Code Geass : Lelouch of the Rebellion saison 1

Code Geass : Lelouch of the Rebellion saison 1

Lelouch

La première saison de Code Geass, c’est fini, et en attendant la seconde saison qui pointera le bout de son nez soit en octobre, soit en février, je reviens sur cette série extraordinaire sous un grand nombre de points.

Attention, ça spoile. Et moi, personnellement j’aimerais pas qu’on me spoile Code Geass donc si vous cliquez sur « lire la suite », vous êtes responsable si vous vous faites spoiler la tronche. Mais oui, mais c’est comme ça. En réalité ça ne spoilera qu’au minimum possible mais mieux vaut prévenir que guérir, comme on dit.

Code Geass c’est une réalisation du studio Sunrise. Les mêmes qui ont fait My Hime, Mai Otome, Gundam Wing, Cowboy Beebop, Gintama et caetera. Donc, déjà, rien qu’a voir ça, on sait que ça va être bien. Pourquoi je dis ça ? J’aime bien la série des Mai Project et j’aime bien la version animée de Gintama, donc bref. En fait, ce n’est pas tellement ça le plus important, mais ça permet de faire une introduction pas trop compliquée.

Code Geass c’est un scénario. Un scénario qu’on peut résumer en moins de trois lignes mais que, si on le développe, on le résume en trente pages (ceci est une hyperbole): Lelouch Lamperouge est un étudiant dans la prestigieuse Académie Ashford, qui se trouve à Tokyo, dans la zone 11 de Britannia, le grand empire qui a mis le Japon au pied du mur et l’a même occupé sans autres formes de procès: les japonais sont devenus les Eleven, se sont vus leurs droits démolis à coup de pompes et n’ont plus que comme alternative pour être un tant soit peu respecté de devenir Britannien Honoraire. Evidemment, Britannia est dirigé par un gros empereur tout méchant, pour ne rien gâcher. Enfin bref, Lelouch, un jour, après avoir ruiné un bourge noble dans une partie d’échecs qu’il a remporté en moins de neuf minutes, il rencontre la route d’un camion victime d’un accident, ce camion est conduit par des terroristes japonais, tout ça. Et bref, ce camion redémarre et l’aventure commence alors.

Le premier épisode met tout de suite la couleur: aussitôt, pour arrêter deux terroristes avec du gaz toxique, Britannia envoie toute son armée faire un massacre dans le quartier de Shinjuku, devenu un ghetto. Et au milieu de tout ça Lelouch retrouve son ami de toujours, Suzaku, qui s’est engagé dans l’armée de Britannia pour tenter de changer « la zone 11 de l’intérieur » et découvre que le gaz toxique n’en est pas un, il s’agit d’une jeune fille cachée mystérieusement. Jeune fille qui à la fin de l’épisode meurt mais qui offre un pouvoir de taille à Lelouch, et là commence vraiment les choses.

Code Geass, comme son nom l’indique, met en scène un pouvoir ‘hachement utile: le Geass. Qu’est-ce que le Geass ? Le Geass c’est un pouvoir tout simple tout bête qui permet, quand on regarde quelqu’un dans les yeux, de pouvoir lui ordonner quelquechose, et le plus amusant c’est qu’il le fera à coup sûr. Ainsi, le tout premier ordre que donne Lelouch avec son jouet c’est ça:

Code Geass, ça va loin. Comme je le rappellerais deux ou trois fois, cette série est avant tout basée sur les méchas. Eh oui, dans Code Geass il y’a des méchas qu’on nomme, d’un habile jeu de mot, les Knightmares. Représentant le gros de l’armée, elles permettent de faire des ravages dans les armées pas évoluées pour un sou, et éventuellement dans les guérillas urbaines (premier et second épisode). Mais comme d’habitude, dans les animes méchas, on découvre au bout de deux épisodes le « mécha ultime top prototype unique de X génération » et douze épisodes après on a « un autre mécha ultime top prototype unique de X génération » et à la fin on en a cinq ou six. Qu’importe, on s’en fous.Je ne suis pour ma part, pas un gros amateur de mécha, et il faut dire que dans Code Geass ils ne sont pas trop envahissants car la série met l’accent sur la stratégie, la tactique. Le gagnant n’est ici pas forcément celui qui a « le meilleur mécha qui bute tout » ou « le plus de méchas » mais bel et bien celui qui sait utiliser ses troupes, mettre au point des techniques de fourbes (les coups de l’éboulement et de l’effondrement de Tokyo sont à nominer dans les Coup de Pute Awads) et surtout prévoir ce que l’adversaire va faire. Et à ce jeu, Lelouch démontre sa totale supériorité.

Code Geass est souvent comparé à Death Note, et je suis le premier à le faire. Les deux séries, en outre d’avoir un « méchant héros » (Lelouch / Light) qui combattent un « gentil héros » (Suzaku / L) reviennent aussi pas mal sur la nomination de « Justice », on trouve en outre un même pouvoir « exceptionnel » (Death Note / Geass) remis dans les mains du héros par un « observateur » (CC/ Ryuuk). Et évidemment, comme un malheur n’arrive jamais seul, ce pouvoir se retrouve ailleurs (Misa / Mao), même si ici le second Geass qui apparait dans la série apparaît finalement peu et n’est pas du tout le même pouvoir. Cette comparaison, évidemment, ne me fait pas dire que Code Geass plagie Death Note, non, les deux animés étant sortis dans le même intervalle de temps, et Code Geass étant peut-être un poil plus intelligent et moins manichéen que Death Note (avec le recul, et je n’en ai pas parlé dans mon avis sur la série avec les cahiers, je trouve les idéologies des héros bien primaires), on ne voit pas cet « hommage ». Et en plus, sérieux, on s’en fous pas mal.

Code Geass met le paquet sur les personnages. Ici, chaque personnage a son secret, son petit truc, son petit malheur, même les camarades de classe de Lelouch (mention spéciale à Nina l’autiste qui dans le dernier épisode montre qu’elle existe et, euh, de quelle manière !) servent à quelquechose, ont leur leimotiv, leur rôle à jouer, leur point de vue. Et tous les personnages s’en prennent violemment dans la gueule (enfin, surtout Karen), quand ils ne vivent pas un calvaire durant toute la série (Jeremiah). Si tout tourne autour de Lelouch, tout tourne bien. Sauf Suzaku. Enfin bref, nous avons pas mal de personnages: Euphemia, la princesse niaise qui vit une fin de saison épouvantable; Suzaku, le soldat niais qui devient presque intéressant sur la fin, mais qu’on a envie de voir dégobiller à coup de pelle dans l’estomac (je-peux-pas-le-sacquer); Cornelia, la princesse maître de guerre qui dirige la zone 11 d’une main de fer; CC, l’experte ès fashion (combien de costumes différents ?) et qu’on peut buter un nombre incalculable de fois; Mao, l’autre porteur du Geass devenu complétement cinglé à force de ne pas maîtriser son pouvoir; Valentine, la perverse bisexuelle déjantée et lubrique; Karen, madame « vlan reprends toi ça dans la gueule » mais qui est la meilleure pilote de la résistance…

Code Geass c’est Lelouch. Si le nom Lelouch vous fait marrer, appelez le Zéro. Un Britannien avec des origines britanniennes mais qui veut quand même tout faire péter pour venger la mort de sa mère qui est, excusez moi du peu, l’ex impératrice de Britannia. Et du coup son rêve le plus cher est, outre de dominer le monde, faire un cocktail avec l’estomac de son père. Lelouch qui donc avait ce plan planifié dans sa tête depuis le début mais qui grâce au Geass peut le réaliser. Un personnage machiavélique, qui a plusieurs reprises, donc, mérite le Coup de Pute Award pour ses stratégies et ses machinations absolument délirantes (même Light en boufferait son stylo au ralenti). Et le pire, c’est que quand il met son masque, il devient Zéro, le maître de la Révolution Japonaise, qui croit avoir affaire à un japonais pur souche, tout ça. Et non, il manipule tout le monde pour son objectif, et le pire, c’est que tout le monde aime ça. Mais c’est aussi un homme au grand coeur qui sauvera des otages de méchants terroristes japonais bien ancrés ère Meiji et tout et tout.

Code Geass c’est CLAMP au chara-design. Juste au chara-design. Elles ne font rien d’autre. Mais c’était histoire de signaler et d’expliquer pourquoi Suzaku a une bonne tronche de Shaolan.

Code Geass c’est une excellent ost avec par exemple le mythique Innocent Days, une OST qui fout la tension, qui sait être présente quand il faut, qui sait quel thème de gros malade il faut mettre à tel moment pour bien améliorer le tout.

Code Geass c’est une critique du patriotisme japonais. Le Front de Libération du Japon avec ses gros clichés bien racistes qui menacent de mettre en danger la vie de plusieurs centaines d’innocents, c’est bien vu.

Code Geass c’est les pires cliffhangers de l’histoire. Surtout la fin du 22, du 23 et du 25. Surtout du 25.

Code Geass c’est une saison 2 en octobre ou en février, on sait pas. Si c’est février, je me cryogénise.

Code Geass c’est des captures faites par mes soins:






Lelouchquirigole

Voilà un beau panorama et un bel aperçu qui va encore une fois faire péter la fenêtre. Mais bon.

Enfin, pour finir, Code Geass c’est bien. Code Geass c’est une tension perpétuelle. Code Geass c’est un hommage au cerveau. Code Geass c’est une série qui se fout pas de la gueule des gens. Code Geass c’est techniquement irréprochable. Code Geass c’est des personnages attachants. Code Geass c’est une excellente musique. Code Geass c’est un opening qui change tous les six épisodes. Code Geass c’est le bien.

Gloire à Code Geass.

♪ Vous avez aimé ? Partagez cet article ♪
Facebooktwittergoogle_plustumblr
~~Suivez l'auteur sur les réseaux sociaux~~
Facebooktwittertumblr
Envie de soutenir Néant Vert et son auteur ? Retrouvez Amo sur Patreon:

2 réactions au sujet de « Code Geass : Lelouch of the Rebellion saison 1 »

  1. Excellent article, tout comme celui sur Haruhi. J’adhère complètement à tes propos, c’est fou ça.

    La comparaison avec Death Note est totalement légitime, quand on voit toutes les ressemblances entre les 2 séries. (Je n’ai pas lu encore l’article sur Death Note, car je n’ai pas tout vu encore, j’ai peur de spoiler).

    Ce que j’apprécie énormément dans Code Geass (ainsi que dans DN), c’est le fait de montrer le héros sous son meilleur jour (en terrassant un mec aux échecs en quelques minutes; en dévoilant une stratégie qui parait infaillible; en lui donnant pleins de nouveaux alliés…), puis juste après: grand retournement de situation, tout s’écroule, le héros doute, panique, ne sait plus quoi faire…
    Je trouve que cette manière de présenter le personnage est assez bien foutue, dans la mesure où l’on voit un héros qui n’est pas parfait, qui fait des erreurs, parfois de graves erreurs.

    En conclusion, Code Geass est en effet une excellente série, dont j’attends avec grande impatience la suite en Avril 08, tout comme Haruhi saison 2 (Avril 2008 est un GRAND mois).

    Bonne continuation.

  2. je suis tro d accord
    light en boufferé son stylo
    t a oublier de préciser que lui aussi a un coup de pute du destin quand il untilise axidentellement son geass sur euphémia

N'hésitez pas à commenter l'article~