne sont pas trop pour les vocalistes, avec énormement de solos de guitare, peu de paroles à chanter, bref ce jeu n’est pas pour les vocalistes et le vocaliste se fait TRES TRES chier. Et ça me rend véner. Et là ou RB2 tente au moins d’amuser le chanteur avec les boules à taper en rythme, Guitar Hero s’en bat les couilles: un vocaliste, un vrai, soit se fait chier, soit joue d’un autre instrument en même temps. Au moins il servira à quelque chose. Et CA ME REND VENER.

Enter Sandman

Après tout le reste est plutôt cool: pas de contenu téléchargeable mais osef. Le GHTunes permet de télécharger des trucs sympathiques pour faire mumuse (et évidemment aucun truc GHTunes ne contient de pistes vocales donc, chanteur, va te faire enculer), les Metallifacts sont franchements enrichissants, les succès sont assez accessibles pour les trois/quart d’entre eux (très important ça), il y’a du monde sur le live pour se faire battre en mode duel / duel pro / choc, le menu pour créer son propre rocker est assez complet, les graphismes sont pas trop mauvais. Bref, Guitar Hero Metallica semble se hisser au rang de « meilleur Guitar Hero Neversoft », ce qui n’était pas tellement difficile, et sera un véritable enchantement pour les fans de Metallica, un véritable enchantement pour les guitaristes et les bassistes qui cherchent du challenge hardcore, mais oubliez le pour jouer en groupe, pour chanter, si vous avez une batterie Rock Band ou si le nom de James Hetfield vous donne envie d’uriner du sang sur des cadavres.

Après ça reste du Guitar Hero Neversoft, donc ça continue de privilégier le challenge hardcore aux dépends du fun, mais ça on y peut pas grand chose et je m’y suis fait maintenant…

Et puis y’a un compte à rebours quand on quitte le menu pause: c’est une bonne chose (que devrait emprunter Rock Band aussi tiens.)

Note: Un peu de pub pour le site (encore en béta) Aggregamers. Ca peut être UTILE. Dès que ça sera fini tout beau tout propre, n’hésitez pas si vous avez un blog vidéoludique. Non n’hésitez pas !

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Joue-la comme Néant Vert – Tintin au Tibet épisode 2 (la villégiature c’est cool)

Parce qu’après une semaine aussi chargée en amour, il faut retourner à du SERIOUS BUISNESS. Voici donc le second épisode de Tintin au Tibet, toujours avec mes collègues thalistes, pour s’attaquer au niveau 3 de Tintin au Tibet: la ville ! Si vous croyez que les deux premiers niveaux étaient du relou (et encore, à cause des fails techniques, vous n’avez pas pu voir ça aussi relou que l’on a subi), alors ce niveau là est encore plus relou. Du relou puissance 2. Et pour vous faire de belles promesses, les niveaux de la semaine prochaine seront eux aussi très très relous. Bref, une débauche du relou.

Donc toujours accompagné par des Thalistes de bon goût comme Deity Link et Draco Dynasty, mais aussi des thalistes et blogueurs comme Nashi ou bien encore Concombre Masqué, nous tacherons de déjouer les pièges de ce niveau et empêcher Tintin de se dire, encore une fois, « oh putain c’est trop relou de sauver Tchang, je vais abandonner. »

(Cette nuit j’ai révé que je retournais en Terminale. Deux nuits de suite que ça m’arrive, et deux nuits de suite que je fais « mais putain pourquoi jsuis revenu en Terminale, ça me saoule, je veux rentrer chez moi !! »)

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Le Monde Magique Du Manga Et De L’Animation #5: Fourre Tout Fumoffu !?

Eh bien mes amis quelle semaine. J’ai pas beaucoup dormi, et entre les écritures d’article, les recherches, les confections photofiltes pourries, l’enregistrement de l’Otacaen de samedi matin (dédié cette semaine à Sakuraba, Kondo, Meguro & Uematsu) et pas mal de petits trucs pour Tsumugi (dont je rappelle le concours de jingle actuellement en cours. Plus quelques parties (par devoir moral) de 1 contre 100. Bref je me suis auto-overbooké à un point où c’en est indécent. Et demain je nettoie le ventilo de mon pc portable, il chauffe trop ça m’effraie.

Mais bref, après avoir parlé lundi des studios d’animation, mardi des éditeurs dvd fr, mercredi de dix mangakas parmi tant d’autres et jeudi de quinze personnalités du monde de l’animation, la logique voudrait que je fasse les éditeurs mangas fr. Sauf que je me suis vite rendu compte que je disais la même chose – donc je ferais ça comme #6 dans bien plus longtemps. Le temps de recherches approfondies ou qu’un blog vil me pique l’idée pour ses besoins personnels.

Donc pour ce vendredi, un article pas Serious Buisness du tout, avec une vision globale de l’univers geek-otaque francophone, les notions à maîtriser, les trucs à connaître, les memes à maîtriser, les conventions où aller… Bref un truc pas exhaustif du tout et qui devrait prendre des années de travail pour être complet.
Donc cet article n’est pas complet, mais le peu vous permettra de maîtriser des trucs assez essentiels pour survivre dans ce monde de brutes.

Quelques Sites Internet

Editotaku / Raton-Laveur

Mes frères, n’alliez aucune acception de personnes avec la foi en Jésus-Christ notre Seigneur de gloire.
Si, par exemple, il entre dans votre assemblée un homme qui ait un anneau d’or et un vêtement magnifique, et qu’il y entre aussi un pauvre avec un habit sordide;
et que tournant vos regards vers celui qui est magnifiquement vêtu, vous lui disiez:  » Vous, asseyez-vous ici, à cette place d’honneur « , et que vous disiez au pauvre:  » Toi, tiens-toi là debout, ou assieds-toi ici, au bas de mon marchepied: « 
n’est-ce pas faire entre vous des distinctions, et vous établir juges aux pensées perverses?
Epitre de Saint-Jean, Chapitre 2.

Un des plus vieux et des plus lus blogs sur le sujet, tenu par un homme nommé raton laveur. Deux fois par an est organisé le Quartier Libre, qui permet aux quidams d’écrire ce qu’ils veulent sur le site. Channel IRC très fréquenté. Doit de plus en plus sa fréquentation non pas aux articles en eux-même mais à la demi tonne de commentaires qui se trouvent dessus et qui voient passer du très. beau. monde.

Aggrégateur
Un aggrégateur est un site internet qui regroupe le flux RSS de nombreux sites pour permettre une navigation simple et globale entre les articles des sites en question, le tout classé par ordre chronologique. Les deux principaux aggrégateurs otaques francophones sont respectivement Aggregator Sama et Blogchan. Si le premier est le plus ancien des deux, Si le premier est lié au très ancien site Animint et est arrivé après le second, ce dernier est le plus fréquenté et le plus controversé et polémiqué. Parce que très souvent, à tort ou à raison je ne sais pas, Blogchan est très souvent réduit au « truc avec raton et tous ses potes. », de plus en plus désigné comme une communauté clanique dont il est difficile d’y entrer et de s’y intégrer, ou le moindre faux pas peut vous valoir des dommages irréversibles au niveau de la réputation, surtout boosté par le fait que cela vous mette à portée de tir des otakus les plus hardcores de la blogosphère française, ceux qui jugeront et compareront vos articles par rapport à ceux qui existent également sur Blogchan, comme si il devait y’avoir une quelconque unité éditoriale et de rédaction.
Si je suis très content de faire partie de Blogchan (que j’ai découvert le jour où une âme charitable m’y a ajouté sans que je le demande ni même le souhaite) et si je pense qu’on surestime un peu l’unité entre blogs de l’aggrégateur (composé finalement de gens aussi éclectiques que Axel, Gemini, les mecs d’Anime-kun, Le Vengeur Slippé, Panpan ou Naouak qui ont chacun rien à voir avec l’autre), il est vrai qu’être exposé soudainement au gros des troupes otakus francophones peut être assez hardcore, surtout quand nombre d’entre eux veulent imposer leur vision fantasmée (et parfois exprimée de façon très agressive), de ce que devrait être un aggrégateur ou un blog mais ON Y SURVIT (même si ça fait un peu mal au début.)
Bref Blogchan c’est pas une grande famille où tout le monde s’aime et qui écrase tout le monde du pied du haut de leur surpuissance statistique niveau stat. Y’a bien un ou deux connards qui font ça mais ils ne représentent pas l’intégralité du blogchan et sont de plus en plus rejetés par les blogchaniens eux même.

Quant à Animint, il se démarque par la possibilité de donner une note aux articles et par l’ouverture à des blogs professionnels comme celui de Beez.

Pour entrer sur Sama ou Blogchan c’est sur candidature libre, donc n’hésitez pas à envoyer à Skav (Blogchan) ou à Pazu pour Animint vos adresses et pour peu que vous parliez régulièrement d’animation japonaise sans être trop kikoolol et proposer tous les 2 jours des liens vers du dl de fansub, c’est ok dokay.

Animint

Quitte à rester sur l’Internet, autant vite compléter en rajoutant le nom du plus ancien site francophone en activité sur la matière: Animint qui existe depuis maintenant 1996 et fondé par Pazu. Très bonne base de données, forum agréable, sondages réguliers, agenda souvent mis à jour. All Hail Animint !

Mata Web

Un autre gros site qui quant à lui offre non seulement des articles tellement plus bossés que les miens, mais possède un forum très actif et qui dirige secrètement le monde dans l’ombre.

Mononoke BT

Egalement un des plus importants sites français en la matière et fondé sur un précepte simple et unique: « trouvons un moyen simple et unique de partager les fansubs francophones via BitTorrent yulilu. » Si l’initiative est plus où moins intéressante, la mise en exécution tient parfois plus de la dictacture que d’autres choses: règles étranges en pagaille (« si tu te connectes pas une fois pendant plus de trois mois, ton compte est supprimé HAHAHA »), étrange système pour forcer les gens à être seed, arrogance dans les propos officiels (« et si vous êtes pas content, vous avec qu’a aller ailleurs HAHAHA mais c’est vrai que vous pouvez pas ») et forums globalement peu agréables à lire pour cause de drama perpétuel et fautes d’orthographes en pagaille – sans compter qu’il est méga laid et peu pratique à parcourir. Très pratique quand on débute dans la vie, on l’oublie une fois qu’on est fort en anglais ou qu’on est trop saoulé par les nouvelles règles stupides du genre « désormais pour mater des animes, vous devez écrire 13 messages par mois dont un sur le topic dédié à Yui Makino ». A noter qu’ils ont la meilleure idée pour lister les animes: le MUR. Si avec ça vous arrivez à retrouver l’anime que vous cherchez autrement qu’en passant votre souris sur l’image pour vous y retrouver alphabétiquement, vous êtes très très fort. Retire les dits animes dès la licence de la chose, ce qui crée une fois sur dix une crise venant du forum qui est bien attristé de devoir se résoudre à acheter les DVD.

Meme

Un meme est une phrase à la mode, qu’on utilise beaucoup, souvent dans un but comique. Le meilleur humour étant l’humour de répétition, c’est logique que ça marche. La blogosphère otaque francophone est à l’origine de quelques memes et voici donc quelques memes parmi tant d’autres repris en choeurs par nous autres francophones en délire…

L’Anime Tsukihime N’Existe Pas

Le visual novel Tsukihime, par la société Type Moon (responsable également de Kara No Kyoukai ou Fate/Stay Night) est un des visual novel les plus populaires sur l’Internet. Une bien belle histoire avec des vampires, un héros qui voit des lignes dans sa tête, du sang, de l’amour, du sexe. Bref tous les éléments pour créer un nombre incalculable de fans partout dans le monde. Mais en 2003, le studio DEEN se charge de l’adaptation anime de ce VN et ce fut le drame. Depuis, les fans de Tsukihime se répetent à eux même que cet anime n’existe pas et cela marche si bien que de nombreuses personnes sont convaincues de ce fait. Il arrive régulièrement après une adaptation anime d’un manga ou d’un VN populaire que le meme soit repris avec d’autres sujets. Donc rappellez vous qu’un anime Tsukihime existe mais qu’il NE FAUT PAS LE DIRE.

A Cat Is Fine Too

Assez étonné en faisant mes recherches sur ce meme que celui-ci a également sa source sur Tsukihime. Décidément. Mais là ça vient d’un doujinshi assez drôle sur un Shiki qui veut absolument se faire la jeune fille du coin qui a la particularité de pouvoir se transformer en chat. Alors qu’il allait passer à l’acte, celle-ci se transforme en chat et se croit sauvée avant que celui-ci ne déboutonne son pantalon pour sortir un mythique: « A CAT IS FINE TOO… »
Aujourd’hui on s’en sert un peu pour tout et n’importe quel fétichisme. Il existe ainsi des versions Soul Eater (« A Blair Is Fine Too »), air blasé (« A Tentacle Rape is fine too… » en dl un doujin hentai)
Bref totalement inutile donc on ne peut plus indispensable. Les planches du doujin original juste ici

PASSION

Fin octobre 2008, kyouray n’en peut plus et pousse un gros coup de gueule, demandant au plus de gens possible de faire un blog otaque, un vrai, pour des raisons diverses et variées, en plus de demander à la communauté d’être plus unie, de proposer un projet de nouvel aggrégateur, des conseils techniques, bref la panacée du truc. Le billet en question peut être lu ici. Lisez au passage la demi-tonne de commentaires derrière, ça peut être très enrichissant. Et donc cet article avait pas mal bouleversé les esprits, nombre de blogs virent le jour, suivant les bons préceptes, ça s’était un peu engueulé entre anciens, et surtout plus personne ne put écrire le mot passion tel que je viens de l’écrire. Désormais, on n’écrit plus « passion » mais PASSION. Les CAPS LOCK sont de rigueur. On ne peut plus reculer tellement ce fait est désormais figé dans nos esprits.

Homoérotisme freudien

Prononcé à la base par nyo, qui a crée un monstre sans s’en rendre trop compte. Cette expression est donc une alternative certaine à des termes tels que yaoi, homosexualité masculine ou gay un véritable mystère tout à fait agréable à utiliser de toute manière. Pour les hommes qui aiment la classe.

Le cancer de la japanime

Expression, très légèrement pompée de 4chan (dont le channel /b/ est regulièrement traité de cancereux), qui est utilisée quand on souhaite trouver qu’est-ce qui est responsable de la situation actuelle selon laquelle les animes ça serait devenu pas aussi bien qu’avant. Du coup on dit que XXX est le cancer de la japanime. On met très souvent ça avec « moe » ou « Kyoto Animation ».

2D > 3D

Disons que certaines personnes préfèrent les images hentai que le vrai porno ou les vraies filles, et le disent en disant que 2D > 3D… A la base une blague, ce meme devient de plus en plus pris au sérieux. Et c’est TRISTE.

Conventions

Japan Expo

Organisée depuis 2006 au Parc des Expositions de Villepinte dans le premier week end de Janvier, Japan Expo a pour original la convention de l’école EPITA avant de changer de lieu en 2002 pour rejoindre le Hall des Expositions de la Défense. En 2004, les gens remarquèrent que « omg trop de monde pas de place », la convention disparut pendant une année pour revenir à Villepinte dès l’année suivant la mystérieuse disparition. Premier salon 15-25 de France (d’un coté, où sont les concurrents ?), la Japan Expo chaque année gonfle de plus en plus, passant de 3000 visiteurs en 1999 à plus de 160 000 cette année. Une convention où donc on retrouve beaucoup de monde, où nombre de personnes venant de toute la France font le déplacement, où on retrouve des stands amateurs, des stands professionnels, des stands de contrefaçons, des free huggueurs horripilants, de nombreux cosplays et même des actrices de porno japonais. Jugé comme « très commercial », on ne peut pas nier qu’il y’a volonté derrière l’événement de faire du bénéfice mais c’est réducteur et oublier les activités, les projections, les démonstrations sportives qui sont tout de même très présentes et ne sont pas forcément à but commercial. Alors oui c’est nettement la plus fréquentée, celle ou faut se taper des centaines de queue pour avoir ce qu’on veut, ou faut bousculer des gens, et ou faut payer un rein pour y avoir son stand et c’est en ça qu’elle est m’apparaît comme désagréable. Mais globalement c’est souvent le bon moment pour rencontrer « nos amis de l’Internet ». Première convention cross-culture d’Europe, on y rencontre CLAMP, Oh Great, le mec qui a fait Basilisk, Go Nagai ou bien encore Benjamin, ce mystérieux auteur chinois omniprésent dans nos conventions.

Cartoonist

Crée en 1993 à Toulon, le Cartoonist fut sans doute la première convention sur l’animation japonaise de l’histoire de notre pays (bien que Pazu me signale que juste avant elle a du se dérouler l’Idrac qui offrait projections et autres choses en joie.) Elle regroupait tous les distributeurs, les amoureux du manga, dans un grand élan d’amour communicatif. Elle a décédée en 2003, définitivement. A ce sujet, je vous avouerais que j’ai cherché beaucoup d’informations sur les raisons de cet arrêt, et mis à part une sombre histoire de problèmes financiers entre la Cartoonist et le Palais Des Congrès de Paris (puisqu’il y’avait depuis 2001 une version « parisienne » de l’événement), et une sombre histoire de retour à Marseille en 2005 qui a échoué (et s’est vautré une semaine avant la date « officielle ») je n’ai strictement rien trouvé alors je vais demander, vouloir, souhaiter avec tout mon amour que si quelqu’un pouvait se dévouer à faire un jour un article sur le Cartoonist, son histoire, sa fierté et surtout sur comment ça a pu planter, ça serait juste énorme: il y’a l’air d’y avoir BEAUCOUP DE POTENTIEL.

Epitanime

Fondée en 1994 dans les locaux de l’école d’informatique EPITA située au Kremlin-Bicêtre (une ville charmante qui est coupée de Paris par le périphérique sud), Epitanime est une petite convention, on ne va pas le nier, qui a attiré en 2009 plus de 7900 visiteurs (ce qui fait 150000 de moins que la Japan Expo, mais je crois que les organisateurs de l’Epitanime ne se plaindront pas trop) sur 2 jours et 2 nuits. Car là ou toutes les conventions du monde doivent rendre les clés de où il crèchent à 19h (ce qui permet aux gens de se faire virer à 19h par des vigiles pas méga sympas et pas méga polis), les mecs d’EPITA jouent à domicile et donc n’ont pas de pause. A part 2h ici et là, mais l’école est ouvert le jour ET la nuit. Si le jour on trouve les activités, les stands et le gros du truc, la nuit est le bon moment pour discuter avec les gens, faire du karaoké (qui tourne 24h/24h, pas comme la JE ou ça tourne 2h par jour grand max), faires des jeux vidéo avec des centaines de jeux ou bien encore jouer aux rares activités encore au mouvement. Alors oui l’orga est parfois très brouillonne (gestion de la queue entre autres), alors oui on repart tous avec 5 DVD1 de Silent Mobius mais c’est indubitablement un bon moment, et on reconnaît les gens hardcore qui se tapent les 48h à la suite – je l’ai fait en 2009 si on excepte 30mn de sommeil et franchement ça a changé ma manière de voir les choses. Depuis, je lis Nietzche.

A noter qu’a la base, les mecs de la Japan Expo aidaient à faire Epitanime. Qui a connu plusieurs noms dans sa carrière: Convention de l’animation japonaise d’EPITA de 1993 à 1999, Japan Expo (!) de 1999 à 2001 et Epitanime depuis 2002. D’après ce que j’ai lu et compris, je laisse aux experts le droit de me refiler les bons noms.

A noter que se déroule aussi dans l’EPITA de petits événements ponctuels nommés les Nocturnes et les Diurnes qui se déroulent maximum 16h sur une journée (les Nocturne se déroulant la nuit et les Diurne le jour, ouais je me sentais obligé de dire des évidences) et qui permet de jouer à des jeux musicaux, de faire du karaoké ou des activités pendant un petit moment mais ça n’a évidemment pas la même ambition que l’Epitanime – qui permet d’ailleurs de finances ces événements qui sont gratuits. Et tous les samedi à partir de 20h30 sont organisés des sessions karaokés dans l’amphithéâtre de l’école.

Toulouse Game Show

Le nom est un hommage au Tokyo Game Show (ya rly.) Fondée en 2007 à… Toulouse, le Toulouse Game Show est une des seules conventions du sud ouest de la France et se concentre sur l’animation, les jeux vidéo et les comics et a su s’inscrire dans le coeur des toulousains pour qui aller sur Paris coûte 100€ l’aller et 100€ le retour. Le TGS se déroule à la fois de jour mais également de nuit, mais bien moins longtemps qu’a l’Epitanime (ils s’arrêtent à 1h les LÂCHES) et a eu des invités comme Dave Prowise (le mec qui tenait le costume de plomb de Dark Vador pendant toute la première trilogie ou Bernard Minet pendant deux années de suite. Les quelques retours que j’ai lu sur cette convention semblent assez positifs…

(ouais j’en ai pas lu beaucoup non plus)

Comiket

Bon ça c’est au Japon. Depuis 1975, deux fois par an (fin décembre / mi août), tous les auteurs de doujinshi du Japon (et ils sont énormément) se regroupent dans le Tokyo International Exhibition Center pour affronter plus de 400 000 otakus pendant trois jours et tenter de refourguer leurs fanzines. On y trouve aussi beaucoup de cosplay, et des touristes. Ce qui nous intéresse plus c’est l’avalanche de doujinshi hentai qui sortent les semaines suivantes, au point que des sites américains comme fakku y dédie des semaines entières. On retrouve ainsi entre autres les plus grands noms comme Tony Taka, T2 Artworks, Tony ou bien encore Ishikei. Bref retenez bien les dates, la semaine qui suit est souvent génial pour quiconque aime BEAUCOUP le 2D.

Autres Trucs

Youtube
Permet de voir des choses incroyables.

Nico Nico Douga
Le Youtube japonais. Pour faire simple c’est là que naisse la plupart des gros délires sur l’anime, que naissent des chansons telles que le Kumikyoku (mix de 10mn30 d’une trentaine de chansons du monde de l’anime et du jv) ou le Ryuseigunn (qui est définitivement moins bien), où que lurkent certains auteurs de mangas comme Miura. La particularité est qu’en plus des vidéos, les commentaires sont incrustés directement dans la vidéo et passent dans celle ci de droite à gauche. C’est un honneur pour un gaijin d’y être. En outre, il y’a pas mal d’hikikomoris qui y font des tas de trucs, c’est une communauté trèèèès prolifique.

Imagesboards
Un endroit où on poste des images, où on les tags, et où les gens viennent les chercher en fonction des tags. Parmi les plus utilisés, il y’a Danbooru (et son équivalent « pur »: safebooru), Moe.Imouto et Gelbooru. Imouto est plus axé sur la publication d’images immenses niveau poids et taille, tandis que gelbooru et danbooru sont deux communautés totalement différentes qu’il vaut mieux ne pas confondre pour rester vivant. On y trouve nombre d’images « impures » avec des tétons, des p0nis et parfois même des vagins. Mais on y trouve à peu près tout dessus, c’est une mine d’or. UNE. MINE. D’OR.

Bon allez c’est fini, on remballe. C’était assez sympa comme mini challenge et si je m’excuse d’avoir présenté comme méga sérieux des trucs pas si sérieux que ça, j’espère avoir enrichi les rares personnes qui ne s’y connaissent pas. Puis j’avoue que le kilotonne de commentaires que cela a permis m’a assez interessé, bien que j’avoue que y’en a un ou deux qui m’ont fait franchement du mal, mais je saurais survivre a ça de toute façon. Et puisque de toute façon un point de vue unique n’est pas intéressant, j’invite toujours avec joie la blogosphère francophone a faire des articles dans ce genre.


PS: N’hésitez à jeter un oeil à Umineko No Naku Koro Ni. Je viens de voir l’épisode 3 et omg je surkiffe ma race mais d’une force et je veux absolument être jeudi prochain pour mater le 4. Ce suspens de folie, ce recours au fantastique, ces mystères, ces persos, j’aime et je vous en conseille vivement la vision.

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Le Monde Magique Du Manga Et De L’Animation #4: Des Personnalités Du Monde de l’Anime…

que si vous connaissez pas leur nom vous êtes baisés pour briller en société.

Ah, douce France, cher pays de mon enfance. Ce jeudi je voulais faire les éditeurs mangas francophone mais je me laisse un jour de plus histoire de reposer un peu les esprits, et hésiter un peu plus entre aborder ce sujet, ou aborder un sujet encore plus fort sur les teams de fansub vostfr. De toute manière comme je suis à jamais grillé par les mecs qui prennent ça méga au sérieux, je n’ai plus aucune limites. Mais en attendant, après m’être fait crucifié sur les studios de production, violé sur les éditeurs francophones (et appris la leçon: « on ne publie pas un article à 3h00 du matin avant de mater RAW sans relire au préalable les paragraphes qu’on a écrit toute la nuit ») et dégommé à coup de pierre molle sur les (dix) mangakas, on passe maintenant à des personnalités diverses et variées du monde de l’animation japonaise: Chara-designer, comédiens de doublage, réalisateurs… bref des noms qu’on entend.
Beaucoup.
Trop pour certains.

Mais comme l’article d’hier, on ne peut pas tout passer au crible et il faut s’imposer humainement des limites. Alors on va parler de 15 personnalités. Oui, parfaitement. Quinze. Pas une de plus, pas une de moins. Et là en fait, j’ai même plus envie de faire des sélections alors je vais parler des 15 que j’ai envie de parler, qu’importe l’époque, le temps, c’est une sélectionne personnelle, totalement subjective auquel vous pouvez contribuer comme vous voulez, y compris en grognant, même si ce n’est pas forcément le plus encourageant.

Yoko Kanno
Compositrice

A participé entre autres: Macross Plus & Macross Frontier, Cowboy Bebop, Wolf’s Rain, Ghost In The Shell: Stand Alone Complex

Née le 19 Mars 1964, Yoko Kanno est donc une compositrice de renom, qui s’est illustrée à partir de 1994 sur Please Save My Earth, puis sur la série robotico-musicale Macross, puis sur des dizaines d’autres titres divers et variés, et pas forcément tous de qualité (Sousei No Aquarion quoi), a l’heure qu’il est son dernier travail de compositrice remonte à Macross Frontier ou elle a en plus écrite pas mal de chansons dont les plus emblématiques comme le Seikan Hikou ou Lion. Travaille souvent avec une jeune femme nommée Gabriela Robin qui écrit très régulièrement les paroles des chansons de Yoko Kanno. Mais vu qu’on ne l’a jamais vue, des doutes naturels se créent (certains parlent du fait qu’elle est peut-être mariée à Tsugumi Oba, mais c’est encore incertain) et elle devait apparaître a un concert le 7 Juillet 2009. Mais vu qu’elle n’est jamais apparue et que Kanno a du chanter à sa place, les doutes sont encore plus forts. Mais ne serait-ce pas la même personne ?

Le style musical de Kanno est mélé de très nombreuses inspirations: on la retrouve à faire du jazzy, de l’électro, du classique ou bien de la J-Pop brute, le tout dépendant évidemment de l’univers musical que nécessite la série en question. En outre, elle est régulièrement soupçonnée de plagiat, extraits musicaux compromettants faisant foi. Mais tout cela est la dure loi de la musique et c’est à chacun de juger si elle mérite la lapidation ou pas

Yoshitoshi ABe
Chara-designer

A participé entre autres: Serial Experiments Lain, Neia_7, Haibane Renmei

Ce chara-designer est mondialement connu pour deux choses: sa venue triomphale lors de l’Epitanime 2007, et sa participation à un des plus grands chefs d’oeuvre de la japanimation qui est Serial Experiments Lain. Si il est le créateur du physique de Lain, on a un peu trop tendance à le prendre également pour le créateur de la série en elle-même. Attention à ne pas faire cette erreur: si on devait garder un nom un seul pour la création de Serial Experiments Lain, ça serait Chiaki Konaka plus que tout. Mais il est vrai qu’on a sans doute plus en mémoires les nombreux et sublimes artworks de ABe pour la série initiale mais ATTENTION.
Finalement ABe ne bosse que très peu dans l’animation: il n’a pour l’instant coopéré qu’avec 4 projets, dont seulement un seul a vraiment totalement pour origine son imagination et sa créativité: Haibane Renmei, adapté d’une série de doujinshi de sa patte. Actuellement, il continue sa douce vie de mangaka « amateur », publiant quelques artworks ici ou là, et est surtout concentré sur son prochain projet anime qui le verra faire sa troisième coopération avec Chiaki Konaka: Despera, ou l’histoire d’un type en 1922 qui voit le futur dans des télés. Et franchement, croyez bien que j’ai hâte de voir ça.

Et il est donc venu à l’Epitanime 2007. Ou c’était triomphal. Je tente de gratter une ligne là. Pour plus d’infos, voir le site triomphal de Lux dédié à ABe

Aya Hirano
Comédienne de Doublage

A participé entre autres: La Mélancolie de Suzumiya Haruhi (Haruhi), Death Note (Misa), Lucky Star (Konata), Eternal Sonata (Polka)

Aya Hirano est un succès qui dépasse le Japon, ce qui est finalement assez rare pour être signalé. Agée actuellement de 21 ans, elle se retrouve catapultée sous les projecteurs en doublant (de ma foi fort belle manière) Suzumiya Haruhi dans la série éponyme et se retrouve auréolée d’un beau succès, gagnant le prix Seiyu de meilleur espoir féminin (en étant aussi nominée pour meilleur second rôle féminin et deux fois nominée au prix du meilleur single dans la même cérémonie) a été exigé partout dans le monde et du coup a fait ce que tout le monde ferait à sa place: elle a pris un peu le melon. Ce n’est pas bien grave et je ne lui jeterais pas la pierre: je suis blogueur, je sais ce que ça fait. Mais qu’importe, Se met désormais dans la chanson et s’est décidée à faire du punk rock un peu à la Avril Lavigne, on lui pardonnera. Semble avoir un peu de mal à se diversifier niveau voix, on la grille méga facilement en fait…
Bref, sans doute une des doubleuses les plus connues même sur le net occidental. Avec…

Rie Kugimiya
Comédienne de Doublage

A participé entre autres: Full Metal Alchemist (Alphonse), Hayate No Gotoku (Nagi), Zero No Tsukaima (Louise), Toradora (Taiga), Gintama (Kagura), Persona 4 (Rise)

Rie Kugimiya est une autre comédienne de doublage très populaire sur notre net occidental, particulièrement pour son doublage de jeunes filles fortes qui se révèlent douces et aimantes loli tsundere lors de tous ses travaux avec JC Staff. A une voix assez douce, mignonne et vachement aïgue et possède comme avantage un fort fandom et une grande popularité qui la « condamne » à des rôles principaux. A gagné le dernier prix Seiyu pour sa performance en Taiga. En tant qu’obsevateur extérieur, son succès m’est incompréhensible et j’irais me flageller pour la peine.

Yuki Kajiura
Compositrice

A participé entre autres: Noir, .hack, Mai Hime, Tsubasa Chronicles

Yuki Kajiura est une compositrice dont les musiques sont particulièrement reconnaissables, car très souvent avec des violons, des choeurs et des trucs dans le genre et souvent composés en suivant le même plan. Très présente dans le milieu de la composition, elle se retrouve avec beaucoup de projets divers et variés sur le dos, parmi lesquels des collaborations avec Sunrise, Beetrain (dont elle fut quasiment la compositrice attitrée pendant cinq ou six ans.) A vécu toute son enfance en Allemagne avant de revenir au Japon, comme Franziska Von Karma, elle compose à la fois pour des animes, des jeux vidéos (comme les Xenosaga) ou bien des projets personnels comme les groupes See Saw ou FictionJunction qui la voit collaborer avec à chaque fois des vocalistes différentes, comme par exemple Yuuka Nanri pour FictionJunction Yuuka ou Asuka Kato pour FictionJunction Asuka. En gros si elle devait faire un projet avec Bernadette Chirac, ça serait FictionJunction Bernadette. Le projet FictionJunction Yuuka est sans doute le plus connu pour sa participation active dans l’anime Madlax.

Outre tout ces points de détails, Kajiura est une des compositrices favorite de nombreux fans d’animation japonaise, et est tout à fait écoutable malgré peut-être une impression de lassitude au fil des OST (un peu la sensation d’écouter les mêmes chansons parfois.)

Satoshi Kon
Réalisateur

A participé entre autres: Paranoia Agent, Paprika, Perfect Blue

Ok je me met à citer des grandes personnalité du monde des longs-métrages maintenant, ayé le peu de cohérence qu’il restait s’est écrasé en miettes. Sans doute un des réalisateurs d’animation les plus connus au monde (nominé à Venise en 2006, récompensé partout dans le monde, et caetera), Satoshi Kon a également participé à des séries d’animations et voilà bien ce qui nous intéresse: si il a travaillé sur des OAV comme celui de Jojo’s Bizarre Adventure ou Roujin Z, c’est surtout la série Paranoia Agent qu’il écrit, réalise et storyboardise qui nous intéresse. Une oeuvre dérangeante et offrant de larges possibilités de réflexion. Ses films sont un peu du même genre, particulièrement Perfect Blue. Et si Tokyo Godfathers est une oeuvre beaucoup plus « gentille », l’univers de Satoshi Kon est globalement un peu dans le même style que Paranoia Agent.

Et puis merde les descriptions à la mord moi le noeud: ce que fait ce type déchire à donf, basta.

Hideaki Anno
Réalisateur

A participé entre autres: Neon Genesis Evangelion, Gunbuster, Nadia et le secret de l’eau bleue

Bon on va pas tourner autour du pot là aussi: ce type est le CERVEAU autour d’Evangelion. Mais pas que (à la base je voulais juste faire un paragraphe ne contenant que le mot « Evangelion » MAIS ça aurait été sans doute la fin de ma carrière.) A la base plus porté vers le film avec des vrais gens dedans, il remporte quelques prix avec des parodies filmées en 8mm puis se lance dans l’animation en participant – entre autres – à l’animation de Nausicaa de la Vallée du Vent avant de fonder en 1984 le studio GAINAX, il participera à l’animation de courts-métrages tels que Daicon III (et d’après ce qu’on m’a dit, il aurait fait tout seul l’animation des méchas de ce célèbre court-métrage des années 80) ou Daicon IV. Il participe à l’écriture et la réalisation de séries telles que Top Wo Nerae! Gunbuster ou Nadia et le secret de l’eau bleue et sombre en 1991 dans une grave dépression à cause entre autres de la réception qu’offre les « otakus » de son oeuvre et de la façon dont il voit le Japon évoluer. Il tentera même à plusieurs reprises de se suicider, sans effet, et sortira ce qu’il nomme lui même son « cri »: Neon Genesis Evangelion.

Et voilà le moment d’aborder Neon Genesis Evangelion. Un des premiers animes diffusés en France, sur Canal Plus, après une période de blackout total de la japanime qui s’étire de la fin du Club Dorothée au début de l’année 1999 – et la diffusion de Neon Genesis Evangelion sur la chaîne cryptée. Et je dois bien vous avouer que si je n’ai pour le moment encore jamais vraiment jeté un oeil à Evangelion au délà du 4e épisode (en partie à cause de nombreuses réactions du fandom qui a plusieurs reprises m’avaient horripilées de part leur élitisme et leur agressivité et « gâché » la vision des 4 premiers épisodes mais que rassurez vous une vision définitive est prévue une fois que j’aurais oublié tous ces méchants messages sur des forums qui ont fait mal à mon coeur de jeune homme en fleur), l’impact de l’anime sur ne serait-ce que la communauté otaku francophone est indubitable, ne serait-ce parce que non seulement la série semblait avoir ses qualités, qu’elle savait simuler l’esprit, mais qu’en plus elle arrivait au moment de la démocratisation de l’Internet, et fut une des premières séries à se voir vraiment discuté sur Internet. Au Japon aussi ce fut un succès monstrueux. Mais à cause du manque de budget, les derniers épisodes furent plus où moins charcutés, ce qui aboutit à la création d’un film chargé de faire la fin telle qu’elle devait l’être: The End Of Evangelion. Aujourd’hui encore la série est une des plus citées et est sans doute une des oeuvres de référence de l’internet francophone et il n’est pas rare de voir la série citée et comparées avec tout et n’importe quoi. Pour le reste, je vous laisse le blog d’Amrith dédié à la série.

Après Evangelion, Anno réalise une adaptation de shojo (KareKano) avant de se faire virer sur demande de la mangaka originale, mais surtout s’attaque au film « avec des vraies images de gens dedans » avec des films comme Love & Pop (qui traite de la prostitution adolescente), Shiki-Jitsu et Cutie Honey (un film à mater au quatrième degré et demi.)
Depuis 2007 il se concentre sur de nouveaux projets de films d’animation nommés Rebuild of Evangelion, qui sera composé de 4 films en tout et pour tout, et si le premier est sorti dans 20 salles françaises en mars dernier, le deuxième est sorti il y’a presque quinze jours au Japon et sera projeté en avant première à la convention de Bonn fin juillet, ce qui met tous les fans de Rei et d’Asuka en émoi. A noter que ces films ne sont pas officiellement de la Gainax mais du studio d’Anno – nommé Khara.

Bref un type bien unique en son genre, et qui fait la joie d’un peu tout le monde. Même ceux qui détestent Evangelion peuvent l’aimer.
CLAMP
Chara-design / Mangakas

Ont participés entre autres: Card Captor Sakura, Code Geass, X, Tsubasa Reservoir Chronicle, Chobits

Alors là encore moins de cohérence: pourquoi je parle de CLAMP dans cet article sur les personnalités de l’anime alors que bordel celui d’hier sur les mangakas manquait sévèrement de mangakas shojo ? Parce que bordel, j’ai trop tapé ma tête contre le mur et ça fait du bien. Et puis parce que CLAMP dépasse allègrement le stade du simple cercles de mangakas pour accéder au stade au dessus et observer le monde comme des divinités tout en évitant de finir X parce que sinon ça serait trop facile. Composée de 4 Mangakas, les CLAMP sont principalement connues pour Sakura, entre autres, une série de magical girl ou a part deux couples normaux, tous les autres sont… assez spéciaux. De l’amour adulte / enfant, de l’homoérotisme, le tout en soustexte d’une fort sympathique histoire de chasses de cartes magiques qui font des dégats autour d’elle, avec plein de costumes différents, des bonnes idées ici ou là et une douce fin qui fait un peu pleurer de joie et d’amour. On croit que c’est pour les gamines de 11 ans, EH BAH NON. A également officié dans le shonen pur avec X, ou fait du simple chara-design d’anime avec Code Geass, l’anime que tout le monde croit que c’est CLAMP qui a tout fait sauf que non pas du tout en fait. D’ailleurs les artworks sur Code Geass sont tous méga homoérotiques. Bref CLAMP c’est les expertes de l’homoérotisme et c’est une des raisons, entre autres, que des gens ont tués leur mère pour leur dire « bonjour » à la Japan Expo 2009. Le cercle a d’ailleurs 20 ans cette année, comme moi dis donc mais cette folie !

Sans trop vraiment d’exceptions, la quasi intégralité des mangas de CLAMP furent adaptés à un moment où à un autre, les rares qui ne le furent pas sont en projet, comme Kobato actuellement en projet chez Madhouse et prêt à sortir cet automne (et qui sera sans doute un des principaux animes de cette saison.)

Taku Iwasaki
Compositeur

A participé entre autre: Tengen Toppa Gurren Lagann, The Soul Taker, Kenshin Le Vagabond, Soul Eater

Do the impossible, see the invisible, RAW RAW FIGHT THE POWER.
A commencé sa carrière de compositeur au milieu des années 90 mais commence surtout à se faire connaître dans la fin des années 90 / début 2000 avec coup sur coup l’OST de Read Or Die et surtout de Kenshin le Vagabond (le thème « Last Wolf Suite est à ce sujet surpuissant) qui le lance complétement sur le grand boulevard du succès. Il fera ensuite les chansons d’oeuvres aussi essentielles que Get Backers, Read Or Die TV ou Oban Star Racers. Mais son chef d’oeuvre sera définitivement toute la bande originale de l’oeuvre de GAINAX Tengen Toppa Gurren Lagann » ou il crée un mélange permanent de musique classique totalement épique, de rock de folie (Nikopol), de rap et même un putain d’opéra rap final (Libera me from hell) portant plus que jamais la force de cet anime. La bande originale de Soul Eater est elle aussi tout à fait réussie, avec des thèmes totalement différents les uns des autres, inspiré de plusieurs genres différents, ce qui est parfait pour un anime qui fait voir du voyage (mention spéciale au thème de Death The Kid). Bref Iwasaki est un petit touche à tout à qui on lui souhaite un brilliant avenir…

Range Murata
Chara-design

A participé à: Solty Rei, Last Exile, Shangri-La, Blue Submarine N°6.

De tous les chara-designers, Range Murata est sans doute un des plus populaires dans notre pays. Si finalement il n’a pas travaillé sur beaucoup d’animes, il reste une des figures de proue du doujinshi au Japon et a publié le temps de dix numéros un magazine nommé Robot qui avait pour but de publier des travaux de dessinateurs divers et variés dont Yoshitoshi ABe fut l’un des invités les plus prestigieux. Passé à l’Epitanime 2008, il possède en outre un trait assez unique, que je qualifierais personnellement d’assez rond, et fait de superbes décors sur ses artworks. A collaboré récemment avec Gonzo pour la série Shangri-La, après avoir collaboré avec le même studio sur Last Exile -projet très ambitieux qui avait pour but de fêter les 10 ans du studio.

Jun Fukuyama
Comédien de doublage

A participé à: Code Geass (Lelouch Lamperouge), Spice & Wolf (Lawrence), Macross Frontier (Luca), xxxHolic (Watanuki), Metal Gear Solid 4 (Johnny)

Pas de sexisme sur Néant Vert: c’est pas parce que j’ai parlé d’Hirano et de Kugimiya que je dois passer sous silence le troisième doubleur au succès phénoménal et soudain, c’est à dire Jun Fukuyama. La carrière de Fukuyama est en fait assez parlante: après s’être lancé au début de la décennie, il double de nombreux personnages, souvent des héros assez clichés comme Touga de la série Gravion, et des voix pas trop remarquables finalement. Juste une voix quoi. Même si il est capable de la changer régulièrement, ou de faire des rôles un peu foufou (genre l’autre grande folle de Bleach, Arisawa jcrois, ça commence à dater mes souvenirs), il reste un doubleur assez peu remarqué malgré des qualités certaines. Et il fut donc condamné à être éternellement un doubleur de personnages simples et clichés, à ne jamais sortir du lot, à devoir faire des character song pour subvenir à ses besoins…

Mais son cauchemar prit fin quand il fut choisir pour faire le doublage du héros de Code Geass, Lelouch Lamperouge. Et là en moins d’un mois ce fut le changement total: il eut fans à gogo, argent, coke, putes de luxe, Mercedes décapotable et même, paraît-il, une visite privée de Nicolas Sarkozy en personne. Et à partir de là, ce devint non seulement un seiyuu trèèèès populaire (4e « people » préféré sur MyAnimeList) mais trèèès demandé, et n’hésitant pas à utiliser sa voix « lelouchienne » pour faire des rôles complétement débiles comme dans Akikan ou, surtout, Leopard dans Sora Wo Kakeru Shoujo. Et à partir de là, sa gloire peut commencer.

A noter la légende très rigolote à son sujet qui voudrait que, à une époque pas si lointaine, il posta très régulièrement sur 2ch depuis son téléphone portable afin de spoiler les épisodes de Code Geass avant leur diffusion, le tout de manière purement anonyme. Quel homme.

Akiyuki Shinbo
Réalisateur

A participé entre autres: Pani Poni Dash!, The Soul Taker, Sayonara Zetsubou Sensei, Negima !?

Akiyuki Shinbo est soit fou et insomniaque, soit complétement taré et avec un emploi du temps qui est responsable de cette condition. Lancé dans le monde de l’animation en 1992, il devient très vite réalisateur mais ne fera pas de véritables oeuvres majeures avec le fameux Soul Taker qui le mettra sous la lumière. Après une adaptation ultime de visual novel érotique (Triangle Heart) et entamé la fameuse série de magical girl Magical Girl Lyrical Nanoha, il rejoindra le studio SHAFT et à partir de là commençera à littéralement enchaîner les projets un par un: Negima !? (adaptation d’un manga avec un prof de 10 ans face à une classe d’élèves féminins), Pani Poni Dash! (adaptation d’une série de 4koma avec une prof de 10 ans face à une classe d’élèves… majoritairement féminins), Sayonara Zetsubou Sensei (adaptation d’un manga avec un prof très pessimiste face à une classe d’élèves de cas sociaux majoritairement féminins), Maria+Holic (adaptation d’un manga avec une élève lesbienne dans un couvent féminin qui se fait manipuler par une très belle jeune fille qui est en fait un homme et optionnellement le seul homme du casting avec un prêtre bizarre) ou bien encore Bakemonogatari (adaptation d’un manga ou un type qui a failli devenir un vampire vient en aide à plein de gens socialement bizarre).
Bref il aime bien faire dans l’adaptation. Mais au délà de tout cela, Shinbo c’est un style bien particulier, très coloré, mélangeant de nombreux styles, n’hésitant pas à faire des expériences, quitte à parfois paraître indigeste: je pense particulièrement à la réalisation de Sayonara Zetsubou Sensei qui semble de manière permenante (surtout dans la seconde saison) tenter des choses, ou bien la réalisation de Maria+Holic, qui est très… envahissante. Si il sort désormais un anime à quasiment chaque saison (c’est encore pire cet été puisqu’on retrouve Bakemongatari ET Zun Sayonara Zetsubou Sensei, quatrième saison de la série – si on compte les 3 OAV « Goku » comme une saison à part entière), on peut vraiment se demander ce qu’il fait de ses journées. Peut-être se drogue t-il, ce qui peut expliquer des choses.

Go Nagai
Mangaka

A participé entre autres: Goldorak, Great Mazinger, Devilman, Cutie Honey, Harenchi Gakuen

Ouais j’aurais pu en parler hier mais non je suis joueur. Que dire sur ce mangaka de renom dont on connaît finalement plus les adaptations animées de ses oeuvres ? Le premier succès du Shonen Jump ce fut lui, contre ses attentes en fait, avec Harenchi Gakuen, histoire publiée dans le premier numéro du Shonen Jump, en 1968, qui inséra les premiers zestes d’érotisme du manga avec des professeurs pervers, des élèves pervers et des jeunes filles frivoles et OMG la branlée qu’il s’est pris après fut légèrement épique: invitations régulières sur des plateaux TV, plaintes d’associations, débats de folie, menaces de morts, bref c’était la grande joie pour lui. Mais il faut retenir cela dans nos coeurs. Sans lui, pas de hentai. Merci Go Nagai.
Mais Go Nagai ce n’est pas que ça, bien évidemment, c’est aussi Devilman, manga que Nagai crée en réponse aux critiques qu’il prend dans la face, et qui se révèle être une oeuvre très adulte, basé sur un jeune homme qui pour combattre les démons, doit en devenir un et essayer malgré tout de garder une once d’humanité pour ne pas devenir ce qu’il déteste. Cette oeuvre inspirera de nombreuses oeuvres aussi diverses que la série de RPG Shin Megami Tensei ou… Neon Genesis Evangelion, Anno étant un grand fan de l’oeuvre de Nagai.
Nagai c’est aussi des séries avec des gros robots dedans: si on ne présente plus Goldorak qui a su rester dans l’inconscient collectif français, on parle un peu de son autre grosse saga qui est Mazinger Z, et qui a connu récemment une nouvelle série qui m’a l’air, d’après les retours, de qualitäy. Mais je vais laisser d’autres gens en parler.
Il est encore aujourd’hui en activité, ayant signé des mangas (assez confidentiels je vous l’accord) comme Kikoshi Enma en 2006 ou Kotetsuchin Jeeg en 2007. Via la société Dynamic Productions, fondée en 1970, il fut un des premiers mangakas à posséder tous les droits sur les adaptations animées, les goodies ou les ventes de ses oeuvres, et rare fut ses mangas sans adaptation animée qu’il supervise de toute manière de loin.

Il y’a beaucoup de fanboys de Nagai. Ils sont terrés. Partout. Vous ne pouvez pas leur écha- AAAAAAAARH.

Seiji Yokoyama
Compositeur

A participé entre autres: Saint Seiya, Albator 78

Arf. Né à Hiroshima en 1935, Seiji Yokoyama est un compositeur tout ce qu’il y’a de plus classique… en trois fois mieux. Globalement. Rendu ultra célèbre avec la bande originale de Saint Seiya (et du chapitre Hadès Sanctuaire qu’il composera également avec tout autant de grâce), il rejoignit la Toei dans la fin des années 70 pour composer les bandes originales. Il composera donc la bande originale d’Albator 78 (qui en France a été réecrite et rejouée par Didier Barbelivien, ce qui fait que nos ancêtres n’ont jamais pu entendre cette bande originale, quelle félonterie !), avant de faire la fameuse bande originale des chevaliers du zodiaque qui lui vaudra des prix prestigieux tels que le Prix International De La Composition Pour Une Série Télévisée. Ayant fait son travail pour entrer au panthéon, il put se reposer auprès des otakus de toutes les nations… OU PAS. Il continua à composer pour de nombreux films et OAV assez peu connus dans notre Pays (Himalaya no hikari no ôkoku ? Futari no ôji-sama ?) et aujourd’hui continue à oeuvrer pour le bien des bandes originales, tout en faisant de nombreux concerts car un tel homme ne peut laisser son talent inactif: il doit l’utiliser régulièrement, ne jamais le laisser se reposer. Pour le plaisir de tous. Et de toutes.

Shinchiro Watanabe
Réalisateur

A participé entre autres: Cowboy Bebop, Samurai Champloo, Macross Plus, Kill Bill

Vous voyez la séquence d’animation dans Kill Bill Volume 1 ? Eh bah c’est lui qui l’a fait. Il a également participé à Animatrix. En fait, de tous les réalisateurs japonais, c’est sans doute un des plus proches de l’occident. Quand on a fait une oeuvre aussi universelle et aussi référentielle à la culture occidentale que Cowboy Bebop, il est vrai qu’on ne se pose pas tellement de questions sur l’amour du personnage pour nos contrées. Il est vrai qu’il n’a finalement pas fait beaucoup d’animes: à peine trois séries télévisées, deux courts métrages et un film. Mais cela ne l’empêche pas d’être un de ses génies du coin dont on attend avec impatience le prochain projet parce que ça fait 5 ans qu’on attend qu’il nous sorte quelque chose là ET C’EST DOULOUREUX.

Notez que je n’ai pas cité Hiyao Miyazaki parce que je suis un rebelle. Et notez que j’aurais pu faire mon fanboy au point d’introduire Tony Taka quelque part mais je ne l’ai pas fait. J’espère que je serais récompensé de cet effort sur moi même par des références dans les commentaires à OSS 117.

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Le Monde Magique Du Manga Et De L’Animation #3: (Dix) Mangakas



That’s a very good question !

Bon je vous rappelle le principe du jeu: Lundi, on parlait des studios d’animation, Mardi (donc hier) on parlait des éditeurs dvd francophones, tout ça dans un seul et unique but: permettre à quiconque qui souhaite aborder ce milieu de le faire avec des repères. Ces repères consistant en somme à lister les différents acteurs, le tout avec des remarques qui essaient de lui donner une petite idée de comment le dit acteur est estimé dans le dur milieu geek-otaque. Enfin au moins par l’auteur qui, ayant un blog, en fait pompeusement partie. Mais ces propos ne dépassent pas son blog. Enfin si une fois c’est arrivé, mais c’était un accident.

Donc cette fois-ci on va attaquer les mangakas. Ceux qui font… des mangas donc. Il y’a des milliers de mangakas dans le monde moderne. Y’en a qui font du shonen, y’en a qui font du shojo, y’en a qui font du hentai, y’en a qui font du seinen, y’en a qui font des ninjas oranges, d’autres qui font des histoires étranges basées sur un bluesman des années 30. Y’a de tout.

Donc aussi bien par travail de journalisme total que par flemmardise, je me suis focalisé sur 10 mangakas qui ont marqués l’actualité récente. 10. Pas un de plus, pas un de moins. Pas forcément les créateurs des plus grands succès commerciaux de ces derniers temps, mais juste des auteurs dont vous pouvez tomber sur le nom un peu n’importe quand en lisant sur les forums, ou en discutant sur IRC. Juste dix auteurs qui se démarquent d’une manière ou d’une autre, en bien ou en mal, mais qui ont su faire parler d’eux. C’est pour beaucoup des auteurs que j’aime lire et que j’aime bien, je peux avoir l’air méchant à leur égard, mais ce n’est que facade ! J’ai en réalité un coeur d’or et assez naïf. Bon y’en a un ou deux que j’aime pas, mais je vous dirais pas lesquels.

Remarque tardive: Oui, je ne parle pas beaucoup de shojo manga et j’en suis absolument désolé, mais c’est un milieu que je ne lis tout simplement pas et dont j’ignore tout, y compris les auteurs les plus connus. J’invite vivement des gens dans les commentaires à me citer des grands auteurs de shojo que je rajouterais, magie de l’édition, à la fin de l’article. C’est ça la puissance de l’INTERNET. %%

Oh!Great (Ogure Ito)
Air Gear (Pika), Enfer et Paradis (Panini), Naked Star (Asuka)

OMG CLASSE

Né le 22 Février 1972 – et étant donc agé actuellement de 37 ans -, Ogure Ito est un des mangakas japonais les plus reconnaissables et les plus productifs du moment avec deux projets en parallèle. Le brave homme a commencé son existence artistique en dessinant du hentai et des histoires avec des jeunes filles à la plastique agréable, le tout saupoudré de scénarios un peu tordus mais plus poussés que du hentai classique. Mais tordus. Quand il s’est mis au manga « pur »… il n’a rien changé. Il a gardé les jeunes filles à la plastique agréable, et il s’est décidé à garder ses scénarios tordus. Très tordus. En gros, Oh! Great est l’auteur que si tu lâche la série pendant deux semaines, tu comprends plus rien à ce qu’il se passe en reprenant. Son univers est ainsi complétement fou, il n’hésite pas à faire intervenir des références à l’actualité (si je vous dis qu’e le président -Obama– Omaha est un des personnages les plus importants des derniers chapitres d’Air Gear, est-ce un exemple assez frappant ?), et à dessiner des trucs de fou et à les présenter d’une telle façon… que ça nous apparaisse totalement normal.
Car un des tours de force de Oh! Great est celui-ci, celui de mettre le What The Fuck comme principal signe de distinction. Tout chez lui est totalement WTF, de la taille des poitrines de ses héroïnes à la narration mélangeant perpetuellement humour rafraîchissant et sérieux glacial, en passant par les situations, la narration (« oh, en fait ma soeur est une championne de catch féminin mais j’avais oublié de vous le dire »), les idées, les références. Style graphique très souvent impeccable. Lire du Oh! Great ne détend pas forcément et peut un peu faire mal à la tête si on se concentre sur le scénario mais est toujours une expérience qu’on retrouve pas vraiment ailleurs.

Mohiro Kitoh
Narutaru (Glénat), Bokurano (Asuka)

Yaw Chizu

Né le 8 Août 1966 – et étant donc agé pour quelques jours encore de 42 ans, Mohiro Kitoh est l’auteur qui aime dessiner des enfants anorexiques pour les tuer ensuite de manière théâtrale et/ou super gore. Bref, Kitoh aime bien montrer qu’on vit dans un monde cruel, et pour cela utilise une manière qui force l’esprit: il envoie des gamins au casse-pipe. Ainsi NaruTaru reprend le principe de Pokémon mais avec le postulat qu’ils ne sont pas que gentils et mignons mais aussi dangereux pour l’entourage, mais que ce ne sont de toute manière pas les pire puisque les autres humains sont tout aussi méchants. On y retrouve ainsi des mômes se questionner face à la mort, certains se faire violer à coup de tube à essais par leurs congénères, et autres choses charmantes. Mais tout cela est encore plus exploité dans Bokurano qui reprend lui le bon vieux thème des méchas en se concentrant là encore sur des enfants qui vont mourir chacun leur tour pour sauver la Terre, enfants qui ont pour certains vécus des légers problèmes à cause de leurs congénères humain. Ah, et évidemment les méchas font plein de dégâts dans la ville. Mais derrière tout ça, les enfants réfléchissent, se posent des questions et nous aussi par la même occasion.

Bref c’est un mangaka qui aime les choses joyeuses. Son style est assez reconnaissable (en outre parce qu’il ne fait pas preuve d’une grande diversité en matière de chara-design) et ses personnages sont connus pour être à peu près tous très très maigres, peu musclés. Et évidemment, fait preuve d’un grand réalisme en ne mettant pas des couleurs bizarres aux cheveux de ses personnages ni des poitrines surgonflées.

Yagi Norihiro
Angel Densetsu, Claymore (Glénat)

OMG Débauche

Né dans la mystérieuse année 1968 et donc agé d’a peu près 41 ans, Yagi Norhiro est connu pour trois choses: Angel Densetsu, Claymore et la bouffe chinoise. Une fois il a gagné un concours de cuisine asiatique en préparant un… méchoui.

Plus sérieusement, Yagi Norihiro est le mangaka de deux oeuvres: une plutôt comique se déroulant dans un univers lycéen avec de la baston dedans et encore inédite en France (Angel Densetsu) et une très sérieuse se déroulant dans un monde plutôt heroic-fantasy avec pas mal de baston dedans (Claymore.) C’est donc un homme qui arrive à faire deux trucs totalements différents, et c’est plutôt bien. Angel Densetsu surprendra surtout l’auteur lui-même en ayant un succès assez important au Japon – ainsi si il n’avait prévu que deux tomes à la base, il a du se retrouver forcé à en faire au final une bonne quinzaine. Sa seconde oeuvre, Claymore, a surtout connu du succès chez nous avec son adaptation anime (et de qualitäy) par Madhouse.

Ce qui se démarque principalement chez cet auteur, c’est ce chara design assez particulier, avec des visages à la forme particulière, souvent assez peu détaillés, et des scénarios assez particuliers et souvent, dans le cas de Claymore, bien amené (je vais faire rire des gens dans l’assistance.) Une des principales remarques à faire sur ce manga est d’ailleurs que malgré le pari casse gueule de dessiner des filles qui sont censées se ressembler toutes (toutes blondes, toutes avec une Claymore et toutes habillées pareilles), il arrive plus où moins à les rendre uniques, ce qui prouve qu’il maîtrise les coupes de cheveux. Ah, et il ne fait jamais de fanservice, au moins dans sa dernière série. C’est effrayant de sérieux.

Kentaro Miura
Berserk (Glénat), Japan (Glénat)

Quand je serais grand, je serais Gust

Né le 11 Juillet 1966 et étant agé depuis peu de l’âge de 43 ans, cet homme dessine donc Berserk, un manga sanglant qu’on ne présente plus, que tout le monde aime beaucoup et qui fait la joie des fnacs en raison de sa couverture plastifiée qui évite aux gens de prendre trop de place dans le rayon manga en le feuilletant. Si je tape un paragraphe sur Kentaro Miura alors que Berserk nous détend et nous fait rêver depuis 1990 c’est qu’il de plus en plus connu pour trouver le plus d’excuses possibles pour ne pas sortir un épisode de Berserk, une de ses dernières « excuses » étant, je cite et je ne l’invente pas: Je passe trop de temps sur Idolm@ster. Oui on parle du jeu ou on doit gérer son idole moe. Et quand il ne joue pas à Idolm@ster, il squatte le youtube japonais, aka Nico Nico Douga. Bref, c’est le plus grand procrastinateur de tous les temps, quelle honte !

Mais Berserk c’est très bien. Et c’est pour ça que c’est une honte !

Megumu Okada
Saint Seiya G (Panini), Nirakanai (Delcourt)

Bah
Né le 15 Mars 1971, natif donc du Signe des Poissons, Okada est l’homme au dessin le plus surchargé de tous les temps. Après avoir réalisé pas mal de titres dont Nirakanai (une histoire à base d’esprits, de dieux), il se voit confier la lourde tache de réaliser la préquelle des chevaliers du Zodiaque, sous la supervision du grand créateur original (Masami Kurumada) et la surveillance rapprochée de toute la fanbase de la série avec des chevaliers dorés dedans.

Première réaction: « OMG NOS CHEVALIERS SONT DEVENUS DES FEMMES. » Seconde réaction: « Ah non, autant pour moi, Aphrodite à l’air masculin. » Troisième réaction: « OMG MAIS LES AUTRES. »
En fait voilà, le style de Megumu Okada est très particulier: si vous pensiez que Kitoh dessinait des maigres, alors Okada dessine des anorexiques au stade terminal, le tout avec un style très souvent proche de l’androgynie totale et la plupart de ses oeuvres sont d’ailleurs déporvus de la moindre femme – qui la plupart du temps ressemblent à des hommes et ne sont pas très généreuses en…. fanservice. En outre il dessine par ordinateur et semble avoir peur du vide. Là ou les mangakas classiques n’ont pas peur de mettre un fond blanc derrière leurs personnages, Okada se sent toujours obligé de dessiner un fond. Si ils sont très beaux, ça rend la lecture du manga terriblement chargé et donc pas forcément agréable à la vue, offrant très vite un mal de tête généralisé. Il dessine très bien certes, mais si il pouvait se calmer un peu parfois, ça serait bien. Puis scénaristiquement, le coup du « je suis un dieu je dirige les humains tu ne peux rien faire – SI CAR LES HUMAINS SONT FORTS » c’est cool une fois, mais quitte à ne manger que de ça… 🙁
Et en plus pour un Poissons, son Saint Seiya G manque sérieusement d’Aphrodite QUAND MEME. Il respecte pas son signe. Aucun respect pour d’où il vient.

Takeshi Obata
Hikaru No Go, Death Note (Kana), Blue Dragon (Kana)
Muhu)
Né le 11 février 1969 et donc agé de 40 ans, Takeshi Obata est un mangaka assez prolifique, en permanence sur un projet et ne faisant que rarement le scénario de ses oeuvres. Il est principalement connu pour être le dessinateur de Death Note, ce qui est désormais vendu à toutes les sauces par les éditeurs divers et variés, fiers d’avoir quelque chose « avec le dessinateur de Death Note » – toute la promotion autour du très moyen Blue Dragon tournant un peu autour de ça. Est devenu si célèbre avec Death Note qu’il peut tout se permettre, y compris faire le chara-design d’un jeu Castlevania. Est sans doute une des rares personnes à connaître l’identité de Tsugumi Oba, le mystérieux scénariste dont on ne sait rien (même pas le sexe) derrière Death Note et Baku Man, deux séries illustrées par Obata.

Son style de dessin est très agréable à voir, pas trop chargé, il semble faire preuve de soin sur ses oeuvres (en tout cas plus que l’auteur de cet article pour relire les siens) et évite les erreurs grossières. Et surtout les artworks d’Obata sont très beaux, très bien foutus et permettent en outre une création quasiment illimitée d’avatars sur Internet. Et il réussit plutôt bien les expressions du visage de ses personnages, qui sont tous des beaux gosses en puissance d’ailleurs. Sauf dans Hikaru No Go parce qu’ils sont trop jeunes pour être beau gosse.

Eiichiro Oda
One Piece (Glénat)
Oh

Si il ne fallait garder qu’un auteur de shonen à succès sur cette première décennie du troisième millénaire, ça serait sans doute plus Oda que le reste. Bleach et Naruto ont un succès retentissant aussi, mais One Piece a lui aussi un succès retentissant et surtout depuis encore plus de temps que ses concurrents: là ou Naruto n’existe que depuis 8 ans et Bleach que depuis 7 ans, One Piece existe depuis 12 ans et à chaque semaine son chapitre habituel sans compter qu’Oda rappelle bien ses ambitions, en nous rappellant régulièrement qu’on est qu’a la moitié.

Après, son oeuvre phare est One Piece qui est sans doute un des mangas les plus abordables qui soit (combien d’amis de mon entourage lisaient One Piece mais pas d’autres mangas ? Beaucoup !) et cumule à la fois une équipe attachante de personnages principaux, le tout combiné à un univers vraiment imaginatif, différents d’un arc narratif à l’autre. Le tout avec un style graphique unique qui a la particularité d’éviter des personnages qui se ressemblent trop, et qui se révèle souvent assez chargé en détails. Si j’ai personnellement beaucoup de mal avec One Piece (en partie à cause du style graphique que je trouve parfois trop bordélique), je ne nie pas pour autant ses indéniables qualités et le fait que cette histoire de pirates parcourant plein de mondes à l’ambiance différentes et affrontant à chaque fois des gens totalement différents se démarque franchement du lot et fait de Oda notre monstre contemporain du shonen dont on dira encore du bien dans 20 ans. Un peu comme Toriyama, dont il se réclame beaucoup d’ailleurs.

Hiro Mashima
Rave (Glénat), Fairy Tail (Pika Edition)

Yahou

« Eh ! Son style ressemble beaucoup trop à celui d’Eiichiro Oda ! »
« – C’est normal mec, il a été son assistant sur One Piece pendant pas mal de temps ! »
« – Ah ? Bon, j’imagine que c’est normal alors. »

Né en 1977 et donc agé d’uniquement 32 ans, Hiro Mashima est à jamais « le type qui a été assistant d’Eiichiro Oda ». Il faut dire que les styles des deux hommes se ressemblent pas mal, particulièrement au niveau du chara-design des personnages (surtout quand ils prennent leurs tronches de débiles), et que leurs histoires partagent la même passion pour les univers oniriques et les bastons un peu bordéliques. Bref, c’est l’élève parfait d’Oda, qui se prépare à refaire ce qu’a fait son maître et tout va bien dans le meilleur des mondes.

OU PAS.

En effet, Hiro Mashima contrairement à ce qu’implique la légende n’a jamais été ni assistant ni lié de quelques façons que ce soit à Oda. Propos répétés par l’agent de l’auteur (une source fiable donc, vous en conviendrez) qui confirment même que jamais Mashima n’a été assistant de qui que ce soit. Soit. Alors pourquoi Mashima a un style si proche d’Oda ? Mystère et boules de gommes. Reste que cet auteur peine à faire un chara-design qui se diversifie un tant soit peu: le héros de Rave et de Fairy Tail ont exactement la même tronche, et tous les personnages féminins n’ont de différence que les cheveux ou la taille. C’en est parfois confus. Néanmoins, c’est un des rares auteurs à avoir terminé son shonen à rallonge publié dans Jump, ce qui est quelque chose d’assez rare dans ce monde de brute. Ok il en a fait un nouveau juste aussitôt derrière, mais c’est l’intention qui compte.

Ken Akamatsu
AI Non Stop! (Pika) Love Hina (Pika), Negima (Pika)

L'enculé, c'est le seul à avoir des images en couleur !

Né le 5 Juillet 1968, agé de 41 ans et ressemblant étrangement physiquement au héros de Love Hina, Ken Akamatsu est un auteur de choses grivoises et mignonnes qui savent toucher un public large et admiratif. A échoué deux fois le concours pour entrer à Todai, la plus grande université de le monde du Japon, et il a du par conséquent faire autre chose de sa vie et s’est donc focalisé sur la création de mangas, avec comme première oeuvre AI Non-Stop! (que Pika vend sous l’indication « par l’auteur de Love Hina »), avec un héros masculin qui n’y connaît pas grand chose à la vie, excepté l’informatique, qui va donc faire la découverte de plein de jeunes filles mignonnes, sexy, mais surtout virtuelles et qui vont lui imposer de se trouver une véritable petite amie. Une oeuvre assez légère et assez ecchi par moment. Arrive ensuite Love Hina, avec un héros masculin qui n’y connaît pas grand chose à la vie et qui va donc faire la découverte de plein de jeunes filles mignonnes, sexy mais surtout membres de la pension qu’il doit gérer. Une oeuvre assez légère et assez ecchi par moment mais qui a eu un boum faramineux et a su marcher du tonnerre aussi bien au Japon qu’aux Etats-Unis ou en France.
C’est donc sur ce succès qu’il se lance (enfin on le force un peu on va dire) dans Negima, avec un héros masculin qui n’y connaît pas grand chose à la vie parce qu’il a 10 ans et qui va donc faire la découverte de plein de jeunes filles, mignonnes, sexy mais surtout ses élèves puisqu’il est professeur et qu’il est magicien. Une oeuvre assez légère et assez ecchi mais qui arrive peu à peu à sortir du cadre un peu répétitif auquel Akamatsu nous avait habitué pour devenir une véritable oeuvre d’aventure tout à fait sympathique et respectant les règles classiques du shonen.

En plus de faire des oeuvres finalement bien dessinées et mettant bien en valeur les atouts pulmonaires de ses jeunes filles pourtant mineures pour la plupart, Akamatsu est aussi connu pour avoir officié un petit moment dans un cercle amateur nommé cu-little2 ou il faisait entre autres des doujinshi hentai basés sur Final Fantasy 7. Comme quoi on peut faire des gros trucs et rester adepte des choses simples qui font plaisir (au sens propre sale du terme.)

Yoshihiro Togashi
Hunter X Hunter (Kana)

Yukilalalalayéyé

Togashi a trois particularités: celles d’être le mangaka créateur du très très bon shonen Hunter X Hunter (et du tout aussi sympa Yu Yu Hakisho, débuté en 1998, qui a connu un très très bon succès de part le monde, surtout en considérant l’immense fanbase encore présente et patiente sur Internet. La seconde particularité, plus frivole, est de s’être marié à la mangaka de Sailor Moon. La troisième particularité c’est qu’il prend très souvent des pauses. Très très souvent. Dès lors commence le grand jeu de l’Internet, c’est à dire de trouver la rumeur la plus inquiétante à son sujet. Tout y est passé: de la plus plausible (il serait assez malade) à la plus alarmante (il a eu un accident de moto), en passant par les plus amusantes (il s’occupe de sa famille LOL) ou les plus absurdes (il est devenu justicier dans la ville.)
En fait Togashi est un peu comme Miura, sauf que lui on a carrément pas de nouvelles, et depuis janvier, les fans de Hunter X Hunter sont sans nouvelles de leur héros. A partir de là commence la légende…

Autres auteurs divers et variés…

Des types qui ont tellement de succès qu’ils ne méritent pas d’être dans la liste des 10 tellement on est underground ici. Déjà apprenez à reconnaître le nom des auteurs des plus gros succès shonen de ces dernières années: Masashi Kishimoto est ainsi lié à Naruto tandis que Seishi Kishimoto est son frère jumeau et est lui lié à Satan 666 mais son nom est plus rigolo à signaler que le shonen en question. Tite Kubo est la tête pensante derrière le scénario -inspiré par Shopenhauer- de Bleach. Ai Yazawa est l’auteuse de Nana et celle qui a pas pu venir à la Japan Expo 2009. On ne présente plus CLAMP mais on en reparlera dans un des deux derniers articles. Hiromu Arakawa est la jeune dessinatrice derrière Full Metal Alchemist et a appris à dessiner en même temps qu’elle gérait la ferme familiale, sexy non ? Akira Toriyama est un dessinateur assez obscur qui se content de faire du chara-design pour des jeux qui n’ont jamais connus le succès (surtout au Japon !) après avoir fait un shonen trop long et pas super bon qui se nommait Dragon Ball – entre autres. Naoki Urasawa est le créateur de Monster ou de 20th Century Boys. Masami Kurumada est le type qui sait pas dessiner Saint Seiya mais qui a tenté de le faire pendant 28 tomes. Phillipe Cardona est un dessinateur français très sympathique. Enfin quitte à citer Toriyama et Kurumada qui ont inspirés nombre de mangakas contemporains, il faut citer aussi Hirohiro Araki, auteur de la saga des Jojo’s Bizarre Adventure qui depuis 1987 ravi petit et grands. Et enfin Akira Itô est le type derrière Yu-Gi-Oh!R et je suis sûr que vous en sortez plus grandi de savoir que c’est lui le créateur de ce truc.

Et quitte à monter un peu dans les époques, on ne sait jamais ça peut servir, et avec l’aide de Gemini pour ses articles forts en chocolat, vous avez Go Nagai, l’homme derrière Goldorak, Cherry Miel / Cutie Honey, ou Devilman entre autres et Osamu Tezuka qui est derrière le sublime, magnifique, génial, extraordinaire, surpuissant Histoire des 3 Adolf. Mais aussi de nombreux autres mangas depuis le milieu du XXe siècle. Une grande ponte que j’ai honte de ne pas avoir cité de base. Les séances d’émasculation publiques seront hebdomadaires désormais.
MAIS Il en manquera toujours, et c’est avec tristesse que je vous recommande vous aussi dans les commentaires de montrer votre amour pour ces mangakas qui seront à jamais marqués comme oubliés par Amo. A noter que « oh putain connard t’as oublié Leiji Matsumoto, l’auteur de manga aussi surpuissants qu’Albator, Gun Frontier, Yamato, Galaxy Express ou bien encore Otoko Oidon, et dont le chara-design est encore inégalé de nos jours, va te faire enculer par un DAI-0487b » n’est pas une bonne manière de montrer votre amour. Même si c’est tout à fait vrai que le chara-design de Matsumoto est encore inégalé de nos jours.


Et n’oubliez pas: il n’y a pas de trollages stupides avant que vous n’en postiez un.

PS: En complément de l’article sur les studios d’animation, Gemini offre un bel article sur TMS.

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