The Darkness

The Darkness

Je teste voir si le mod « planificateur » marche. J’ai toujours révé de poster un billet à 6h30 du matin sans être connecté. Juste pour le fun.

The Darkness.

FPS passé relativement inaperçu au moment de sa sortie et aujourd’hui trouvable même dans une épicerie à un prix bas et modique de 15€ grand maximum, The Darkness est un grand jeu. C’est même étrange que personne en cite les louanges plus régulièrement. Mais non, on préfère idolatrer Devil May Cry. Allez comprendre pourquoi. Non, je n’aime pas Devil May Cry. Voilà, maintenant que j’ai fait une rapide intro où je traite limite les gens d’ignorants et me prépare à leur sortir LE jeu qui bute et que personne-ne-connaît-faisons-genre, en bon élitiste que je suis. Car il faut bien apprendre la vie, de temps en temps.

Starbreeze est déjà connu pour leur déjà très bon FPS adaptés des Chroniques de Riddick, jeu assez peu connu, sorti sur Xbox à l’époque, mais à la réputation bonne. Je sais pas j’y ai pas joué et à cette époque du jeu vidéo, je m’occupais assez peu de l’actualité. Enfin bref, The Darkness est sorti mi-2007 sur nos consoles, en juin même, dans une période où, hélàs, finalement, le jeu vidéo, on en a juste un peu rien à foutre. Soit parce que notre cerveau fond quotidiennement, soit parce que les filles en débardeurs nous occupe l’esprit, soit parce qu’on bosse dans une chaleur étouffante, ce qui fait cumuler les deux choses. Et donc The Darkness a été un succès semble t-il satisfaisant – surtout vu le nombre d’exemplaires qu’on retrouve en occaze de nos jours.

Adaptation d’un comics de chez DC (on retrouve souvent le Darkness avec Witchblade ou bien avec Batman le temps d’une case ou deux), dont je ne connais strictement rien, The Darkness nous met dans la peau de Jackie Estacado, un mec qui, le jour de ses 21 ans, se retrouve avec une prime sur le coin de la tronche (de la part de son cher oncle) et avec en plus des pouvoirs démoniaques. Tout ça pour quoi ? Bah parce qu’il a de un passablement enervé son tonton, et parce que de deux on apprend ça au cours du jeu, je suis pas une enflure moi, je spoile pas moi. Et donc voilà, maintenant on a deux objectifs dans la vie: décapiter tonton et comprendre les origines de ce pouvoir. Parce que ces pouvoirs ne sont pas muet, et le Darkness vous parlera souvent, dans votre tête, avec sa longue voix sifflante. Voix de monsieur Mike Patton. Attention.

Le Darkness a quelques particularités: il vous protège des balles (pas totalement non plus) et vous permet d’invoquer des Darklings, petites pestes cyniques venues de l’Enfer, ce qui permet de vous débarasser plus aisément que le commun des mortels des nombreux hommes de main de votre cher oncle. Evidemment, le Darkness a une contrainte: il n’aime pas la lumière. La majorité du jeu se passant dans un New York de nuit, cela ne vous génera pas outre-mesure, mais tout de même, il va falloir acquérir le réflexe de devenir un génocideur d’ampoules.

A partir de là se dresse un FPS ou on suit le héros dans ses voyages new yorkais, voguer de quartier en quartier (Chinatown, Grinder’s Lane, St Mary Orphanage…), rencontrer des gens de tous les horizons dans le métro de la ville, incroyablement riche, et buter des gens méchants à coup de flingues ou de tentacules dans les rues nocturnes de la ville. Car le pouvoir du Darkness offre un plus indéniable à ce qui aurait été sinon un FPS assez banal, à l’ambiance très réussie certes, mais assez banal.

Ainsi, le Darkness possède une gamme de quatres pouvoirs différents, qu’on acquérit au cours du jeu: l’Ombre Rampante – qui permet de sauter à la gorge de l’ennemi et le dévorer à distance, oui le dévorer -, le Bras du Démon – une tentacule qui transperce avec amour du travail bien fait -, les Pistolets Ancestraux – Pistolets surpuissants démoniaques et au look old-school – et le Trou Noir qui… divise par zéro OH SHIT.

De toute manière l’IA du jeu est globalement sous-douée, et se plaît un peu trop souvent à vous tirer dessus sans réfléchir à se positionner ou se cacher, ce qui fait parfois d’eux des cibles un peu facile. Mais heureusement pour eux, dans la nuit new-yorkaise, il n’est pas toujours facile de les retrouver et les localiser, ce qui peut apparaître parfois frustrant, mais apporte un peu plus à une ambiance basée souvent sur la pression. La nuit new-yorkaise n’est jamais calme, enfin même si les rues sont très souvent vides (ce qui peut apparaître paradoxal par rapport à un métro ou on trouve un nombre correct d’individus), il y’a une ambiance crade, peu sympathique, générale. Même si tout le jeu se passe sur l’île de Manhattan, elle est loin cette île qu’on idéalise. New York, de nuit, n’est qu’un truc moche. Et les métros sont crades, mais les gens sont globalement sympas. Ouf.

Bon, il n’y a pas que New York. Mais dois-je vous parler de la seconde destination du jeu ? Le devrais-je ? Quand on y arrive la première fois, c’est juste très fort. Un lieu auquel on ne s’attend vraiment pas, qui est peut-être le dernier lieu qu’on imaginait « raisonner » avec New York. Un lieu terrorrisant, ou l’ambiance même nous y met dedans, et qui ferait passer le premier jeu venu du même univers pour une vaste blague. Ah c’est vraiment un grand lieu, une réussite d’ambiance, de prise du joueur aux tripes. Et pour ça, on leur dit bravo.

En outre d’un scénario principal tout a fait correct, le jeu offre nombre de sous-quetes dans New York, des idées géniales (les numéros de téléphones pour récupérer des objets bonus, qui nous oblige à passer par foule de répondeurs débiles et géniaux ; la télé qui passe des films EN ENTIER – dont un épisode de Flash Gordon) et qui fait que si on rushe comme un gros porc, on peut louper nombre de choses. Et tout cela rajoute encore à une ambiance menée de main de maître, une maestria des sens.

Une mode multijoueur présente aussi, assez vide en monde sur les serveurs j’avoue (huit/neufs joueurs max à chaque fois que je me connecte, un peu toujours les mêmes), mais assez fun, avec la bonne idée de pouvoir choisir entre manier humain ou.. darkling. Ce qui m’a rappellé l’époque ou je faisais des parties de Turok 2 en jouant le raptor et démolissait mes adversaires qui n’y comprenaient pas grand chose. Le Darkling est petit, rapide, saute comme un fou, et tue assez facilement (2 coups de poings et hop, y’a plus qu’a manger les tripes), mais se fait à contrario buter facilement, ne peut pas attaquer à distance et ne peut pas prendre de bonus d’armure. Et du coup les rares parties jouées furent très très fun. Même si je suis loin d’avoir vu toutes les cartes. Si jamais vous avez ce jeu, prévenez moi, une session ou deux, ça peut être sympa. Enfin attendez que je me rachète un abonnement aussi (j’attends novembre – octobre PW3 et P3FES ont priorité.)

D’autres idées géniales – les écrans de chargements remplacés par des vidéos diverses et variées avec souvent petit monologue intérieur du héros, rappellant les racines comics du bouzin ; Les numéros de téléphones affichés partout qui ménent vraiment à un interlocuteur ; le métro comme organe central, des nombreux trucs à collecter, les réactions des darklings (j’en ai chopé un à uriner sur le cadavre d’un ennemi, bravo le bon gout), les quelques « boss », les personnages, les succès (non mais « Romantique » et « Gandhi » quoi), la mode exterminateur…

Techniquement rien à redire. Rien non plus à souligner. Puis je joue sur une télé cathodique 4:3, je peux pas oser dire que c’est beau ou moche, on me rigolerais dessus grassement. A noter des freezes de temps à autres, ça m’est arrivé à deux reprises après des parties un peu longue (genre 4/5h.)

Et puis bon. Un jeu ou on doit dévorer le coeur des ennemis qu’on a tué pour augmenter sa puissance, ça ne peut qu’être intéressant. :p

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7 réactions au sujet de « The Darkness »

  1. Salut Amo,
    Je passe souvent sur ton site depuis que j’ai vu le lien sur Gameblog mais jamais laissé de com’ jusqu’à présent.
    Là c’est plus fort que moi il faut que je corrige un truc à ton article.
    The Darkness est une série de Top Cow et non de DC comics. Le personnage fera par le suite des apparition au côté de Batman mais aussi de Hulk et d’autres personnages qu’il viennent de DC ou Marvel.
    Par contre le fort lien qu’il a avec Witchblade est normal vu qu’il sont tous les deux chez Top Cow et d’ailleurs The Darkness a fait sa première apparition dans Witchblade (dans l’un des premiers numéros mais je ne sais plus lequel).

    Voilà c’était juste pour préciser ce côté comics de l’article. Sinon toujours sympa de lire tes articles. C’est un jeu que je risque de prendre en occasion un de ces jours si je le trouve pas trop chère malgré mon "dégout" pour les FPS.

  2. Merci de la précision SeeDraks, ça m’apparaissait bizarre en fait (renconter Batman puis Hulk, que ?), faut dire que je suis un n00b complet en comics, tout ce que je sais, c’est que Iron Man en fait c’est un facho. C’est dire.

    ;w;

  3. Tu oublies également de préciser la chose qui normalement devrait faire acheter le jeu à n’importe qui, c’est Mike Fuckin’ Patton qui fait le doublage du Darkness. Et enfin bon, rien que pour ça, ça vaut le coup d’être un chat.

  4. Le gameplay est génial, l’ambiance aussi mais l’ia et le rythme des affrontements et vraiment trop moyen pour un bon fps.
    J’imagine que c’était une manière d’augmenter la durée de vie.
    Heureusement qu’ils n’ont pas gardé le look du personnage du comic, le kitschomètre aurait atteint le 9.7 sur l’echelle de Boy George.
    Sinon l’idée des darklings, je trouve ça cool, ils me font penser aux larbins dans overlord.

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