Archives mensuelles : novembre 2016

Mangarama des arts, des sports et des ninjas

Vous allez bien ? « Bof » ? Ouais je comprends, les temps sont durs. Heureusement, là, ce que je vous propose c’est de partir avec moi dans le joyeux monde des mangas et de vous évader un peu. Mon dieu cette accroche était tellement clichée, je me dégoûte un peu.

Bref, l’intro ne va pas être très longue, je vais juste évoquer six mangas que je lis en ce moment, dans la plus pure tradition des mangaramas qui peuplent ce blog depuis presque deux ans maintenant.  Aujourd’hui on va être très shonen, je l’avoue, mais vous allez voir qu’il y’aura pas mal d’ambiances différentes ! On va avoir de la comédie potache, du sport sans complexes, un grand classique que je découvre enfin, la découverte de la danse classique, des repas qui se complexifient et, évidemment, un sport imaginaire passionnant et qui sait dépasser les apparences. Vous êtes chauds ? Alors allons-y.

Grand Blue

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Vous aimez la PLONGEE SOUS MARINE mais vous trouvez que Amanchu c’est un peu trop INTELLO BOBO HIPSTERO MEDIATICO BLOGO PARISIEN BIEN-PENSANT pour vous ? 

Alors découvrez GRAND BLUE.

Un manga qui parle de plongée sous marine… 

… mais aussi et surtout: d’alcool, de quiproquos romantiques, de tricheries en examen, d’alcool, de festivals universitaires, de réputations brisées, d’alcool, d’otakus, de bromance, d’alcool, de nudisme, de bisexualité, d’alcool, de blagues grivoises, de tennis et, évidemment, de l’alcool. 

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Quand tu interprètes très personnellement les gestes sous-marins

Car Grand Blue raconte l’histoire de Iori, un jeune homme qui se prépare à rejoindre une université paisible dans une cité au bord de la mer. Squattant le magasin de plongée de son oncle, il se prépare donc à vivre ce qu’on appelle la belle vie tranquille et excitante d’un jeune étudiant universitaire. Mais très vite ça va se barrer en couilles puisqu’il va rencontrer le club universitaire de plongée sous marine locale, une bande de nudistes sympatoches, qui vont le recruter de la manière la plus efficace qui soit: grâce à des longues soirées arrosées. Bien que notre héros ne sache pas nager, il va donc découvrir les charmes de l’exploration sous-marine… ainsi que les beuveries infinies. Qui vont souvent l’amener dans des situations incongrues. Genre devoir assister aux cours en calbut.

Grand Blue est donc une pure comédie, très souvent hilarante, qu’on doit à Inoue Kenji, un auteur dont vous ne connaissez peut-être pas le nom, mais dont vous connaissez sans doute un de ses travaux puisque, c’est à lui qu’on devait le génial Baka to Test, comédie ultra intense et méga bien rythmée qui, déjà à l’époque, mettait en scène des idiots de manière assez débonnaire. Normal donc qu’on retrouve dans Grand Blue ce même humour, ce même goût de la blague à tout prix. Car les héros de Grand Blue sont des grands couillons qui sont clairement assumés comme tels. Des grands couillons pas méchants, certes, mais qui volent jamais très haut d’un point de vue intellectuel et qui savent se mettre efficacement dans des situations bien gênantes pour tout le monde. 

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Et ce qui est bien c’est que l’humour de ce manga là s’entasse. Des blagues entamées dans le chapitre 1 continuent dans le chapitre 16. Plus on avance, plus on découvre de nouvelles blagues tandis que les anciennes évoluent, surgissent au moment où on s’y attend parfois le moins. C’est parfois méta mais sait trouver l’équilibre pour ne pas trop tenir sur des références et des bris du 4ème mur. Bref, c’est bien ciselé et, du coup, c’est vraiment très drôle. Honnêtement, je vous le conseille vraiment énormément si vous cherchez une comédie japonaise qui sorte un peu des clous et qui est, pour le coup, plus universelle que beaucoup d’autres.

C’est donc mon coup de coeur de cette fin d’année car dieu sait que comme dirait Lorie, j’ai besoin d’humour.

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Kimi wa Midara na Boku no Joō – Bouquet de nerfs

Je déteste Lynn Okamoto.

Enfin, je le déteste pas personnellement. J’ai détesté Elfen Lied, détesté Nonono 1 et, du coup, je déteste ne serait-ce que l’idée de lire un jour Brynhildr. C’est un auteur dont je n’aime pas le style, dont je hais le simplisme de ses personnages et de ses situations, qui ne fait jamais preuve de subtilité ce qui, du coup, me donne l’impression d’être pris pour un débile. Et le pire ? C’est que y’a souvent des bonnes idées ou des trucs cools dans ses œuvres. Je peux même pas totalement le détester. 

Alors du coup que se passe t-il quand je lis un manga au pif, kiffe pas mal après quatre chapitres, puis découvre que c’est écrit par Lynn Okamoto ? Je ne sais pas, c’est un sentiment indescriptible, partagé entre la frustration, la déception et la bonne surprise, semblable à celui que j’ai ressenti en 2006 quand je voulais que la France se fasse claquer au premier tour de la coupe du monde pour faire chier mon frère et que finalement non la France est allée jusqu’en finale et que woowoow je suis monté dans le train de la hype et je m’ai oublié mes principes et mes préjugés pour profiter du moment.

Bref, comme le but de Ribery contre l’Espagne, ce manga est rapide, concret, efficace, sexy, le fruit d’une belle collaboration et la preuve que même un mec pas toujours connu pour sa grande finesse peut faire quelque chose susceptible de faire vibrer les sentiments primaires de même les plus intellectuels d’entre nous.  Voyons ça ensemble dans ce 1001e billet de Néant Vert qui est dédié, du coup, à Kimi wa Midara na Boku no Joō. Le titre peut vaguement se traduire en « Vous êtes Indécente, ma reine », et c’est pas un titre usurpé, comme on va le voir.

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Kimi wa Midara na Boku no Joō (que je vais réduire à Kimidara si vous le voulez bien) est donc un manga débuté en 2012 dans le Weekly Young Jump, avec pour auteur Lynn Okamoto et pour dessinatrice Mengo Yokoyari. L’intrigue est simple: Subaru et Saito sont deux enfants inséparables, malgré leurs très différentes origines sociales. Ainsi Subaru est originaire d’une très très grande famille, extrêmement riche depuis plusieurs générations, qui a l’air de contrôler certains bails au Japon tandis que Saito, bon, c’est un gosse de prolo. Bref, malgré la guerre des classes, ces deux enfants se kiffent bien, se taquinent, s’amusent, c’est la belle vie.

Sauf que.

SAUF QUE.

Subaru doit partir direction un établissement scolaire et internat ultra côté, où le droit d’entrée est une somme ahurissante, impossible d’accès pour le quidam moyen. Sauf que Saito, bah, ouais, c’est le quidam moyen, du coup il est niqué et il doit voir son amour d’enfance partir loin de lui. Mais c’est sans compter sur ses ressources et quand un droit d’accès à cette école via une bourse et des résultats exemplaires apparaît, il sait saisir cette chance, étudie sans compter, et parvient, six ans après le départ de son amie, à rejoindre en tant que lycéen cette école. Là bas il se rend compte que Subaru a bien changée: moins garçon manquée qu’avant, elle est devenue l’idole de cet établissement prestigieux, n’est jamais descendue de la première place du classement depuis son arrivée et, hélàs pour notre héros, ne semble accorder la moindre importance à lui, comme si elle avait tout simplement oubliée son passé.  Déprimé as fuck, Saito décide de partir chouiner dans sa chambre d’internat et se met à rêver d’une porte qui lui permettrait d’accéder directement à la chambre de son aimée…

C’est là qu’une porte permettant d’accéder directement à la chambre de son aimée apparaît à la place de la porte de son placard, que son aimée en sort vétue d’une serviette de douche, qu’un dieu en forme de polochon explique qu’un accord a été passé et que leur voeu mutuel a été écouté. Et Subaru a beau nier les faits, elle a elle-même fait ce voeu, au point d’être considérée comme la « contractante » par ce dieu qui va, donc, exiger d’elle un paiement. Et ce paiement il est simple: une fois par jour il va retirer à Subaru son sang-froid, sa maîtrise de soi. Et du coup, pendant cette heure, celle-ci n’aura plus aucune barrière morale. Ce qui va d’abord être vaguement mignon – elle va enfin avouer à Saito tous les sentiments qu’elle a envers lui et qu’elle réprimait pour conserver son image et par peur d’être rejetée – mais va vite poser des problèmes quand il va découvrir que Subaru, en fait, elle est méga portée sur le cul. Et pas n’importe quel cul: celui du héros, si possible.

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  1. Le manga de saut à ski très sympa quand ça parle de saut à ski, carrément imbuvable dès qu’on sort des pistes
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