Epitanime 2013 – Welcome home (Sanitarium)

Epitanime 2013 – Welcome home (Sanitarium)

15h de sommeil plus tard, la voix pétée, la nuque rougie par le contact quotidien et régulier avec un col de veste particulièrement agressif, voici un billet sur cette édition 2013 de l’Epitanime. Béni soit le lundi de Pentecôte. Même si je continue d’être relativement proche de la mort clinique, je vais essayer d’assurer un minimum de qualité éditoriale sur cette Épitanime qui mérite de pavasser un chouia. Surtout parce que c’était finalement la première depuis 2009 ou j’ai vraiment pu en profiter en tant que visiteur grâce à un emploi du temps associatif avantageux limité au créneau 1h30/7h et une absence globale de stress dans la préparation. Et aussi parce que j’ai finalement très peu dormi, me contentant de deux heures le samedi matin, à l’arrache. Eh, dormir 2h en presque 60 heures, c’est pas mal, c’est pas mal. On a un des courbatures partout sur la fin, mais c’est pas mal.

I'm shopping in the rain
I’m shopping in the rain

Et oui, la pluie messieurs mesdames. Est-ce un signe ? Première Epitanime depuis 2007 ou il pleut des sauts (en 2010 il avait un poil crachiné dans la nuit mais rien de grave) puisque le samedi soir et toute la seconde moitié du dimanche après-midi ont eus le droit à une météo bien pérave. Certains y verront la punition naturelle de décaler une semaine à l’avance la convention, habituellement organisée lors du dernier week-end de mai – mais pas cette année afin de ne pas tomber face au Geekopolis de Cédric Littardi qui en plus pue le bide à 300 mètres. Détruisant l’ambiance, pourrissant la vie des fanzines et des staffs bien occupés à déblayer la pluie en permanence, cette pluie a été la même chose, métaphoriquement, qu’un cintre pour un foetus, si vous voyez ce que je veux dire. Vous voyez certainement. La convention s’est donc pour tout le monde terminée 3h à l’avance, grosso merdo. Ce qui est tout tristounet. 

Tristounet a également aidé l’organisation globale de cette convention pour les associatifs et pas mal de fanzineux. Car attaquons dès maintenant le sujet le plus négatif: l’organisation globale. Epitanime n’est pas une convention historiquement connue pour son organisation, il est vrai. Chaque édition à ses petits soucis et il faut se rappeler que les organisateurs sont majoritairement des étudiants, mais cette année se sont enchaînés les petits moments de tensions inhabituelles. L’exemple central: inutile de dire que très très peu d’associations ont appréciées le fait de découvrir dans la soirée du vendredi qu’ils allaient devoir payer de leurs poches les tickets d’entrées pour les sessions dans lesquelles ils ne staffent pas (ce qui faisait que chez Thalie les membres staffs étaient censés payer leurs places pour samedi et dimanche après-midi.) En soit ce n’est pas spécialement un gros souci de payer pour les sessions où on ne bosse pas même si c’est très différent de comment Epitanime était jusqu’alors organisée… mais apprendre ça le vendredi soir à 22h quand on est sur place et que certains membres de ton asso sont déjà bien  ric-rac financièrement, ont fait le voyage jusqu’a sur Paris et ont pas forcément prévus de débourser seize euros pour deux pass jours, et bien c’est pas le pied. Et le mieux ? C’est quand le responsable activités de la conv l’apprend lui-même juste quelques heures à peine avant la convention. Pourquoi ne pas prévenir pour ce genre de détails ? Qui s’est dit qu’il serait temps d’arrêter d’offrir aux assos invitées les jours qu’ils ne font pas ? Quand est-ce que ça a été décidé ? Par qui ça a été approuvé ? Aucune idée.

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Kyubey dans la place, proposant des contrats à signer pour tous les aspirants Puella Magi.

La communication à l’intérieur de l’asso Epitanime et son aspect tentaculaire, ses sections qui font des trucs de leur propre initiative et qui sont donc pas connus par les autres sections, voire même les instances dirigeantes. Problème connu et identifié depuis des années, mais cette année ça a donné des situations absurdes et abracadabrantesques, ou le seul résultât est finalement d’avoir augmenté des tensions facilement évitables autrement. Difficile de pas papoter avec un staff Epitanime sans que celui-ci tacle ses instances dirigeantes en moins de trois minutes. Au final, on a terminé dans une situation ou tout le monde faisait sa popote dans son coin sans trop s’occuper de ce qui se passait ailleurs. Avec le risque pour les responsables de section de finir mégalo et d’inventer ses propres règles sans avoir peur de l’autorité de qui que ce soit. Pas de limites ni de surveillance pour les responsables ? Et bien pourquoi pas menacer un stand de fanzine de démontage un samedi à 9h pour des raisons non-sensiques ? La responsable fanzine s’est fait un paquet d’ennemis cette année, ce dont à mon avis elle se souciera peu puisqu’elle a un paquet d’amis. Paquet d’amis qui de toute manière étaient présents sur places et avaient eus, eux, un stand sans trop de soucis. Oups, pardon, je participe à la transmission d’accusations de copinage. Tee-hee.

Enfin bref, si vous veniez cette année pour le drama et pour pop-corn devant, il y’avait moyen de mourir d’explosion gastrique avant la fin du samedi si vous étiez aux bons moments et aux bons endroits. D’autant plus triste que les organisateurs qui ont fait du bon boulot passeront forcément en arrière-plan alors qu’ils sont beaucoup à s’être déchirés: le responsable activités a été magistral, entre autres. De toute manière, tout tourne chaque année à Epitanime, et l’année prochaine verra son lot de nouvelles têtes, pour le meilleur et pour le pire. En attendant, comparons le nombre de staffs venus célébrer sur scène la fermeture en 2013 et le nombre de staffs sur scène fêtant la fermeture, mettons, au hasard, en 2011. Mmm.

Des gens qui participent à un jeu Thalie, tranquillou.
Des gens qui participent à un jeu Thalie à 6h30 du mat, tranquillou. Derrière des gens dorment, tranquillou. Et l’un d’entre eux remarque que je le prends en photo.

Du coté de chez Thalie, bah, c’était chouette. On avait un créneau tout à fait sympa avec du 1h30/7h du matin bien mastoc dans lequel on était un peu libre de faire ce qu’on veut. Même si ça peut vous paraître un horaire un peu pourri, bah finalement ça a été hyper cool pour nous: on avait largement de quoi faire les idiots pendant tout le reste de la conv sans devoir passer notre temps à faire des allers-retours pour faire des activités ou quoi que ce soit, ce qui était le cas quand on alternait sans cesse entre amphi ou salle d’activités l’an dernier ou bien quand on avait des créneaux de deux heures qui nous forçaient à changer notre rythme et à checker la pendule en permanence. Là on arrive à 1h30 on se pose, on fait nos trucs et voilà.

Et cette année c’était bien c’était beau: on avait ce souci relativement unique d’avoir généralement trop de monde. Le samedi a été ainsi passé à devoir gérer plus de monde que d’habitude, à devoir créer pour l’occasion des règles sur le pouce pour pouvoir repousser le moins de gens possible. Finalement ça s’est bien passé (à part deux quizz JV un peu en déça) et l’ambiance de la salle a été, les deux nuits, relativement extraordinaire. Le Pentathlon Hentai a été un des gros moments de la nuit avec quatre équipes motivées à donf, une ambiance fun et légère et des gens qui s’y connaissent tellement en hentai qu’ils reconnaissent Discipline juste quand on leur dit le mot-clé « Saint Arcadia. » Et qui te sortent après un chant de victoire à base de Fap & Fakku. Comment ne pas être heureux en voyant tout ça ? C’est si chouette ! Bref c’était une bonne conv victorieuse pour l’asso Thalie, qui commence à trouver ses marques et son public. Ce qui est une bonne chose, tout de même.

 

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La scène: toujours planquée dans son coin.

Mais il faut bien l’avouer: la scène manque. La mettre au sous-sol reste une idée médiocre. L’an dernier cela était justifié par un budget ultra serré dû à quelques trésoriers partis avec la caisse mais cette année il n’y avait plus vraiment cette excuse. Alors on nous a expliqué que c’était pour éviter la pollution sonore. Malin… mais pas vraiment justifié dans le cas où, à partir de 23h le samedi, Nihon no Oto était diffusé à fond, ce qui nous a permis d’entendre depuis l’hotel voisin du Patrick Sébastien parce que vous comprenez, « il pète il troue son slip » c’est ultra lolilol. Enfin dans tous les cas il n’y a pas vraiment une seule bonne raison quant à la scène au sous-sol. Cette scène en extérieur restait une des plus grandes qualités de la convention, avec son aspect géographique central et sa possibilité de profiter « facilement » des principaux événements. Maintenant on a cet aspect gênant de la scène décentralisée, à la Japan Expo, avec les inconvénients que ça implique. Surtout celui qui fait qu’on se demande quel est l’interêt d’aller se ramener en bas pour voir une scène à l’acoustique dégueulasse dans une ambiance de snuff movie glauque. Au moins la disposition est meilleure que l’an dernier mais ça reste un coin… où on veut pas trop aller.

Puis oui, réserver cet espace gargantuesque qu’était le sous-sol à la seule et unique scène reste une idée regrettable. Cela signifie moins de boutiques pros, moins de possibilités pour les cercles de fanzine qui, si ils ont une meilleure exposition dans la cour, doivent composer avec des sélections plus sévères à l’entrée et au risque de rien vendre si il pleut et qu’on se les caille dehors. Ce qui habituellement en mai n’est pas trop le cas mais, eh, ce mois de mai étant complétement pas cool…

Mais à part ça, les principaux soucis de l’année dernière étaient réglés niveau disposition: le karaoké a enfin retrouvé sa place naturelle en amphi, et c’est le plus important. Le second étage du bâtiment de l’entrée était intégralement réservé aux JV et il fonctionnait bien, même si monter deux étages n’est pas toujours très motivant ! Les associations en général étaient dilapidés dans un peu tout le bâtiment mais il n’était pas compliqué de savoir qui était où parce que, hallelujah, Epitanime a enfin repris cette tradition de distribuer des plans et des plannings aux visiteurs. OUF. 

Kyubey, ce poseur, donc.
Kyubey, ce poseur, donc.

La zone jeu vidéo était d’ailleurs relativement bien garnie, comme d’habitude par de nombreuses associations. Petite déception avec le coin Superplay qui n’avait pas les gros noms de la team Superplay Live sur place comme l’an dernier. Cela ne m’a pas empêché de rester hypnotisé un petit quart d’heure devant un Superplay loin d’être dégueulasse de Super Mario Kart. On avait également pas mal de shmups et de petits jeux rétro sortis de nulle part et plaisants à jouer, grâce à MO5. La fréquentation de la salle faisait que celle-ci était loin d’être vide mais qu’on parvenait toujours facilement à accéder aux jeux présents sur place. La seule vraie grosse critique que je formulerais c’est qu’il n’y avait pas une utilisation optimale des jeux multijoueurs. Tout con mais j’ai passé une demi-heure à jouer à un Smash Bros Melee… ou aucun perso bonus n’était débloqué par absence de sauvegarde chargée et ou, surtout, il  n’était possible de ne jouer qu’a deux à cause de l’absence de deux manettes supplémentaires. Idem pour un GoldenEye présent sur place mais où là aussi il n’y avait que deux manettes à la disposition. C’est bête de pas pouvoir faire du multi à 4 sur ces jeux là ! Ca aurait évité à certains de rester spectacteurs et de s’amuser. Il y’a peut-être des raisons logistiques sérieuses derrière ça mais ça reste dommage.

Dommage, également, est la salle Jeux Vidéos Musicaux qui était finalement bien insupportable. Lumières qui t’éclatent la gueule, musiques à fond de tous les jeux qui se chevauchent. J’y suis resté cinq minutes le dimanche après-midi, ça m’a pété le crâne. Heureusement, ils n’ont pas faits l’erreur de mettre juste à coté le stand d’une association qui ne faisait que des projections et… AH MAIS ATTENDEZ SI Y’AVAIT LE STAND VOXMAKERS.

Ca faisait des années que j'ai pas joué à un jeu BJ... et je me suis fait later les couilles :'(
Ca faisait longtemps que j’avais pas joué à un jeu BJ… et je me suis fait later les couilles :'(. Ca calme.

Alors j’ai très peu profité de l’invité puisque je n’avais rien à lui faire dédicacer et que… je n’ai pas pu accéder aux conférences faute d’un amphi pas assez gros pour contenir tout le monde. J’imagine néanmoins que les fans d’Urobuchi auront réussis à en profiter mieux qu’une personne comme moi qui, au fond, n’y portait pas non plus un interêt oufissime. C’est pas Ryukishi l’an dernier quoi. Néanmoins ça aurait été l’occasion d’apprendre que Gen Urobuchi est ultra curieux de la manière dont fonctionne les McDonald’s Français et est, paraît-il, d’un rythme de sommeil particulièrement proche du mien à l’époque ou j’étais étudiant et un peu décalé. Qu’en fait c’est juste l’un d’entre nous, en gros.

Par contre cette année je suis très content d’avoir profité des gens. Ohla oui je sais que la manière dont je tourne ça fait peur mais ceux qui me connaissent savent que je reste malgré tout un socially awkard penguin. Mais cette année j’ai vraiment essayé de discuter plus, d’être plus ouvert, plus abordable… J’espère que ça a marché et que ceux qui sont venus me voir ne sont pas repartis avec l’idée que je suis un peu un connard hautain alors qu’en fait j’ai juste un peu peur de paraître chiant et inculte. Bon il y’a encore quelques mains que j’ai serrées sans savoir à qui je les serrais et sans oser demander parce que hey, c’est un peu gênant mais en général, je suis très content de l’aspect social de cette conv encore une fois. Y’a rien à dire, le faire avec des gens qu’on apprécie, discuter de tout et de rien (comme par exemple débattre des tranches de vies à 7h30 du mat posé en salle P10 vide) dans des contextes parfois amusants, c’était chouette. Et ça reste le mieux.

Et nom de dieu, cette année j’ai vraiment senti le fait que les ventes de 3DS ont explosées – j’ai streetpassé comme un porc, beaucoup plus que l’an dernier, et ma cartouche de Fire Emblem contient tellement de Streetpass que maintenant j’ai une map recouverte de stratèges dont la moitié peuvent me niquer à sec mon équipe sans se poser de questions.

Le dos de quelqu'un, et un kara en fond. Je suis vraiment un photographe d'exception.
Le dos de quelqu’un, et un kara en fond. Je suis vraiment un photographe d’exception.

J’ai également pu me poser en amphi et faire du kara pendant plus d’une heure. Rigolez mais c’est la première fois depuis 2009 que j’arrive à faire du kara pendant plus d’une heure. Très vite, pas grand chose à dire, l’ambiance était globalement bonne et la playlist variée MAIS je continuerais à trouver désormais très suspect le fait qu’Epitanime annonce son karaoké comme « inégalé » alors que ça devient criant que le choix est de plus en plus réduit. Grâce à zratul et son appli Toyunda pour Android on a désormais accès à la liste et nom de dieu, il manque vraiment trop de trucs récents de qualité.  Shingeki no Kyojin avait été fait à l’arrache par coup de bol mais voir des absences comme l’ending et l’OP2 de Jojo, l’ed de Shinsekai Yori, les génériques de Jinrui wa Suitai ou bien l’ending de Joshiraku me rendent très tristes. Bon, ce n’est pas comme si j’aurais pu les demander de toute façon – je n’ai vu aucune liste se balader, et j’ignorais tout simplement comment on demandait. Et, hélas, il continue il semblerait d’avoir ce syndrome de deux heures d’attente avant que le générique que tu demandes daigne passer. Et, à nouveau à ma connaissance, il n’y avait cette année pas de salle plus petite réservée au kara ou l’aspect plus intime rendait plus facile la possibilité de chanter ses coups de coeurs, sans pour autant sacrifier l’ambiance.

Enfin bref, le karaoké Epitanime reste toujours une valeur sûre mais elle commence dangereusement à se reposer un peu sur ses lauriers d’un point de vue contenu. Les gens l’alimentent sans doute moins qu’avant, ou sont sans doute moins prompts à s’occuper de génériques qui ne les intéressent pas. Et même si il faut avouer que ça nous forge le caractère, timer des génériques pour la Toyunda reste une épreuve assez pénible, ce qui n’aide sans doute pas à « démocratiser » tout ça.

En outre, quand je suis passé, il y’avait également beaucoup trop d’AMV et de trucs trop longs, mais ça je suis parti du principe que c’était dû à l’heure particulière (le créneau entre 7 et 9) puisque le créneau suivant était beaucoup plus équilibré. Mais je tiens à rappeller que l’équilibre des playlists reste une chose extrêmement importante et que se taper à la suite quatre AMV ou inserts de cinq minutes ça pète un peu les couilles, surtout quand on en connaît pas deux sur quatre et que le troisième est une chanson absolument morne ou tu chantes la même chose en boucle pendant cinq minutes sans trop de divertissement (oblivious de Kalafina, salut.)

Après je suis un peu relou. Et je fais pas partie des gangs qui passent leurs deux jours et deux nuits à faire que ça. Mais ça m’a pas empêché de kiffer chanter Hokuto no Ken, Shingeki no Kyojin ET l’ending 2 de K-On!!.

(D’ailleurs l’anecdote marrante du week-end, c’est des parents qui se seraient plaints qu’un amv Strike Witches sur une chanson militaire allemande soit passé en amphi, ce qui a banni l’AMV. Moi j’aurais pas attendu de créer une excuse aussi débile parce que bon, Strike Witches quoi. C’est pas top.)

Les pc de la salle VN / Doujin °Ä°
Les pc de la salle VN / Doujin °Ä°

 

Pour le reste, pèle-mèle:

  • La bouffe jap au même endroit que la scène = pourquoi pas. La cafétaria de l’école ouverte 24/24 7/7 = Beaucoup mieux que la pseudo bouffe jap. Même si attention parce que les frites de la cafet = La Mort.
  • Le Monster > Le Red Bull > Le Black Dog
  • Les WC du bâtiment principal fermé le vendredi soir = what the fuck
  • Les jeux de la Brigade SOS = funs, mais paraissent un peu chaotiques et bordéliques puis semblent s’étendre sans trop de raisons.
  • Les fanzines sur place, généralement, étaient d’un très bon niveau. Mention spéciale aux nombreux artbooks réalisés pour l’occasion dont, par exemple, l’artbook Spice & Wolf de la Brigade SOS, l’artbook ARC System Works de Tsundereko ou le fameux artbook du collectif Doujinsphere. Et tout ça me rappelle que le pauvre Tetho m’a abordé deux fois pour que je jette un oeil à son doujin Ano Natsu mais que le dimanche j’ai du rusher et qu’en plus j’avais plus la thune sur moi (parce que j’étais serré tout le week end niveau thunes, en plus.)
  • Encore peu de stands pro, ce qui serait bien si la réduction de quantité amenait l’augmentation de qualité. Je suis un peu méchant en disant ça parce que y’avait des stands de oufs genre les habituels italiens, les types de Japan’s Doors, Ototo/Taifu et ses staffs bavards et ouverts ou bien l’antenne fr de Good Smile Company MAIS y’avait encore un stand de katanas de merde et, surtout, un qui vendait de la contrefaçon tellement évidente que tes yeux crient alerte rouge.  Ca serait bien du coup si une sélection encore plus stricte était réalisée. Dans tous les cas, malgré tout, Epitanime n’est plus vraiment le rendez-vous idéal pour faire du shopping. Dans un sens, ça permet d’éviter de résumer la conv à un supermarché, de l’autre, on aime bien finir un week-end en claquant un peu de thune. Matérialisme. Tout ça. Et j’ai réussi à résister à l’envie d’acheter trois figurines d’un coup !!! Je vais pouvoir manger avant de recevoir mon salaire !!!
  • Un petit big up pour les bénévoles de la Croix Rouge présents sur place qui ont faits du bon boulot tout le week-end.
  • Nihon no Oto = cool pour le fond musical sauf quand ça passe du Patrick Sébastien parce que qu’est-ce que la maturité, finalement. Par contre Nihon no Oto est moins cool quand les gens parlent dans un micro parce qu’ils sont souvent inaudibles dedans la faute à une technique pas toujours très appliquée. Ou souvent juste parce que l’humour n’y vole pas très haut.
  • Je n’ai surpris personne en train de faire des enfants dans les WC de l’Epitanime cette année, c’est cool.
  • Non, vraiment, devoir aller à l’Ibis Budget Ouest au lieu du Est c’était naze. 10mn de marche à chaque fois, ça tue. Et en plus les douches sont directement dans les chambres au lieu d’être dans une salle de bain. Et mon intimité.
  • Le concours VN reste toujours une excellente idée et l’ambiance dans la salle doujin est effectivement un peu folle.
  • Les hallucinations auditives le dimanche, quand tu crois entendre ton pseudo partout tout le temps > la fin de The End of Evangelion
  • Les cosplayers qui se prennent en photo en pleine rue la nuit dans les lumières moches et orangées des lampadaires = Pourquoi #vieuxcon
  • Les cannettes des distributeurs qui passent à 1€20 alors qu’avant c’était du 0.80€ alors que c’est la crise = Pourquoi #radin
  • Les alpagas. #superpourquoi

 

Et voilà pour cette année. Et si nous finissions sur une photo de mon loot ?

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Witchcraft de chez Taifu, eh oui, il est sorti en version intégrale non censurée fr. C’est du Yamatogawa, ça déchire et j’en ai lu un extrait à haute voix en pleine cafet, ce qui a mené à un fou rire de qualité. Le tome 7 de Medaka Box et sa double page de 2000 mots qui a du forcer le traducteur au suicide (sauf si il est payé au mot.) Un marque page Spice & Wolf parce que Horo et enfin l’artbook Burst de Tsundereko, dédié à Arc System Works, qui a donc dévoré le dernier billet de dix qui me restait pour le week-end. Ah, et le contrat que j’ai signé à Kyubey, qui vend l’âme de l’ensemble des membres de l’association Thalie en échange de 4 doujins Tony Taka par an. Ca me paraît juste.

 

Mon bilan donc de cette année sera très simple: cette Epitanime 2013 sera pour moi assez mémorable. Pour des très bonnes raisons (les gens et le contenu proposé, qui fait que je n’ai jamais vraiment connu l’ennui et que j’ai fait des choses très amusantes en quasi permanence) mais aussi pour des mauvaises comme ces quelques tensions inutiles et imputables à certains des organisateurs eux-mêmes. Et puis, finalement, la pluie. En tant que visiteur, ça reste une référence.

Néanmoins, attention Epitanime: ne jouez pas trop aux idiots avec les assos ou les cercles d’amateurs, parce que si il y’a bien une chose dont Epitanime n’a pas besoin c’est de devenir  la SEFA. Restez cette asso étudiante certes parfois maladroite mais qui au moins cherche à rester passionnée et à faire de son mieux pour se donner les moyens d’organiser un évènement d’importance majeure. N’essayez pas de vous regarder trop le nombril ou de vous croire ce que vous n’êtes pas. Restez juste… vrais.

Voilà pour le mot de la fin et le yakafokon. Et voilà une galerie pour la fin.

 

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11 réactions au sujet de « Epitanime 2013 – Welcome home (Sanitarium) »

  1. Juste sur la photo de fin de convention de cette année, celle que tu linke ne date pas de la toute fin de la conv où, à ce moment, la scène était -vraiment- blindé avec notamment Urobuchi présent.

  2. Comment on peut oser se vanter de chanter l’OP de K-On, et juste après critiquer Strike Witches.. °u°

    Sinon l’année dernière je pensais que c’était une erreur de parcours, et pourtant ils ont remis le couvert : foutre la scène au fond du sous sol, c’est juste tuer la conv. Avant Epitanime c’était surtout une scène dans la cour sur laquelle s’enchainaient des jeux, des concerts, des défilés de cosplay, des concours de kara / chants, des animations diverses (en gros tu pouvais te poser n’importe quand et regarder ce qui se passe), avec du monde autours, ce qui faisait que la cour était toujours animée (plein de monde, super ambiance toussa). Maintenant, y’a quasiment plus personne dans la cour à part les fanzine le jour, et -attention mesdames et messieurs- stand de billes, tir à l’arc, et chamboule tout la nuit (et si c’est -imo- aussi pertinent qu’un stand de kara japanim au mondial de l’auto, je salue les staffs des stands qui étaient malgré tout très cools). Résultat la cour est quasi déserte jour comme nuit, et aussi animée que quand on se pointe en avance à une nocturne et que des étudiants se font cuire des merguez dans un coin de la cour. Y’a même pas de musiques, ou alors des trucs qui n’ont parfois rien à voir avec la japanime, à l’exemple de l’année dernière ou la BO de l’exorciste avait tournée en boucle une partie de la nuit..
    Le Kara (qui dieu merci a échappé à une petite salle) était super mal géré, feat des playlists bidons, pleins de trucs qui passent jamais, de la germanophobie, et le tout entrecoupé de Yaoi en chinois. Omg. Ajoutons le fait qu’à un moment après une playlist, un petit brouhaha a envahi la salle (chacun demandant des trucs dans une ambiance bonne enfant) et qu’un staff a demandé le silence en mode serious business. On est la pour s’amuser quoi merde, pas à un défilé militaire.
    Que reste-t-il au final, à part la scène planquée au fond du sous sol dans le noir (groooooosse ambiance), un stand de bouffe chelou, la cafet un peu plus sympa mais ou les écrans diffusant des openings d’animes ont disparus, une salle doujin qui était finalement un des points cools de la conv pour se poser / discuter, et des trucs à voir à droite à gauche.. Même pour les stands pros, je regrette amèrement l’époque ou tout prenait place dans le sous sol, dans de longues allées ou l’on pouvait se promener sans trop de problème. La il faut parfois jouer des coudes pour se frayer un passage dans des petites salles de classe pour espérer voir les étalages.

    Bref j’arrête les frais ici, à Tanime 2009 j’étais exactement comme un gamin qui va a Disneyland la première fois de sa vie, 2010 – 2011 c’était vraiment génial, l’année dernière était une amère déception -qu’on espérait passagère car problème de fric toussa- et bien cette année est décevante aussi. Et quel dommage :/ (le pire c’est que l’année dernière, une des rares bonnes idées avait été de filer à BJ une grande salle à l’étage, bien aérée et spacieuse, et que cette années ils ont été relégués dans une petite salle bien moins pratique… Argh.)

  3. La salle en question à l’étage était réservée pour des partiels. Elle était effectivement bien cool mais les asso d’acti ont pas pu en profiter cette fois. Après la P10 avait la meme capacité et un meilleur matos. Donc c’est donnant-donnant on va dire. J’espère quand meme le retour du full 2e étage l’an prochain.

    Et Strike Witches c’est has been depuis Girls und Panzer :P.

  4. Et moi j’attends le LEA qui craquera son slip et nous traduira ce qu’Urobochi pense des distributeurs de… de quoi d’ailleurs?

  5.  » Les gens l’alimentent sans doute moins qu’avant  »

    Non, le staff qui ne prend même plus la peine de valider ce qu’on lui envoie. Et comme ça change constamment niveau staff, tu dois toujours passer par des intermédiaires différents. Epita quoi.

    Sinon l’OP 2 de Jojo y était. Certain vu qu’ils l’ont passé.

  6. « j’en ai lu un extrait à haute voix en pleine cafet »

    P91 : « Je n’aurais jamais cru que tu apprécierais la sodomie. TU AIMES LA BITE. HEIN SARA ?! » (bien fort à la cafet’:p)

    Dire que ça venait d’une conversation sur Mar-lar !
    Si Mar-lar avait fermé sa gueule, je n’aurais pas montré mon Witchcraft, tu ne l’aurais pas vu/lu à voix haute, et donc pas cherché où l’acheter :p

  7. Coucou, je me dois de réagir à cette remarque : « Ah, et le contrat que j’ai signé à Kyubey, qui vend l’âme de l’ensemble des membres de l’association Thalie en échange de 4 doujins Tony Taka par an. Ca me paraît juste. »

    Il y a une traduction de ces contrats sur le site de Nemotaku, il faut voir si le rapport qualité/prix est toujours plaisant après lecture des runes :3
    (Je sais ce que je dis, c’est moi qui les ais écrits, et c’est moi qui te l’ai fait signer xD)

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