Archives mensuelles : janvier 2017

Do The Evolution

En janvier 2012 était organisé la première édition de Japanantes, une convention nantaise organisée par les élèves du Polytech local et qui s’est pas mal construit, de l’aveu même de certains de ses organisateurs, en prenant comme exemple un modèle tout à fait vénérable et semblable: la convention Epitanime, elle organisée depuis près de vingt ans par des élèves d’EPITA, une école parisienne d’informatique loin d’être inconnue. Cette première édition, je l’avais adoré à l’époque car dès le premier coup, elle avait su trouver la bonne formule et profiter de la place gargantuesque dont elle disposait pour proposer une très grande quantité d’activités et de contenu qui faisait que chaque salle de classe visitée, chaque couloir exploré, chaque stand observé était l’assurance de trouver quelque chose de neuf, de différent, nous permettant ainsi d’évoluer dans la convention à notre rythme et de trouver chaussure à son pied. Le tout dans une ambiance jeune, passionnée et bon enfant, qui ne visualisait pas le visiteur comme un portefeuille sur pattes mais comme un véritable être humain, qui allait pouvoir trouver dans ce salon de quoi s’exprimer, s’animer et offrir l’opportunité de rencontrer des nouvelles têtes ou de se créer des jolies mémoires avec ses amis.

Après cela, la convention a continuée son petit bonhomme de chemin et chaque mois de janvier voyait les élèves de Polytech Nantes retrousser leurs manches et organiser « leur » événement, qui ramenait chaque année toujours un petit peu plus de visiteurs. Alors oui ça reste un événement modeste qui ne dispose pas d’un budget suffisant pour faire venir, par exemple, des invités japonais et sa fréquention n’a rien de comparable avec des événements plus imposants, disposant de vraies entreprises à leur tête, comme Japan Expo, Polymanga ou Paris Manga, mais suffisamment pour permettre à la convention d’être justifiée et de trouver sa place dans l’écosystème mine de rien pas négligeable de la « culture otaku » dans l’ouest de la France. 

Donc jusque là il y’avait une bonne dynamique et une mise en place ardemment facilitée par une collaboration étroite avec l’école dans lequel se déroulait l’événement, qui offrait aux organisateurs du salon l’endroit idéal pour s’exprimer et offrir un Japanantes généreux, riche en contenu, qui permettait aux créateurs, aux associatifs, aux visiteurs et aux professionnels de s’exprimer.

Le défilé cosplay de Japanantes 2017, photo de Jimmy le Carnec

Mais ça, c’était avant.

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Les openings à retenir, édition hiver 2017 ♪

Si vous connaissez bien Néant Vert, vous savez que je ne suis pas vraiment du genre à faire des « bilans » de chaque saison d’animé et ce pour une raison simple: je mate suffisamment pas d’animé pour être un chouia pertinent dans ce domaine. Du coup je laisse ce plaisir à beaucoup d’autres blogueurs plus doués et qui sauront vous aiguiller sur quoi regarder. 

Par contre y’a un truc que j’essaie de mater au maximum à chaque nouvelle saison et c’est les openings. Je ne peux pas le nier: j’ai une véritable et authentique fascination pour ces mini-clips d’une minute trente qui intorduisent chaque série, ce qui est pour moi un petit art caché dans l’art de l’animation. 

En 2010 j’avais essayé d’imposer une nouvelle rubrique régulière sur Néant Vert ou déjà je sélectionnais les meilleurs openings d’une saison mais hélàs, à l’époque, fallait absolument passer par Youtube et bien chanceux étaient les génériques qui se faisaient pas striker du site de partage de vidéos en moins de quinze jours. Ca donnait donc des articles périmés au bout de 7 jours, ce qui était pas encourageant, surtout pour quelqu’un comme moi qui a une âme d’archiviste et qui aime garder des traces précises de tout1

Mais heureusement aujourd’hui avec la technologique, wordpress, le HTML5, les webm, c’est plus simple de partager ces vidéos, de faire en sorte que les articles restent durables et pertinents donc allez c’est reparti. Considérez donc que cet article sera le premier de quelque chose que je vais essayer de faire chaque saison.

… Et ce même si j’aurais peut-être du débuter ce concept là à une autre saison car je vais être honnête, des openings qui m’ont tapé dans l’oeil cet hiver, y’en a extrêmement peu. Y’a que huit openings que j’ai trouvé intéressant d’évoquer, ce qui est très peu mais, bon, ça va permettre un démarrage en douceur, j’imagine ?

 

Vite fait: je « juge » les génériques par rapport à l’ensemble qu’ils forment, pas spécialement pour la qualité de leurs chansons. La qualité des chansons je « juge » ça chaque année via mon podcast Kaorin et l’exercice périlleux mais rigolo du top 22 annuel.

Comme d’hab, même si je semble indiquer le contraire, mes propos restent évidemment subjectif en diable, sauf quand je dis du mal de l’opening de Seiren parce que ça par contre wow quelle merde. 

Kuzu no Honkai

Scum’s Wish

Chanson: Uso no Hanabi (96neko)

Studio: Lerche

Je partais évidemment très intéressé par l’adaptation animée de Kuzu no Honkai: en décembre dernier je me suis lu quasiment tout le manga et j’avais adoré cette belle histoire d’adolescents en ébullition qui vont passer leur temps à s’exploser le coeur à coup de décisions malvenues. C’est finalement pas si fréquent de voir des animés dédiés à des romances foireuses et je me demandais si ils allaient adoucir le ton ou bien, au contraire, être plutôt fidèle et bien retranscrire les baffes émotionnelles que se prennent les personnages.

Après deux épisodes je suis totalement convaincu par cette adaptation et, surtout, je me passe le générique d’ouverture en boucle. Difficile pour moi de ne pas nier mon gros kiff de cette chanson interprétée par 96neko (connue pour des reprises Nico Nico Douga de titres Vocaloid ainsi que pour avoir fait un featuring sur l’opening de Flying Witch l’an dernier) qui colle comme de la glue à l’ambiance de l’oeuvre. Je dois surtout avouer apprécier ce sentiment d’étirement des couplets rapides de la chanson: on pourrait croire à plusieurs moments qu’on va changer de rythme et de partie mais à la place non seulement la chanteuse continuer à chanter très rapidement après les breaks mais en plus on sent que le tout continue de s’accélérer vaillamment, avant le moment où – enfin – tout se stoppe et où tout se pose quelques instants, afin de partir sur un couplet final nous laissant voir l’héroïne et ses pensées de couples qui se sautent dessus car, oui, surprise messieurs dames: Kuzu no Honkai va vous parler de la sexualité de protagonistes qui sont à un âge où ils ne pensent qu’à ça. 

Certes, visuellement ça reste par contre assez modeste. Pas d’animation de fou. C’est, là aussi, dans le prolongement d’une série qui connaît ses priorités et préfère miser sur sa mise en scène et sur l’ambiance posée plutôt que sur ses performances techniques. Et pour le coup, l’ambiance, visuellement, elle est là: les personnages sont souvent le regard dans le vide, on comprend en un coup d’oeil leurs tracas et leurs états d’esprits, des symboles simples nous permettent de comprendre que d’autres personnages ont des choses à cacher, comme par exemple ce plan sur l’oeil de Akane où le fait qu’elle ne fasse pas partie des personnages allongés à la fin. 

Y’a pas de grande révolution, y’a rien de très original mais c’est efficace, carré et ça évite plus d’un piège. Je pense qu’il aurait été facile de commettre l’erreur de mettre un opening bien larmoyant avec des violons tristes pour nous faire comprendre que Kuzu no Honkai ça allait être une série sérieuse où les personnages vont souffrir mais à la place on a un truc musicalement assez péchu, d’une grande colère froide et le tout est très stylisé. 

Coup de coeur, du coup.

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  1. Ce qui explique pourquoi j’ai jamais rebooté Néant Vert, même si les 400 premiers articles du blog me font généralement bien cringer encore aujourd’hui.
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Final Fantasy Type-0 – Children of the Grave

Retournons en 2006. Alors que Final Fantasy XII se fait toujours attendre en Occident, Square Enix annonce en grandes pompes le Fabula Nova Crystallis censé contenir trois jeux extrêmement attendus: Final Fantasy XIIIFinal Fantasy Versus XIII et Final Fantasy Agito XIII. Si les deux premiers ont faits et refaits parler d’eux au fil des années – le XIII en développant son univers et son histoire le temps de trois jeux et le Versus XIII en devenant purement et simplement Final Fantasy XV -,  le troisième élément de cette liste est sans doute le moins connu du lot et celui qui aura le moins attiré l’attention des joueurs. Pourtant lui aussi a une histoire compliquée: peu montré les années qui ont suivies son annonce, il devait être un jeu mobile à la base avant de devenir un jeu PSP qui, quelques mois à peine avant sa sortie, connaîtra un solide renommage en règles, passant de Final Fantasy Agito XIII au Final Fantasy Type-0 qu’on connaît. Le jeu sort donc en 2011 sur la Playstation Portable de Sony qui est alors en fin de vie et se fait remarquer pour un fait assez unique dans l’histoire récente des FF: il ne sort tout simplement pas en Occident. Ah. Ca choque.

Fast forward en 2014, et Square Enix annonce triomphalement que le jeu sortira bel et bien en Occident via une toute nouvelle version HD prévue pour Xbox One et Playstation 4. Bonnes nouvelles ! Le jeu sort donc début mars 2015 et n’est principalement acheté que pour une raison, commercialement maligne: le jeu est fourni avec une démo de Final Fantasy XV. La bonne vieux méthode Zone of the Enders, comme on l’appelle, fait finalement plus de mal que de bien à Type-0, qui passe du coup relativement inaperçu en tant que jeu, encore plus quand la dite démo est extrêmement critiquée. Bref, peu de gens jouent au jeu qu’ils ont vraiment achetés et son statut funeste de jeu-PSP-boosté-pour-la-HD ne le rend guère attractif.

Il est entre temps sorti sur PC mi 2015 et en ce début 2017, Micromania solde le jeu si dur que vous pourrez le trouver à 5€ neuf sans aucuns problèmes. Ok. Dur.

C’est dommage que le jeu ait été si vite oublié car je viens de le terminer et je peux vous le confirmer: Final Fantasy Type-0 est un jeu généreux, aux thématiques très intéressantes et sur lequel il y’a beaucoup à dire. Ca tombe bien, j’aime en dire beaucoup. Allons-y~.

Rem & Machina, au milieu d’une bataille

Final Fantasy Type-0 se déroule donc à Orience, un monde où quatre nations sont en guerres permanente: l’empire de Milites, le royaume de Concordia, l’alliance Lorican et le dominion de Rubrum. Comme pour ne rien arranger, chaque nation possède un cristal qui leur confère des grands pouvoirs et leur offre des points forts dont ne disposent pas forcément leurs voisins. Sans compter évidemment ces bons vieux l’Cie qui sont, peu ou prou comme dans Final Fantasy XIII, des humains choisis par les cristaux pour servir de représentants divins ce qui leur donne des pouvoirs uniques et la possibilité d’obtenir une espérance de vie bien plus longue que leurs semblables, avec simplement une seule requête: que ces humains s’acquittent d’une « tâche » qui, une fois effectuée, les transformeront en cristal et les libéreront de la vie.

Evidemment, ce monde contient d’autres détails intrigants, comme le fait que quand une personne meurt, tous souvenirs d’elle sont effacées des mémoires de chaque individu. Pratique dans un monde sans cesse en guerre où aucun soldat ne peut se souvenir des meurtres qu’il a du effectuer ou des amis qu’il a perdu. Ni le deuil ni la perte n’existe et seuls les l’Cie ont l’air de se remémorer plus de choses sur les disparus que la moyenne, mais eux c’est les réminiscences de leur vie entière qui s’efface plus vite que la norme. 

Bref tout cet univers est bien beau mais quand un beau jour l’empire de Milites, dirigé par le maréchal Cid Aulstyne, décide d’envahir Rubrum et d’utiliser une nouvelle technologie réduisant au silence le cristal du dominion, c’est là que la merde devient réelle. Dépourvu de tous ses mages, dont l’armée est extrêmement dépendante, le dominion se prend une raclée dantesque et manque de disparaître purement et simplement des cartes quand surviennent alors douze individus, des adolescents élèves de la grande académie centrée autour du cristal du dominion, qui arborent fièrement une cape vermillion et font partie de la mystérieuse « classe zéro. » Plus puissants que la moyenne, ces élèves ont une autre particularité bien plus ennuyeuse pour l’empire de Milites: malgré le brouillage du cristal, ces douze gamins peuvent continuer à utiliser de la magie et infliger, à eux seuls, des dommages considérables sur l’armée envoyée. Le dominion de Rubrum est donc temporairement sauvé et l’heure de la contre-attaque arrive…

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