Archives quotidiennes :

Epitanime 2013 – Welcome home (Sanitarium)

15h de sommeil plus tard, la voix pétée, la nuque rougie par le contact quotidien et régulier avec un col de veste particulièrement agressif, voici un billet sur cette édition 2013 de l’Epitanime. Béni soit le lundi de Pentecôte. Même si je continue d’être relativement proche de la mort clinique, je vais essayer d’assurer un minimum de qualité éditoriale sur cette Épitanime qui mérite de pavasser un chouia. Surtout parce que c’était finalement la première depuis 2009 ou j’ai vraiment pu en profiter en tant que visiteur grâce à un emploi du temps associatif avantageux limité au créneau 1h30/7h et une absence globale de stress dans la préparation. Et aussi parce que j’ai finalement très peu dormi, me contentant de deux heures le samedi matin, à l’arrache. Eh, dormir 2h en presque 60 heures, c’est pas mal, c’est pas mal. On a un des courbatures partout sur la fin, mais c’est pas mal.

I'm shopping in the rain
I’m shopping in the rain

Et oui, la pluie messieurs mesdames. Est-ce un signe ? Première Epitanime depuis 2007 ou il pleut des sauts (en 2010 il avait un poil crachiné dans la nuit mais rien de grave) puisque le samedi soir et toute la seconde moitié du dimanche après-midi ont eus le droit à une météo bien pérave. Certains y verront la punition naturelle de décaler une semaine à l’avance la convention, habituellement organisée lors du dernier week-end de mai – mais pas cette année afin de ne pas tomber face au Geekopolis de Cédric Littardi qui en plus pue le bide à 300 mètres. Détruisant l’ambiance, pourrissant la vie des fanzines et des staffs bien occupés à déblayer la pluie en permanence, cette pluie a été la même chose, métaphoriquement, qu’un cintre pour un foetus, si vous voyez ce que je veux dire. Vous voyez certainement. La convention s’est donc pour tout le monde terminée 3h à l’avance, grosso merdo. Ce qui est tout tristounet. 

Tristounet a également aidé l’organisation globale de cette convention pour les associatifs et pas mal de fanzineux. Car attaquons dès maintenant le sujet le plus négatif: l’organisation globale. Epitanime n’est pas une convention historiquement connue pour son organisation, il est vrai. Chaque édition à ses petits soucis et il faut se rappeler que les organisateurs sont majoritairement des étudiants, mais cette année se sont enchaînés les petits moments de tensions inhabituelles. L’exemple central: inutile de dire que très très peu d’associations ont appréciées le fait de découvrir dans la soirée du vendredi qu’ils allaient devoir payer de leurs poches les tickets d’entrées pour les sessions dans lesquelles ils ne staffent pas (ce qui faisait que chez Thalie les membres staffs étaient censés payer leurs places pour samedi et dimanche après-midi.) En soit ce n’est pas spécialement un gros souci de payer pour les sessions où on ne bosse pas même si c’est très différent de comment Epitanime était jusqu’alors organisée… mais apprendre ça le vendredi soir à 22h quand on est sur place et que certains membres de ton asso sont déjà bien  ric-rac financièrement, ont fait le voyage jusqu’a sur Paris et ont pas forcément prévus de débourser seize euros pour deux pass jours, et bien c’est pas le pied. Et le mieux ? C’est quand le responsable activités de la conv l’apprend lui-même juste quelques heures à peine avant la convention. Pourquoi ne pas prévenir pour ce genre de détails ? Qui s’est dit qu’il serait temps d’arrêter d’offrir aux assos invitées les jours qu’ils ne font pas ? Quand est-ce que ça a été décidé ? Par qui ça a été approuvé ? Aucune idée.

2013-05-17 22.45.32
Kyubey dans la place, proposant des contrats à signer pour tous les aspirants Puella Magi.

La communication à l’intérieur de l’asso Epitanime et son aspect tentaculaire, ses sections qui font des trucs de leur propre initiative et qui sont donc pas connus par les autres sections, voire même les instances dirigeantes. Problème connu et identifié depuis des années, mais cette année ça a donné des situations absurdes et abracadabrantesques, ou le seul résultât est finalement d’avoir augmenté des tensions facilement évitables autrement. Difficile de pas papoter avec un staff Epitanime sans que celui-ci tacle ses instances dirigeantes en moins de trois minutes. Au final, on a terminé dans une situation ou tout le monde faisait sa popote dans son coin sans trop s’occuper de ce qui se passait ailleurs. Avec le risque pour les responsables de section de finir mégalo et d’inventer ses propres règles sans avoir peur de l’autorité de qui que ce soit. Pas de limites ni de surveillance pour les responsables ? Et bien pourquoi pas menacer un stand de fanzine de démontage un samedi à 9h pour des raisons non-sensiques ? La responsable fanzine s’est fait un paquet d’ennemis cette année, ce dont à mon avis elle se souciera peu puisqu’elle a un paquet d’amis. Paquet d’amis qui de toute manière étaient présents sur places et avaient eus, eux, un stand sans trop de soucis. Oups, pardon, je participe à la transmission d’accusations de copinage. Tee-hee.

Enfin bref, si vous veniez cette année pour le drama et pour pop-corn devant, il y’avait moyen de mourir d’explosion gastrique avant la fin du samedi si vous étiez aux bons moments et aux bons endroits. D’autant plus triste que les organisateurs qui ont fait du bon boulot passeront forcément en arrière-plan alors qu’ils sont beaucoup à s’être déchirés: le responsable activités a été magistral, entre autres. De toute manière, tout tourne chaque année à Epitanime, et l’année prochaine verra son lot de nouvelles têtes, pour le meilleur et pour le pire. En attendant, comparons le nombre de staffs venus célébrer sur scène la fermeture en 2013 et le nombre de staffs sur scène fêtant la fermeture, mettons, au hasard, en 2011. Mmm.

Continuer la lecture de Epitanime 2013 – Welcome home (Sanitarium) 

♪ Vous avez aimé ? Partagez cet article ♪
Facebooktwittergoogle_plustumblr
~~Suivez l'auteur sur les réseaux sociaux~~
Facebooktwittertumblr