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Jour : 14 mars 2013

Far Cry 3, est-ce que tu viens pour les vacances ?

Far Cry 3, est-ce que tu viens pour les vacances ?

De la saga Far Cry je n’ai qu’un souvenir vague de l’épisode Xbox que je me souviens avoir tripoté quelques heures en compagnie de mon frère, sans avoir été passionné plus que ça. Ca date d’une bonne demi-dizaine d’année maintenant, voire plus. Ouais sans doute plus. Far Cry 2 m’est passé à coté et donc quand Ubi a annoncé vers 2010 que allo, il va y’avoir un troisième volet, je m’en foutais grave. Et puis l’E3 2012, et puis me voilà à Nolife à devoir mater des trailers de jeu qui m’intéressent pas afin de pouvoir écrire des news dessus et passe un trailer quelconque pour Far Cry 3. Ok, c’est quoi ce personnage de Vaas Montenegro, il a l’air fun, il change un peu. Et puis tiens, bam, présentation du jeu à l’E3, ok ça réveille, ça a l’air bien cool et, attendez une minute, le joueur a l’air d’être carrément interpellé. Et Vaas Montenegro est plus très fun, il est juste maintenant complètement cinglé et dérangeant. Un peu cool, mais eh, l’aimer c’est un peu glauque, quand même, yo. Il a pas l’air très admirable.

Et puis évidemment j’aurais du m’en douter – le jeu sort et il est acclamé par la presse. Et même la presse de confiance genre Canard PC, Nolife, ce genre de trucs que je sais solide, quoi. 10/10 dans Canard PC quand même, quoi, yo. J’étais extrêmement curieux vis à vis de ce jeu, et il avait a partir de ce moment toute ma complète et définitive attention (merci Leonardo di Caprio pour cette chouette phrase.) Bon, comme je suis pauvre j’ai du attendre pour me l’acheter, mais comme j’ai pu le récupérer gratos après avoir passé quelques jours au sein d’Ubi Montreuil pour playtester un jeu quelconque (je spoile pas, mais c’était pas un jeu ultra mémorable), bah yeaaaaaaaaaaah c’est parti, let’s go to Rook Island.

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Rook Island, sa faune riche et accueillante.

Donc oui, qu’importe. Quand j’étais gamin j’adorais le Doom-like. Oui je dis Doom-like parce que c’est ce que je disais à l’époque, le terme FPS il existait pas. On parlait de GoldenEye, de Turok, de Medal of Honor, de Perfect Dark voire même, si on osait, de South Park. A l’époque, ce genre de jeu vidéo signifiait des univers intéressants, des courses au jeu qui aura soit la personnalité la plus unique, soit les plus gros guns, soit le multi le plus fendard. South Park n’était pas très bon, mais tu pouvais balancer des boules de neige à la gueule des gens et les booster en puissance en pissant dessus. C’était fun ! Turok 2 c’était un jeu hardcore mais qui te permettait de te défouler sur des vélociraptors ou des aliens à coup de sonde cérébrale, de lance-flammes ou bien de shredder multiballes. Même Medal of Honor introduisait un peu sur consoles le genre du FPS militaire mais le faisait dans un contexte alors original et novateur. Maintenant le FPS a relativement perdu de ce fun et de cette simplicité. Dans un sens c’est logique parce que tout doit évoluer et qu’on ne peut pas rester éternellement sur des histoires de gros flingues sortis de nulle part et d’aliens sans personnalités (quoique, Halo…) mais de l’autre c’est relativement épuisant de voir qu’aujourd’hui le FPS est cantonné à du militarisme à foison, comme si le premier Modern Warfare (pourtant excellent) avait ouvert une boîte de Pandore avec son succès. Aujourd’hui (et, soyons honnête, depuis Doom 3), le FPS doit être un genre sombre, forcément adulte, qui se prend forcément au sérieux et qui cherche un certain réalisme en plus d’un multijoueur online optimal.

C’est ce qui se vend le mieux, certes. Le FPS réaliste militaire aux graphismes marrons. Que les gens achètent rarement pour le solo mais bien réellement pour le multijoueur avant tout. Même les FPS de science-fiction comme Halo se sont un peu forcés à se rapprocher de cet univers. Fini le héros solitaire qui détruit la moitié d’une planète à lui tout seul, bonjour au membre impersonnalisé d’une escouade quelconque. Bonjour les missions passées à affronter des humains qui surgissent par paquets de douze, à se faire crier dessus par un général quelconque. Le joueur de FPS ne veut plus être le leader, le héros, il veut être l’esclave soumis d’une histoire qui ne le mettra jamais en valeur. Le nouveau héros de FPS est un observateur. Et c’est chiant.

Des jeux sortent un peu désormais de ce cas de figure, revendiquent un retour au FPS à l’ancienne. Mais souvent soit on est dans la parodie pure et dure comme Serious Sam, soit on reste dans des teintes marrons crado comme Rage ou bien on continue à incarner un héros trop souvent observateur et soumis comme dans The Darkness.

Bref, Far Cry 3 se révèle finalement étrangement frais. Et c’est l’une de ses principales forces.

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