Archives mensuelles : octobre 2014

Double Arts – Shonen tactile

Encore un article manga, quelle débauche. Cette fois on va s’intéresser à une série courte et terminée, donc ça devrait être moins long que d’habitude. Donc ouais y’a pas si longtemps je parlais de mes sentiments compliqués pour Nisekoi genre « je sais que c’est pas génial mais l’auteur parvient à rendre ça extraordinairement fun » et du coup je m’étais jamais vraiment demandé qui était cet auteur, Naoshi Komi. Puis on m’a dit qu’il avait fait un autre manga dans le Jump avant, Double Arts. Ok. Et que c’était « bien. » Bon. Why not. Je venais de sortir de la lecture du tome 8 de Nisekoi donc j’étais à fond dans la confiance.

Le tome 8 de Nisekoi c'était surtout l'apparition de Drunk Onodera, ce qui place le manga directement dans le Panthéon des meilleurs Romcoms Ever.
Le tome 8 de Nisekoi c’était surtout l’apparition de Drunk Onodera, ce qui place le manga directement dans le Panthéon des meilleurs Romcoms Ever.

 

Bon y’a qu’une vingtaine de chapitres, trois tomes, ok on reconnaît les syndromes de la-série-abandonnée-par-le-Jump-au-bout-de-trois-tomes. Si vous avez lu Bakuman, vous savez comment ça se passe dans ce magazine de prépublication: si votre série est pas assez populaire ou ne vend pas assez (même si ok il est dur de vendre un manga en étant impopulaire), elle dégage. Donc Double Arts quand on s’y lance, on sait que ça va se terminer vite.

Les trois tomes dans toute leur splendeur
Les trois tomes dans toute leur splendeur

Et soyons francs: 90% des séries qui se terminent rapidement dans le Jump c’est souvent assez mérité. Soit parce que ça manque d’originalité, soit parce que ça se lance pas vraiment, soit parce que les personnages sont tartes. J’en avais déjà parlé y’a un an et demi avec Pajama na Kanojo, qui avait duré qu’une vingtaine de chapitres pour un bilan contrasté – du genre les 15 premiers chapitres sont vraiment biens mais soudainement on sent que l’auteur panique parce que les chiffres sont pas bons et il sort une multitude de tours de magie de sa manche pour essayer de redonner de l’interêt sauf que du coup il tue sa série. Il transforme un bon  pot au feu en mauvais hâchis, quoi.

Du coup je me suis lancé dans la lecture de Double Arts surtout dans un esprit d’analyse: j’allais lire ça pas pour voir ce que ça valait en tant qu’ouvrage (je partais avec peu d’espoir) mais voir si on y voyait les prémices de Nisekoi et le potentiel de son auteur. Après tout, Zombie Powder (le Kubo avant Bleach) est assez fun à lire et permet de remarquer plein de trucs qui seront utilisés plus tard dans Bleach.

Et j’en suis sorti dégoûté et frustré parce que, putain de merde, Double Arts c’est vraiment bien. 

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Elraine et Kiri, les deux héros, après avoir botté des popotins.

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Yamada-kun and the Seven Witches – Little Kiss Academia

Donc là Néant Vert sort d’une série de trois articles dédiés aux shonen de la Kodansha, eh c’est pas mal mais ok je conçois que ça manque un peu de variété. Du coup je vous propose cette fois de parler cette fois de manière un peu plus détaillée d’un manga (c’est original) classé shonen (vraiment original) de la Kodansha (toujours plus d’originalité) que j’ai un peu ultrakiffé alors que, on va le voir, la série ne manque pas de petits défauts et de poncifs presque agaçants mais eh, vous parlez au mec dont l’article le plus lu de son blog c’est « j’aime beaucoup Sword Art Online mais je trouve que là là là là là là et là c’est de la merde. » L’amour des contradictions, le serpent qui se mange la queue et d’ailleurs l’image est juste puisque « Serpent » c’est mon signe astrologique chinois.

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Chaud, nen

 

Yamada-kun And The Seven Witches, nommé  Yamada-kun To 7-nin No Majo de son nom japonais que je suis infoutu de me remémorer, est donc un manga de Yoshikawa Miki, publié dans le Weekly Shonen Magazine depuis Février 2012, ce qui fait deux ans et demi. Yoshikawa Miki parlons en maintenant: il s’agit donc d’une mangaka connue en France pour le manga Drôles de Racailles qui avait été publié chez un éditeur dont je pourrais googler le nom mais allez au pif je vais dire que c’était chez Pika.

C’est aussi et surtout une ancienne assistante de l’auteur de Fairy Tail ce qui se voit énormément. Vous savez la rumeur qui veut que Hiro Mashima ait été assistant sur One Piece, ce qui expliquerait pourquoi Fairy Tail ressemble à fond visuellement et spirituellement ? Elle est totalement fausse, Mashima a juste pompé. Par contre si vous vous dites « eh mais attends, l’auteuse de Yamada-kun elle pompe Mashima », non là ça va. Les deux sont potes, les deux sont dans le même magazine et bossent pour le même éditeur. Ca va.

Ok instant scénario alors: Yamada-kun And The Seven Witches raconte l’histoire de Yamada, un mec qui arrive dans son nouveau lycée pour se faire des potes mais qui, comme il a une dégaine de loubard et un caractère assez trempé, est incapable de s’en faire et erre seul dans la… euh… solitude. Mais sa vie va se trouver chamboulée quand il tombe dans un escalier, percute l’idole de la classe – la jeune Shiraishi qui est belle et intelligente – et se réveille… dans son corps. Car oui leurs esprits ont été échangés !

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C’est pas la réaction de l’héroïne au bodyswap mais celle d’une autre fille encore parce que oui le héros y va embrasser des gens tout le long de la série

Très vite les deux lycéens découvrent comment wtf ça se fait cette merde là: Shiraishi possède la possibilité de pouvoir échanger de corps à l’aide d’un baiser.  A partir de là ça va commencer à être funky puisque le conseil des élèves va s’en méler, un club va être construit et, comme le nom l’indique, Shiraishi n’est pas la seule « sorcière »: il y’en a six autres dans l’établissement, toutes dotées d’un pouvoir différent ! Sans compter le héros qui, mystérieusement, semble diposer d’un pouvoir de « copie », là aussi en embrassant les sorcières. Son rôle va donc être central dans tout ce chaos…

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Shonen, amitié et Kodansha: le Bessatsu Shônen Magazine (3/3)

Eh j’avais dit « deadline mardi », j’avais juste pas dit quel mardi. Erm.

Marii de Joshiraku par 紗夜
Marii de Joshiraku par 紗夜

Donc hop bref on est parti, faites entrer les clowns et les artistes sur la piste, la dernière partie de la mini série d’articles sur les magazines shonen de la Kodansha, une des rivales les plus emblématiques de la Shueisha. Après le Weekly Shonen et le Monthly Shonen, passons à un magazine spin-off de ce dernier, crée il y’a environ cinq ans, un beau jour d’automne japonais de 2009. Ce magazine, c’est le Bessatsu Shônen Magazine.

Celui-ci se place comme plus « mature » que le Monthly et le Weekly, visant plus la frange 18-25 que la 12-18. Maintenant, le Monthly le visait aussi mais, on va le voir, les ouvrages du Bessatsu vont souvent plus loin.

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Couverture du magazine, avec Aku no Hana mis en avant

Donc un article sur le même modèle que les autres: je vais présenter quelques séries publiées ou en cours de publication dans ce magazine et en profiter pour donner mon avis éclairé et totalement objectif (non même moi j’y crois pas à cette phrase.) L’article qui suit devrait être cours, y’a que cinq ou six mangas qui seront présentés et vous en connaissez déjà forcément un.

 

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