Archives mensuelles : décembre 2016

Une introduction rapide et consistante aux magazines de prépublication de manga~

ON EST LE 31. 

DONC JE DOIS FAIRE UN ARTICLE

PARCE QUE CA FAIT HUIT ANS QUE JE FAIS UN ARTICLE CHAQUE 31 DECEMBRE. Paie tes traditions bizarres.

Mais bref, cette fois on va parler manga. Et, pour ne pas changer, on va parler industrie japonais. Je le sais, tu le sais, il le sait, elle le sait, on le sait, nous le savons, vous le savez, elles le savent, ils le savent: quand on lit un manga en France, il est, dans 99% des cas, pas en premier lieu sorti au Japon sous ce format-là, qui n’est qu’une seconde étape. Car si beaucoup de japonais lisent les volumes reliés, beaucoup continuent à aller directement à la source, c’est à dire les magazines de prépublication. Et, ça tombe bien, l’immense et implacable majorité des titres sont avant tout publiés chapitre par chapitre dans des magazines aux rythmes divers et variés. 

Donc du coup on connaît sans doute quelques uns de ces magazines: le Shonen Jump, forcément, peut-être le Shonen Magazine, le Margaret… mais peut-être pas forcément plus. 

Du coup ce que je vous propose via cet article c’est de lister les principaux magazines de prépublication. Tout d’abord en les regroupant via maisons d’édition (histoire de remarquer quels magazines partagent les mêmes directions), ensuite en les regroupant par public visé (le sempiternel Shojo/Shonen/Seinen) puis par ligne éditoriale. En gros. 

Juste un truc avant de commencer: les magazines de prépublications ne sont pas vraiment comme chez nous. N’imaginez pas plein de Spirou remplis de mangas. Non en vrai imaginez des annuaires remplis de mangas. Les magazines de prépub c’est des pavasses de 300 à 500 pages, imprimés souvent dans du papier ultra dégueulasse, qui coûtent souvent entre 200 et 500 Yen (c’est à dire entre 2 et 5  euros) et qui sont voués à être jetés après lecture.

Et rapidement, pour définir les termes shonen/shojo/josei/seinen qui vont être utilisés car ils sont différents de la manière dont, en France, on s’en sert:

Kodomo: Le manga pour gosses en bas âge, moins de 8 ou 9 ans. Souvent des gags mangas ou des séries à l’intrigue très limitée.

Shonen: « pour jeunes garçons » vous me direz. Sauf que c’est pas si simple. Effectivement le genre vise de base les pré-ados et les adolescents masculins, et va essayer de viser leurs envies, mais c’est devenu très progressivement un genre assez universel, qui a un lectorat féminin qui existe et qui est désormais pas mal pris en compte par la majorité des éditeurs. Du coup le shonen « à l’ancienne » qui raconte des « trucs de mecs » n’existe plus vraiment, ou alors est limité à 2/3 magazines, donc partons du principe que ça concerne tous les adolescents de 9 à 16 ans.

Shôjo: A l’inverse, le genre désigne « pour les jeunes filles », de 7 à 15 ans en règle générale et, effectivement, ne trouve pas spécialement de public en dehors de ces limites, malgré des tentatives de ci de là.

Josei: Le manga « pour la jeune adulte », en gros du milieu de l’adolescence jusqu’à… euh… la fin de la jeunesse I guess. 

Seinen: Le manga « pour le jeune adulte. » Littéralement pour ceux qui savent lire à peu près tout l’alphabet jap. Il faut d’amblée distinguer le Seinen dans sa forme traditionnelle (des oeuvres universelles, matures,  aux thèmes adultes censés parler au jeune de 15 à 30 voire parfois au délà) et le Young qui commence de plus en plus à devenir son propre genre (qui est une sorte de shônen sous stéroïdes avec plus de violence, plus d’intensité, plus de sexe et plus… de tout en général.) Mais le seinen c’est aussi les oeuvres censées faire du bien aux adultes, à les aider à retrouver des bons sentiments, donc c’est aussi là qu’on retrouve des BD comiques ou mignonnes, ne soyez donc pas surpris.

Adult: Ce que nous on appelle grosso merdo le Hentai. Le cul, quoi.

Un autre point: j’ai essayé, pour illustrer, de mettre des couvertures mettant en avant des séries du magazine en question. Ca paraît con dis comme ça mais beaucoup de magazines (surtout en young) mettent en couverture… des gravure idols. C’est à dire des jeunes filles qui posent de manière plus où moins sexy. Donc ne vous étonnez pas si certaines couvertures n’ont… pas de mangas dessus.

Ceci étant dit, dans tous les cas j’espère que vous apprécierez ce listing qui n’est pas exhaustif et j’espère que vous me pardonnerez la concision de certaines descriptions (je dois vous avouer que j’ai des violentes lacunes en terme de shôjo donc juger la ligne édito des magazines spécialisés j’ai un peu galéré, donc il est possible que je dise de la merde.)

 

Shueisha

Fait partie du « Hitotsubashi Group », en compagnie de la Shogakukan et de la Hakusensha. Fondé en 1925. 

Weekly Shonen Jump

Public visé: Shônen

Rythme de publication: Hebdomadaire

Fondé en: 1968

Séries emblématiques (en cours): One Piece, Gintama, Haikyuu, Hunter X Hunter, My Hero Academia, Food Wars, World Trigger, The Promised Neverland…

Séries emblématiques (terminées)Dragon Ball, Saint Seiya, Slam Dunk, Hokuto no Ken, Yu-Gi-Oh, Naruto, Kochikame, Bleach, Video Girl Ai, EyeShield 21, Death Note, City Hunter, Kenshin le Vagabond… 

Plus gros magazine de prépublication à l’heure actuelle en terme de tirages par numéro (qui dépasse les 2 millions), une institution duquel vient la plupart des plus gros blockbusters mangas de ces trente dernières années. En pleine phase de renouvellement à l’heure actuelle, après avoir passé 2016 à mettre fin à pas mal de séries pourtant bien installées (BleachAssassination Classroom, NisekoiToriko ou bien encore Kochikame.

Possède une édition en anglais, gérée par Viz Media (qui est la branche occidentale de la Shueisha et, plus largement, de l’Hitotsubashi Group.)

Le public visé reste les enfants et les jeunes adolescents, les histoires sont donc rarement très compliquées ou très adultes, même si on y trouve volontiers du sang et un peu d’érotisme de ci de là.  Mais le public est en réalité beaucoup plus varié

 

Jump SQ

Public visé: Shonen

Rythme de publication: Mensuel

Fondé en: 2007 (remplace le Monthly Shonen Jump, fondé en 1970)

Séries emblématiques (en cours): To Love Darkness, Blue Exorcist, Platinum End, Seraph of the End, Twin Stars Exorcists…

Séries emblématiques (terminées): Claymore, Rosario+Vampire, Letter Bee, Shi Ki (Jump SQ)

Kurohime, Angel Densetsu, I’ll, Eleven (Monthly Shonen Jump)

Remplaçant du vénérable Monthly Shonen Jump, le Jump SQ (pour Square) est un mensuel shonen qui vise un public un poil plus agé que son contemporain hebdomadaire. Ici c’est plus gore, les intrigues un poil plus compliquées et l’érotisme va beaucoup plus loin. En gros c’est un peu l’entre-deux, niveau public visé, entre le Shonen Jump et le Young Jump

Le Jump SQ gagne peu à peu en importance au sein de la Shueisha, comme le témoigne l’arrivée dans le magazine d’auteurs comme le duo Oba/Obata et leur Platinum End. 

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Bilan 2016 du Shonen Jump, l’heure du ménage

Après vous avoir fait le coup l’année dernière, on est reparti pour un second bilan de l’activité du Shonen Jump, cette fois-ci couvrant tout ce qui s’est déroulé en 2016 dans le magazine. Une grosse année car, vous le savez sans doute un peu si vous suivez l’actualité du monde du manga, l’actualité a été chargée pour le magazine qui s’est débarrassé de beaucoup de ses plus grosses séries ! Un changement radical par rapport à une année 2015 qui, souvenez-vous, avait été extrêmement tranquille et plaçait le Jump dans une situation bizarre où il y’avait peu de séries « inutiles », où toutes trouvaient le succès quelque part, et permettait au magazine de fournir à la Shueisha un bon paquet de titres vendeurs et populaires.

On aurait pu donc croire que le Jump allait rester à la cool, se contentant de se laisser porter par ses gros hits historiques sauf que non ils ont tout envoyés valser, ont mis fin à cinq grosses séries, se préparent également à conclure Gintama et après ça on va arriver à une situation étrange où les deux plus vieilles séries régulières du magazine seront One Piece (1997) et… Haikyuu (2012) ! Bref, la génération dorée des années 2000, qu’on pouvait résumer schématiquement par le quatuor Naruto/Bleach/Gintama/Toriko, est bel et bien terminée, et le Jump semble vouloir aller ailleurs ? Mais la vraie question c’est… où ?

Ce bilan reprendra plus ou moins le même plan que l’an dernier: on reviendra sur toutes les séries parues cette année dans le magazine, on commentera leur présent (popularité dans le magazine et ventes des tomes reliés)et on pronostiquera leur avenir. Sur ce, allons y !

Notes:

  • Rappel: j’ai écrit un article pour expliquer comment on juge la popularité d’une série dans le Jump en se basant sur les sommaires.
  • L’année 2016 éditoriale du Jump va de décembre 2015 à novembre 2016. Par exemple le dernier numéro en date, sorti la semaine dernière, c’était le 2017.2/3. 
  • Même si le dernier numéro de l’année est le 2016.52, il n’y a pas eu 52 numéros du Jump en 2015: il y’a aussi eu quatre numéros double. Ils ne sont même pas double en taille, juste qu’ils couvrent plusieurs semaines (c’est lié à Noël, au Nouvel An, à la Golden Week et à la première semaine d’août, qui correspond aux vacances d’été.) Ca fait un total de 48 numéros, en réalité. 
  • Changement par rapport à 2015: j’ai retiré les graphiques liés aux chiffres de ventes en première semaine. Ceux-ci m’apparaissaient finalement peu pertinents. Pour les ventes, désormais, je me contenterais de signaler les ventes en première semaine du dernier tome en date et, si la série est classée dans le top 30 annuel Oricon, je me chargerais de donner le nombre de volumes vendus dans l’ensemble de l’année.
  • J’ai décidé, également, pour les graphiques de popularité, de revenir à une méthode simple: celle de la place dans le sommaire. Pas de ranking « pure » comme l’année dernière, qui compliquait beaucoup les choses et ne me paraissait pas si pertinent que ça. Néanmoins vous noterez que certains chapitres sont en verts sur les graphiques: cela veut dire que le chapitre en question bénéficie d’une page couleur ou est en couverture du magazine, ce qui veut dire que le chapitre en question n’a pas un classement pertinent vis à vis de sa popularité mais qu’il est placé éditorialement à cette position (vu qu’on peut pas mettre des pages couleurs n’importe où dans un magazine papier et que les pages couleurs sont là pour « aider » un manga à se faire remarquer, donc c’est quelque chose que les éditeurs choisissent.)
  • Le plus important à retenir: la vraie « première place » est la seconde sur les graphiques. Car sur ces graphiques, la première revient toujours à la série qui est en couverture, ce qui ne témoigne pas – forcément – de la popularité concrète de la série. 
  • Toujours sur le code couleur des graphiques: Rouge veut dire que la série est clôturée à ce chapitre, Bleu veut dire que la série part en hiatus à partir de ce chapitre.
  • J’ai volontairement mis Boruto de côté dans l’article. La série est trop… particulière pour ça (publication mensuelle, toujours des pages couleurs, ventes irrégulières, statut de spin-off…)
  • Cliquez sur les graphiques pour les afficher dans leur taille réelle. Ca les rendra plus lisible, c’est fait pour ça !

Voilà, dit comme ça ça paraît indigeste et incompréhensible mais vous allez voir, on va commencer tout de suite et vous allez vite comprendre. 

 

C’est le top !

One Piece

Eiichiro Oda

Débuté en Août 1997 (1997.34)

couvertures pour un total de 10 numéros avec pages couleurs. La série a été absente de 9 numéros.

tomes sortis en 2016 (du 80 au 83)

Ventes en première semaine du tome 83: 1,631,659 exemplaires

Classement dans le top 30 Oricon de 2016: 1ère place avec 12,314,326 exemplaires vendus. (En 2015: 1er / 14,102,521 exemplaires vendus)

Rappel des prévisions 2015: « Toujours le n°1 en tout, vraisemblablement. »

Comment la série se porte ? Bon, qu’est-ce que vous voulez que je vous dise. One Piece reste One Piece. Le mastodonte indéboulonnable. Populaire, adoré, qui se vend par palettes entières. Le film GOLD a été un succès, la série continue à cartonner à l’archipel et à l’international, n’en jetez plus, y’a rien de vraiment neuf à dire et la série va pouvoir aborder sa vingtième année d’existence le coeur léger car il est toujours le bateau-amiral de sa flotte.

Prévisions pour 2017: Toujours le n°1 en tout, vraisemblablement. 

 

Haikyuu

Haruichi Furudate

Débuté en Février 2012 (2012.12)

couvertures pour un total de 12 numéros avec pages couleurs. 

tomes sortis en 2016 (du 19 au 24)

Ventes en première semaine du tome 24: 282,363 exemplaires

Classement dans le top 30 Oricon de 2016: 5ème place avec 6,474,394 exemplaires vendus. (En 2015: 6e / 6,531,508 exemplaires vendus)

Rappel des prévisions 2015: « Ça devrait rester stable aussi bien en terme de ventes que de popularité. Avec un peu de pot, le match actuel PRENDRA ENFIN FIN. » 

Comment la série se porte ? Bah écoutez, toujours très bien. Les deux saisons de l’animé ont participés à maintenir la haute popularité de la franchise, et ce même si ça a été transféré à des horaires de nuit quand la première série était diffusée le dimanche après-midi. Le gros match a pris fin, on est passé sur un arc plus posé à base d’entraînement et de préparation, ce qui habituellement dans les mangas de sports amène un déclin en popularité, déclin qui ne se retrouve pas vraiment ici. En bref, Haikyuu s’impose bel et bien comme la série sportive forte des années 2010 pour le Jump.  

Prévisions pour 2017: 2017 devrait être la première année depuis 2014 où Haikyuu ne bénéficiera pas d’une adaptation animée, faute de contenu suffisant pour permettre une quatrième saison de 13 épisodes. Il faudra voir si ça entraîne une chute réelle des ventes mais vu le fandom très large de la série, les dégats devraient être largement atténués.

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Your Name. – Everlong

Après presque six mois à le voir détruire tous les scores du box-office japonais et à attirer comme un aimant toutes les bonnes critiques du monde (5 étoiles dans les Cahiers du Cinéma, wtf), une partie infime du public français a pu enfin découvrir hier via de nombreuses avant-premières tout autour du pays Your Name., le nouveau film de Makoto Shinkai, avant la sortie nationale qui est datée au 28 Décembre. En tant que français, c’était difficile de découvrir le film sans avoir en tête la réputation aveuglante qu’il y’avait autour et au fond de la tête on s’attendait tous à ni plus ni moins qu’un pur chef d’oeuvre. Pour ma part, je suis donc arrivé dans la salle avec un peu cette pression au fond des tripes, cette peur de ne pas trouver le film incroyable et du coup, cette peur de ne pas apprécier le film pour ce qu’il est, mais pour sa réputation, son aura. 

Et bien ouf, pas la peine de stresser !  Le film était effectivement très bon, et se trouve dans la juste continuité de la carrière de Makoto Shinkai. Mais là où il se distingue, et là où je pense que se trouve une partie des racines de son succès japonais, c’est que c’est un film où il y’a beaucoup à dire dessus. Il raconte beaucoup de choses, surprend son spectateur à quelques reprises et possède de nombreux niveaux d’interprétations qui fait qu’on sort de la salle avec une grosse envie d’en parler. C’est un film qui nous laisse avec beaucoup de choses en tête, beaucoup de choses qui nous font gamberger et, sans offense envers Miyazaki, Yoshiura ou Yonebayashi, c’est un sentiment qu’aucun autre film d’animation japonais de ces dix dernières années – à l’exception très notable des Enfants Loups – n’a pu me faire ressentir. On ne sort pas de Your Name. avec juste « bon c’était bien », on sort de Your Name. avec le cerveau ultra actif, qu’on ait aimé le film ou non, et avec beaucoup de choses à en dire. Et à ce titre, il devrait rester dans les mémoires collectives pendant un petit moment.

Pour tout cela, et pour les qualités techniques, visuelles et sonores indéniables du film, typiques du Makoto Shinkai qu’on connaît bien en France depuis 5 Centimètres Par Seconde, je ne peux que vous recommander qu’extrêmement chaudement ce film, ne serait-ce que pour plus tard en discuter avec des gens. En attendant, dites vous que c’est un film non dénué de surprises et qui va aborder des thémes et des symboles auquel vous ne vous attendiez sûrement pas en allant voir ce qui devait être à la base une simple histoire d’échange de corps. Mais pour mieux apprécier ces surprises, je vous recommande du coup d’essayer d’en savoir le moins possible et d’aller voir le film le plus tôt possible dès qu’il sera dans des salles chaudes prêt de chez vous. 

Et du coup si vous n’avez pas vu le film, quittez cet article car, comme je l’ai dit, y’a beaucoup de choses à dire sur ce film, sauf que pour ça va falloir creuser dans tout le film. 

ATTENTION: A partir de ce point, l’article va spoiler grave parce que là on entre en mode analyse de toute l’oeuvre donc tenez vous en très éloignés si vous souhaitez garder toutes les surprises.

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Un an d’anime ~ 2016

Oh non ! On est début décembre ! Ca veut dire que le blog va devenir très prévisible et va, pour la neuvième fois en neuf ans, faire son bilan des animés de l’année ! Où est l’originalité ?

Réponse: enterrée avec le respect.

l o l

animegag

Si vous ne connaissez pas le principe des bilans annuels de Néant Vert, et c’est tout à fait possible, je prends toutes les oeuvres que j’ai vu durant l’année écouléepeu importe leur année d’origine et je vous parle de manière concise mais détaillée de douze d’entre elles. Sachant que, comme d’habitude, je rattache chaque oeuvre à un mois de l’année, souvent le mois durant lequel j’ai regardé la série… ou le film.

Si l’exercice vous plait, il y’a huit articles à explorer sur le thème de l’Anime/JV, un petit nombre du même format sur le thème du jeu vidéo, et désormais côté Cinéma. Le tout est listé sur la page « Bilans annuels » ♪.

Rapidement, avant de débuter, 2016 aura été une année très molle pour moi au niveau de l’animation japonaise. A cause de beaucoup d’événements et de soucis durant la première moitié de l’année, j’ai du pas mal freiné ma « consommation » à la fois à cause du manque de temps et à la fois à cause de la fatigue, qui faisait que je peinais fortement à me concentrer sur quoi que ce soit. Ca aura été une année largement plus manga, pour le coup, mais si ça peut vous rassurer, y’a quand même de quoi parler !

Décembre 2015

Mobile Suit Gundam: Iron-Blooded Orphans

anime01

Je n’ai pas encore débuté la seconde saison mais les deux premiers tiers de la première m’auront au final pas mal séduit, et c’est vraiment la première fois que j’accroche autant à une série Gundam qui, il faut l’avouer, ne renouvelle pas forcément autant que ça les formules chères à la franchise. On y trouve un scénario très cruel, quasiment d’actualité, avec la révolte de jeunes exploités face à un système truqué et nettement en leur défaveur, qui ont été déshumanisés par des années de travail forcé sous la coupe de socipathes, ce qui font d’eux des adolescents en quête de vengeance, et qui ne connaissent que peu la pitié et la valeur de la vie humaine. Et ce sont les héros. 

En dehors des très bons combats de mécha, c’est donc surtout l’évolution de cette bande de garçons perdus – chaperonnés par une princesse charismatique mais beaucoup plus timorée – qui va pas mal nous impliquer et nous passionner. Une fois que la série quitte Mars pour devenir spatiale va commencer à vraiment apparaître l’autre grande habitude de la franchise Gundam avec un jeu politique constant, qui se révèle tout aussi riche. Puis arrive les premiers morts, et là on se souvient qu’on est dans un Gundam et que même si Tomino est pas là, faut pas trop s’attacher aux personnages, on est en guerre quoi.

De la série je retiendrais surtout deux choses: déjà une excellente OST, que ce soit au niveau des génériques (♪ Koe no kagiri koe no kagiri ♪) qu’au niveau du taff de Yokoyama Masaru qui sort quelques thèmes bien puissants avec des choses aussi inattendue qu’une guitare sèche type flamenco. La seconde chose que je retiendrais c’est cette scène très très forte du troisième ou quatrième épisode, ou le héros tue de sang froid un adversaire agonisant… en plein milieu d’une phrase de celui-ci. Personnage posé instantanément, on sait que ça va pas être les Bisounours.

Bref, si vous vous plaignez que l’animation japonaise c’est plus que des lycéennes et des romances nulles, niquez vos races, allez mater Gundam IBO, c’est toute la SF d’action et de politique dont vous rêvez.

Les années précédentes, en Décembre:

  • Fate/Stay Night (2006)
  • Serial Experiments Lain (2007)
  • Clannad (2008)
  • Macross: Do You Remember the Love (2009)
  • The World God Only Knows (2010)
  • Boku Wa Tomodachi ga Sukunai (2011)
  • The Idolm@ster (2012)
  • Le Vent se Lève (2013)
  • Souvenirs de Marnie (2014) 

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