Archives mensuelles : avril 2016

Mangarama assassin et sentimental

Ptet que je vis un printemps super animé mais ça va pas m’empêcher de lire des mangas et de les lister sur Néant Vert tout en donnant mon forcément très pertinent avis.

Donc c’est un mangarama donc concept simple: j’évoque des lectures récentes et marquantes. Pas de spoiler. Juste l’envie de partager. Comme j’ai les yeux qui piquent (j’ai bien mangé 1) je vais pas allonger inutilement cette intro et partons directement dans du gros shonen mainstream fraîchement terminé.

Note: une partie de ces mangas, je dois leur lecture au dossier manga romantique que Sebastien Ruchet nous a offert dans le n°29 de LOLJAPON. Si vous voulez plein de titres intéressants, c’est par ici, peu après le début de la troisième heure d’émission.

Assassination Classroom

AssCla

Y’a des oeuvres comme ça, tu les commences, tu trouves ça top puis arrive un point où tu te dis « ouais non c’est pas si top en fait », tu les laisses tomber puis tu reviens vers elles une fois que des ponts ont bien coulés sous l’eau et, magie, tu surkiffes à mort et tu te fais tout d’un coup. J’ai eu très clairement ce syndrome pour Assassination Classroom. Y’a deux ans j’avais adoré les deux premiers tomes, détesté le troisième mais comme tout le monde m’a assuré que ça devenait super génial y’a un moment, allez, je me suis lancé dans le tout le mois dernier, dans l’optique de vivre la fin en « direct. »

Et, effectivement, Assassination Classroom accumule les excellentes idées et forme une oeuvre complète qui ne manque certainement pas de qualités.

2016-02-08
Quand tu lis un doujin de Xration

En soit, Assassination Classroom est une série qui d’amblée est pas mal risquée puisqu’elle joue avec énormément de choses qui, à la moindre mauvaise maîtrise, peuvent se retourner contre elles. Ce scénario difficile à expliquer hors contexte (des élèves qui doivent assassiner leur professeur), une alternance constante entre une intrigue très sérieuse et des blagues très potaches, un design à part des canons du Shonen Jump, un casting composé de près d’une trentaine de personnages dès le second tome, des enjeux qui tournent autour d’un impératif chronologique, etc etc.

Je ne saurais pas expliquer ce qui, à l’époque, m’avait deçu dans ce fameux troisième tome. Le personnage de Madame Pouffe, peut-être ? Je ne comprenais pas bien son interêt et le rythme s’effondrait subitement. Étrangement, dès le tome suivant, le rythme remet à s’accélerer et ne s’arrête jamais.  J’aurais fait l’effort de lire le tome 4, j’aurais sans doute jamais fait de hiatus. Car non content de proposer un univers original et un casting très large, Assassination Classroom est surtout une série qui se lit très facilement. Le vrai talent de ce manga c’est celui de nous immerger aisément et de trouver la narration parfaite, en permanence.

Donc non seulement ça se lit bien mais en plus c’est, concrètement, bien tout court. Panique au début: ces vingt élèves de la classe 3-E, comment on va les différencier, comment on peut avoir le temps de tous les développer ? Et bah le manga y arrive et à la fin on les aime tous pour des tas de raisons. Evidemment les élèves « principaux » (Karma, Nagisa, Kaede…) vont connaître plus de développement que les autres mais tous ont leur heure de gloire et tous dépassent leurs archétypes avec talent. Rio est trop cool, par exemple.

Et quelle surprise de voir le manga parfois devenir hyper sombre et toujours parvenir à être super crédible et super impliquant ! Quand Assassination Classroom veut nous mettre mal à l’aise, il y arrive et certains thèmes sont assez violents: l’arc de Nagisa avec sa mère est assez inattendu dans un truc qui vient quand même du magazine le plus inoffensif de tous les temps, c’est à dire le Shonen Jump !

Même la fin est super cool, l’auteur semblant avoir réussi à imposer de terminer quand même son manga  au moment où il voulait alors qu’il est, faut-il le rappeler, le second manga le plus populaire et le mieux vendu du magazine derrière One Piece. Du coup on a une fin complète, satisfaisante, émouvante et qui ne contredit pas tous les tomes qui précèdent. C’est chouette un manga qui a une bonne fin, ça arrive pas tant que ça !

Bref, Assassination Classroom a été une excellente lecture de bout en bout, je la conseille très fort à tout le monde car, en bonus, c’est un shonen qui se fait parler au public le plus large possible, ce qui est quand même un sacré bonus.

2016-02-04
Best girl

Shinshunki Bitter Change

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Du bodyswap ! J’adore le bodyswap ! J’aime quand des adolescents échangent leurs corps et découvrent l’amour !

… mais là ils sont toujours bloqués dans le corps de l’autre cinq ans après sans savoir comment changer !

AH ! 

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  1. Comme toujours dans ma cantine, je suspecte qu’ils foutent des somnifères dans leurs sauces juste histoire de pourrir l’aprem de tout le bâtiment
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Lasagnes générationnelles

Je me suis jamais remis du fait que l’an dernier, à Epitanime, débarque des passionnés d’animation japonaise qui ne connaissaient juste pas La mélancolie de Haruhi Suzumiya. Ce qui m’avait choqué alors n’était pas forcément le fait qu’ils ne connaissent pas mais surtout le fait que, ayé, j’étais devenu un « vieux » dans cette communauté à l’âge moyen toujours assez faible et qu’une grande partie, sans doute même la majorité, du public qui vient en salon n’est plus de la même génération que la mienne.

Une fois que j’ai pris conscience de ce fait, j’ai pu me calmer deux minutes, respirer un bon coup et essayer de cartographier les différentes générations de passionnés de culture visuelle japonaise. Du coup là je pose un peu mes différentes observations que je tire de mes expériences sur l’Internet et, plus probant, en salon en tant qu’associatif.

J’ai donc découpé la communauté d’otakus français en cinq morceaux. Je vous préviens: c’est assez grotesque, et ça n’a pas forcément vocation à être une super analyse sociologique pointue™. Du moment que j’évite les généralisations abusives, moi, je suis content. Vais-je réussir dans cet objectif ?

Ces générations ne sont ni exhaustives ni exclusives. Faire partie d’une génération ne signifie pas forcément s’opposer à une génération précédente/suivante. Il n’y a pas de meilleures générations par rapport à d’autres. Je reste volontairement flou sur les périodes historiques de durée entre chaque génération de fans. 

MazingerZ-front

Génération I: ceux qui créent

La génération Goldorak c’est la première, la plus agée, celle qui a découvert la popculture japonaise via GoldorakAlbator ou San Ku Kai. Jeune à cette période, elle a la vingtaine au début des années 90. Comme ils sont alors jeunes, passionnés, remplis d’énergie et d’idées, c’est eux qui vont créer ou fréquenter les premiers salons dédiés, fabriquer le tissu associatif de l’époque, fréquenter Junku, monter des projets et découvrir, souvent par le biais de VHS chinoises ou d’exportations à prix d’or, des oeuvres emblématiques des années 80 / début des années 90 qui n’auront jamais la chance de passer au Club Dorothée.

C’est cette génération qui va créer Animeland, qui va monter le Cartoonist et l’Epitanime, qui va pouvoir vivre l’essor du Minitel pour aller sur 3615 Toon, qui va fonder des maisons d’édition comme Kazé, diffuser du Nadia tard le soir sur Game One, en somme c’est elle qui va poser toutes les bases pour les générations qui suivent et qui explore une terre alors largement inexplorée.

Il y’a envers les oeuvres japonaises un amour dû au décalage avec le reste de la production d’alors, et le plaisir de voir des œuvres d’aventure, d’action et de SF qui parlent au public enfantin d’une façon différente.

Le livre Big Bang Anim leur est dédié.

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