Ga-Rei -Zero- – Hajimaru DESTINY

Ga-Rei -Zero- – Hajimaru DESTINY

Yeah


Le problème principal de Ga-Rei -Zero- c’est que parler de l’anime gâche immanquablement la surprise qui attend tout le monde au terme de l’épisode 1 et qui a su créer à l’époque un véritablement engouement autour de celui-ci et de la série. Il faut dire que ce premier épisode berne à peu près tout le monde, surprend véritablement à la fin et sait créer un véritable mystère autour de la suite, d’autant que la technique suit. Et c’est comme ça qu’on entre dans une série qui m’a véritablement enthousiasmé ces trois derniers jours.


??? -?- OP?????-Paradise Lost

Cet opening déchire. Je l’ai (re)découvert à l’Epitanime, entre deux chansons de karaokés le samedi soir (une étant un titre des années 80 que trois personnes chantent et l’autre étant un opening des années 2000 que y’a que moi qui a assez de mauvais goût pour le surkiffer et que je gueule bien fort pour qu’on sache que c’est moi qui l’a souhaité), et le truc c’est que là vous avez juste le truc qui commence direct à l’opening mais faut savoir que dans la série, on a les 5 ou 6s d’intro de la chanson qui accompagne la scène (souvent symbolique et remplie de significations) et du coup, le karaoké Epitanime passe cette intro, avec la scène qui va avec. Du coup, on se prend le début de l’épisode 7 dans la face et on se fait minimalement spoilé. Et c’est ce spoiler qui m’a donné envie de mater enfin cette série. Surtout que l’opening est très shojo ai, donc on ne veut pas cracher dessus non ? Et surtout c’est la doubleuse de Yuki qui le chante, et franchement myanimelist ne me l’aurait pas dit, je ne l’aurais pas su (du coup ça explique que dans Haruhi-chan… OH FUCK !!)

Et là je le dis niet: non je n’ai pas lu Ga Rei, et oui je l’achéterais dès que Pika le sortira en France, c’est à dire cet été. Et ce qui a de bien, c’est que j’ai tout compris à ce qui se passait et que connaître l’univers Ga Rei n’est PAS une obligation pour apprécier cet anime, on en a même que plus de suspens en ce qui concerne le destin des personnages, et c’est vraiment une bonne chose. Ils ont pensés à ceux qui ne connaissaient pas l’univers et ça c’est un AMO D’OR.


On ne fait pas chier Yomi, sinon elle prend sa pose vénère.

12 épisodes donc, c’est un format assez court, surtout que l’histoire ne commence vraiment qu’au quatrième épisode, c’est auparavant surtout des flashbacks, des flash forwards, de la narration bien comme je l’aime, c’est à dire bordélique mais pas chaotique et donc parfaitement clair. Comme je l’ai dit, passé la surprise du premier épisode, on a la surprise du second épisode, puis le troisième repart sur un rythme plus classique, avec l’héroïne donc du récit qui est Tsumemiya Kagura, une jeune fille sympa, un peu cruche, mais sympa, surtout qu’elle ne le fait pas trop ressentir et que plus l’histoire évolue plus elle devient badass. Les personnages d’enfant prodiges m’ont toujours un peu saoulé (d’ailleurs message perso à Kubo: euthanasie Hitsugaya et sauve ta fanbase) mais dans le cas de Kagura c’est franchement beaucoup plus supportable, déjà parce que sa surpuissance est justifiée, et contrebalancée par une maturité à acquérir, et on l’observe justement acquérir cette maturité au fil des missions, ce qui est une bonne chose.

Ha oui, j’allais ne pas présenter le scénario, qui est finalement assez difficile à bien présenter (il ne commence qu’au quatrième épisode j’ai dit), mais tourne autour des thèmes aussi simples qu’aguicheurs que sont l’invocation de gros bestiaux, l’exorcisme de démons de plusieurs sortes, l’amour, la mort, le tout dans un Japon contemporain. Ca m’a un peu rappelé Persona 3 a quelques moments (surtout la trogne des démons en fait, qu’on aurait pu croire sorti du jeu) et ce n’est jamais une mauvaise chose. Jamais.


Et quand Yomi doit faire réparer son épée, son arme devient un fer à repasser spécial exorcisme.


Ce qui apparaît logique quand on voit à quoi ressemble le maître d’arme.

Yomi est la seconde héroïne et le second personnage principal de la série. Et elle est chouette. Là aussi il y’a un moment dans la série où elle en chie à mort, et au lieu de faire du mauvais pathos, tout est présenté et agencé de telle sorte que, sans en faire trop, on compatit à sa douleur et on se met à haïr bien comme il faut tous les méchants qui l’ont mis dans cette situation. Et du coup cela justifie d’autant plus son destin. Moi j’approuve ce personnage. Qui en plus est bien coiffé.

Le reste du casting a moins d’importance, mais chaque membre de la section exorcisme s a son heure de gloire, son utilité (a part peut-être les jumeux Nabuu ?), et son gros moment de badasserie. Celui de la dirlo en fauteuil roulant est particulièrement épique. Un peu WTF mais tout à fait épique. Et c’est là que Ga-rei -Zero- réussit un challenge hardu: mélanger avec une efficacité presque déstabilisante des éléments totalement abusés et what the fuck, et faire en sorte que non seulement ça nous apparaît classe, mais en plus finalement assez crédible après tout. Sans compter tous les trucs qu’on sait irréalisable mais qui ont méga la classe, genre les combats à l’épée qui sodomisent simplement avec fierté l’intégralité des lois physiques mais qu’on s’en fout parce que putain c’est méga la classe. C’est finalement un des trucs que je retiendrais le plus de Ga-rei -Zero-: la classe. L’héroïne se bat avec un fer à repasser pendant tout un épisode parce que son maître d’arme (qui sait pas parler japonais, se balade à poil et ne sait pas ce que signifie un feu rouge) doit réparer sa lame, et ça reste classe. A ma connaissance, seul Oh!Great arrive aussi bien à mélanger ces choses (vous savez l’auteur qui arrive à vous rendre crédible le fait qu’Obama soit un pro des Air Gear) et franchement cela n’aide que plus la vision, sans rendre la série terriblement sombre quand elle veut l’être.


Ce personnage a la même coupe que Natsuki, se bat avec une moto comme Natsuki, et porte le même nom que Natsuki. Les avocats de chez Sunrise ont dû déjà aller faire un tour chez AIC Spirits

C’est donc un mélange constant d’ambiance légère et beaucoup plus sombre, voir cruelle (ça meurt beaucoup, aucun personnage ne semble vraiment à l’abri d’un décès rapide à coup de lame dans la gueule) qui attend celui qui s’essaiera à Ga-rei -Zero-, le tout porté par un rythme qui ne faiblit que vraiment peu, il se passe toujours quelque chose d’important, d’intéressant, et rien qu’un épisode de plus aurait sans doute ruiné cette mécanique. Néanmoins les twists et cliffhangers restent finalement assez rares, et on est porté par un scénario qui ne cherche rien de plus qu’a raconter une histoire sans trop surprendre à grand coup de WTF, mais qui réussit à maintenir tout de même une attente constante, une volonté de suivre la suite, sans créer cela artificiellement via des rebondissements de folie. Pour cela l’épisode 1 suffit finalement amplement: le reste sera bien plus tranquille. Et c’est finalement assez reposant.


DES ZOMBIES QUOI. DES. ZOMBIES.
Finalement, quel défaut pourrais-je bien trouver à Ga-rei -Zero- ? Peut-être son OST, franchement mineure et qui ne m’est jamais resté en tête ? Ouais voilà, on dira ça. Car pour le reste, quel pied, et lors de 2/3 combats, j’ai ressenti un gros souffle rempli de réussite critique dans ma gueule. Quelques duels me resteront assez longtemps en tête, et à ce sujet c’est d’ailleurs assez souvent bien sympa puisque chaque coup est, grosso modo, presque fatal. Pas de petites coupures rigolotes, de blessures dont on s’en sortira après 2 heures de dodo sur une couchette, mais la mort attend fatalement un des deux duelistes. Très souvent. C’est peut-être d’ailleurs ce dont je reprocherais le plus à l’épilogue, qui est peut-être très très « gentil » avec des personnages qui auraient pourtant subies de grave blessures… mais l’anime ne pouvait hélàs pas tuer des personnages qu’on retrouve dans le manga deux ans après. Donc ok. Ca passera pour cette fois, c’est pas aussi abusé que Mai-Hime on va dire.


Je surkiffe Mei. « Le plus important n’est pas d’être le suivant à succéder, mais d’être le dernier vivant » ? J’APPROUVE.

Donc voilà, comme quoi les bons openings c’est bien: ça fait découvrir des super séries de la mort qui tue. Bref je garde un très très bon souvenir de ce Ga-Rei -Zero-, je vous le conseille avec véhémence et j’ai hâte de jeter un oeil sur le manga original qui, si il est du même tonneau et a la même ambiance, est du « je suis fanboy » CASH.

Bon trop de screenshots dans ce billet. J’assume aussi.

Vous trouvez pas ça surpuissant le fait qu’on nous présente pendant un épisode une team méga cliché (le chef qui ressemble à Gendo Ikari gant et lunettes comme preuve, la fille rebelle mais pas trop, le héros qui semble méga cliché, le bourrin de service, l’expert radio-info qui est une niaise finie comme le veut le cliché ?) pour la tuer de manière cruelle, horrible, et soudaine, et pour nous mettre par la suite comme héros une team de cas sociaux bourrins et franchement peu fréquentables ? Vous trouvez pas ça MEGA SURPUISSANT ?

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8 réactions au sujet de « Ga-Rei -Zero- – Hajimaru DESTINY »

  1. WTF ! C’est ce que je me suis dit à la fin du premier épisode, j’étais prêt à lâcher l’anime justement à cause de ce dénouement assez spécial.
    Mais je partage aussi ton enthousiasme concernant la série malgré qu’elle soit plutôt courte (12 épisodes).
    Pour miss Mio etYomi, j’avais vu qu’un fan avait remplacé une scène de K-On avec Mio par Yomi.

  2. Yomi… ;_;
    (on se doute de ce qui va arriver puisque c’est un flashback et les paroles du génériques sont assez explicites… on a aussi une dizaine d’épisodes pour s’y habituer / se préparer au pire… mais m**** quoi T_T YOMIIII !!)

    « du coup ça explique que dans Haruhi-chan… OH FUCK !! »
    : les meilleurs épisodes étaient centrés sur Yuki (le générique d’eroge dans le dernier épisode vaut carrément d’être vu). Ouais.

  3. J’approuve, Ga-Rei déchire, mais sans Yomi, ça serait quand même nettement moins classe.

    ET BEN KAGURA ELLE CHANGE VACHEMENT DANS LE MANGA. Mais le héro est vraiment pas mal du tout.

  4. Meeeeh. C’est pas nul Ga-Rei, mais c’est pas monstrueux. Le défaut qui me gène, au contraire d’Arakihc, c’est que ce fameux premier épisode est tellement bon et surprenant qu’on attend beaucoup de la suite. Et quant on voit la deuxième, on pleure un peu des larmes devant une telle facilité.

    Après bah, je sais, adaptation manga bla bla, baston classe bla bla. Le show est honnête dans son exécution (ton spoiler = OUI, PLUTÔT OUI), mais ça m’a fait le même effet que pour Druaga No To (de Gonzo) : un premier épisode qui déchire et créé l’attente, et une suite « plate » qui donne envie de s’ouvrir les veines. Il n’y a que lors des derniers épisodes, lorsque le flashback rattrape l’histoire qu’on est réellement dans un contexte de surprise, mais comme tu dis « mais l’anime ne pouvait hélàs pas tuer des personnages qu’on retrouve dans le manga deux ans après. ». So sad.

  5. Le premier épisode (enfin, disons les trois premiers) place la barre beaucoup trop haut, et le reste de la série est un peu plat, surtout à cause de l’humour en ce qui me concerne, je m’en serais passé. Et le côté cliché est parfois encore plus imposant que dans la fameuse dead team du premier épisode, quitte à en être franchement ridicule (c’est pas parce qu’on se déplace en fauteil roulant qu’on peut se permettre de s’équiper d’une jambe-fusil… un clin d’oeil à Planète Terreur ?). Ça remonte un peu vers la fin avec Mei, mais on reste loin du début bien WTF.

    Sinon le petit clin d’oeil à l’opening dans Haruhi-chan m’a bien fait marrer :p

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