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Ré-ré-ré-ré-ré-répétition (Sorties mangas du mois)

Un tacle se cache dans cet article, sauras tu le retrouver ?

En France, le rythme de parution des mangas est, je ne vous mentirais pas, très souvent du un tome tous les deux mois, jusqu’a ce que la maison d’édition se rende compte qu’elle rattrape déjà les japonais et qu’il est temps de passer à du un tome tous les six mois. Et croyez-le, ou pas, la fin d’année est assez virulente niveau sortie. Si Glénat, traditionnellement, ne sort rien en décembre, le mois d’octobre et novembre sont très souvent l’embouteillage et les fnacs du monde entier ne savent point que faire de tous ces nouveaux tomes et nouvelles séries bizarres. Mais là, chose amusante, le mois de septembre est également un bel embouteillage. La raison ? Bah désormais il est traditionnel pour toutes les maisons d’éditions de sortir des tonnes de nouveautés à la Japan Expo. Et comme du coup ils gardent leur rythme de tous les deux mois, bah deux mois après la Japan Expo, devinez quoi ? Les nouveautés récupérent un tome supplémentaire. Le mois de septembre est donc résolument chargé, et ce n’est pas prêt de s’améliorer (même si du coup on se met à espérer que octobre sera plus gentil.) Car même si un manga est finalement peu onéreux, bah plusieurs mangas cumulés ça fait beaucoup d’argent, quelle tristesse !

Revenons donc sur la quantité astronomique de sorties, ce qui me donne en plus l’occasion égocentriquement de donner mon avis sur les séries en question. Si ça c’est pas du journalisme total !

Par exemple, j’ai jeté un oeil au second tome de Narutaru et je reste assez surpris de cette réedition. Vous n’êtes pas sans savoir que Narutaru avait été acquis par Glénat il y’a longtemps et qu’il avait publié ça avant de s’arrêter au troisième ou quatrième tome en se rendant compte que ce qu’ils publiaient n’étaient pas aussi mignon qu’ils croyaient et qu’ils vendaient, présentant ça comme un truc pour enfants pokémon-like tout ça, malgré un tome 1 qui déjà envoyait pas mal du bois, entre autres avec une fille qui envisageait sérieusement la scarification. Pas très pokémon-like ça. Et force est de constater que Glénat semble sans doute réediter (haha jeu de mot) la même erreur, en présentant sur sa 4e de couverture le manga comme quelque chose de très enfantin tout ça. Aucun avertissement, rien. Ok les deux premiers tomes sont encore assez souples, mais dès qu’on va parler de viol à coup de tubes à essais et autres grosses effusions de sang, ça va surprendre. Une pastille « pour public averti » aurait été de bon aloi, et si Glénat se re-rend compte dans deux tomes qu’ils publient pas le truc qu’ils pensaient et annulent à nouveau la sortie des tomes suivants, ça va être assez violent.

Mais bon, ils sont grands, ils font ce qu’ils veulent après tout.

ZETSUBOUSHITAAA !

Par contre, toujours pas mal de kudos pour Pika. Adapter Sayonara Zetsubou Sensei dans la langue de Molière s’annonçait comme un joli calvaire, ils ont réussis à bien prendre le virage, entre autres grâce à ces bonnes vieilles pages de notes à la fin de volume, et une adaptation globalement aux petits ognions, avec explications des jeux de mots, et caetera. Le tome 4 n’échappe pas à cette régle et c’est toujours un plaisir de lire les aventures de Monsieur Désespoir, qui semble en plus jouir d’un petit succès d’estime de par chez nous. Si vous ne connaissez pas encore cette série, jetez vous dessus, c’est un véritable joyau qui cumule un style graphique unique, des personnages complets, une légerté de ton de bon aloi en plus d’une justesse presque déstabilisante dans la vision de la culture japonaise actuelle. Et en plus l’adaptation français est top, et lire un seul tome de Sayonara Monsieur Désespoir prend presque autant de temps qu’en lire deux de n’importe quelle autre série.

Autre série au succès d’estime particulièrement important et qui commence même à carrément percer, tout en déchaînant sur son chemin nombre d’éloges et de compliments, c’est Mirai Nikki, œuvre approuvée par le forum Thalie et dont je parle en boucle depuis un an donc je vais cesser. Casterman fait un excellent boulot dessus, ayant compris le potentiel commercial de ce manga et offre donc là aussi une très bonne adaptation, avec du beau papier épais, qui donne l’impression d’avoir un gros pavé entre les mains. Le tome 3, sorti le 9 septembre dernier, est lui aussi une très bonne réussite éditoriale, même si il couvre le chapitre de Mirai Nikki que je trouve, après un certain recul, comme le plus ennuyant de la série. D’un coté, on ne va pas s’en plaindre: ça reste de plutôt bonne qualité, et ça continue d’affirmer Mirai Nikki comme une oeuvre ou chaque arc est différent du précédent, ou chaque numéro qui entre une scène crée une ambiance différente, et où à chaque fois Yuno et Yukiteru semblent repartir de zéro. Un manga très attachant, qui reste exceptionnellement passionant, en plus de ne pas hésiter à être over the top, ce qui déchire toujours

(En parlant d’over the top, ne faites pas l’erreur d’acheter le manga Code Geass qui sort chez Tonkam à la fin du mois, il est tout pourri, attendez Nightmare of Nunnaly plutôt !)

Niveau DVD, outre l’apparition dans toutes les fnacs du monde de coffrets Dybex à 20€ (la moitié d’Evangelion ou de Samurai Champloo à 20€ – ou l’intégrale d’Hellsing au même prix), il y’a aussi Kaze et ces 11 épisodes de Soul Eater pour 40€ (si vous achetez à la fnac dès maintenant) / 50€ (partout), pas les plus intéressants de la série (le début de Soul Eater est assez long, pas forcément passionnant, bref pas l’exemple de la meilleure introduction de tous les temps) mais bon, ça peut valoir le coup.
A noter que JUSTEMENT, le manga a coté, sortait dans son magnifique tome 5, c’est à dire le tome où tout commence vraiment scénaristiquement, où on a Médusa au sommet de son art, des combats de folie, des dialogues virils et bien aménés et plein d’autre truc qu’on ne peut décemment détester, sauf si on a pas de goût et qu’on passe son temps à détester des trucs pour les défoncer sur son blog dans des élans de mauvaise foi gratuite juste pour montrer qu’on a pas les mêmes valeurs et qu’on est pas aussi naïf que le reste de l’humanité. Des gens ont chiés sur Soul Eater: la vengeance divine doit donc se faire et la marque de la honte s’imprimer éternellement sur leur main.

Ah oui, puis on a aussi la sortie du volume 2 de Tengen Toppa Gurren Lagann, avec un super artwork de Nia sur la jacquette, et la présence de l’OST avec l’édition collector: exactement le moyen de payer 50€ 60€ avec le sourire (les 50€ c’est si vous achetez le coffret en convention), d’autant que je rappelle à quoi point je surkiffe la VF de TTGL qui ne fait vraiment pas honte à l’original, jamais. Paraît d’ailleurs que certains japs préférent la VF à leur VO, ce qui est franchement sympa.

Mais bon bref.

Et ce n’est pas fini !


Highschool of the Dead sort son deuxième tome (plus de zombies, de sang, de références à Shaun of The Dead !), les shonens du moments sortent tous un nouveau tome histoire de (Bleach et le tome 34 aka « la meilleure couv de tous les temps »; One Piece et le tome 51, dernier tome avant l’année prochaine puisqu’ils sortiront en novembre un data book ; le pitoyable Fairy Tail et son tome 8 qui semble de plus en plus s’enfoncer dans des clichés et du manichéisme en veut tu en voilà ; Tsubasa Reservoir Chronicles tome 23… ; D-Gray Man et son tome 17, Air Gear…), Asuka sort une grosse et belle édition deluxe du paraît-il excellent « Très cher frère » qui est déjà introuvable, Saint Seiya G sort le tome 16 qui commence à couvrir des événements que j’ignorais complétement mais qui sont encore un excèse d’Aiolia (à quoi bon faire un truc sur les chevaliers d’or si l’auteur n’en utilise qu’un) et un style graphique de plus en plus illisible.
On a aussi le très médiocre manga d’Haruhi, et le volume 2 ne rattrape pas tellement le volume 1. Pas à mon avis le meilleur moyen de faire grâce à l’univers, mais tellement plus accessible que le bouquin introuvable et que les dvd unitaires super chéros (et introuvables en boutique normale), ce qui force à me faire dire que… bon au moins les gens auront eus contact avec l’univers de manière assez accessible.

(D’ailleurs j’ai vu Les Soupirs d’Haruhi Suzumiya, c’était super bien et ça clôture de bonne façon Haruhi 2009. Maintenant me demandez pas un jugement sur l’intégralité de la saison, c’est chaud, Endless Eight trouble les cartes.)

Bref un mois de septembre chargé, ne manque plus que NHK et toutes les séries que je suis en ce moment sont là. Ah, et je n’ai pas parlé du tant attendu coffret intégrale Full Metal Alchemist qui contient les 52 épisodes pour 60€ et qui sort la semaine prochaine. Violence, Noël est déjà en avance. Et je vous parle de la saison d’automne qui commence la semaine prochaine et qui nous permettra de télécharger voir plein de nouvelles séries dont celle que j’attends avec impatience depuis deux bons mois…
Kobatoooo.jpg

Plus les trailers et les annonces passent, plus je pressens du bon Madhouse pour ce Kobato, vous savez le Madhouse qui a adapté plutôt pas mal Death Note et Claymore (bon on oublie la fin inventée n’importe comment), et sur qui on peut compter pour avoir le beurre, l’argent du beurre et la fille de la cremière.

Kobato à la base c’est un manga de CLAMP dont le premier tome est sorti chez nous à la fin du mois dernier dans sa belle couverture rose fluo, et qui raconte donc l’histoire de Kobato, une jeune fille qui doit apprendre à s’intégrer dans le Japon moderne tout d’abord, puis qui très vite devra remplir une bouteille en soignant la peine chez de nombreuses personnes. Une fois cette bouteille pleine, elle poura réaliser son voeu. En outre, elle ne doit jamais, au grand jamais, enlever son chapeau… Un scénario pas trop mal, mais sublimé sur le papier par des personnages très attachants, à commencer par l’héroïne éponyme, Kobato, qui, ignorant tout du monde moderne et apprenant à quoi il ressemble via les dramas et autres émissions, fait preuve d’une innocence et d’une maladresse véritablement… hilarante. Globalement, il s’agit sans doute de l’oeuvre la plus légère de Clamp et ça fait en permanence du bien là ou ça passe, c’est non seulement loin d’être stupide mais aussi drôle et revigorant. Bref, j’adore.

En outre, j’apprends que Megumi Nakajima interprétera l’ending (en plus de la voix de deux personnages jumeaux), ce qui suffit à me mettre définitivement en joie, d’autant que le trailer est loin d’être castrateur, et que Sakamoto fera celui d’ouverture. Et en bon FANBOY je suis en joie.

Bon, tout ça c’est bien sympa (bien qu’un peu inutile), et je suis absent ce week-end, ce qui vous touchera peu je l’imagine: je serais samedi soir à Bercy pour mater CM Punk humilier Matt Hardy (owi), et le dimanche après-midi sans nul doute au festiblog, histoire de m’imprégner de l’univers blog BD à fond et dire du mal de Maliki derrière son dos dans sa queue. Ca peut être intéressant. Mon chapeau et mes cheveux blonds de retour à Paris pour la première fois depuis la Japan Expo, ça m’a presque manqué :(.

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