Un an d’anime ~ 2013/2014

Un an d’anime ~ 2013/2014

Mon dieu on est le dernier week-end de Novembre c’est l’heure ! C’EST L’HEURE !

De quoi ?

DU BILAN ANIME ANNUEL DE NEANT VERT.

BilanAn01

Vous savez maintenant comment ça marche. Je prends les douze mois de l’année, à chaque mois j’attribue l’anime que je regardais à ce moment là / qui symbolise mieux « le mois » dans mes mémoires, et je développe un peu mon avis dessus. Les 12 animes ne sont pas obligatoirement des choses sorties cette année mais des choses que j’ai vu cette année. Même si il y’a beaucoup de récent dans mon bilan de cette année, je vais pas le nier.

 

Décembre 2013

BilanAn02

Le vent se lève

« Le dernier Miyazaki » jusqu’au prochain, Le Vent Se Lève était un film assez attendu parce que, eh, on rigole pas avec ce réalisateur. Bon du coup avec un an de recul c’est un film qui a assez divisé entre ceux qui le trouvent très bon et ceux qui le trouvent juste bon ce qui, à nouveau, est un drame que seul peut connaître le studio Ghibli. En l’état j’en garde un très bon souvenir et si il est évident qu’il faut être fou pour dire que c’est son meilleur film, il faut quand même admettre que ça reste un film qui, pour un truc fait pour se faire méga plaisir et lâcher toute sa passion pour l’aéronautique, reste solide sur tous les points.

Je mettrais surtout en avant le visuel du film qui propose tout de même des scènes assez fantastiques – la séquence du tremblement de terre, les rêves du héros – qui révèlent encore nombre d’idées et témoignent d’une créativité encore bien présente. Vous êtes gavés de cette aura d’invincibilité que possède Miyazaki ? Eh, quand on arrive à avoir une filmographie comme la sienne, on est inattaquable, c’est certain. Donc ce n’est guère un avis original mais oui, Le vent se lève reste à voir.

Article plus complet sur le vent se lève ici.

Les années précedentes, en Décembre: Fate/Stay Night (2006) ; Serial Experiments Lain (2007) ; Clannad (2008) ; Macross: Do You Remember the Love (2009) ; The World God Only Knows (2010) ; Boku Wa Tomodachi ga Sukunai (2011) ; The Idolm@ster (2012)

Janvier 2014

BilanAn03

Hyouka

J’ai eu initialement avec Hyouka le même problème que Nichijou c’est à dire que c’est des animes que j’avais essayé de mater dès leur sortie pour finalement m’ennuyer très vite et me retrouver chaque semaine à limite me forcer pour lancer l’épisode hebdomadaire. Nichijou j’avais tenté jusqu’au dixième épisode, Hyouka jusqu’au troisième, j’en étais parti fâché et convaincu que c’était pas super. Et j’ai eu avec Hyouka la même solution que Nichijou: j’ai commencé à les marathoner. Nichijou devenait bien meilleur quand j’en matais 2 ou 3 par jour, souvent aux heures du repas, et je commençais à prendre du plaisir à le regarder. Hyouka, idem. C’est en me faisant 3 ou 4 épisodes d’un coup que j’ai commencé à accrocher à cette série et à vraiment commencer à l’adorer.

Y’a plein de choses qui fonctionnent admirablement dans cette série. Déjà de base j’avoue que j’aimais initialement pas beaucoup le héros. C’est à dire que j’ai ce préjugé bien accroché du héros « type » de light novel qui est un petit malin cynique, branleur mais intelligent et qui a toujours raison. C’est un archétype ultra présent dans pas mal de light novel « populaire » et qui me donne l’impression d’avoir des tonnes de Kyon. Sauf que j’aime pas trop Kyon. Et que, well, Oreki de Hyouka est du coup bien meilleur parce qu’il a, damn, une réelle personnalité. Son évolution pendant l’ensemble de la série est méga bien gérée et le personnage devient, au fur et à mesure de l’avancée de la série, de plus en plus attachant. Surtout que plus on avance plus on se rend compte qu’il est pas un branleur, juste un sacré dépressif qui s’ignore. 

Les autres personnages sont vraiment cools, et la dynamique entre Oreki, Eri et leurs deux potes rend chaque épisode plus dynamique qu’il n’a le droit d’être. Rajoutons à cela des folies visuelles ponctuelles et mémorables, l’excellent arc du festival de l’école qui ramène plein de bons souvenirs de convention (ce qui est pas voulu mais les festivals culturels japonais c’est un peu nos petites conventions anime à nous quand on y pense) et une très jolie fin ouverte et il faut effectivement avouer que Hyouka est vraisemblablement un des KyoAni les plus intéressants. On aura jamais de saison 2 mais bon, tant pis.

Les années précédentes, en Janvier: La Mélancolie d’Haruhi Suzumiya (2007) ; Full Metal Panic (2008) ; Maria Holic (2009) ; Darker Than Black Ryuusei no Gemini (2010) ; Slayers (2011) ; Ben-To (2012) ; Sakurasou no Pet na Kanojo (2013)

Février 2014

BilanAn04

Carnival Phantasm

J’ai jamais été très passionné par Type-Moon mais je suis tellement entouré de fanboys du studio japonais que j’ai finalement appris à intégrer en cinq ans une quantité ahurissante d’informations sur les différentes oeuvres du studio et à comprendre la cohérence de l’ensemble du fameux Nasuverse. Je sais plus trop pourquoi j’ai commencé Carnival Phantasm, tout ce que je me souviens c’est que je me suis fait toute la série en une soirée. Faut dire que c’est 13 épisodes de 13 minutes donc ça se mate rapidement.

Grosso merdo Carnival Phantasm c’est quoi ? C’est une ribambelle de multiples sketchs incrustés dans l’univers Type Moon (donc Fate, Tsukihime et d’autres) sur un modèle que j’oserais presque dire proche du Saturday Night Live. Les sketchs durent maximum 6 ou 7 minutes et font preuve de beaucoup d’humour. On pourrait craindre un humour uniquement dédié aux fans mais, miracle, les mecs derrière ne sont pas des tanches et cet humour référentiel n’est pas envahissant. Y’a par exemple cet épisode centré sur une course de bagnoles avec les personnages de Fate/stay night qui nécessite pas forcément une culture énorme pour être extrêmemement apprécié. Malgré tout n’enjolivons pas trop les choses – si vous avez vu une des multiples versions de Fate/Stay Night, joué au jeu c’est encore mieux. Et si vous vous y connaissez un chouia en Tsukihime, au moins savoir les personnages, c’est mieux.

En attendant c’était un visionnage très drôle et extrêmement appréciable, et j’en suis pas mécontent.

Les années précédentes, en Février: Death Note (2007) ; Baccano! (2008) ; Soul Eater (2009) ; Baka To Test (2010) ; Panty & Stocking with Garterbelt (2011) ; Ano Natsu de Matteru (2012) ; Otaku no Video (2013)

Mars 2014

BilanAn05

Patéma et le monde inversé

Second film de l’article, et pas le dernier, Patema Et Le Monde Inversé a connu une sortie assez discrète en salles avec, même à Paris, assez peu de séances en VO ce qui évidemment a rendu tout le monde très très très triste. C’est un peu dommage que le film ait pas été plus accessible (et le sera pas des masses en DVD/Blu Ray à cause d’éditions au prix gonflé et injustifié comme cette fameuse édition collector assez famélique au prix conseillé de 65€ et une édition BR simple 10€ plus chère que n’importe quel autre Blu Ray lambda) car il constitue très franchement un visionnage que je conseille très fort.

J’ai vraiment passé une très bonne heure et demie devant ce film qui part donc d’un scénario assez original, avec ses deux mondes – l’un souterrain l’un en plein air – à la gravité inversée qui doivent « cohabiter » sachant que le monde en plein air est un empire fasciste et dystopique absolument détestable. Dans ce contexte se rencontrent donc deux adolescents issus chacun d’un coté différent qui vont nouer une relation  et aider les deux peuples à se sortir de cette haine passive injustifiée.

Le film est assez simple dans son propos. Parfois même un peu trop simple (le méchant est très très méchant) mais ce n’est pas spécialement un problème. C’est le genre de film que tu peux faire regarder à un enfant ou à tes grands parents, quoi. Une sorte d’universalité vraiment agréable. Les deux héros sont assez attachants, et on s’ennuie jamais vraiment tout le long du film. Y’a même une fin très bien trouvée, et un joli twist est inclus.

C’est pas un film qui fera forcément mémoire. C’est pas un Ghibli, c’est pas un Hosoda, c’est pas Jin Roh ou Akira. Mais ça n’en a jamais eu l’ambition et ça reste  une vision fraîche et efficace de l’animation avec un scénario original, bien utilisé et extrêmement attachant.

Les années précédentes, en Mars: Black Lagoon (2007) ; Sayonara Zetsubou Sensei (2008) ; Cowboy Bebop (2009) ; Durarara! (2010) ; Puella Magi Madoka Magica (2011) ; Steins Gate (2012) ; Sasami-san@Ganbaranai (2013)

Avril 2014

BilanAn06

Puella Magi Madoka Magica: Rebellion

Deux films d’affilée, go-go-go-go. Celui-là il est moins tous public même si, de manière fort amusante, il faisait partie des rares films d’animation japonais shortlistés pour les Oscars, même si il n’a pas été dans la liste des nominations.

Troisième film après deux films récapitulatifs de la série, on a donc enfin la suite directe qu’on attendait depuis 2011 et inutile de dire que SHAFT a, pour faire dans le barbarisme angliciste néologiste, délivré. Prolongeant l’histoire, le film se concentre quasi exclusivement sur le personnage d’Akemi Homura et va donc nous permettre de voir comment celle-ci réagit aux événements de la fin de la série et comment elle compte screwer le destin pour pouvoir retrouver Madoka, son amante amie sacrifiée.

Alors c’est donc 1h50 assez space. Le film débute par un premier tiers très déconcertant, qui est parfois à la limite de la parodie de fanfiction, et tout à fait contraire au ton et au propos de la série précédente. Mais arrive alors un des nombreux twists du film pour voir que, non, on est bel et bien toujours dans Madoka Magica avec toujours plus de budget, toujours plus de moyens et toujours plus de folie. Y’a des scènes d’action dans ce film qui sont un vrai bonheur à regarder, particulièrement les combats entre magical girl et surtout celui opposant Homura à Mami. Et comme d’habitude on a toujours cette réalisation typique du duo SHAFT/Shinbo qui, même si elle n’est plus aussi surprenante qu’a l’époque de Negima!?, Poni Poni Dash ou Sayonara Zetsubou Sensei, reste toujours personnel et attractif.

Si vous avez aimé la série et que vous n’avez pas encore vu le film, qu’attendez-vous ? Si vous n’avez jamais vu Madoka, well, faites vous les trois films et faites vous plaisir, si la série a un tel succès et développé une telle aura en à peine trois ans, dites-vous que pour une fois c’est amplement mérité.

Les années précédentes, en Avril: El Cazador de la Bruja (2007) ; Code Geass R2 (2008) ; Clannad After Story (2009) ; Le film Mobile Suit Gundam I (2010) ; Hanasaku Iroha (2011) ; Fate/Zero 2nd (2012) ; Sword Art Online (2013)

Mai 2014

Combat de champion !

Yowamushi Pedal

Mai reste comme les années précédentes un mois de vaches maigres en terme de matage d’anime. Comme les années précédentes depuis 2010, préparer Epita m’a encore bouffé beaucoup de temps (et même si c’était des diurnes  ça n’était pas une excuse pour glander) d’autant que cette année j’avais également le bonus du déménagement. Ca m’a pas empêché de faire un truc de ouf ce mois là: commencer Yowamushi Pedal. Je veux dire y’avait ma copine avec moi ce soir là, je lui dis « tiens on mate ça ? », elle fait « ok » avec une pokerface et depuis c’est elle qui est à fond dessus tandis que moi je suis pas loin de finir la saison 1.

J’avoue que cette année je me suis aussi quand même pas mal lancé sur le manga/anime de sport. Je suis tombé dans Haikyuu, j’ai lu l’intégralité d’un manga sur le saut à ski et j’attends à mort tous les deux/trois mon tome de Chihayafuru. Donc pourquoi pas rajouter le cyclisme à ces vices ? Et bah voilà.

Alors c’est un shonen de sport assez classique on va pas se le mentir. Le héros est un otaku un peu gentil/niais mais qui a développé à son insu (genre en faisant quotidiennement le chemin de son école jusqu’a Akihabara, c’est à dire une bonne tonne de kilomètres) une compétence inouïe pour faire du vélo. Il rejoint donc le club super exigeant de son lycée et commence à participer à des compétitions, des entraînements de l’enfer, et tout ça. Classique parce qu’on a les mêmes schémas assez connus: le héros doué et prodige mais qui sait pas encore gérer son talent donc qui du coup au lieu d’être constant fait péter les miracles plus qu’autre chose, les camps d’entraînements, les équipes adverses avec des méchaaaants, les victoires obtenues à la dernière minute etc etc.

Mais well, ça fonctionne très bien. Déjà car le sport choisi est original mais en plus suffisamment technique pour pouvoir sans cesser se renouveler au fur et à mesure que l’animé dure. On croit que le héros peut pas aller plus loin ? Ah attendez si y’a cette technique qu’on ne connaît pas encore. Puis les personnages sont très appréciables, assez riches en couleur, parfois très caricaturaux et on s’attache vite à eux.

Bref Yowamushi Pedal c’est un bon animé de sport. C’est pas aussi bon que Haikyuu qui est vraiment une bombe mais si vous aimez le cyclisme jetez vous dessus.

Les années précédentes, en Mai: Code Geass (2007) ; Bamboo Blade (2008) ; K-On! (2009) ; Giant Killing (2010) ; Fruits Basket (2011) ; Rien (2012) ; To Aru Kagaku no Railgun S (2013)

Juin 2014

BilanAn08

Mekakucity Actors

Je vais pas nier avoir eu pas mal d’attente envers cet animé tout simplement parce que l’année précédant la diffusion de l’anime on m’a pas mal parlé du fameux Kagerou Project et que ça m’emballait suffisamment pour me donner envie d’en mater une version animée.  Alors concrètement, j’en ai déjà beaucoup parlé sur Néant Vert mais Mekaku mes sentiments sont compliqués: j’ai adoré cette série, j’ai adoré son univers, sa construction, ses personnages… mais nom de dieu ce qu’elle est pas bonne. Le studio SHAFT devait être en rush constant de bout en bout parce que techniquement c’est une honte. L’intro de l’épisode 9 est juste gênante. Ca a été miraculeusement modifié avec la sortie des Blu Ray mais y’avait un problème de planning évident chez un studio SHAFT sans doute au bout du rouleau.

Donc j’ai une affection certaine pour cette série mais je ne vous la conseille pas. D’autant que le scénario est assez confus si on a pas une connaissance un peu correcte du reste de l’univers Kagerou… Bon bref c’est un peu du gâchis du coup, et ça me chagrine, parce que y’avait moyen de faire un vrai bon gros truc avec cet univers et ces personnages.

Les années précédentes, en Juin: Bleach (2007) ; Persona Trinity Soul (2008) ; Ga-Rei Zero (2009) ; Genshiken 2 (2010) ; Ano Hi Mita Hana no Namae o Bokutachi wa Mada Shiranai (2011) ; Saint Seiya Omega (2012) ; Psycho-Pass (2013)

Juillet 2014

BilanAn09

Le conte de la Princesse Kaguya

Quatrième film, bam bam. Le tiers du bilan. Et le second Ghibli !

Confession ? Ok je n’ai jamais vu de film d’Isao Takahata. Le tombeau des lucioles je connais tout du film sans jamais l’avoir vu, je n’ai jamais été très attiré par Pompoko et même si je suis intéressé par Mes voisins les Yamada j’ai jamais trouvé sérieusement le temps de le regarder. Et je parle pas de tous ces ouvrages un peu moins « connu » du grand public français comme Omoide Poroporo, Horus le Prince du Soleil ou Goshu le Violoncelliste. Bref, c’est un peu la honte. Du coup Kaguya était mon premier Takahata, ce qui est ironique parce que ça sera sans doute son dernier film. Comme commencer Kubrick avec Eyes Wide Shut. Eh, attendez, j’ai commencé Kubrick avec Eyes Wide Shut. 

Bon bref le film en lui-même ? Et bah ça sera mon Ghibli préféré de ce bilan (même si j’espère bien voir Marnie lors d’une AP en décembre) mais la comparaison avec Le Vent Se Lève elle est pas ultra pertinente tant ce sont des ouvrages très différents. Même si les deux films sont motivés par un même point commun, c’est à dire celui de voir deux grosses figures de l’animation japonaise faire leurs adieux publiquement et partir avec un thème et une histoire qui leur sont cher.

Ce qui fait de Kaguya une tuerie c’est son visuel. C’est sublime du début à la fin. Y’a un style, une signature, une patte. Mais derrière y’a de la substance, un propos, c’est pas du style pour du style, ça a un sens, ça colle à son histoire et à son propos de conte. C’est une jolie histoire qui se laisse suivre et c’est assez émouvant sur la fin. C’est un très beau film. Je vous le conseille très fort même si, je pense, sa beauté visuelle le rend adapté à une salle de cinéma plus que tout.

Les années précédentes, en Juillet: Welcome to the NHK (2007) ; Hikaru No Go (2008) ; Umineko No Naku Koro Ni (2009) ; Angel Beats! (2010) ; Cencoroll (2011) ; Kokoro Connect (2012) ; Watamote (2013)

Août 2014

BilanAn10

Shinsekai Yori

Sans doute le meilleur anime parmi les douze que j’ai choisi cette année. Quoi ? Mieux que les deux Ghibli ? Bon ok peut-être pas mais ça se débat sérieusement.

On a donc là un mélange des genres très intéressant issu d’un roman japonais récompensé par plusieurs prix de littérature SF. C’est donc de la science-fiction dystopique mâtiné de fantastique, de psychologie, d’horreur et de « tranche de vie. » Un mélange qu’on pourrait croire indigeste et qui passe comme dans du lait. Pour ceux qui ignorent de quoi Shinsekai Yori parle, disons juste qu’on suit l’évolution de cinq enfants dans une société humaine qui, un millénaire après la nôtre, vit dans des petites communautés isolées les unes des autres. Dans cet ensemble on retrouve un pouvoir mystérieux, le Cantus, qui est maîtrisé par tous les humains et est une sorte de magie redoutable. Les sociétés sont donc soigneusement réglementées pour éviter que les gens abusent de leurs pouvoirs.

Pas mal de thèmes très similaires à Psycho Pass (que j’avais aussi adoré) mais traité, soyons franc, de bien meilleure manière, Shinsekai Yori est une réussite d’écriture. A la fois pour les propos qu’elle discute mais aussi pour son ambiguité morale constante, qui laisse le spectacteur à sa propre réflexion, et son goût des rebondissements scénaristiques et des scènes d’actions intense. Non seulement Shinsekai Yori est intelligent, mais il est aussi divertissant: il se passe toujours quelque chose et les rares moments ou le rythme se relâche sont des respirations nécessaires pour un spectacteur toujours coincé entre deux scènes à lui glacer le dos.

Une splendide réussite qui, malgré quelques couacs techniques dans ses premiers épisodes (si vous pouvez, procurez vous la version DVD/BR qui règle pas mal d’imperfections de la diffusion télévisée), se pose tranquillement comme un des meilleurs animés récents.

J’en ai pas parlé sur le blog, mais sur Crunchyroll.

Les années précédentes, en Août: Gurren Lagann (2007) ; Macross Frontier (2008) ; Neon Genesis Evangelion (2009) ; Entre Elle & Lui / Karekano (2010) ; Strike Witches (2011) ; Jinrui wa Suitai Shimashita (2012) ; Free! (2014)

Septembre 2014

BilanAn11

Kill la Kill

C’était en septembre qu’était diffusé l’épisode spécial se déroulant après la fin de la série donc ça me paraît le bon moment pour en parler. Eh, c’était ça ou Love Live donc chouinez pas.

Alors, Kill la Kill. Ca a – et j’en ai été un peu surpris – assez cartonné au point de sortir du cercle otaku et de toucher un public très varié partout en France.  Il faut dire que c’est une série assez folle, très passionnée et qui ne se prend pas pour ce qu’elle n’est pas. On a donc 25 épisodes fourrées de délires visuels, de délires scénaristiques, de délires de casting, de délires d’action… Ouais le mot délire est assez suffisant pour décrire Kill la Kill. C’est une sorte de trip très maîtrisé, qui est très léger, très modeste, mais qui prendre cette légerté assez au sérieux. Elle pose un scénario fou et elle le prend au sérieux, le codifie, le sous-estime jamais. Ca aurait été facile de faire un scénario aussi débile que Kill la Kill et de passer toute la série à faire des blagues casseuse de 4e mur qui aurait lampshadé le fait que le scénario soit con. Mais non, Kill la Kill se prend au sérieux dans sa débilité et c’est impeccable.

Bon bref, pas d’opinion super originale à nouveau: j’ai vraiment beaucoup aimé Kill la Kill et j’espère un jour un spin-off juste sur Mako. Ou Nui. Ou Satsuki. Ou les trois en même temps. Qui formeraient un club de tricot. Mais oui ça serait génial.

Les années précédentes, en Septembre: Darker Than Black (2007) ; Higurashi No Naku Koro Ni (2008) ; Bakemonogatari (2009) ; K-On!! (2010) ; Mawaru Penguindrum (2011) ; Les Enfants Loups, Ame & Yuki (2012) ; Gatchaman Crowds (2013)

Octobre 2014

BilanAn12

Shigatsu wa Kimi No Uso

Ca fait huit épisodes qu’on attend une erreur de la part de Shigatsu wa Kimi No Uso et cette erreur elle ne vient toujours pas. Peut-on dire arrivé au tiers d’une série qu’elle est une contender sérieuse au prix d’animé de l’année ? Ah on verra comment ça se compile, et il reste une bonne quinzaine d’épisode mais so long so far Shigatsu wa Kimi no Uso est une authentique tuerie.

Comme Shinsekai Yori on a affaire encore une fois à un mélange de pas mal de trucs qui pourraient sembler, à première vue, incompatible: de la comédie romantique, de l’humour, du drame, un héros au passé lourd, une héroïne au futur incertain, de la musique classique et des tournois. le tout avec un ton shonen. Comment ça peut marcher ? Avec du talent. Et le talent d’écriture de Shigatsu, il est là. Mais si il n’y avait que ça: regardez moi cette technique, ce visuel. A1 Pictures avait foiré l’aspect technique de Shinsekai Yori ? Arrêtez tout, on sait ou ils ont mis le budget et le staff à la place. Shigatsu wa Kimi no Uso est superbe. Les scènes de concert sont magistrales, elles coupent le souffle. Et quand on sort du conservatoire, on a des décors magnifiés, dessinés avec soin, soutenu par un chara-design au petit oignon. Sans compter le chibi-SD absolument chou qui débarque de temps à autres.

Shigatsu wa Kimi no Uso me semble passer un peu inaperçu dans cette saison d’automne, et c’est assez triste parce qu’il domine de très loin les débats.C’est un ouvrage universel, tous publics, qui pour l’instant raconte de très belles choses avec un rythme, une intensité et une beauté que j’ai peu vu ailleurs. Ces 8 épisodes m’ont donnés confiance et je vois mal comment la série peut déraper. Son élan est impressionnant.

Les années précédentes, en Octobre: Ouran Host Club (2007) ; Excel Saga (2008) ; Gunbuster (2009) ; B Gata H Kei (2010) ; Fate/Zero (2011) ; Jojo’s Bizarre Adventure (2012) ; Monogatari Seconde Saison – Otorimonogatari (2013)

Novembre 2014

BilanAn13

Amagi Brilliant Park

Le meilleur KyoAni depuis Hyouka ? Le meilleur KyoAni depuis Hyouka. Notez qu’entre Hyouka et Amagi, KyoAni n’a réalisé que des animes originaux ou inspirés de leurs light novel fait maison. On touche peut-être du doigt un truc: Kyoto Animation a toujours été le studio maître des adaptations. C’est un studio qui peut te prendre un roman écrit n’importe comment et en faire un ouvrage marquant qui rendra les gens fous. C’est les gens qui ont pris un manga yonkoma K-On pas terrible et qui a produit derrière une seconde saison qui, sur des éléments de ce manga, improvise quelque chose d’extrêmement fun et vivant.

Le talent de KyoAni a toujours été de sublimer et de faire de la fanfiction. Mais quand ils viennent avec leur propre projet, ils sont étrangement moins convaincants – Chuunibyou, Kyoukai no Kanata et la série Tamako Market peuvent en témoigner. Free! est à part et assez inclassable.

Du coup Amagi Brilliant Park c’est un light novel pas encore très avancé (à peine trois tomes.) KyoAni a juré de n’adapter que le premier tome. Donc y’a pas grand chose à adapter. Alors qu’est-ce qu’ils font ? Ils brodent, ils fanfictent, ils recréent. Ils prennent des éléments pas à eux et en font leur chose. Amagi Brilliant Park c’est pas forcément très intelligent mais qu’est-ce que c’est kiffant à regarder. C’est super drôle, le fanservice est parfaitement intégré, y’a des enjeux clairs et des personnages immédiatement identifiables. Le héros est un petit con immédiatement attachant et sa comparse une Senjougahara-like qui est aussi mignonne que pas conne.

Et derrière niveau blagues ça y va. Sans être outrageant, c’est même parfois un peu irrévencieux, un peu coquin, assez original. La blague des AV tu aurais du mal à la voir ailleurs. C’est Theme Park World the Animation mais en encore plus fou. C’est un petit coup de coeur et c’est dommage qu’aucun simulcast a pu le chopper en Occident. Enfin faut dire aussi que la série coûtait des blindes pour le simulcast.

Les années précédentes, en Novembre: Claymore (2007) ; Zoku Sayonara Zetsubou Sensei (2008) ; To Aru Kagaku No Railgun (2009) ; Redline (2010) ; Tiger & Bunny (2011) ; Joshiraku & Cinq Centimètres Par Seconde (2012) ; One Piece: le Baron Omatsuri et l’Ile aux Secrets (2013)

Le reste des animés vu cette année:

Liste non exhaustive dû à ma mémoire pas toujours parfaite:

 

Shingeki no Kyojin OAV – Le deuxième était assez drôle. J’ai pas vu le troisième. J’ai apprécié le premier. Vivement la saison 2, holala.

Sword Art Online Extra – Assez dispensable mais je vais pas nier que le fanservice a attiré mon attention~

Monogatari Seconde Saison – L’arc Kaiki et l’arc Nadeko et l’arc Tsubasa <3. Le reste :-/.

Sekai Seifuku –  Pas super bon. Ca part sur des bases encourageantes puis à partir de mi-série ça se pète la gueule et ça devient indigeste.

Nisekoi –  Une comédie romantique qui a décidé de baser son concept sur « allez, je vais troller mon lecteur. » Je lui préfère le manga, même si c’est fun de voir SHAFT sur du Shonen Jump.

Tonari no Seki-kun – Assez court, assez rigolo. A voir surtout pour la performance de Kana Hanazawa qui fait un peu la quasi intégralité de la série en monologuant.

Wizard Barristers – C’est pas beau ! Le scénario m’intéressait mais j’ai laché après le premier épisode parce que c’est pas beau ! C’est vraiment pas beau !

Chuunibyou Ren – J’ai laché au sixième épisode parce que cette série m’a pété les couilles. Chaque épisode te promettait une évolution des personnages et chaque putain d’épisode fini sur un putain de retour au status quo. Dekomori et Nibutani peuvent devenir copines ? A la fin de l’épisode elles redeviennent ennemies. La relation entre le héros et Rikka va peut-être dépasser la guimauve ? Nope. Un nouveau personnage ? Elle change que dalle. Je me suis fait avoir six fois, j’ai stoppé parce que ras le cul. 

 

Nourin – Oh mon dieu comme c’est nullos.

Cardcaptor Sakura – Je le matais sur M6 à l’époque mais je suis loin d’avoir tout vu. Du coup je me suis offert la grosse intégrale et j’ai passé une partie de mon mois de février à me mettre des épisodes en fond sonore et à les regarder en dilettante. J’en ai fait dix comme ça, puis j’ai déménagé, puis j’ai pas remis les DVD dans la PS3. Faudrait que je reprenne. EH C’EST CARDCAPTOR SAKURA, CA TUE, ON DECONNE PAS.

Skelter Heaven – Le meilleur nanar anime ever.

Mars of Destruction –  Le second meilleur nanar anime ever.

Teekyu – 12 épisodes de 3mn sachant que chaque épisode contient autant de vannes qu’un épisode moyen d’Excel Saga. Et y’a beaucoup de vannes dans un épisode moyen d’Excel Saga. Du coup c’est drogué.

No Game No Life –  Ah bah j’ai beaucoup aimé, que voulez-vous que je dise. Je regretterais juste la fin qui était en mode « achète les LN » mais c’est un peu le jeu, du coup.

Jojo’s Bizarre Adventure Stardust Crusaders – Je lisais le manga en parallèle du coup j’ai lâché à peu près au moment ou j’ai vu que Walk Like An Egyptian remplaçait Roundabout.

Soul Eater NOT – BONES faisait beaucoup d’animé au printemps, du coup ils ont mis les stagiaires sur Soul Eater NOT. C’est pas grave: tout le monde s’en fout.

Yahari Ore no Seishun Love Comedy SNAFU –  Vous voyez quand dans mon avis sur Hyouka je dis que je crache sur les MC de light novel cyniques et « petits malins » ? Je crachais sur le héros de SNAFU. Je l’aime pas.

 

Teekyu 2 – Comme la première saison, avec encore plus de drogue.

Akame ga Kill – Problème: la série introduit au 8e épisode un groupe de « méchants » qui sont beaucoup plus attachants, amicaux et moralement bons que les « héros » qui, jusqu’a ce moment-là, étaient des grosses tâches clichées et très antipathiques.  Enfin bon j’ai pas mal ralé sur Minorn je vais pas vous la refaire. Disons juste que c’est pour les adolescents qui veulent se sentir trop dark et trop mature.

Gekkan Shoujo Nozaki-kun – Le premier épisode m’a pas fait rire mais d’une fooorce. Du coup je lis les meilleures blagues en format gif tumblr, ça me suffit.

Sword Art Online II – Eh l’arc GGO commençait bien. Je sais pas comment il fini j’ai pas osé continuer après l’épisode 11 qui était mal écrit mais d’une force. Je me maratonerais tout d’un coup et je vous referais un pavé.

Hanayamata – Très joli, super mignon, sans doute le meilleur K-On like depuis la saison 2 de K-On. A conseiller aux dépressifs.

Aldnoah.Zero – Je l’ai mis de coté après l’épisode 2 en me disant « je materais la suite quand ça sera fini. » La première saison est fini. j’ai toujours maté la suite. Un jour peut-être.

Glasslip – Y’a du poulet là ????

 

Teekyu 3 – Moins bien que la saison deux (y’a pas d’alien et de vaisseau spatial à pipi bière) mais ça reste putain de drôle.

Love Live –  Maté dans le fond tout en faisant autre chose. C’était moyen-bof. La série décolle tardivement et la 3D est pas bien gérée. Le jeu est mieux.

Gundam: G no Reconguista –  J’étais motivé parce que Gundam + Tomino chez moi c’est Turn A Gundam et j’aime bien les dix épisodes de Turn A Gundam que j’ai vu. Mais, erm, j’ai vu le héros se manger un mur (au sens propre) et depuis j’ai un peu poliment reculé.

Free Eternal Summer – Maté entre amis avec une quantité ahurissante de bouffe à chaque fois. C’était fun fun fun. Mais j’ai quand même eu l’impression que la série passait cette saison entière à trouver son ton ?

Denkigai no Honya-san – J’ai lu le manga, je l’ai trouvé super mignon et super cool, j’ai vu que l’animé était une adaptation classique, j’ai droppé. Mais si vous avez pas lu le manga, bah je conseille.

Psycho-Pass 2 – Deux épisodes, je me garde tout pour un court marathon. Les deux premiers étaient cools. Mais j’adore Akane alors, eh.

Fate/Stay Night Unlimited Blade Works – Ce budget, cette écriture, cette cohérence par rapport à Fate/Zero, ces détails rajoutés, holalala. Dommage que y’a pas de nez pour Rin mais à part ça, holala.

Shirobako – VIREZ MOI TAROU PUTAIN. Une vision étrange de l’industrie de l’animation japonaise qui avec des visuels chatoyants et un propos léger te montre que omg c’est une industrie d’exploités toujours plus stressés chaque jour. Très cool !

Ino Battle – Le premier épisode m’a pas emballé donc j’ai pas continué MAIS comme tout le monde le monologue d’un des persos dans l’épisode 7 m’a un peu donné envie de m’y remettre.

Love Live saison 2 – Beaucoup mieux que la première saison ! L’épisode avec Snow Halation m’a même un peu ému. Les personnages sont mieux développés et l’écriture est plus fluide.

 

Et voilà pour cette année. Je vous kisspoutou.

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