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Clock Tower

Article écrit par Ayrth dans le cadre de la semaine thaliste.

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Comme je vous avais prévenu sur Thalie, je vais profiter de cette semaine thaliste pour promouvoir un jeu de QUALITÉ. Ce jeu vidéo de QUALITÉ c’est Clock Tower, l’un des premiers survival-horror et l’un des jeux vidéos les plus effrayants EVAR §§§

Clock Tower c’est avant tout un jeu Snes ( ou Super Nintendo pour les perfectionnistes ou Super Famicom pour le puriste qui m’envoie une lettre d’insulte car le jeu n’est jamais sorti en occident ou Syndicat National des Enseignants du Second dégré pour le français moyen qui s’est retrouvé là par hasard) sorti au pays de ceux qui bossent 25 heures sur 24 pour se payer du poisson cru ( ou le Japon pour ceux qui ne comprennent pas cette subtile paraphrase ) fin 1995 ( ou le 14 mai 1995 pour Kitsu Chiri ). Je préviens tout de suite les deux next-gen/HD/3D whore qui sont sur le point de s’évanouir que, malgré une réalisation graphique évidemment en deçà des standards actuels ( et même d’autres jeux de la même époque ), cela ne rend pas pour autant le jeu « moche » et il faut faire preuve de mauvaise volonté pour être rebuté par l’aspect graphique du jeu.

Avant de parler du jeu en lui-même, il faut évoquer le scénario qui n’est pas exceptionnel mais qui a au moins le mérite d’exister et d’inclure un gros plot twist pendant le jeu. Le joueur incarne Jennifer une jeune fille de 14 ans qui est orpheline ( oui c’est un cliché mais ça a une certaine importance dans le scénario). Jennifer et trois amies, orphelines elles aussi, vont être adoptées par Simon Barrows, un noble qui possède un manoir donnant son nom au jeu. Arrivées au manoir, Mrs Mary, leur tutrice, va s’étonner de l’absence de Barrows et elle va aller le chercher. voix off de reportage Et là, c’est le drame. /voix off de reportage Par une incroyable facilité scénaristique, le moment que va choisir jennifer pour aller chercher Mrs Mary qui n’est toujours pas revenue est celui que vont choisir les trois autres filles pour disparaître mystérieusement. C’est après avoir entendu leurs cris que le cauchemar commence.

Dès que vous prendrez le contrôle de Jennifer vous allez vous rendre compte que le gameplay est loin d’être évident. Il ressemble à celui d’un point and click : la croix directionnelle sert à déplacer un curseur qui change de forme lorsque Jennifer peut interargir avec un objet. Ensuite, il suffit d’appuyer sur Y pour que Jennifer interagisse avec l’objet sélectionné. Si aucun objet n’est sélectionné Jennifer marche dans la direction que vous lui avez indiqué. L’autre bouton le plus utile est le bouton B, dans des conditions normales il ne sert à rien mais lorsque le portrait de Jennifer (qui est toujours affihé sur l’écran) clignote, c’est-à-dire lorsqu’elle est dans une situation où elle risque sa vie, il faut le bourriner comme un shmuppeur fou pour réussir à survivre. Ces phases de bourrinage viril peuvent être rendues plus ou moins difficiles selon la couleur derrière le portrait de Jennifer. Elle peut changer en allant du bleu (état normal) au rouge (panique intense) si Jennifer a peur ou fait un effort physique ( notamment lorsqu’elle court).

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Après s’être habitué à ces contrôles on peut apprécier pleinement le jeu. Mais apprécier n’est sûrement pas le terme le plus approprié car pendant tout le jeu vous allez avoir PEUR. En effet, contrairement à la plupart des survival-horror actuels dans lesquels vous jouez un héros au corps d’athlète équipé de diverses armes à feu, dans Clock Tower vous jouez une jeune fille sans aucun moyen de se défendre contre le scissorman, un gamin difforme armé d’une paire de ciseaux géante. Ici, si vous voulez survivre, vous n’avez que vos jambes pour courir et votre cerveau pour réfléchir au meilleur moyen d’échapper au scissorman qui peut apparaître n’importe quand et de n’importe où. Une fois que la poursuite aura commencé votre seule chance de lui échapper sera de trouver un moyen de se cacher (ou de profiter de votre connaissance du jeu pour se rendre dans une des pièces dans lesquelles le scissorman n’apparaît jamais). Les phases de poursuite sont rendues plus angoissantes encore par leur musique, c’est d’ailleurs l’un des rares moments pendant lequel il y a de la musique.

Heureusement, une partie ne dure que peu de temps car le jeu se finit très rapidement, ile ne dure pas plus de deux ou trois heures voire moins si vous le connaissez bien. Mais la durée de vie reste correcte car il n’y a non pas une, pas deux mais NEUF fins différentes (quatre bonnes, quatre mauvaises et la fin cachée qui fait office de perfect end). En plus de cette débauche de fins les développeurs ont eu une idée simple mais très ingénieuse : utiliser le hasard. En effet, au début de chaque partie, la magie de l’aléatoire permet de faire en sorte que les pièces ne soient pas toujours au même endroit, que certains objets apparaissent ou n’apparaissent pas et même que certains évènements n’arrivent pas toujours. Et cette idée de génie, même si son application est assez limitée, permet de faire en sorte que deux parties consécutives ne se ressemblent pas et justifie l’obtention des neuf fins.

Je pense donc qu’après avoir lu cet article vous comprenez pourquoi Clock Tower est THE survival-horror et pourquoi vous devez vous ruer dessus tout de suite. Pour y jouer il y a deux solutions:

  • si vous parlez japonais et vous avez une Super Famicom (soit 0,001% des lecteurs de cet article), il suffit d’acheter le jeu original au Japon
  • si vous parlez anglais, vous pouvez vous tourner vers l’emulation car Aeon Genesis a publié un patch de traduction en anglais (je vous encourage d’ailleurs à vous intéresser à la liste de jeux qu’ils ont traduit car elle comporte des jeux très intéressants). Je vous laisse trouver la ROM sur votre site d’emulation préféré. Pour que la ROM soit traduite vous pouvez soit la télécharger déjà patchée soit la patcher vous-même avec l’utilitaire LunarIPS.

Si vous voulez plus d’informations sur le jeu, ses différentes versions et ses suites allez sur clocktower.fr, le site francophone de référence sur la série ou sur Don’t cry Jennifer si vous n’êtes pas anglophobe.

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DYSTOPIA

DYSTOPIA

DYSTOPIA – A cyberpunk game for source engine

Le site officiel, Le wiki, la fiche moddb, le téléchargement

Pour l’anniversaire de Néant Vert, une petite prose tout en rythme dans un dialogue entre le maître des lieux et l’un de ces fidèles lecteurs. Ce billet est une œuvre de fiction. Toute ressemblance avec la réalité est à imputer à cette dernière.

Amo: Je compte vous laisser la possibilité d’écrire un article sur un sujet qui vous passionne.
Moi: Bonne idée, je vais vous parler d’un FPS en ligne qui est awesome.

Amo: Je palpite d’impatience, vite un nom.
Moi: DYSTOPIA sera l’élu de la conversation

Amo: Dystopia, le mod cyberpunk porté sur le moteur source, je crois?
Moi: Celui là même, mais un portage sur le moteur de l’orange box est à prévoir pour la 1.3.

Amo: Pfu, un mod… encore un jeu qu’on télécharge, essaye si on arrive à le lancer et qu’on balance…
Moi: Que néni, Le mod est téléchargeable directement sur la plateforme steamworks où la qualité d’un mod est le fer de lance.

Amo: Des lances, des lances, ce n’est pas très cyberpunk tout ça.
Moi: On se rapproche du background à grand pas.

Amo: Mais le cyberpunk est vaste, peux-tu nous en dire un peu plus.
Moi: Okay, laisse moi te l’épluche:

Amo: Non, commence par le titre, DYSTOPIA.
Thom: Le boss, c’est toi.

Amo: Au niveau de l’orthographe, une dystopie est l’inverse d’une utopie.
Moi: Il convient néanmoins de différencier le post-apocalytique comme Mad Max et Fallout de la dystopie.

Amo: Il s’agit d’une anticipation d’un futur particulièrement fade et sombre.
Moi: Le monde n’est pas horrible et dévasté à cause de la chute d’une bombe atomique qui nous a plongé dans la pénombre.

Amo: Ou toutes autres catastrophes mondiales?
Moi: Non, mais bien à cause d’un problème ciblé, d’une volonté politique de mettre en place un système sociale.

Amo: Ce dernier a lamentablement tourné à l’échec.
Moi: Et ainsi entrainé le monde dans le désespoir, mec.

Amo: Le Meilleur des Mondes (1931) d’Aldous Huxley et 1984 (1948) de George Orwell sont connus comme mettant en scène une utopie qui a viré à la dystopie.

Moi: L’armée des douze singes et Blade Runner font parti de ce mouvement.

Amo: Le cyberpunk est une ramification de la science fiction qui met en place une dystopie. Elle s’éloigne de la SF par son côté plausible, point de voyage dans l’espace, d’extra-terrestre et d’autre chose de la même veine.
Moi: On assiste alors à l’impact négatif de la technologie sur l’Homme à travers la fusion de la machine et de l’homme, de la toute puissance de corporation sur la société. L’histoire reste néanmoins concentrée sur le déroulement de la vie de personne ordinaire dans ce monde peuplé de néo punk, hackers, multinationale, drogue, implant, IA… qui leur semble si commun et familier et dans lequel la difficulté d’évoluer n’est pas dû à la technologie mais bien au clivage social. Elle a pour bute de mettre en lumière les défauts de nos sociétés contemporaine.

Amo: J’aime bien les citations, j’en cherche une de pratique.
Moi: Bruce Sterling, (1954) l’auteur de science-fiction américain qui a écrit l’une des nouvelles à l’origine de ce mouvement cyberpunk, Mozart en verres miroirs a écrit : »Le courant Cyberpunk provient d’un univers où le dingue d’informatique et le rocker se rejoignent, d’un bouillon de culture où les tortillements des chaînes génétiques s’imbriquent. « 

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