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365 jours de JV ~ 2012/2013

Comme chaque année, bilan vidéoludique. Concept simple: je prends les douze mois de l’année, je retiens un jeu à chaque mois, et j’en parle plus ou moins longuement. A la fin de l’article je fait un bilan plus concis des autres jeux et voilà. Pas de mois d’août couvert cette année puisqu’août 2012 a été couvert l’an dernier.

Ca fait 5200 mots. Préparez-vous.

Septembre 2012

Rock Band Blitz

BilanJV01

 

On ignorait encore en septembre qu’on entrait dans la phase d’agonie de la bibliothèque Rock Band en ligne et que Rock Band Blitz était le dernier geste d’une série qui n’allait pas tarder à se laisser doucement mourir. Double interêt pour ce jeu : 25 titres exportables sur Rock Band 3 dont la moitié de franchement pas dégueulasse (Cult of Personality, Pumped Up Kicks, Diamond Eyes, I’m Still Standing, Shout…) pour un rapport qualité/quantité/prix assez intéressant d’une part et d’autre part un jeu inédit permettant d’utiliser la quasi intégralité de votre bibliothèque pour un gameplay différent, qui se joue uniquement à la manette, et dont l’interêt est entièrement basé sur le scoring.

Inutile de le dire : si vous n’avez pas déjà investi dans quelques DLC et exports de jeu Rock Band au préalable, Blitz est inintéressant, les 25 titres fournis n’étant pas forcément très motivants à se faire en boucle et l’interêt principal du jeu se faisant dans la réalisation de petits défis qui nécessitent inévitablement l’achat de DLC. C’est surtout une opportunité intéressante de redécouvrir toute sa bibliothèque, de redonner de l’interêt à des titres qui peuvent prendre la poussière sur votre disque dur depuis prêt de dix ans, de défier des amis et de redécouvrir des titres avec un gameplay différent, à base de lignes à gérer, de bonus à récupérer et de scores à maximiser et optimiser. Extrêmement addictif, mes premières parties sur ce jeu tournaient autour de sept ou huit heures d’affilée. Oui j’étais un peu malade sur la fin et je voyais des lignes multicolores dans mes rêves. Mais, eh, c’est ça la dure vie du joueur.

J’ai beaucoup d’affection pour ce jeu même si son aspect mercantile est évident et très mal déguisé.  Et quand trois semaines après sa sortie, Harmonix décide de faire péter la banque et de décider que la moitié des DLC passent de deux à un euro à vie, je crois que j’ai du faire la plus grosse dépense jamais comptée. Eh, faut dire que ces cons là annoncent ça trois jours après une rupture, j’étais faible et influençable. Foutus développeurs.

 

Octobre 2012

Just Cause 2

BilanJV02

J’avais une certaine envie de jeu nécessitant de tout faire péter, si possible de manière extravagante et débile.  Et puisque Just Cause 2 revenait régulièrement dans les jeux cités quand il s’agissait d’offrir un openworld délicieusement débile et fun, difficile de résister plus longtemps.

Dire que j’ai été profondément deçu est un euphémisme : Just Cause 2 est un jeu d’un creux absolu, détestable dans absolument tous ses aspects. Il peut se vanter aussi longtemps qu’il veut de sa carte immense, mais à quoi bon quand celle-ci est d’un vide absolu, manquant autant de personnalité qu’un candidat à Secret Story. Des jungles sans contenu, des villages qui se ressemblent tous et dont les noms semblent être sortis d’un générateur de trucs pseudos latinos, des bases toutes similaires et construites sur le même modèle… Oh bien sûr on les remerciera d’avoir mis aussi une île désertique et une île avec des monts neigeux mais je n’ai jamais vu depuis Oblivion une carte aussi dénuée de sens, aussi triste à parcourir, aussi inutilement grande. C’est une erreur que font la quasi-totalité des développeurs de jeu open world, convaincus que la taille est tout ce qui compte quand il s’agit de faire une carte, comme si le nombre de kilomètres carré était l’objectif à atteindre. Il faut les voir les gens sur l’Internet, heureux de vous signaler que Just Cause 2 a une des plus grandes maps au monde et que ça en fait automatiquement un jeu exceptionnel car WOW toute cette liberté.

Et bah non. Le seul truc que ça change c’est que maintenant aller d’un point A à un point B pète les couilles. Certains vous diront « ho mais c’est pas grave, il peut arriver tellement de trucs pendant ce voyage qu’on trouvera encore et toujours de quoi s’éclater ! » Mais non, même pas ! Tout est tellement la même chose ! Le seul truc qui peut arriver pendant ce voyage, c’est croiser une base militaire, et décider d’aller la faire péter. Ce qui se fait toujours de la même manière. Et le jeu nous vend une prétendue liberté qui n’existe pas puisque saboter se fait toujours à coup d’explosifs, toujours les mêmes, il y’en a pas 300 différents. Et le pire, c’est que le jeu pourrait assumer ça à fond mais non, il est également étrangement radin d’un point de vue munitions ! On se trouve toujours très vite à cours d’explosifs, à cours de munitions, obligé d’aller en chercher ailleurs ou bien de se les faire commander via un marchand qui te pompe ton fric comme un acteur porno gay pompe autre chose. On se retrouve toujours vite à cours de thunes et de munitions, ce qui est contradictoire avec l’interêt proclamé du jeu ! A quoi bon nous dire de tout faire péter quand on nous limite à mort ?

Just Cause 2 est pénible et en plus son scénario est une immense blague qui cache sa beauferie derrière un pseudo second degré qui ne fait rire personne. Il cache son vide d’interêt derrière une batterie de « quêtes annexes » (comprendre « trucs dilapidés sur la carte qui sont soit des objets à récupérer soit des objets à faire exploser ») répétitives et disseminées dans la carte par un générateur aléatoire. Rien n’y a de sens, rien n’est intéressant. Ce jeu a prostitué l’openworld derrière des chiffres mirobolants mais loupe son objectif principal dans le sens que rien n’est fun, et tout ce qui peut l’être ne l’est jamais plus d’une fois. Oh oui on peut utiliser son grappin pour choper des hélicos. C’est génial une fois, après la QTE systématique nous pète les couilles.

Bref Just Cause 2 est une infâme merde torchée à la va vite par des mecs qui veulent compenser. Et je crache sur ce jeu et tout ce qu’il représente. Et dites vous que je suis un type habituellement ouvert et tolérant mais là, non, ce jeu m’a poussé dans mes retranchements avec ses bugs, avec son sentiment de me prendre pour un con, ses missions pissées parce qu’il fallait en mettre et plus si affinités. Une merde.

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