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Mange ma justice

Déjà la fin du mois de septembre ! Dans un mois, on est presque en novembre, le mois le plus déprimant de tous les temps ! Il commence à faire frais ! Là, au moment ou j’écris cette phrase, j’ai les doigts super gelés ! Ca doit venir aussi un peu du fait que je sors d’une demi-heure de nettoyage ou j’ai tripoté de l’eau froide un peu en boucle ! A moi la gastro ! Pas glop !

Bref, voici un court billet ou je vais vous parler de deux films que j’ai vu récemment: l’un est français et tout à fait sérieux, l’autre japonais et… je sais pas trop.

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Commençons par le français, avec Polisse. J’avoue avoir découvert ce film au moment de la cérémonie des Césars 2012 et à me dire tout de suite que j’allais pas l’aimer parce qu’il n’était pas The Artist et moi je me disais que The Artist devait choper TOUS les trophées. Bref, comportement de petit fanboy un peu crétin, pour changer. Mais un peu par hasard, je l’ai vu hier sur Canal+, en entier, en VF, et tout. Enfin en VO du coup. En VF qui est la VO. Oh shit je suis pas habitué à ce cas de figure je me rend compte. Pas que je déteste le cinéma français, hein, oh, dites, quoi, hein. Mais c’est vrai que je n’en regarde au final pas si souvent que ça.

Mais qu’importe, Polisse raconte l’histoire d’une équipe de la Brigade de la Protection des Mineurs, organisme de la police national chargé… bah… de s’occuper des mineurs. Principalement les affaires de moeurs et tout ce qui implique un mineur comme victime. Le film suit donc un peu le quotidien de cette équipe, les petits cas, les pétages de plombs, les relations entre collègues, la lutte contre les méchants criminels, bref un peu comme K-On, avec de la pédophilie, de la violence et des gens qui passent leurs journées à s’engueuler comme du poisson pourri.

Le film est très très loin d’être mauvais. Il a un excellent rythme, il est pas trop mal filmé, les interprètes sont franchement bons (Joey Starr ‘’est bon’’ dans ce film, voilà, quoi) et il arrive à nous offrir une sorte de montagne russe émotionnelle, ou on passe notre temps à alterner entre une certaine forme de malaise et des rires francs. Là dessus y’a rien à dire, le film est en plus pas trop mal écrit MÊME SI le personnage joué par Maiwenn ne sert au final pas forcément à grand chose et possède une sous-intrigue assez dispensable.

On reprochera par contre au film peut-être un certain manichéisme, qui fait que la BPM se pose toujours et est toujours présenté comme des “chevaliers blancs”, des personnes qui se sacrifient la santé, le mental voire la sanité pour se mettre au service des enfants contre les vilains adultes qui ne leur veulent que du mal. C’est par exemple super étrange que mis à part les policiers de la BPM, on n’a pas vraiment de “bons parents” qui sont montrés. Et parfois les méchants adultes pédophiles sont des saloperies un peu trop clichées pour être crédibles, dans un cadre qui se veut pourtant crédible et inspiré de “faits réels.” Le coup du bon petit bourgeois qui viole sa fille et s’en fout parce qu’il a des relations, c’est un peu trop.

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Cette phrase montre que ce blogueur n’est pas en pleine possession de ses moyens.

La scène la plus étrange reste néanmoins celle ou la BPM vient retirer des gosses d’un camp de gens du voyage. Et particulièrement la scène qui vient après, ou on voit les enfants être tout heureux et joyeux dans le bus qui les emmène loin de ce camp. Ils sont tous en train de danser, chanter, convaincant les policières de la BPM et nous convaincant que tout ça est une bien belle chose que d’aller à moitié kidnapper des enfants à leurs parents et qu’évidemment tous les enfants voient ça comme une vraie libération. C’est un peu dérangeant.

La fin aussi est trèèès dérangeante. Parce qu’elle sort presque de nulle part ! Mais ça, bon, je vais m’étaler dessus parce que je vais vous gâcher un truc si j’en parle plus mais ouais, ouch, gros malaise quand le générique se lance. Dans tous les cas, Polisse reste un film très intéressant et, effectivement, une excellente production française. Je conseille.

Par contre, vous savez ce que je ne vous conseille vraiment pas ? Phoenix Wright Ace Attorney le film. Pourtant réalisé par Takashi Miike, c’est vraiment pas un bon film du tout. Une des raisons vient du fait qu’il fait deux heures et quart et putain, pour un scénario qui aurait pu tenir avec la moitié, c’est juste long. Trop long.

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Alors d’accord, le fan de PW peut être content de voir l’univers de la série vraiment très bien retranscrit, avec un souci des détails plutôt cool et quelques excellentes idées, comme les preuves qu’ils s’envoient littérallement à la face grâce à un ordinateur giga high-tech, ce qui à de la gueule. Et, globalement, si le film se permet quelques menues différences par rapport au premier jeu, rien de bien grave, tout y est parfois respecté, et l’essentiel est là.

Mais tin, voilà. Le film dure beaucoup trop longtemps. Certaines scènes prennent des heures là ou il n’y a pas vraiment de besoin à cela. L’interrogatoire du perroquet est l’une des scènes les plus marquantes du jeu, là c’est juste cinq à dix minutes de souffrance. Et putain, mais ce surjeu à la japonaise n’aide vraiment pas. Je sais que c’est comme ça qu’ils font de l’actorat dans cet archipel, que tout y est toujours plus dingue mais sérieusement, y’a des fois ou c’est juste ridicule. Et c’est particulièrement étrange parce que le film ne sait JAMAIS si il se prend au sérieux ou pas.

Y’a cette scène, par exemple, super dérangeante ou Yani Yogi rentre chez lui après avoir été innocenté du meurtre du père de Benjamin Hunter. La scène est super lourde, il découvre le cadavre de sa femme qui s’est pendu, on est SUPER PAS A L’AISE et cinq secondes plus tard, retour au procès et un perroquet chie sur le parquet. Sérieusement quoi.

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Je suis convaincu qu’en supprimant tout le trop, on aurait pu avoir un bon film. Joué n’importe comment parce que ce sont des japonais et que j’ai vu suffisamment de dramas pour voir jusqu’ou ça emmène, mais un film cohérent, à la progression naturelle et qui aurait offert un peu de mystère situé dans un univers un peu délirant. Mais à la place, on a des scènes de cinq secondes qui prennent deux minutes, on est incapable de voir ou le film veut aller et il est parfois juste agaçant. C’est clairement pas un nanar, juste un navet. Enfin, à vous de voir, quoi.

Pour finir, j’ai fait ce week end trois des quatre DLC de LA Noire et c’était sympathique de se replonger dans l’univers de ce jeu même si les défauts subsistent (interrogations pas toujours très claires, gameplay de 2005, pas toujours très cohérent) et que ces affaires se révèlent tout de même méchamment courtes. Enfin, ça permet de revoir le visage toujours triste de Cole Phelps, et c’est pas forcément mal.

Maintenant je pars me coucher, je me suis levé tot ce matin. SALUT.

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