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Utopiales 2010 – King of Thorn, Fanboys & Redline

Cette semaine a lieu à Nantes le festival Utopiales qui se concentre donc énormément sur l’univers de la SF et du fantastique, avec nombreuses projections. Voilà donc mon ressenti des trois films que j’y ai vu. Je reviendrais plus tard sur la journée Manga-tan du dimanche puisque je m’y rend… demain.

KING OF THORN

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Un peu rendu dans la salle sans trop savoir de quoi ça allait parler, mis à part une indication du genre « y’a un virus dedans », j’ai été très surpris ! Ca raconte donc l’histoire de quelques survivants perdus dans un chateau, en compagnie de pleeeeeein de vilains monstres, appartenant à une grosse corporation qui devaient les cryogéniser et qui au final a un peu pété les plombs pendant que dehors, l’humanité meurt dégommée à coup de virus super glauque. Quand l’animateur a présenté ça comme une fusion entre la Belle au Bois Dormant et Resident Evil, il avait pas forcément tort… La plus grande réussite du film vient au final de son ambiance, super dérangeante, qui fait qu’on passe 1h50 pas forcément dans un super état d’esprit, avec heureusement pas mal de souffles épiques qui viennent contrebalancer, courtoisie du héros badass. Mais ciel, le film cumule aussi pas mal de défauts… une réalisation super molle, de la 3D Sunrise mal branlée, des personnages dont on cherche encore vraiment l’utilité et la nécessité et surtout une fin mindfuck pas forcément super bien appuyée par la réalisation, qui rend le tout encore plus confus qu’il ne devrait l’être. Au final je suis sorti de la salle avec une impression mitigée: je me suis pas vraiment fait chier et au final l’ambiance du truc fait que tous les défauts passent bien mais putain, qu’est-ce qu’ils sont nombreux ces défauts ! Et puis bon, le gamin qui survit du début à la fin, ça fait tellement bof.

FANBOYS

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Attention, c’est très très con ! Racontant l’histoire d’une bande de potes hyper fans de Star Wars qui, en 1998, décident de traverser tout le pays pour permettre à leur pote de mater l’Episode 1 de Star Wars en le… volant chez Georges Lucas. S’en suit un véritable tapis de vannes plus où moins grasses, de références plus où moins subtiles et de caméos plus où moins obligatoire. La salle était supra enthousiaste, supra chaud, et du coup la vision est passée comme papa dans maman ! Mais là aussi le film n’était pas dénué de défauts, avec au final certains caméos un peu génants (Kevin Smith wtf), un humour pas aussi centré sur la saga qu’on aurait pu le penser et puis une certaine vulgarité que certains peuvent craindre… Moi ça va j’ai bien kiffé ! Non contente d’être un véritable hommage à l’esprit geek, le film se révèle un très bon divertissement qui, je pense, saura un peu parler à nous tous: la dernière phrase du film est d’ailleurs super jouissive au final…

REDLINE

HNNNNNNNG

Mais voilà bien le plus important, une des principales raisons pour lequel j’ai fait le déplacement jusqu’a Nantes: REDLINE. Film complétement cinglé, dirigé par la Madhouse, et à l’histoire immense, le film étant en préparation depuis un nombre incalculable d’années (bon, ok, trois ou quatre en fait) ! Racontant donc l’histoire de JP, un pilote qualifié pour participer au Redline, une course automobile ou tous les coups sont permis et qui se déroule illégalement sur la planète un poil crypto-fasciste de Roboworld. Cette participation permettra à la fois de réaliser son rêve mais aussi de se rapprocher de son amour de toujours: Sonoshee McLaren, pourtant une de ses principales rivales…

Redline est un putain de film de ouf. Le scénario n’est qu’accessoire pour permettre aux réalisateurs d’offrir des délires visuels toujours plus incroyables au fur et à mesure de l’avancée du film, de filer des personnages complétement cinglés et incroyablement attachants, d’enquiller les scènes badass comme une boulimique enquille des M&M’s, de faire rire le spectacteur, de le faire s’accrocher à son fauteuil et de le faire ressortir de la salle avec un pantalon trempé au niveau de l’avant jambe. Le seul défaut est sa fin abrupte, qui fait un peu mal au spectateur qu’on est, spectacteur qui veut deux heures de plus, une autre course, d’autres mondes, encore plus de couleurs qui explosent de partout ! Le chara-design est génial, la musique est géniale, les courses sont géniales, les passages plus doux sont géniaux, les personnages sont géniaux, l’univers est génial, les doubleurs sont géniaux… J’ai encore quelques étoiles dans le crâne là…

Vous n’aimez pas trop les sports mécaniques ? PAS GRAVE. On est là dans quasiment une adaptation officieuse de ce qui serait un cross-over entre le casting de F-Zero, les armes de Wipeout et l’univers de Rollcage, la course en elle-même c’est du détail. Redline est un film incroyable, qui prend toute sa puissance au cinéma. Est-ce que le mater sur votre écran de PC aux enceintes légères lui rendra hommage ? Peut-être… Peut-être pas… En attendant, voilà un gros gros coup de coeur que je veux revoir dès que possible !

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