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Mois : octobre 2011

Pensées et captures d’écrans

Pensées et captures d’écrans

Un jour j’ai eu une révélation dans ma vie: on pouvait configurer VLC pour qu’une simple pression sur une touche suffise à faire une capture d’écran automatiquement enregistrée dans le dossier mes images. Depuis cette découverte, quand je mate des animes sur mon pc portable, j’ai souvent un doigt en stand by sur la touche S, prêt à faire des captures d’un peu tout et n’importe quoi. J’ai donc accumulé en trois ans et demi près de 800 Mo de screenshots, ce qui est pas mal mais, eh, pourrait mieux faire.

En attendant, voilà 25 captures, chacunes commentées. C’est l’occasion pour moi de reparler très vite de certaines séries, d’évoquer un point précis dans d’autres ou juste de montrer 2/3 trucs rigolos. J’ai mis le commentaire au sein de la balise spoiler de dotclear, comme ça vous pourrez en plus jouer avec vous-même au jeu du « mais quel anime ça peut-il être dis donc » ! On va dire que ça va servir d’entraînement pour la nocturne de ce week end où, je le rappelle, Thalie est présent en tant qu’asso.

Toutes les captures présentées dans cet article ont été prises entre décembre 2009 et le week-end dernier, et apparaissent dans un ordre quasi-chronologie – de la plus récente à la plus vieille.

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L’épisode 4 de Fate/Zero était encore une fois excellent, et ça devient franchement admirable. Mais ce que je commence de plus en plus à apprécier c’est vraiment le graphisme général de la chose, peu avare en plans assez classieux, ce qui est toujours une valeur ajoutée appréciable. Je ne connaissais que peu Gen Urobuchi avant le début de l’année mais en deux séries, il a su me convaincre et montrer qu’il savait narrer de manière grandiose, avec des événements qui se suivent de manière fluide et naturelle, et où rien ne sort vraiment de nulle part – même si ok la fin de Madoka ok. Alors quand en plus celui-ci est assisté de réalisateurs talentueux et qui savent ce qu’ils font, on ne peut que trouver ça admirable… même si j’avoue que je serais curieux de voir ce que l’homme pourrait faire sur une série moindre. Tout comme j’attends de voir un pilote de F1 comme Lewis Hamilton au volant d’autre chose qu’une des meilleures F1 du plateau… Histoire de voir ce qu’il vaut dans un contexte moins propice quoi…

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Mawaru Penguindrum a deux gros points communs avec Fate/Zero: les deux séries sont toujours en cours et les deux séries sont super enthousiasmantes. Mais ce que j’aime vraiment avec Mawaru c’est le soin apporté aux décors. Ils sont toujours pleins de détails savoureux, quand ils ne contiennent pas des informations cruciales qui ressortiront plus tard dans la série. Et surtout, les décors de Mawaru sont aussi fous que le reste de la série. De la maison tétra colorée des héros de la série en passant par le running gag du métro aérien ET souterrain (cherchez pas, folie) et autres lieux remplis de sous-entendus sexuels subtils, tous les décors sont un véritable plaisir de l’oeil. Ici, je dois avouer que le remake façon « moe » de fresques religieuses est un exemple de ce genre de qualité et a été pour moi source d’un sourire franc qui s’est ajouté à la longue liste des sentiments divers et variés ressentis durant la vision de cette série qui, en 15 épisodes, a déjà su se montrer comme potentiellement cultissime.

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Pensées variées sur Forza Motorsport 4

Pensées variées sur Forza Motorsport 4

Un article sur un jeu de bagnole ! Est-ce que les lecteurs des agrégateurs en auront quelque chose à foutre ? Je sais pas, mais ça sera toujours mieux que les photos de soirées parisiennes de Roxarmy dont on a pas grand chose à branler !

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Alors en janvier 2009 j’avais écrit un billet me plaignant un peu auprès des simulations de jeu de course, mais qui était surtout ciblé sur Forza Motorsport 2, qui est un jeu que j’avais vraiment détesté tellement il suintait l’ennui et, plus généralement, l’ersatz. Vous vous souvenez quand vous aviez été 14 ans et que vous faisiez des RPG RPG Maker qui étaient des ribambelles de références et de pompages d’autres jeux ? Et bien Forza 2 c’était la même chose, mais envers Gran Turismo 4.

J’ai beaucoup joué à chaque volet de la saga Gran Turismo -excepté le cinquième parce que, ho, j’ai pas de PS3 – et je ne pense pas que je puisse dire que j’attendais vraiment ce Forza 4, restant sur mon avis envers le deuxième volet qui, évidemment, ne m’engageait guère à redonner une chance à la saga. Pour tout vous dire, je pensais plutôt investir dans F1 2011, malgré le fait que j’ai parcouru le volet 2010 de fond en comble et que les changements ne sont guère révolutionnaires d’un volet à l’autre. Et au final on m’a mis le jeu entre les mains et, en totale surprise, j’y ai joué une trentaine d’heures en une semaine, voire peut-être plus. Forza Motorsport 4 est un excellent jeu. Je vais ici essayer de développer quelques unes de mes pensées vis à vis du jeu.

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Mais avant tout parlons de ce que je considère être encore une fois l’énorme défaut du jeu: ses circuits. Ses environnements plus généralement. Eh non, Forza 4 ne vous propose toujours pas de courses sous la pluie où de courses nocturnes. Et non, Forza 4 ne possède pas un choix très excitant de circuits. Ni très original d’ailleurs. A l’heure où tout autour du monde nous avons des circuits intéressants et qui auraient tout à fait leur place dans un jeu de voiture, Turn 10 continue à se limiter aux circuits des Etats-Unis, d’Europe de l’Ouest et du Japon, en nonobstant tout le reste du monde. Tant pis si des circuits intéressants se situent en Amérique du Sud, tant pis si l’Europe de l’Est et le Moyen-Orient s’y mettent, tant pis si il y’a d’autres pays au fort patrimoine automobile au sud du Japon, on reste sur des circuits vus et revus. Encore Laguna Seca. Encore le Nordschleife. Encore le Mugello. Encore Suzuka. Encore Motegi. Encore Tsukuba. Le jeu ne se démarque juste pas une seule seconde de Gran Turismo sur ce plan là et n’ose pas proposer de circuits « nouveaux », de circuits intriguants et intéressants. Et se révèle même être totalement dépourvu de deux où trois circuits urbains !

Car oui, le problème est là: Laguna Seca on le bouffe dans un peu tous les jeux de courses depuis GT2. Le Nordschleife est devenu un running gag depuis GT4 où tous les développeurs du monde semblent avoir découverts ce circuit. Et putain, même six ans après GT4, Tsukuba n’est toujours pas un circuit intéressant ! Et les circuits « inédits » du jeu, ceux inventés par l’esprit du développeur, restent tout de même peu inspirés, semblant tous plus où moins faire référence à un circuit de Gran Turismo: le Sedona Raceway à un faux air de Red Rock Valley (y’a même l’anneau de vitesse), Maple Valley est votre Autumn Ring du pauvre, le circuit alpin était déjà là dans GT2 et GT5 Prologue, enfin Gran Turismo 5 rajoute Indianapolis aux circuits de la saga ? Et bah Forza 4 le fait aussi ! Bref comment est-ce que le jeu veut se démarquer si il propose des circuits soit déjà vus dans tous les jeux de F1, soit déjà vus dans Gran Turismo ? Codemasters avait fait les choses de manière plus intéressante dans sa saga GRID, en rajoutant des circuits comme Istanbul, Donington, bref des circuits pas forcément vus ailleurs, qui amènent du neuf dans le petit monde de la simulation. Mais non, Turn 10 prend un peu trop à coeur le concept de faire « le Gran Turismo de la Xbox » et en oublie de se forger ses propres originalités. Quitte à taper dans les circuits cultes, pourquoi en oublier Monza, Spa ? Parce que Gran Turismo ne l’a pas encore fait ? Pitié !

Enfin, oui, comme dit plus haut, il reste assez étrange de leur part de nous « oublier » des conditions particulières: pas de circuits urbains, pas de circuits nocturnes, pas de conditions climatiques. Pourquoi oublier de faire ce qu’un jeu de F1 fait sans problèmes ? Il ne faudrait pas trop révolutionner la formule non plus, eh !

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Seto no Hanayome – La Petite Sirène est une yakuza

Seto no Hanayome – La Petite Sirène est une yakuza

Ok y’a deux semaines, dans mon article sur Strike Witches, je languedeputais un peu sur le studio Gonzo et il est vrai que je n’en pense pas forcément du bien. Malgré tout, force est de constater que certains animes qu’ils ont produits se révèlent intéressants, voire très bons: Bokurano, Bienvenue dans la NHK, la première saison de Full Metal Panic sont les exemples qui me viennent instantanément en tête – je vous laisse le soin de m’indiquer les autres, là j’ai juste cité ceux dont j’avais quelque chose à foutre. Et bien à cette liste de bons animes Gonzo, je peux maintenant y rajouter à sa tête l’excellent Seto no Hanayome, sujet de cet article.

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Le héros, Nagasumi, manque de se noyer un jour qu’il allait à la plage avec ses parents. Heureusement il est sauvé par une jeune sirène nommée San Seto. Manque de chance, la loi des sirènes est sans pitié: tout humain témoin de l’existence des hommes-poissons doit instantanément être tué, pour que la mascarade reste secrète. Mais il est sauvé à nouveau par San qui invoque la seule loi capable de le laisser en vie: le mariage avec elle. Et voilà comment le héros est désormais un jeune marié heureux… qui doit apprendre à vivre avec sa belle-famille qui se révèle être des yakuzas ! Et des psychopathes ! Surtout le père ! Qui est très protecteur vis à vis de sa fille chérie ! A partir de là commence une histoire d’amour où va s’imbriquer un milliardaire claustrophile, des trahisons, des amazones, des doutes sur la sexualité du héros, des idols, des sirènes cachées chez les humains et une vie de lycée… Le tout dans l’hilarité générale.

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Pourquoi il est idiot de sous-estimer Driver San Francisco

Pourquoi il est idiot de sous-estimer Driver San Francisco

Soyons très clairs: quand on tient un blog, il ne faut pas tenter de faire du journalisme professionnel dessus. Seulement si on en a les moyens et le talent. Moi par exemple j’ai ni l’un ni l’autre – ça se saurait autrement – donc du coup je me contente, quand je parle d’un jeu ici, d’aborder tout ce qu’il me paraît important et nécessaire pour donner envie de jouer à un jeu que j’ai aimé, en vous épargnant une analyse clinique et soi-disant professionnelle de la chose. Je suis subjectif, parfois de mauvaise foi et je l’assume. Si tu veux faire un truc pro, bah tu fais pas un blog pour ça, tu deviens bénévole sur un site ou tu en crées un, et tu suis les règles bien ficelées du métier de critique professionnel au lieu d’improviser les tiennes. Et j’adresse totalement ce paragraphe en direction du blog Kanpai, qui a fourni cette semaine une critique navrante d’amateurisme sur le jeu Driver San Francisco et je vous le linke avec une certaine bonne volonté parce que c’est exactement le genre de « test » que j’abhorre, qui se veut marchant dans les pas des critiques professionnels mais qui ne récupère que les défauts de cet exercice, avec un terrible manque de recul qui en fait une analyse clinique dépourvue de tout engagement personnel. Comprendre: le mec chie sur le jeu mais l’écrit d’une telle manière qu’il n’y assume aucune responsabilité, où la faute viendrait du jeu et non de son absence de bonnes priorités au moment de tester un jeu vidéo. C’est mal écrit, mal présenté et mal pensé, ça prend tout au sérieux et ça ne juge le jeu que sur des critères de kikoo – c’est à dire quand par exemple on commence à considérer les graphismes comme un des intérêts majeurs d’un jeu -. Je n’en pense donc pas du bien, ce qui doit être primordial pour l’ordre du monde, vous en conviendrez.

Mais bref, vous vous en doutez, ce coup de gueule me sert surtout d’introduction pour vous présenter Driver San Francisco qui est, de loin, une des plus agréables surprises d’une année 2011 qui, d’un point de vue vidéoludique ne cesse de m’enchanter. On a donc ici un jeu de caisse qui se situe à plusieurs carrefours, entre l’intensité d’un Burnout, le fun d’un Need for Speed, la liberté d’un GTA et la légerté d’un Saint’s Row, que tout le monde peut aimer et véritablement grand public, en plus d’être inventif comme jamais. Ce jeu fournit du plaisir en barre et si il n’est pas là pour révolutionner, il est clairement là pour faire plaisir et le fait avec une certaine humilité. Et ça fait plaisir. Maintenant voyons dans le reste de l’article pourquoi il n’est pas idiot d’envisager s’offrir Driver San Francisco dans ses prochains mois et pourquoi je vous le conseille VRAIMENT.

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Dark Souls, mourir pour survivre

Dark Souls, mourir pour survivre

Je suis à une douzaine d’heures de Dark Souls, et je crois que je viens de terminer ce qui peut être considéré comme le premier « niveau » du jeu. Je n’ai jamais été féru de jeux qui vendaient leurs arguments sur leur imposante difficulté (je n’aime pas des masses Super Meat Boy, que je trouve à la limite de l’abrutissant, vraisemblablement dans un grand élan de jalousie envers ceux qui y arrivent) mais Dark Souls ? Oh que j’aime ça. N’ayant pas Lire le billet.

Mon coeur, étincelant comme l’humanité enfin unie

Mon coeur, étincelant comme l’humanité enfin unie

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Allez, j’ai beaucoup de temps libre en ce moment. Alors hop, billet fourre-tout. Je me suis rendu compte qu’ils manquaient un peu en fait et que ma décision d’en faire le moins possible était peut-être une mauvaise idée. Je vais en refaire un peu plus du coup, en fonction de mes désirs et mes envies, bien sûr. Genre si j’ai pas envie d’en faire, bah j’en fais pas. Genre la vie c’est compliqué. Donc bref voilà un article faisant la synthèse de quelques réflexions du moment, de mes divers coups de coeurs où de ma vision très personnelles des dernières sorties animées.

Déjà le truc qui me coupe un peu le souffle en cette fin d’année c’est la liste de jeux qui sortent et qui m’intéressent du genre je les aimerais le plus vite possible. Pourtant dieu sait que je m’efforce toujours de ne JAMAIS acheter un jeu dès sa sortie, d’attendre les retours, d’attendre que ça baisse de prix, que ça se trouve en occasion où en Angleterre, ce genre de problèmes personnels habituels, quoi, vous voyez. Mais là wow, y’a trop de jeu que je serais prêt à acheter au prix fort ! C’est inquiétant dans un sens… Soit ça veut dire que je commence à avoir l’âge où je trouve raisonnable d’acheter un jeu au maximum de son prix, soit je suis devenu très faible. Bref, le pire c’est que beaucoup sont des suites où des sagas, bref rien de très original. Je vous épargne la liste parce que je la spoile un peu dans le reste de l’article.

Le premier jeu entre autres qui me tentait grave était Driver San Francisco. Etonnant, non ?

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C’est vrai que mon article sur la saga Driver, écrit en juin dernier dans le cadre de l’alphabet estival, se terminait sur un Amo très sûr de lui qui disait, le sourire en coin, que la saga était morte et enterrée et que San Francisco sentait un peu l’étron en boîte. Du coup, quand Nolife sort une critique ultra positive du jeu, qui s’étend sur vingt minutes et qui te vend juste un peu de rêve, je suis interloqué, d’autant que la rédac JV de Nolife est un des rares organes de presse JV à qui mon esprit file une vraie crédibilité. Et puis, voilà, les retours des joueurs tombe peu à peu, comme pour confirmer que y’a pas eu de tromperie et, voilà, ce jeu que je pressentais comme tout juste bon à détruire un peu la nostalgie que j’avais pour cette saga est devenu presque sans aucune transition un jeu qui invoquait en moi une bonne vieille érection à chaque pensée un peu trop insistante.

Je me suis donc payé le jeu d’occasion (pour une quarantaine d’euros dans une boutique nantaise qui fait des efforts super impressionnants sur les prix ) et je vais pas vous surprendre, le jeu est super bon. Surtout – et ça m’étonne un poil plus – en multijoueur ! D’ailleurs, pour l’anecdote, j’avais vu évoqué nulle part dans les tests et retours du jeu que pour jouer en multi fallait unes de ces fameuses merdes rendues célèbres l’an dernier par Need for Speed Hot Pursuit, vous savez, celles qui vous imposent de télécharger un truc sur votre console. Ce truc étant fourni par un code au dos du manuel et, évidemment, utilisable qu’une seule fois, histoire de faire chier le pote à qui tu vas prêter le jeu où le mec qui va l’acheter d’occasion. Sans ça, pas de multi !

Donc bref, j’étais un peu vener parce que, voyez vous, je comptais bien exploiter le online de Driver SF mais j’avais acheté le jeu d’occasion, j’avais pas le code et donc je sentais que j’allais devoir payer pour acheter le dit bordel – au moins on peut l’acheter si on a pas le code, c’est déjà ça par rapport à l’Autolog de NFS Hot Pursuit – et ça me mettait un peu en boule. Du coup, j’active la petite version d’essai de deux jours… et je me rend compte que j’ai du coup « 999 heures d’essai. » Que le quoi ? Deux jours = 999h ? Ok. Pourquoi pas ! C’est encore plus sympa quand on se rend compte que le compteur ne bouge jamais. Alors ? J’ai brisé la matrice où quoi ?

Et là en fait l’histoire est rigolote et j’ai du retrouver une vieille news pour expliquer cette soudaine non-nécessitée du précieux code et du précieux DRM: parce que Ubi Soft s’est chié dessus ! A la base ça devait bien marcher de manière chiante et reloue, avec un multi réservé uniquement à ceux qui ont achetés le jeu neuf où qui ont payés pour y accéder, bref le truc qui, du coup, aboutirait à la conclusion logique d’un multijoueur déserté au bout de six mois. Sauf que dans de nombreuses boîtes aux Etats-Unis, des mecs se sont retrouvés avec des codes non valables ! Du coup réaction d’Ubi Soft rapide: on rend le multi gratuit pour tous en fait. Cool. Du coup j’aurais du prier que Codemasters ait filé l’impression des manuels de F1 2011 à une bande de tâcherons pour que eux aussi fassent pareil…

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L’inspection du bon goût: Strike Witches

L’inspection du bon goût: Strike Witches

Trente ans. Trente ans depuis hier que je pratique ce métier et comme pour me montrer que le monde entier n’a rien à faire, il faisait un temps affreux, celui où on ne sort qu’après une mure hésitation et qui faisait du moral le plus énergétique et optimiste une sorte de blob mou et pathétique. Le vent semblait emporter les gens qui avaient eu le courage de s’aventurer dans les avenues de la ville, apportant avec lui, comme une sorte d’infime cadeau de mauvaise volonté, un déluge digne des plus beaux textes religieux à bases de gens qui se noient dans de l’eau de pluie. Pour couronner le tout, les intérieurs n’en étaient pas pour autant sereins et protecteurs, car ils étaient tous marqués par une ambiance lourde, une ambiance de psychose. Toutes les ondes vous incitaient à la panique, que ce soit télévision, radio où wifi, toutes étaient autour d’un seul thème: étions-nous proches de la fin du monde ? La ville allait-elle disparaître sous l’eau ? On faisait le compte de la petite poignée de disparus qui, même si ils n’étaient que trois, étaient suffisants pour alerter tout le monde de cette menace climatique. Alors soudainement on prenait au sérieux ce vent et cette pluie, parce que trois personnes avaient disparues, emportées par le vent alors qu’elles marchaient sur un viaduc. Tant pis si la grande majorité des personnes n’étaient pas sur un viaduc et donc en relative sécurité: il fallait rappeler qu’on était en sécurité nulle part.

Ce soir, ma nuit, je la passerais encore au poste. Non pas par choix de sécurité, comme certains de mes collègues convaincus que soudainement il allait être impossible de faire vingt kilomètres en voiture, ni par choix de confort. Non, c’était parce que j’allais avoir du travail encore cette nuit. Des rapports à écrire, certains à lire, des informations à obtenir, des témoins à contacter et surtout des suspects à interroger. Car tel était le travail d’un inspecteur du bon goût incorruptible et fidèle à l’esprit de son travail. Et je savais que ce soir allait être particulier, car j’approchais de la fin d’un gros dossier. Un gros coup même. Ce genre de dossier policier, celui que tout inspecteur craint, celui qui vous pourrit de l’intérieur, celui que vous n’arrivez pas à faire avancer même si vous y mettez le cœur et le courage, celui où tous les obstacles possibles semblent s’être donnés rendez-vous si c’était une soirée speed-dating, celui qui hante vos nuits et qui vous empêche de dormir, celui qui vous rend fou.

Ah, on savait qu’Amo était une insulte quotidienne au bon goût, mais nous n’avions jusqu’à présent pas de preuves sérieuses, crédibles. Cela faisait deux ans qu’il nous glissait entre les mains, arrivant continuellement à réussir à échapper aux juristes du bon goût. On avait essayé de l’avoir sur son amour immodéré pour K-On! mais la sortie de K-On!! nous avait empêché alors de l’avoir, les grandes pontes du service ayant décidés que la saga n’était plus du mauvais goût. Pourtant nous savions. Nous savions ses goûts ignobles en matière de hentai, où son amour du futanari et du maillot de bain scolaire ne pouvaient être décents – mais voilà que la cour du bon goût nous pond un amendement qui stipule que les plaisirs masturbatoires relèvent du privé tant qu’ils ne font pas l’objet d’un article de blog complet. Et, comme pour nous rire à la tête, le seul article hentai qu’il fera de toute cette période sera sur du vanilla romantique. Il voulait jouer avec nous, nous en étions convaincus. Et le voilà qui passe une année de blog à ne parler que de grandes œuvres, où que des choses inattaquables, le tout à chaque fois sur un ton pseudo-sérieux, celui du blogueur qui veut se la jouer grand critique. Vas-y qu’il te fait des articles sur du Ghibli, sur Ocarina of Time, sur Haibane Renmei, sur des choses qui sont sorties à une époque où ils n’étaient pas nés. Son blog s’est soudainement mis à sentir fort. Sentir fort le mec qui essayait de s’inventer un bon goût. Comme une ultime provocation vers notre système, notre raison d’être.

Je n’ai pas lâché la pression. Je n’ai pas lâché le dossier. Et comme une providence, il y’a eu cet article sur Koe de Oshigoto tout d’abord. Mais là où on l’a vraiment eu, c’est quand on a eu la preuve qu’il avait vu la première saison de Strike Witches.

En entier.

Maintenant il était là, devant moi, le visage déconfis caché derrière son chapeau décoloré. Un professionnel comme moi ne devrait pas le dire mais je me sentais triomphant, victorieux. Mais je savais aussi que c’était un sentiment à double tranchant. Il ne fallait pas que j’en oublie mon travail et il ne fallait pas que j’en sous-estime mon adversaire. Il avait réussi à se camoufler auprès de la loi du bon goût pendant deux ans, ce n’était pas quelqu’un que j’allais devoir prendre à la légère. Il fallait que je prenne l’offensive. Je lui jeta alors un épais dossier. Celui-ci atterrit dans un bruit abominable sur la table, pour témoigner avant tout de son poids.

« Alors comme ça, on prend des captures d’écrans des nichons des héroïnes de Strike Witches ? »

C’était ce que le dossier contenait. Des captures d’écrans de la série. On avait retrouvé sur son disque dur une quantité ahurissante de captures d’écrans pour quasiment toutes les séries qu’il avait regardé, comme si il spammait le raccourci de screenshot dans son player, comme si il se prenait pour Sir Jaerdoster. Pour Strike Witches, ça n’avait pas loupé, il y’en avait une bonne centaine, et certaines montraient les seins des héroïnes de cette oeuvre. Des héroïnes qui ne doivent même pas être mineures. Et puis pourquoi dire ça avec un ton incertain: qui ne sont même pas mineures.

« Vous savez, inspecteur, j’avais les versions decensored sous la main… Alors… »

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Strike Witches raconte l’histoire d’une Europe attaquée en 1940 par des forces obscures et inhumaines nommées les Neuroi. Pour leur faire face, tous les pays du monde allient leurs efforts et se reposent sur une dizaine de femmes aux pouvoirs magiques et surhumains, les Witches. Qui ne portent pas de pantalons.

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LA Noire, mais pas que.

LA Noire, mais pas que.

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Blablabla jeu Rockstar de l’année 2011 blablabla développé par Team Bondi blablabla événement du mois de mai blablabla visages qui bougent blablabla sept ans de développement blablabla Cole Phelps blablabla enquêtes blablablabla sale pute. Voilà, hop, j’ai fait une intro bateau pour la présentation d’un jeu Rockstar, alors on peut passer au jeu.

Bref, LA Noire est sorti en mai 2011, après un développement chaotique et un peu super dictatorial, et est un peu le Rockstar annuel, d’où une certaine aura qui l’entoure. Aura un peu unique cette année car il faut dire que le jeu se démarque un peu des Red Dead, GTA, Bully et autres Table Tennis en proposant une certaine « innovation » dans le petit monde des jeux bac à sable. Le scénario se passe donc dans la seconde moitié des années 40, à Los Angeles, et nous met dans la peau de Cole Phelps, ex-lieutenant pendant la guerre du Pacifique, héros de guerre et tout juste muté au sein de la police de la ville, où il montre très vite certaines dispositions pour le métier. A partir de là, on est parti pour une aventure d’une vingtaine / trentaine d’heures où on résout des enquêtes, poursuit des suspects, enquête sur des suspects et où on résout des poursuites. Le tout dans un Los Angeles super détaillé et avec un système d’interrogatoire plutôt intriguant, qui est pas du boulot de sale pute.

Notez que dans un sublime effort de redondance je l’ai quand même faite, mon intro bateau.

Et si vous voulez mon avis, là, tout de suite, maintenant, sur le bureau: LA Noire est un bon jeu… qui est en même temps pas un super jeu vidéo. Beaucoup d’imperfections, de défauts, de choses un peu agaçantes… qui auraient pu être sans doute corrigées avec plus de temps mais qui en l’état nuisent parfois à ce qui est, il faut l’avouer, un trip très addictif qui bouffe notre temps comme une sangsue soudanienne.

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Ce soir, c’est ceinture

Ce soir, c’est ceinture

C’était un été plutôt étrange pour la WWE et jamais je n’ai vu la fédération américaine aller aussi loin dans la qualité et, paradoxalement, dans la médiocrité. Mais force est de constater qu’actuellement, il est presque inédit pour moi de voir la fédération de Stamford être aussi incompétente et ennuyante à regarder, alors que j’ai connu des périodes beaucoup moins bandantes – octobre / novembre 2009 était quand même super insupportable. Et c’est d’autant plus étrange et inattendu que pourtant, la WWE était, en juillet dernier, d’une qualité ahurissante. Mais tout cela s’est vite effondré et depuis Summerslam, la WWE accumule les erreurs, décrédibilise ses titres d’une manière ahurissante et fait preuve d’une horripilante absence de créativité. Quand la meilleure feud à l’heure actuelle est ta feud entre deux mecs masqués qui se battent pour on ne sait quelle raison et qu’on ne pouvait même pas différencier jusqu’a hier soir, c’est que quelque chose se barre stratégiquement en couille.

LE WWE CHAMPIONSHIP, TOUT LE MONDE EN A UN A LA MAISON.

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Commençons par le cas qui m’énerve le plus en ce moment, c’est le statut du WWE Championship en ce moment. On est tous d’accord pour dire que c’est le titre le plus prestigieux de la compagnie, qu’il existe depuis les années 60, qu’il est certes très laid depuis 2005 mais que, eh, ça reste le titre n°1, de l’émission n°1, et qu’il possède une histoire riche et palpitante. Je vais être très clair: je suis quelqu’un de très attaché au prestige des ceintures en général et encore plus attaché à la qualité des règnes qui en découlent. Je déteste quand un règne devient oubliable – même un règne dit « de transition » doit avoir des qualités propres. Autant j’adore Edge, autant je le pleure quotidiennement depuis avril, autant ça m’énerve de la voir onze-fois champion du monde alors que parmi ces onze titres, il n’y en a que six qui ont durés plus d’un pay-per-view ! Les cinq autres, il les a gagnés pour les perdre quasiment dès sa première défense ! Et encore, le titre qu’il a perdu face à Dolph Ziggler et regagné face à ce même blondinet reste canoniquement très flou !

Bref, je n’exige pas des règnes comme dans les années 70/80, où ça pouvait durer un an où deux ans parce que les conditions ne sont plus les mêmes qu’a l’époque. Aujourd’hui on a un pay per view par mois donc minimum une défense télévisée mensuelle, et les feuds peuvent durer maximum trois mois, après ça devient lassant. On peut faire conserver le titre à quelqu’un pendant un an, c’est possible, mais c’est potentiellement risqué, le pauvre homme risquant de se retrouve avec peu de challengers et de sang neuf, ce qui n’est jamais une bonne chose ni pour le business, ni pour le public. Non, par contre y’a des choses qui décrédibilisent un règne et qui doivent être évités; les règnes très courts – de deux heures à une semaine – et surtout le yoyo entre les règnes – grosso modo que deux personnes « s’échangent » un titre à très cours délai – par exemple Monsieur X est champion, Monsieur Y chope le titre mais Monsieur X le regagne au match suivant. Ca n’a aucun sens pour moi – à quoi bon filer le titre à Monsieur Y de base – et ça sacrifice le titre au profit souvent d’un allongement d’une feud de manière un peu artificielle. Sauf que dans dix ans, quand on regardera l’histoire du sport, on verra le règne pérave, et pas la feud qui était derrière. Et c’est souvent comme ça qu’on se retrouve avec des quatorze-fois champions du monde comme John Cena, qui en six ans égalise presque du Ric Flair, wokay.

Les règnes courts, les échanges, tout ça on le retrouvait en face à l’Attitude Era, et c’était peut-être l’aspect le moins agréable de l’époque…

Bref, tout ça pour dire qu’en voyant que depuis trois mois, on a eu SIX règnes différents, je suis légitimement un peu en pétard. Certes, il y’a eu cette storyline géniale où CM Punk et Cena se sont retrouvés parallèlement WWE Champion qui a mené au main-event de Summerslam mais à part ça ? John Cena perd son titre face à CM Punk qui se « barre » avec le titre. Rey Mysterio gagne le « nouveau » titre pour le perdre dans la même soirée face à Cena. CM Punk bat Cena et devient l’unique WWE Champion. Alberto Del Rio cashe et devient champion puis cinq semaines plus tard se fait à nouveau battre par Cena. Six champions, trois fois Cena, cherchez déjà le premier problème.

Le second problème c’est le règne de Rey Mysterio qui a duré deux heures. Certes, le californien est habitué aux règnes mondiaux de merde mais là c’était juste du foutage de gueule pur et simple. Ce RAW était d’ailleurs assez scandaleux quand on s’en souvient bien, avec ce rematch de Cena qui sortait un peu de nulle part. Grmbl ! Les règnes de deux heures c’est. à. éviter. impérativement. Putain. de. Merde.

CHUTE ET DÉCLIN D’ALBERTO DEL RIO

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Le troisième souci c’est, évidemment, le règne de merde d’Alberto del Rio. Bon ok, le mexicain est un peu coupable, il a pas fait de giga bonnes promos pendant son règne (enfin on lui en a pas écrites de bonnes) et il a du régler un problème de visa qui l’a rendu absent pendant une semaine, mais eh, merde quoi. Il faut dire aussi qu’en face, Cena n’a rien arrangé, en accumulant les promos tout aussi navrantes, le faisant revenir à un niveau insupportable qu’il n’avait pas atteint depuis un sacré paquet de temps. Je ne comprends pas d’ailleurs le booking général de la WWE qui, le RAW suivant Summerslam, offre à Alberto del Rio une victoire impressionnante et, surtout, clean face à Rey Mysterio suivi à Smackdown d’un match riche et clean contre Daniel Bryan. Bref, le nouveau champion est booké comme fort, comme ne refusant pas le combat, comme sûr de lui.

Et au RAW suivant, que se passe t-il ? John Cena le traite de sale lâche ! Toute son argumentation face à Del Rio sera de pointer la lâcheté du champion ! Pardon ? Quoi ? Il est dans le même monde que nous ? Mais non, tant pis, la WWE se tire une balle dans le pied, en bookant le champion fort une semaine et la semaine suivante en faisant dire au top face que le millionnaire est un lâche. Bref, démolis tout. A partir de là, Del Rio deviendra, effectivement, un champion lâche et, évidemment, beaucoup moins convaincant ! Et c’est très décevant parce qu’il est évident que Del Rio, on l’aime en type sûr de lui, souriant et convaincu que la mer va se diviser en deux pour le laisser passer. Et là d’un coup, bam, il devient lâche et peu confiant en lui. Le changement est abrupt, mal amené, déstabilisant et oui, du coup, ça devient logique que Cena gagne à Nights of Champion.

Ca reste dommage pour deux raisons: là aussi le mexicain a eu un début d’été très fort, avec une victoire mémorable pour le titre de n°1 contender face au Miz et Mysterio, et sa victoire à Money in the Bank fut bien amenée et exactement ce qu’il lui fallait pour se relancer dans un nouvel élan, chose qu’il semblait lui manquer gravement en mai/juin. Mais plus généralement, mis à part cette MITB, force est de constater que l’essence de l’excellence qu’est Alberto Del Rio s’adapte mal, très mal, à l’univers de RAW et à du mal à vivre quand il n’est pas le main-event. Je pense vraiment qu’il est une victime de la retraite d’Edge – sans elle, il aurait vraisemblablement remporté le titre à Wrestlemania et serait du coup vraisemblablement resté le fantastique top heel de Smackdown qu’il était avec son arrivée à RAW.

Enfin, difficile de ne pas y voir une nouvelle malédiction de la Money in the Bank qui, décidément, reste encore aujourd’hui très mal gérée par les bookers qui ne s’en servent toujours que pour offrir, de manière très gratuite et facile, des moments marquants et surprenants, au détriment de la crédibilité des catcheurs qui l’utilisent, qui peinent à s’imposer sur le moyen terme comme champions. C’est dommage parce que le règne du Miz a montré comment utiliser une Money in the Bank de manière optimale: en donnant l’impression qu’il lutte quand même un peu pour obtenir son titre (sa victoire contre Orton qui, rappelons le, avait du durer 3/4 mn et avait donné l’impression qu’Orton allait quand même lui faire bouffer ses dents) et en lui offrant des défenses crédibles. Au final, il suffit de voir le bilan des « bons » règnes offerts par la MITB pour constater que seul le règne du Miz fut un exemple de BON premier règne – les règnes de Kane, Edge (ici le second, celui de 2007) et CM Punk (idem, le second, celui de 2009) sont de bons règnes ayant suivis le cashing d’une MITB mais sont des seconds voire troisièmes règnes. Pour le reste on connaît la chanson: le premier règne d’Edge dure trois semaines, le règne de Rob Van Dam fut très prometteur et très excitant mais s’écrasa par terre à cause d’un contrôle de police mal placé, le premier règne de CM Punk fut une succession de défenses avec peu de crédibilité et il perdit son règne sans tout à fait le perdre, quant au règne de Jack Swagger il aurait pu être grand mais manqua de défenses crédibles contre des personnes crédibles.

Le règne d’Alberto Del Rio se rajoute donc à cette mouvance: il est évident qu’ici la MITB a été utilisée pour surprendre les gens à la fin de Summerslam, ce qui a parfaitement fonctionné ! Mais ça a filé un règne boiteux, peu imaginatif et semblant manquer un poil de réflexion derrière. Bref, c’était une excellente décision à court terme mais sur le long terme, c’est une abomination totale.

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