Archives mensuelles : septembre 2016

Love Live! Sunshine!! – House of the Shipping Sun

AVANT DE COMMENCER CET ARTICLE D’UNE IMPORTANCE ABSOLUE:

  • Mes hommages à la Brigade SOS Francophone, qui a décidé le week-end dernier de se dissoudre après 6 ans de bons et loyaux souvenirs. Félicitations à une association qui a quand même fait beaucoup pour fédérer une communauté et faire découvrir l’animation japonaise à un public le plus large possible. Si leur plus grand fait d’arme restera l’organisation de la venue de Noizi Ito à Epitanime 2010, il serait tristounet de les limiter à ça. Merci pour tout !
  • J’organise l’après-midi du dimanche 23 Octobre, avec le patronage de Radio Kawa, un grand blind-test anime au sein de l’Ecole Multimédia, à quelques pas des Halles. Si vous êtes intéressés pour y assister voire même peut-être y participer, l’entrée est gratuite, il suffit simplement de s’inscrire au préalable, ça sera enregistré en audio et vidéo, faisant le fruit d’un futur épisode hors série de Kaorin !
  • Sound! Euphonium 2 c’est la semaine prochaine, vous entendez le bruit de la hype ?
  • Vous lisez actuellement le 999e article de Néant Vert. Là aussi, vous savez ce que ça veut dire ? Le prochain sera le 1000e. Est-ce que ça va donner un article immense et long à lire ? Très vraisemblablement ! Mais vous allez voir: y’aura un twist !

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Bref, on est en 2010, le groupe µ’s se lance sur scène et se débutait la franchise Love Live, dans un succès plus que modeste. Le premier single de ce groupe fictif, composé de 9 filles animées aux doubleuses-chanteuses bien réelles, se classe dans les 150e places de l’Oricon, ce qui est pas extrêmement fabuleux. Ce qui va sauver ce projet c’est surtout que derrière y’a trois grosses entreprises – ASCII Media Works, Sunrise et Landis – qui vont vraiment pousser le truc et lui laisser le temps de marcher. Ce qui va bénéficier au projet, dont les singles vont à chaque fois faire de mieux en mieux, jusqu’en 2013 avec la sortie quasi conjointe de la première saison de l’animé et d’un jeu free to play simple, accessible et efficace, qui vont tous deux méga booster la licence, et commencer à la placer à des firmaments impensables au début. Mais, hélas, toutes les bonnes choses ont une fin et c’est alors que le groupe continuait de remplir des salles et de vendre des singles par brouettes entières qu’il est mis fin à µ’s en avril 2016, la date coïncidente avec la fin du contrat des 9 artistes qui interprétaient les personnages du groupe.

Et histoire qu’on soit très clair sur ce que valait les animés de la première génération Love Live, difficile pour moi de ne pas comparer directement les aventures de µ’s avec celles de Afterschool Tea Time, leurs consoeurs de K-On. Car comme K-On, la première saison de Love Live était assez irrégulière, cumulant autant de très bonnes scènes que de passages relativement ennuyeux voire médiocres. Car comme K-On, la seconde saison de Love Live s’envole en terme de qualité, trouve son rythme, trouve comment développer et utiliser ses personnages, et fait passer un excellent moment à ses spectateurs, se concluant sur des scènes qui sont, de manière surprenante, riches en émotions. Et enfin, comme K-On, le film Love Live voit nos héroïnes partir dans un pays étranger et trouver toute la détermination pour mettre fin à leur groupe, car c’est le temps des adieux dans un Japon où, semblerait-il, quitter le lycée après sa troisième année équivaut à partir mourir hors champ.

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C’est donc dans ce contexte que Love Live Sunshine arrive. Une série qui doit non seulement nous présenter Aqours, mais qui doit aussi essayer de trouver l’équilibre entre assumer son lourd héritage sans en être pour autant trop dépendant. Profiter du boost crée par le nom, imposer sa propre personnalité et sa propre ambiance, tout en convenant aux attentes des fans de la première heure. Bref, y’a de la pression de tous les côtés et, on va le voir, Love Live Sunshine arrive à la gérer même si on surprend la série à trop souvent demander à son prof comment elle doit faire.

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Le problème avec les jeux de gestion

Bonjour, je suis Amo et j’ai une addiction aux jeux de gestion. Là par exemple j’ai passé 60h sur Football Manager 2016 en un seul mois. Je me déteste.

 

CELA ETANT DIT je ne regrette pas une seule seconde.

Car on a tous un peu nos jeux vidéo « défouloir » préférés. Pour s’aérer la tête certains vont faire du jeu de rythme, d’autres du FPS en lignes, ici du jeu de course, là bas du shoot ou encore des longs grinds dans des JRPG hardcores… On a tous un ou plusieurs styles de jeux qui ont l’avantage de nous absorber, nous faire entrer dans « la Zone » et nous couper un peu du monde. L’idéal après une mauvaise semaine, en somme. J’avoue que les jeux de courses ou les jeux musicaux ont pas mal tendance à m’absorber mais le nec plus ultra ça reste un bon vieux jeu de gestion. Des trucs à gérer, des chiffres à absorber, des décisions à prendre ? Je suis votre homme. Jeux infinis, chronophages, où il y’a toujours quelque chose à faire / à penser, c’est vraiment le compagnon ultime. Un album en fond, les yeux rivés sur l’écran, prêt à devenir une larve qui ferait frémir même le plus tolérant des philosophes de plateau télévisé.

 

sayori

Dormir devant son pc, à la fraîche (Sayori)

Je ne sais néanmoins pas trop quand ça a commencé. Quand j’étais môme j’avais entendu parler de ces jeux mais possédant une Megadrive et aucun PC, l’accès était évidemment compliqué. Je me suis rapidement fantasmé ce type de jeu à l’aide de quelques articles ici ou là. Pour moi SimCity c’était un jeu de création, pas de gestion. Genre on avait budget illimité, on dessinait la carte, les routes, on faisait comme on voulait. Il faut bien comprendre que quand j’étais gamin j’avais aussi une fascination pour les cartes. Je dessinais des tonnes de plans de villes imaginaires et je pense avoir perdu le respect de ma grand mère maternelle quand à 8 ans j’ai demandé pour Noël un Guide rouge Michelin. Pas pour savoir les meilleurs restaurants, non, juste parce que le guide contenait le plan de 200 villes de France. De Abbeville jusqu’à Yzeure. Je pouvais passer des heures à regarder les plans avec l’oeil humide et le sourire en bouche. Un peu mon porno de l’époque, en somme.

Du coup, dans ma tête, ce genre de jeu était clairement le prolongement de cette passion géographique et ça me fascinait. Mais je n’y avais pas accès. Pas une vraie grosse frustration, rassurez-vous: j’étais suffisamment passionné par le fait de finir Quackshot et Tazmania pour ne pas laisser les regrets m’envahir. Peu de temps après l’achat de ma Playstation on m’offre mon premier jeu de stratégie, Command & Conquer: Alerte Rouge. Oui, la version Playstation, pas de problèmes. Rapidement, je m’intéresse moins pour l’intrigue du jeu et sa version uchronique de la Seconde Guerre Mondiale 1 que pour l’aspect de gestion et de création de base ! Comprenez bien: dans Alerte Rouge on pouvait construire des bâtiments, des unités, des murs… Rien de mieux pour moi ! Commence alors un étrange gameplay alternatif du jeu où mon but n’était pas de gagner mais juste de construire la base la plus esthétiquement convaincante. Les vraies priorités.

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Vous y voyez une base militaire froide, j’y voyais à 10 ans une ville de mes rêves <3

Je me souviens même d’une méthode ultra vicelarde: commencer une partie en mode custom, faire commencer tout le monde avec 0$, faire le code qui permettait d’avoir 1000$ et ainsi construire sa base en toute quiétude, sans risque d’être dérangé par l’IA adverse. Un vrai petit jeu de gestion de base, tout choupi.

Mais bon, tout ça c’est pas du vrai jeu de gestion, et l’arrivée d’un PC dans le foyer va évidemment régler pas mal les soucis d’accessibilité au genre.

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  1. Où les Soviétiques prennent la place des Nazis. On pouvait jouer pour les deux camps et le côté Soviétique offrait la meilleure chose qu’il soit: des cinématiques avec un Staline over-the-top
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