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Mois : janvier 2012

2012, année générique (Janvier)

2012, année générique (Janvier)

Inaba Yui, de Flyable Heart, par Noizi Ito Vous ne suivez peut-être mon twitter. Ou vous n’êtes peut-être pas du tout sur Twitter. Vous avez vraisemblablement raison de le faire, ça vous fait du temps de gagné et peut-être qu’humainement vous en sortez plus grandi que nous. Je dis ça parce que depuis le début du mois, je propose une attraction rigolote et quotidienne, en la présence d’un truc nommé grossièrement le « 2012, année générique. » Sous ce nom pas terrible Lire le billet.

Le train ne siffle plus depuis longtemps mais disons qu’il sifflera trois fois, alors (fourre-tout ferroviaire)

Le train ne siffle plus depuis longtemps mais disons qu’il sifflera trois fois, alors (fourre-tout ferroviaire)

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Bon hop j’écris ce billet dans le TGV Paris/Le Croisic de 18h25. Je vais essayer de le finir avant la fin du voyage sachant que là le train démarre dans cinq minutes. De toute façon vous vous en rendrez pas compte vu que je le publierais après être rentré, après l’avoir mis en forme et après avoir rajouté des images rigolotes. Purement esthétiques certes mais rigolotes. Enfin bref oui, peut-être que la fin sera écrite après le voyage. Qui sait ! Le plus important c’est que je parle de tout ce qui me passe par la tête !

J’ai plein de trucs à dire du coup, on va commencer par quoi… ? Je pourrais commencer par le catch, tiens. « Mais non Amo, ce n’est pas une bonne stratégie, personne n’aime le catch, tu vas les barber dès le premier paragraphe » êtes-vous sans doute déjà en train de penser, sauf si vous êtes un de mes rares lecteurs fans de catch. Et vous avez raison ! Mais je le fais quand même ! Si la discussion catchesque vous intéresse pas, passez d’amblée à la prochaine image ou je parlerais de manga et d’animes, des sujets qui peut-être vous intéressent plus. Et si vous êtes là juste pour le jeu vidéo, bah on se revoit beaucoup plus tard dans l’article.

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Bref hier nuit était le Royal Rumble. Vous ne l’avez pas encore vu ? RECULEZ JEUNES FOUS REVENEZ DANS TROIS HEURES. Parce que je vais spoiler un peu ! Bref, le Royal Rumble est de loin mon pay-per-view préféré de l’année, surtout bien évidemment grâce à son événement spécial qui est sans doute de loin la meilleure idée qu’ait jamais eu la WWE, et qui se nomme lui aussi Royal Rumble. Pour ceux qui ne connaissent pas et qui veulent découvrir le concept, c’est juste une bataille royale (ces matchs ou on doit jeter ses adversaires en dehors du ring, le dernier survivant remportant le match) auquel on rajoute des règles un peu spéciale: grosso modo trente personnes participent sauf qu’ils sont pas tous là dès le début: ils entrent au fur et à mesure ! Deux catcheurs commencent le match et toutes les 90 secondes, on rajoute un catcheur supplémentaire, jusqu’à a arriver à trente. C’est un match que j’affectionne parce qu’il y’a toujours un putain de suspens (« qui sera le prochain ? »), plein de trucs funs et surtout parce que le Royal Rumble est pas dénué d’enjeux ! Le gagnant gagne ainsi le droit d’avoir un match pour le championnat de son choix, ce qui est quand même pas dégueulasse.

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« Je suis catcheur donc j’écris »

« Je suis catcheur donc j’écris »

Bon ce week end c’est le Royal Rumble aka le ppv de la WWE le plus formidablement fun de l’année. Je pourrais refaire comme l’an dernier et vous filer un pavasse gigantesque sur le catch mais ça ferait rédite, surtout que le seul truc a changer serait le nom des champions. Alors à la place je vais vous parler de mes deux dernières lectures de roman. Et vous allez voir que c’est surprenant ET intéressant.

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Si il y’a bien un domaine dans lequel on imagine pas un catcheur exceller c’est dans le domaine de la littérature. Pourtant ces deux livres sont une sorte de contradiction de ce préjugé. Les deux sont des autobiographies, les deux ont terminés assez facilement dans les meilleures ventes de livres aux Etats-Unis et les deux sont très bien écrits, à défaut d’être disponible en français. je dis ça dès maintenant au cas où, pour qu’il n’y ait pas de mésentente: ces deux livres ne sont disponibles qu’en anglais et, même si ce n’est pas le plus royal des anglais qui y est utilisé, ça reste réservé à ceux qui ont confiance en eux dans la compréhension de cette langue.

Si j’ai choisi ces deux livres c’est parce que d’abord les quelques extraits que j’en ai lu m’ont convaincus, parce qu’ils n’étaient pas chers sur amazon (une quinzaine de dollars pour les deux) et aussi parce que ce sont deux catcheurs que j’adore. En outre ces deux livres sont assez intéressants parce qu’ils se complètent mais ça je l’ignorais au moment de l’achat.

Commençons par le premier livre: c’est Have a Nice Day de Mick Foley. Écrit en 1999 et racontant les quinze années de carrière de Mick Foley dans le catch, des débuts jusqu’a la consécration ultime – c’est à dire le titre de WWF Champion. On va donc le voir évoluer de promotions en promotions, errant dans le catch indépendant et ses salaires de misère jusqu’a ses expériences dans les GROSSES fédérations de l’époque. Ce qui est d’amblée extrêmement intéressant avec ce livre – et qui justifie le fait qu’il fasse 800 pages – c’est que Mick Foley a tout vu tout fait. Et je dis ça au premier degré. Catcher au Nigeria et au Burkina Faso ? OK. Catcher au Japon dans un tournoi hardcore ? AUCUN PROBLEME ? ECW, WCW, WWF, NWA, UWF ? TOUTES.

Ce qu’il faut d’abord savoir avec Foley c’est qu’il a un diplôme universitaire dans sa besace – il continuait à étudier tout en suivant en parallèle des cours pour devenir catcheur. Bon ok ça ne fait pas automatiquement de lui un grand intellectuel mais on va dire que par rapport à la moyenne du milieu – qui, comme on peut le voir dans le livre, est rarement surchargé de lumières intellectuelles – ça le permet de bien s’en sortir au niveau neuronal. Le second point important c’est que Mick Foley est une semi-légende. Ce n’est pas un homme qui brille énormément sur le ring: techniquement, il est loin d’être extraordinaire. Non, là ou c’est un catcheur extrêmement doué c’est pour prendre des coups et faire des trucs un peu fou. Mick Foley c’est le mec qui est tombé deux fois d’une cage de dix mètres en dix minutes, c’est le mec qui au Japon a gagné le titre de « King of the Death » dans un tournoi de match hardcore tous plus tarés les uns que les autres (et dont la finale était un C4 Barbed Wire Match – des barbelés et du C4, oui) ou bien c’est le mec qui a perdu une oreille en Allemagne au cours d’un match parce que eh, c’est juste une oreille après tout !


Mick Foley dans la vraie vie. Il a l’air GENTIL et TOUT.

Du coup le livre commence directement par raconter l’histoire de la fois ou il a perdu son oreille, histoire de nous mettre dans le bain. Après seulement il commence à raconter sa vie de manière chronologique, et là ça devient intéressant.

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Japanantes – Recovery, Guard Cancel et Perfect

Japanantes – Recovery, Guard Cancel et Perfect

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Dans quelques jours je sortirais la version 2011/2012 de l’habituelle carte des conventions en France et cette année, de manière intéressante, Nantes sera plutôt bien représentée: il y’a à peine un mois et demi c’était Art to Play qui se voulait être une grosse convention pro brassant des dizaines de milliers de spectateurs et qui n’en a final pas rameuté tant que ça tout en faisant preuve d’une certaine maladresse. Et donc à peine plus tard, seconde convention nantaise avec JapaNantes, organisé par des élèves de l’école Polytech dans les locaux de l’école pour une convention fort agréable et fort charmante, avec beaucoup d’envie et de passion, et une organisation en béton. En tout 2200 visiteurs, ce qui est quand même pas trop mal.

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Mais bon, allez, pour le principe, faisons le tour de tout et dans un élan analytico-critique, essayons d’en détacher les points positifs et les points négatifs.

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Au fait, j’ai découvert que King Kong était un bon jeu

Au fait, j’ai découvert que King Kong était un bon jeu

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Sorti en 2005 en même temps que le film de Peter Jackson sur quasiment toutes les consoles de salon possibles de l’époque (PS2, Xbox, Gamecube, Xbox 360, PC), le jeu King Kong a une histoire assez intéressante derrière lui: Peter Jackson assez impliqué dans l’affaire, Michel Ancel à la direction artistique et surtout un délai très réduit pour faire le jeu, estimé entre 18 et 12 mois. Je dois avouer que les premières images, présentées à l’E3 2005, m’avaient assez séduites et ce qui m’avait surtout chauffé à blanc c’était certains parti pris du jeu dont principalement l’idée d’avoir zéro interface à l’écran. Eh, à l’époque, c’était assez novateur. Même encore aujourd’hui ça l’est un peu, note.

Du coup après six ans à attendre, je l’ai enfin chopé sur 360 dans l’idée d’y jeter un oeil, enfin. J’ignorais si le jeu avait bien vieilli mais ce que j’ignorais au final c’est si King Kong était un jeu intéressant ou pas. Tout ce que j’avais retenu des critiques de l’époque c’était des reproches sur sa durée de vie, qui ne devait guère dépasser les six heures. La bonne nouvelle c’est que je l’ai fini en dix heures. La mauvaise nouvelle c’est qu’il a un peu vieilli graphiquement. Mais la très bonne nouvelle c’est que ça reste encore aujourd’hui un jeu particulièrement intéressant à jouer, et je vais tâcher d’expliquer pourquoi.

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Un jeu où on brûle des ronces.

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Boku wa Tomodachi ga Sukunai – Communautarisme et gros nichons

Boku wa Tomodachi ga Sukunai – Communautarisme et gros nichons

Moui la saison d’automne 2011 des animes a quand même envoyée du lourd mine de rien: on a eu le génial Fate/Zero, la suite des excellents Mawaru Penguindrum et Idolm@ster, on a eu le tellement-mieux-que-préjugé Ben-to, on a eu le début de Hunter X Hunter 2011 qui envoie bien comme il faut, Mirai Nikki TV fut l’exemple de l’adaptation parfaite d’un manga en anime et à coté de ça on a le très surprenant Un-Go et si on apprécie les nanars fait avec trois morceaux de pains dans un studio sordide, Persona 4 the Animation saura être apprécié à sa juste valeur. Après évidemment, il y’a quelques merdes du genre Guilty Crown ou C3 mais c’est habituel. Et entre les deux niveaux, un anime transite dans une dimension parallèle. Cet anime c’est Boku wa Tomodachi ga Sukunai aussi surnommé Haganai parce que les gens sont des branleurs d’une et de deux parce que dire « Boku wa Tomodachi ga Sukunai » ça te bouffe déjà le tiers de ton tweet. Et ça c’est con.

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Adapté d’un light novel à succès, Boku wa Tomodachi ga Sukunai (qu’on peut traduire par « Je n’ai pas beaucoup d’amis ») raconte l’histoire d’un jeune blondinet nommé Kodaka qui est un peu traité en paria par ses collègues étudiants parce qu’il a une tronche de délinquant et que donc il fait flipper tout le monde. Arrivé dans une nouvelle école catholique il espérait enfin se fondre dans la masse et se faire des VRAIS potes mais rien à faire, il avait oublié que les japonais sont xénophobes. Owww. Enfin bon, sa vie s’annonce pas simple jusqu’au jour ou il croise dans une salle de classe vide une de ses camarades – Yozora – en plein flagrant délit de papotage avec un ami imaginaire. C’est glauque mais du coup ça amène au rapprochement entre les deux personnages et à la création d’un club dont le but serait de permettre à ses membres d’apprendre comment se faire des amis. Sauf que rassurez-vous, ils passeront leur temps à ne pas en branler une. D’autant que se grefferont très vite au club une autre bande de cas sociaux et à la fin ils seront tous amis sans s’en rendre compte mais continueront à essayer d’apprendre comment se faire des vrais amis.

C’est produit par le studio AIC donc déjà ça part pas vainqueur sur la forme mais est-ce que ça s’en sort bien dans le fond ? Est-ce que Boku wa Tomodachi ga Sukunai prend un postulat débile pour nous offrir une bonne comédie ?

Non.

Mais vraiment pas.

Mais y’a 2/3 trucs positifs.

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2/3.

Go critique.

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