Un an d’anime ~ 2018 (Films)

Un an d’anime ~ 2018 (Films)

Coucou les loulous ! Habituellement, le bilans annuel anime de Néant Vert c’est un gros pavé qui sort chaque année à la fin novembre début décembre et dans lequel je reviens sur une sélection de douze animes qui ont marqués mon année, mois par mois. Mais cette année, c’est différent ! Car j’ai fait les comptes et j’ai remarqué que j’avais regardé 75 films japonais d’animation cette année, donc pour la peine vous savez ce que vous avez gagné ? Pas un, mais DEUX bilans annuels anime de Néant Vert, donc DEUX gros pavés qui sortent cette année à la fin novembre début décembre. C’est pas fou ?

Evidemment, c’est exceptionnel: cette consommation massive de film d’animation, elle ne vient pas de nulle part, puisque j’ai passé toute la première moitié de l’année à regarder des films dans le cadre de la première saison de Batoru, le podcast où avec mes compères Tsuchi et MaxaoH, on s’était donné comme objectif de classer cent films japonais d’animation. On a réussi ce challenge, et pour la peine y’avait deux tiers des films que j’ai du voir ou revoir pour l’occasion, ce qui gonfle considérablement la MyAnimeList, on ne va pas le cacher. L’année 2019 devrait être plus calme sur cet aspect car au lieu de me goinfrer de films d’animations je vais me goinfrer… de séries animées des années 2000. Oups.

L’image rituelle étant posée, vous êtes prêts ? Car on y va. 


Décembre 2017

Night is Short, Walk on Girl

J’aimerais vous dire que dans la période qui s’étend de l’été 2017 à janvier 2018 j’ai triplé le nombre d’oeuvres de Yuasa présentes dans ma MyAnimeList mais hélàs c’est impossible: tripler zéro reviendrait toujours à zéro. Yuasa c’était un vrai angle mort dans ma vie, et jusqu’à Lou je ne connaissais finalement que de lui les deux premiers épisodes de Tatami Galaxy, qui n’avaient pas accrochés le encore trop grand enfant que j’étais au moment de la diffusion. 

Mais nous voilà donc fin 2017 / début 2018 et en un laps de temps assez court j’ai eu Lou, les premiers épisodes de Devilman Crybaby et, donc, Night is Short Walk On Girl que me voilà à chroniquer devant vous et qui est des trois sans doute mon petit chouchou. J’y étais allé en ignorant que le film partageait un univers avec Tatami Galaxy, et ça tombe bien: ça ne change pas grand chose au fait que j’y ai pris mon pied de manière monumentale. Véritable débauche visuelle, aussi colorée que animée, et une véritable lettre d’amour aux nuits qui tournent bien. On y suit deux personnages riches en couleur dans un Kyoto aux allures de parc d’attractions, où même une brocante de livres anciens devient une aventure. 

C’est un film qui sait exploiter chacun de nos sens, nous donne tour à tour soif, faim, envie d’aimer, envie d’être aimé, nous donne envie de se déguiser pour aller mal chanter. Une belle réussite.


Janvier 2018

Street Fighter II

Là aussi j’y connais finalement pas grand chose à Street Fighter: je me suis jamais impliqué dans un seul jeu de la franchise, préférant passer des heures sur Smash Bros ou BlazBlue mais à quoi bon car dans les deux cas je suis une belle tanche. Du coup, voir le film Street Fighter II ne me procurait aucune attente particulière, j’avais simplement une certaine curiosité à voir comment le casting allait être exploité. Et bah du coup ça m’a fait une bonne surprise car même si le film date de presque un quart de siècle, il est techniquement si réussi qu’il n’a pas pris la moindre ride d’un point de vue visuel, et je me suis surpris à attendre chaque combat avec une vraie impatience car j’ai été rapidement convaincu du fait que les bastons de ce film, c’est de la balle, une apothéose atteinte lors du combat Chun Li / Vega, à la chorégraphie finement étudiée, qui sait utiliser les compétences des deux protagonistes et exploiter finement les contraintes liées au décor. 

Alors, certes, entre deux bastons on baille un peu car le rythme est lent et l’intrigue assez peu passionnante. Oui, en voyant la scène de douche de Chun-Li j’ai compris pourquoi ce film a marqué l’adolescence de nombre de nos quarantenaires. La relation entre Ken et Ryu est clairement du yaoibait avant même que le terme existe. Mais qu’importe tout ça car ce que je retiendrais le plus c’est que Street Fighter II possède certains des meilleurs échanges de patates que le cinéma d’animation a pu nous proposer, et parfois ça suffit à me rendre heureux.


Février

Girls und Panzer der film

Ok. 

C’est trop trop bien.

Le problème c’est que vous vendre ce film c’est compliqué car soit vous avez vu la série Girls und Panzer et vous savez que c’est un déluge de fun et de bonnes idées, soit vous n’avez pas vu Girls und Panzer, vous n’en connaissez que l’intrigue et vous avez du coup des préjugés radicaux du genre « c’est quoi ce délire avec des lycéennes mignonnes qui se battent avec des tanks allemands, ça doit être pour les obèses qui font des maquettes militaires entre deux sessions de masturbation sur des eroges avec des personnages mineurs ? » Je peux comprendre, mais ça fait depuis votre enfance qu’on vous dit que les préjugés c’est mal et que l’habit fait pas le moine, donc faudrait peut-être écouter. 

Maintenant que j’ai fait mon père la morale, disons juste que ce film est l’apogée du film-suite censé faire plaisir aux fans car il fait un truc très simple: amplifier les qualités qui font qu’on aimait la série. Le casting composé d’une trentaine de personnages, personnages qui ont tous un design et une personnalité unique, qui fait qu’on les mémorise impeccablement ? Bah non seulement on fait briller ces trentes personnages, mais on vous en rajoute une vingtaine, tout aussi travaillé – l’équipe finlandaise, ça c’est de la badass. 

La bonne humeur et l’aspect fun de la série ? Amplifié. Les combats ? Sur deux heures de films, vous en avez pour une heure trente de stratégies en plaine, de personnages qui prennent des initiatives parfois foireuses et de baston dans un parc d’attraction, avec une grande roue qui devient une arme. La stratégie ? Nos héroïnes sont toujours aussi fortes en ça. Les scènes d’anthologie ? Ouais, bien sûr, ici on a un tank qui fait du volleyball avec un autre tank en guise de balle. La qualité visuelle ? Bon ok, là c’est le ptit défaut, y’a toujours de la 3D un peu moche dans certaines phases de combat mais c’est mieux que dans la série.

Je vais être très clair: j’ai pris un pied monumental pendant deux heures. Y’a aucune baisse de régime, y’a aucun moment où y’a plus d’idées dans le pipeline, ça va à un bon rythme, on a le temps de tout comprendre, les enjeux sont forts, les personnages sont chouettes, les combats sont finement étudiés, y’a pas grand chose à reprocher au film, je me remate des scènes fréquemment et en terme de divertissement pur, bah c’est juste un des meilleurs films japonais d’animation qui y parvient. Panzer von !


Mars

No Game No Life Zéro

Dans ces bilans je me focalise souvent au maximum sur les expériences positives et j’essaie autant que faire se peut de mettre en avant des films que j’ai apprécié, devant lesquels j’ai passé d’honnêtes bons moments ou qui sont intéressants et uniques à plus d’un titre. Parfois même juste donner mon opinion sur des chefs d’oeuvres ultra respectés mais que j’ai pu découvrir sur le tard. 

Mais ici, rien de tout ça ne s’applique car je vais pas vous mentir: j’ai trouvé que No Game No Life Zero était une grosse perte de temps, une énorme déception. J’avais pas mal aimé la série animée sortie y’a quatre ans et demi (eh oui déjà), surtout parce que avoir des gens qui jouent à des trucs crétins qui prennent des enjeux disproportionnés c’était ma came et ça me permettait d’oublier le fait que les deux héros… bon… c’était un peu des batards. Peut-être littéralement des bâtards, aussi, d’ailleurs, tant que je vois pas de parents chez eux, je pense que le terme s’applique sous toutes ses formes sur leur gueule.

Le problème, du coup, vous le voyez venir: No Game No Life Zero c’est No Game No Life… sans l’univers cool de No Game No Life. Fini le monde ultra coloré où des races très archétypales se bastonnent à coup d’échecs magiques ou de jeux virtuels débilos, ici c’est un univers qui se prends pas mal au sérieux et qui essaie de raconter, avec sérieux, la relation entre deux personnages qui se veulent être la version « passée » de nos deux héros mais qui réussissent le drame d’être moins funs, plus pénibles, plus classiques. La relation qui se crée entre eux est développée de manière interminable, assez prévisible, et j’y ai jamais ressenti un pet d’émotion. Visuellement, le film est assez terne, pas trop trop mal réalisé mais tu sens que l’esprit de Atsuko Ishizuka il navigue déjà ailleurs, peut-être plus focalisé à imaginer A Place Further Than The Universe. Le seul moment où j’étais un peu connecté avec le film, c’était à l’apparition de Djibril, seule relique de la série.

Bref, je pige pas vraiment ce que No Game No Life Zéro vient faire là. Ne disposant d’aucune des qualités qui faisaient la force de la série, le film essaie de partir sur une autre direction, mais se perd en chemin  à développer une relation assez molle, peu inspirée, avec deux personnages très peu intéressants et un univers très sous-exploité. C’est dommage.


Avril

Patlabor 2

J’ai vu beaucoup de films de Mamoru Oshii en un an et demi, c’est assez dingue quand j’y repense. Au point où j’avais commencé 2017 en ayant vu que les deux films Ghost in the Shell – films que j’ai rematé entre temps – et là je termine 2018 en me disant que niveau animation, de lui il ne me manque que Tenshi no Tamago et du coup je peux le dire, assez crûment: Mamoru Oshii c’est un excellent vin qui vieillit étrangement mal. J’ai ainsi pas mal de critiques et de mécontentement sur son travail des années 2000 (Innocence GITS et Sky Crawlers frôlent l’auto-caricature) alors que à l’inverse, tout ce qu’il a fait dans les années 80 / 90 trouvent pas mal grâce à mes yeux. Je pourrais redire tout le bien que je pense de Urusei Yatsura : Beautiful Dreamer mais là n’est pas le sujet car le sujet ça va être Patlabor 2. 

Patlabor 2 c’est un film encore une fois assez étrange et, comme Urusei Yatsura ou Ghost in the Shell, tu sens bien que Oshii s’approprie un univers pour faire sa propre oeuvre, quitte à aller en totale contradiction avec l’ambiance et le ton de l’oeuvre originale (qu’il a lui même conçu !) Ainsi, les OAV Patlabor et dans une certaine mesure le premier film nous montrait un groupe de policiers enthousiastes à l’idée de piloter des gros robots afin de faire régner l’ordre mais qui n’allaient connaître qu’une seule chose: l’ennui profond. Beaucoup d’OAV montrent ainsi les pilotes en position d’attente, d’astreinte, dans l’espoir peut-être enfin d’avoir aujourd’hui un peu d’action. Mais quand il est temps de passer à l’action, c’est pour être… relativement inutiles, parfois bloqués dans le trafic, parfois incapables de vraiment être utile dans l’opération, parfois pour faire plus de dégats que les criminels. Bref, Patlabor c’est au départ surtout suivre des purs losers qui, de temps en temps, trouvent enfin leur heure de gloire.

Et déjà, surprise, ce second film Patlabor… n’évoque que très peu ces policiers losers qu’on a appris à suivre et aimer, préférant se concentrer sur leurs chefs… et poser une ambiance de plomb pendant quasiment deux heures. Deux heures d’une sombre affaire qui tourne mal, où la bureaucratie montre ses aspects les plus crasseux, les plus frustrants, où l’absence d’échange d’informations entre services manque de créer un conflit, où l’armée occupe Tokyo sans vraiment comprendre pourquoi, où les héros ne peuvent pas faire leur travail car affrontant plus de problèmes venant de leur hiérarchie bureaucrate que des vrais criminels qu’ils doivent affronter. 

Je vais le dire très clairement: j’ai pris plus de fun devant le premier film Patlabor. Mais pour moi, ce second film est clairement le meilleur du lot, avec un grand nombre de scènes et de plans marquants (ce long passage où l’armée débarque dans Tokyo, accompagné par une musique planante de Kenji Kawai, qui s’entraîne là pour Ghost in the Shell), un propos plus incisif, plus clair, plus explicite. On s’y amuse moins, on se fait même que très rarement plaisir, mais on en sort convaincu d’avoir vu quelque chose de beau. 


Mai

Mirai, ma petite soeur

Comme tous les trois ans, le Hosoda nouveau est arrivé, cette fois-ci avec un joli palmarès avant même sa sortie puisque monsieur est carrément diffusé dans la quinzaine des réalisateurs de Cannes. Mazette ! Cette reconnaissance internationale, elle permet de se mettre un peu l’eau à la bouche car je dois avouer que Le Garçon et la Bête m’avait fait tomber de haut et que j’avais besoin de remettre Hosoda sur son piédestal. La bonne nouvelle, c’est que je trouve le film mieux maîtrisé que son prédécesseur. La mauvaise, c’est que je pense qu’il sera mal compris ou qu’il va en décevoir pas mal. 

Car Mirai, ma petite soeur c’est avant tout la lettre d’amour d’un père à ses deux enfants. Car Hosoda a désormais des jeunes bambins chez lui, qu’il les a bien observés et qu’il souhaite les introduire dans ses films. Cela donne un héros vraiment sale môme mais qui se révèle excessivement crédible, dans lequel on reconnaît le sale môme au caractère fluctuant que justement on a souvent nous même été. Le héros de Mirai il a cinq ans, il tape des crises de colères, il trouve que maman et papa ils sont pas gentils mais en même temps maman et papa ils sont trop biens, il s’évade dans son imaginaire dès la moindre occasion, bref, on est tous passés par là. 

Du coup, oui, Mirai n’a clairement pas autant d’envergure que les films précédents du réalisateur. Ici les enjeux sont à très petite échelle, et l’objectif c’est que à la fin du film le héros accepte qu’il n’est plus fils unique et que sa petite soeur est pas responsable de tous ses problèmes. C’est un petit enjeu mais très bien traité, dont le seul bémol est une construction qu’on peut qualifier de répétitive, avec un schéma narratif que le film utilise sans surprise pendant 2h. Mais sinon, c’est une petite réussite, qui marquera pas autant que Summer Wars ou Les Enfants Loups mais se montrera un indispensable des soirées vidéo en famille. 


Juin

Heartcatch Precure, le film

Dans le rythme et le calendrier de Batoru, le mois de juin a été l’un des plus compliqués à gérer, à la fois en quantité de films à voir mais aussi dans l’extrême irrégularité de ce qui allait devoir être vu. Beaucoup de chefs d’oeuvres, beaucoup de daubes mais aussi et surtout une majorité écrasante de films aux sujets lourds et profonds. Du coup, quel plaisir, dans tout ça, que de se faire quelques bombes de funs et de légereté, que ce soit Ninja Batman ou… ce film Heartcatch Precure.

Car vous voulez un film d’une heure qui se passe dans un Paris magnifié mais identifiable ? Où des jeunes filles défoncent à coup de poing l’obélisque de la Concorde ? Où le Mont Saint Michel est en danger ? Où un personnage aux cheveux bleus passe son temps à tirer des tronches débilement fun dès qu’elle en a l’occasion ? Tentant des trucs ambitieux avec l’histoire de la franchise tout en restant accessible même aux néophytes ? Alors n’attendez plus, matez le film de Heartcatch Precure, une heure complète où vous allez rire, où vous allez assister à des bonnes bastons, où les couleurs sont éclatantes, où les personnages originaux amènent une vraie histoire, savent s’imposer avec leurs personnalités sans pour autant faire de l’ombre aux héroïnes. 

Particulièrement épaté par la qualité de ce film, donc, et j’ai désormais l’envie macabre de voir la fameuse VF, projetée lors d’une unique séance test quelque part au début de la décennie. 


Juillet

Clannad

Période étrange dans le milieu des années 2000 où la Toei et Kyoto Animation semblaient s’affrontement frontalement sur le terrain de l’adaptation des jeux Key. Ainsi en 2005 on a eu quasi simultanément un film Air (par la Toei) et une série Air (par Kyoto Animation), en 2006 on a eu la version KyoAni d’un Kanon qui avait déjà adapté en série par la Toei quelques années plus tôt et en 2007 le combat reprenait de plus belle avec un combat frontal, séparé de à peine deux/trois mois entre le Clannad TV et le Clannad Cinéma. Un combat à prendre d’autant plus sérieusement que à la tête des adaptations Toei, bah c’est pas n’importe qui: en l’occurence, Osamu Dezaki, réalisateur vétéran qui a su être à la tête d’oeuvres réellement cultes comme Ashita no Joe, Lady Oscar, Rémi Sans Famille ou Jeu set et match. Le mec a été ultra important et sans lui, l’animation aurait été radicalement différente.

Mais le truc c’est que Dezaki quand il adapte Clannad il a plus de quarante ans d’expérience dans le milieu de l’animation et lui-même est agé de 63 ans, bref il a plus rien à prouver, il a adopté ses habitudes et, autant vous le dire, ce film Clannad c’est un film de 2007 avec une réalisation de 1980. Les plans sont réduits au minimum, les harmony cells omniprésents… mais c’est loin d’être désagréable, simplement très surprenant. 

Non, le vrai souci de ce film Clannad… c’est qu’il supporte évidemment très mal la comparaison avec la série ! En effet, la série peut prendre le temps de développer tous les arcs, développe la relation entre Tomoya et Nagisa sur une quarantaine d’épisodes, bref d’un point de vue écriture l’avantage de la série il est évident, mais la vraie surprise c’est que techniquement la série supplante aussi énormément le film, qui possède une direction artistique beaucoup plus quelconque et, là aussi, vraiment datée. 

Alors du coup, oui, en 1h30, le film Clannad ne se concentre QUE sur Tomoya et Nagisa. Kyou et Tomoyo deviennent des personnages très secondaires (au point que quand Tomoyo devient déprimé à la fin du récit, on ne comprends pas bien pourquoi elles viennent autant l’aider), Kotori et Fuuka disparaissent… C’est logique ! Mais ce n’est pas tant problématique que ça: le couple se crée naturellement, il évolue de manière fluide, on apprends vite à les aimer, et la fin du film se termine pile au bon endroit, contrairement à la série.

Donc oui, Clannad en tant que film ça reste un visionnage un peu étrange, une capsule temporelle déterrée trop tard,  mais on ne peut pas nier le fait que Dezaki a su s’approprier l’oeuvre de base pour y apporter sa propre vision !


Août

Akira

Attention les gars, moi j’ai pas peur des risques, voilà une méga grosse hot take:

Akira c’est super bien.

Je sais pas si vous le saviez ???

Non, blague à part, j’étais évidemment un peu appréhensif à l’idée de mater Akira en 2018, le titre était porté par sa réputation extraordinaire et j’avais cette peur d’être déçu, cette peur de constater que Akira c’était ptet ouf au début des années 90 parce que ça a été le premier contact d’une génération avec quelque chose de jamais vu mais maintenant que la SF cradouille y’en a plein dans l’animation japonaise, j’avais ce sentiment que j’allais voir un truc beau mais qui aurait plus la force d’antan.

Lol, gros niais que j’étais: en 2018, Akira garde intégralement sa force et y’a toujours rien qui ressemble à Akira. Le truc qui m’a foutu sur le cul, mais là aussi je devrais pas être surpris, c’est de voir à quel point trente ans après sa sortie le film est toujours SUBLIME. Les animations sont somptueuses, détaillées, les personnages qui habitent Neo Tokyo sont constamment en mouvement et c’est toujours un régal, surtout quand derrière on a des décors qui défoncent la gueule de part leur niveau de détail, leur variété et leurs gestions des couleurs. Donc, ok, visuellement, Akira c’est toujours une claque mais au niveau intrigue et personnages comme ça passe ? Bah aucun problème mes gars, l’histoire elle est toujours passionnante et le choc Tetsuo / Kaneda il nous prends toujours autant aux tripes. Le tout menant à un final qui m’a foutu le cul par terre. 

Bref, oui, c’est bien vot’ truc.


Septembre

Mardock Scramble: The Third Exhaust

Autre découverte de 2018: j’adore la trilogie Mardock Scramble. 

Mais alors.

Le twist.

C’est que je saurais vraiment pas vous dire si c’est des bons films ou pas. 

Tout dans Mardock Scramble pue l’auteur qui veut trop en faire, qui a une idée de scénario, qui a une idée des thèmes qu’il veut aborder, qui a plein d’idées pour plein de personnages, sait exactement quelles scènes il veut mais sait absolument pas comment dérouler l’intrigue pour placer ces thèmes, ces scènes et ces personnages. Du coup c’est une sorte de gigantesque omelette où il a mis tout ce qui était sur le plan du travail, comme moi qui a 20 ans me dit « ouais j’adore le chèvre, j’adore le saucisson, j’adore les rilettes, j’adore le beurre demi-sel, j’adore le boudin noir, j’adore la crème, je vais en faire une pizza avec ça » et ça tourne pas forcément super bien.

Du coup les Mardock Scramble ça change d’ambiance toutes les demi-heures: d’abord on suit une jeune prostituée se faire immoler froidement (!) par un taré, on la voit revivre, on la voit témoigner au procès mais aucun mec dans la salle semble vraiment porter attention à ses témoignages parce que c’est une femme, on sent le film qui veut dire des choses, qui expose un long univers via de très longs dialogues entre une jeune fille muette qui parle à l’aide de euh son ventre je crois et d’une souris nommé Oeufcoque qui est protéiforme et peut se transformer en flingue, oh et puis tout le monde est à poil moi ça me va mais votre voisin de train il en a déjà marre. 

Puis après ça devient ultra nawak, avec des psychopathes fétichistes qui débarquent pour tuer la meuf, les mecs sont débiles (y’en a un qui tue des femmes, récupère leurs seins, et les colle sur son corps, du coup il est devenu un plumeau de nichons), gros combat contre le vrai méchant, puis après ils vont dans un hopital psy ou ils rencontrent un gars qui est en couple avec son frère (!) sauf que son frère c’est un dauphin (!!) télépathe (!!!) et puis y’a des requins qui volent dans le ciel puis après les héros vont pendant UNE HEURE DE FILM au casino faire une très longue partie de blackjack BREF JE STOPPE LA VOUS VOYEZ L’IDEE.

Cette folie furieuse que je décris, c’est clairement ce que j’adore dans Mardock Scramble. C’est une oeuvre qui a décidé de jeter toute la subtilité aux oubliettes et part à fond la caisse dans une multitude d’ambiances, de styles, d’idées, c’est géré comme on peut, visuellement c’est du GoHands avec tous les plus laids filtres, bref jusqu’au bout tout suinte le mauvais goût, le plaisir débile d’outrepasser les règles et le bon sens, mais… ça m’a jamais déplu, et j’ai trouvé que y’avait des messages assez forts, assez uniques dans l’animation japonaise. Pour le coup, y’a rien comme Mardock Scramble dans ce monde, et cette impolitesse générale je l’apprécie pas mal.

Je pense qu’on doit être que trente dans le monde à vraiment tolérer tout ça mais, eh.


Octobre

Maquia

Figure remarquable qu’est celle de Mari Okada. Enfance et adolescence extrêmement compliquée, à base de mère qui est à deux doigts de te planter avec un couteau, entrée presque par hasard dans le monde du scénario d’anime et puis, très vite, personnalité dont le nom seul suffit à attirer l’attention sur des séries produites, avec évidemment les passions que cela peut engendrer. Car, oui, on remarque vite que Okada elle a un style, qu’elle a pas peur d’aller trop loin quand il s’agit de faire passer des émotions, et que les histoires d’adolescents traumatisés c’est un peu sa chasse gardée.  C’est un genre, une signature. 

Et tout ça bah on le retrouve dans Maquia, projet qui dès le début nous met à l’aise, avec une frêle jeune fille pure et mignonne mais séparée des siens et forcée d’enlever un bébé des mains raides du cadavre de sa mère, youpi, pas encore dix minutes se sont passés qu’on sent que ça va pas toujours être gentil avec ses personnages. Mais pas de panique, même si les thèmes évoques vont souvent être graves – mariages arrangés qui tournent mal, séparations affreuses, guerres vaines et questionnements autour de la maternité -, le film sait rester visuellement fort plaisant, avec un chara design de Akihiko Yoshida tout rond et tout mignon. La fin du film, c’est terrible à dire, on la connaît dès le premier quart d’heure, on sait où tout ça va nous mener, on a même peur que Okada reparte dans ses travers et nous en fasse trop… et c’est ce qui arrive, avec une scène aux violons interminables mais heureusement suivie d’un épilogue qui lui est beaucoup plus mesuré et nous permet enfin de vider les glandes lacrymales.

Alors ce n’est pas encore parfait mais c’est deux bonnes heures finement huilées, qui savent exploiter comme il se faut le potentiel de l’intrigue. On a hâte de voir la suite pour Okada, mais en terme de démarrage, elle peut tête haute montrer.


Novembre

Penguin Highway

Après Mirai, voilà encore un film avec un sale gosse ! Et après Night is Short, voilà encore un film qui adapte du Tomohiko Morimi ! La boucle est bouclée !

Honnêtement, je vais être moins laudatif sur le film que sur les onze autres, à la fois parce que pour le coup lui aussi n’est pas sorti officiellement, mais aussi parce que si j’ai passé un très bon moment pendant douze heures, je n’ai pas non plus énormément de choses à reprocher ou mettre en avant. Bon allez, si, trois trucs que j’ai apprécié:

  • Le travail visuel de l’ensemble, particulièrement sur l’animation, qui débouche à une vraie apothéose dans l’une des scènes finales
  • Le héros c’est l’archétype du « monsieur je sais tout » très arrogant et très sûr de lui mais le film réussit le miracle inattendu de le rendre adorable et attachant très vite. Du coup la première minute on a envie de le claquer, les cent autres minutes, on a envie de lui offrir des encyclopédies et un argent de poche conséquent. Faut dire, sa passion pour les grosses poitrines, on comprend.
  • Enfin, la relation entre les deux personnages principaux est là aussi réussie, et amène, encore une fois, à une conclusion réussie.

Pour le reste, je vous enjoint évidemment à surveiller de près sa sortie en salles, pour moi c’est plus que jamais une expérience de cinéma.


Mentions honorables

Les autres films vus durant l’année, avec une opinion qui essaie de pas dépasser la phrase.

  • Saint Seiya, la légende du Sanctuaire: En vrai c’est pas si mal, c’est une baston hystérique non stop qui dure 1h30 avec des personnages totalement teubés de bout en bout mais ça a le mérite d’apporter une vision différente du mythe de Kurumada même si, ok, ce qu’ils ont fait à Aphrodite c’est impardonnable.
  • Le Chien du Tibet: Un film vaguement inoffensif, où il se passe assez peu de choses, et où rien ne brille vraiment
  • Pokémon 2000: Redécouverte 17 ans après de ce film qui fait passer honnêtement un bon moment même si, damn, le nombre de filles qui ont des coups de foudre sur Sacha c’est abusé
  • Crayon Shin-chan film 9: Adult Empire Strikes Back: Délire visuel vraiment drôle, avec intrigue solide et une scène particulièrement anthologique – la poursuite en camion, excellent.
  • Mouretsu Pirates! Abyss of Hyperspace: A une intrigue remplie de promesses mais prend beaucoup trop de détours pour en exploiter le plein potentiel
Mouretsu Pirates
  • Mes Voisins les Yamada: Je vais être honnête, y’avait quelques scènes visuellement incroyables mais j’ai maté ce film après le repas de Noël et rester éveillé n’a jamais été simple tant j’avais du mal à être passionné par le contenu
  • Tailenders: Court-métrage frénétique et frustrant, qui en montre trop peu d’un univers qui a l’air extraordinaire
  • Fireworks: Ne mérite tout simplement pas son bashing, c’est une romance pas trop mal branlée avec quelques scènes qui savent toucher juste. Le générique de fin est extraordinaire.
  • Fate/stay Night Heaven’s Film 1 – Presage Flower: C’était honnête mais y’a certaines scènes qui donnent l’impression d’allonger le film – genre les bastons avec Lancer qui sont pas très passionnantes et semblent pas vraiment apporter quoi que ce soit.
  • Time of Eve: Une bonne histoire sur des concepts souvent traités, mais ça sait le faire avec bienveillance.
Doukyuusei
  • Doukyuusei: Excellente romance porté par des visuels epoustouflants
  • Mary et la fleur de la sorcière: Très bon moment ! J’ai particulièrement adoré le travail sur les décors et l’animation qui font que visuellement, le film est régulièrement un vrai régal.
  • Euphonium the Movie 1: Un recap assez grossier de la première saison, qui fait vaguement le taf.
  • Dragon Ball Z Film 11 – Bio Broly: J’y connais rien à Dragon Ball et j’ai passé un moment pas trop désagréable mais c’est juste parce que j’ai directement eu un crush sur Mr Satan
  • Ojisan no Lamp: Je vais vous regarder au fond des yeux, monsieur Pujadas, et je vais vous dire la vérité: je n’ai aucun souvenir de ce film mis à part le fait que la fin était… bien ?
Terra e
  • Fatal Fury The Movie Picture: Quelle horreur. C’est moche, c’est écrit avec les pieds, ça prend des plombes pour faire dérouler l’intrigue et tous les personnages sont à tarter. Un des pires films que j’ai vu.
  • Terra e: Etrange problème quand ton film dépasse les 2h mais que tu veux quand même traiter beaucoup trop de sujets à la fois. Du coup on a un film ultra ambitieux, visuellement intriguant mais qui traite à moitié ce qu’il veut faire. 
  • Strike Witches the Movie: A l’image de la saison 1: longuet pendant les trois premiers quarts, enfin un peu intéressant à la fin.
  • Dead Leaves: Une débauche visuelle pas inintéressante, avec un usage malin de personnages qui ont des drilles à la place de la bite.
  • Genocidal Organ: Mais quelle ultra merdasse. Extrêmement laid dans tous les sens possible – visuel, intrigue, propos… 
  • Patlabor The Movie: Problème d’avoir vu le un et le deux à un jour d’intervalle – les deux se mélangent déjà dans ma tête. Je sais juste que je l’ai préféré au deux mais que je trouve le deux un meilleur film. Si ça a du sens.
Patlabor
  • Bungaku Shoujo – C’est un des films qui gère le moins bien la question du suicide c’est ouf. Le film est de sucroît assez peu passionnant, avec une héroïne cruellement sous-utilisée
  • Selector Destructed WIXOSS: Résumer une saison entière en 45mn c’était osé, c’est bordélique en diable mais bon, écoutez, y’a un public pour ça. La fin inédite est pas mal mais Lostorage WIXOSS la démonte donc, bon…
  • AnoHana The Movie: Un résumé « avec valeur ajouté » de la série, ça fonctionne clairement moins bien.
  • Sky Crawlers: C’est moche, inutilement compliqué, lent et froid. J’ai pas aimé, lol.
  • Girls und Panzer das finale 1: Terriblement frustrant ! La première moitié est super cool, la seconde moitié est tout ce qu’on aime dans GuP mais le film se termine au moment où il donne le sentiment de vraiment débuter, nous chauffant à mort pour le second film… qui va sortir beaucoup plus tard :(. 
Le Tombeau des Lucioles
  • Le Tombeau des Lucioles: Je pensais connaître le film par coeur sans même l’avoir vu mais au final, non, surprise ! Un excellent récit, avec pas mal de scènes choc.
  • Aura: Bonne surprise que cette histoire de chuuni confrontée à la réalité, et qui tente quand même d’y échapper à tout prix.
  • Ideon: A Contact : Un recap brouillon et indigeste de la série Space Runaways Ideon, qui ne montre guère les qualités du récit original
  • Ideon: Be Invoked : La fin est très avant-gardiste, le massacre final cruellement fascinant, mais la première moitié reste aussi migraineuse que A Contact. Mais la fin vaut le voyage.
  • Fullmetal Alchemist The Conqueror of Shamballa: Quelques idées originales et couillues (Hugues en nazi !?), hélàs pas totalement exploitées à leur maximum, et qui amènent à une fin assez décevante et incompréhensible dans le contexte de la série.
Ideon: Be Invoked
  • Dragon Ball Z Movie 12: Fusions  – Des nazis qui se font puncher par des saiyans, moi ça me va.
  • Colorful: C’est pas très joli, ça se disperse beaucoup, le twist final surprend personne, les moments gênants et problématiques se succèdent et, en plus, on s’ennuie ferme. Quelle merdasse. 
  • Sword of the Stranger: Y’a des scènes de combats qui tabassent, j’adore l’aspect « sans pitié » des combats, où le moindre coup peut être fatal, l’univers développé est loin d’être inintéressant et l’intrigue a beau être simple, elle n’est jamais déplaisante. Excellente surprise.
  • Final Fantasy VII Advent Children: La VF frôle souvent le nanar, ce qui m’a pas mal permis de trouver une source de divertissement dans un film autrement très planplan.
  • Pompoko: Très vite devenu l’un de mes Takahata favoris, avec un propos cinglant mais tristement juste sur la lutte et le militantisme. La scène de la parade, oufff. 
Sword of the Stranger
  • Pokémon XY: Diancie et le cocon de l’annihilation – Pas très passionnant, sans surprises.
  • Crusher Joe: Un univers assez maboul, d’excellentes scènes de baston… mais aussi des longues scènes d’exposition assez mal rythmées. Un film coincé entre deux eaux, en somme.
  • Kizumonogatari film 1: Quel ennui, que de moyens exprimés pour raconter l’histoire de personnages si antipathiques.
  • Amer Béton: Visuellement impressionnant, à l’univers aussi sombre qu’original, au joli final. 
  • Ninja Batman: Envoie tellement de charbon dans sa première moitié qu’il ne peut que s’épuiser sur sa fin, où plus rien ne nous surprend ou nous émerveille. Mais malgré tout ça, la première moitié elle est vraiment très bien. 
Ninja Batman
  • Asagao to Kase-san: La romance la plus adorable que j’ai pu voir cette année, illustrée par un visuel sublime et chaleureux. 
  • Le Journal d’Anne Franck: L’histoire de Anne Franck méritait sans doute mieux qu’une réalisation aux abonnés absents qui se contente de raconter les événements de la manière la plus molle et la moins passionnante possible. Dommage !
  • Gulliver no Uchuu Ryokou: L’animation japonaise des années 60 dans ce qu’elle peut faire de pire, une sorte de copie mal inspirée des classiques Disney, qui nous refile dans la gueule une heure vingt d’hystérie migraineuse. Un léger supplice.
  • Tiger & Bunny The Rising: Fire Emblem a enfin son épisode ! En vrai, c’est deux heures qui rappellent pourquoi Tiger & Bunny était une oeuvre si sympathique, avec ses héros attachants, son univers bien développé et ses messages positifs. 
  • Nadia, le film: Ho lol, quel massacre. Non seulement la première demie-heure est un récap ultra-simpliste de l’intégralité de la série mais en plus cette partie est plus belle que le reste du film et plus passionnant. 
Tiger & Bunny: The Rising
  • Hotori: Moyen-métrage un peu gourmand, qui en 40mn veut traiter un sujet qui mériterait le double de temps. Du coup on reste sur notre faim, et on attends un décollage qui n’arrive jamais.
  • Ushiro no Shoumen Daare: Une nouvelle histoire d’enfants en temps de guerre, qui vit très mal la comparaison face au Tombeau des Lucioles. Faut dire aussi qu’attendre le dernier quart d’heure pour enfin traiter le sujet, c’est pas la meilleure des idées.
  • Kara no Kyoukai 4: The Hollow Shrine. Honnêtement rien à dire, désolé.
  • One Piece La Malédiction de l’Epée Sacrée:. Zorro passe du côté des méchants mais au final ça change rien – c’était La Malédiction de l’Epee Sacrée, film à licence qui ne comprends même pas l’oeuvre qu’elle adapte.
  • Garakowa. Gloubiboulga de techno-blabla avec des jolis visuels et un joli chara design. Merci Kantoku.
Kara no Kyoukai
  • Majokko Shimai no Yoyo to Nene: Démarrage ultra solide, mais plus le film se déroule moins il avance, au point de s’étirer dangereusement dans son dernier tiers. Dommage, l’univers proposé est plein de promesses.
  • Gundam Thunderbolt December Sky: Une des meilleures oeuvres Gundam que j’ai pu voir, qui dépeint un univers sombre, injuste, où personne n’a le beau rôle mais où tout a une gueule, une patte, une raison d’être suivi.
  • Macross Scramble: the First Compression: Un bien beau bordel, qui change de ton à chaque quart d’heure avec, au programme, de la violence, des longues expositions, un plaidoyer pour un meilleur traitement des victimes de viol, et des psychopathes fétichistes qui se font bolosser. What a time.
  • Kara no Kyoukai 5: Paradox Spiral – Une totale réussite, qui raconte pendant deux heures une histoire à multiples niveaux, sait gérer le mystère, fait briller ses personnages et se révèle aussi passionnant que fascinant. 
  • Innocence Ghost in the Shell 2: C’est… euh… compliqué. C’est Mamoru Oshii a l’un de ses plus gros niveaux d’auto-caricature, qui multiplie les citations de grands philosophes pour nous maintenir éveillé dans un film d’une grande lenteur, volontairement aride et étudiée pour décevoir les fans du premier film. Une expérience unique, j’imagine ?
Horus, prince du soleil
  • Pop in Q: Ce film sorti pour l’anniversaire du studio Toei Animation offre plein de promesses mais n’en exauce qu’un nombre très limité, donnant l’impression d’avoir un pilote pour une série qui ne verra jamais le jour.
  • Flavours of Youth: Très très plat, malgré des visuels solides. 
  • Horus, prince du soleil: La production aurait été très chaotique, et ça se voit régulièrement. Le film dégringole souvent en qualité pendant de longues périodes, rendant le visionnage souvent désagréable. 
  • Roujin Z: Très bonne surprise, avec un humour noir-jaune mine de rien très efficace, et puis des films où des héros doivent affronter un lit-de-maison-de-retraite-robotique-devenu-fou, c’est pas tous les jours qu’on croise ça.
  • Le Serpent Blanc: Autre surprise, le premier film d’animation japonaise en couleur a pas si mal vieilli… et se révèle encore aujourd’hui tout à fait plaisant à regarder ! On excusera cependant l’omniprésence de mascottes chiantes qui chantent. 
Wanpaku Ouji no Orochi Taiji
  • Wanpaku Ouji no Orochi Taiji: Un bon shonen nekketsu mais qui viendrait tout droit des années 60, avec ce qu’il faut de héros vener, d’ennemis très méchants et de rebondissements parfois un peu zarbi (eh le héros pourquoi tu fais pleurer ta soeur ?)
  • Macross Frontier Itsuwari no Utahime: J’en avais un très mauvais souvenir et il s’est confirmé. J’étais pas obtus à l’époque, c’est vraiment un mauvais film, qui essaie en 2h de raconter le contenu de deux films, au détriment de tout.
  • REDLINE: Wesh, revu pour la première fois en huit ans, c’est toujours un film tellement extraordinaire
  • A Silent Voice: Revu au ciné et j’ai été surpris à trouver le film plus émouvant la seconde fois. 
  • Mardock Scramble: The Second Combustion: WHAT A TIME.
  • Macross Delta: Gekijou no Walkure. Un récap un peu bourrin de la série, avec un focus intéressé sur les scènes de concert de Walkure. C’est terrible parce qu’on se rend compte qu’on peut résumer les 26 épisodes de Delta en 1h30 sans trop rien perdre parce que, oh god, qu’est-ce que la série avait comme gras. La fin est meilleure dans le film.
Macross Delta

Et voilà, longue aventure ! Et le pire c’est que c’est pas fini, le bilan série est déjà en préparation~. 

Allez, en attendant, restez frais mais restez pas au froid !

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