Un mois de catch: Septembre 2009 (Partie 1) – Smackdown / ECW à Bercy In Paris By Night

Un mois de catch: Septembre 2009 (Partie 1) – Smackdown / ECW à Bercy In Paris By Night

Samedi 26 Septembre, croyez le ou pas, mais la WWE était à Paris. Enfin pas toute la WWE, uniquement les catcheurs de Smackdown et de l’ECW, ce qui est non seulement déjà pas mal, mais en plus juste parfait: aucun catcheur de RAW ne vaut à mes yeux le coup pour un déplacement, surtout qu’en plus ils seraient capable de nous infliger Hornswoggle, alors qu’au contraire, y’a personne chez Smackdown où à l’ECW qui me donne envie de le voir croupir dans une prison birmane plutôt que se ramener sur un ring. Pas de MVP, pas de Triple H, pas de Mark Henry, pas de Hornswoggle, pas de Batista…

… OH WAIT.

Cet article reviendra donc sur le show du 26 Septembre à Bercy, qui m’a couté juste un bras, et qui fut riches en événements qui même encore aujourd’hui me font tressaillir rien qu’en y repensant. De l’autre coté, ça fait que cinq jours. Et illustré de quelques photos de bon aloi.

Mais il y’en aura globalement peu.


En voici une des raisons.

Bref, c’est accompagné de la non moins charmante Tiya et d’une de ses amies que nous partîmes en cette douce soirée d’automne vers la soirée Smackdown & ECW dont le petit écran et l’Internet nous avait tant promotionné la venue. Il faut dire que nous étions très deçus, à l’époque, de ne pas avoir pris la moindre place pour la soirée du 27 et que l’annonce du soirée supplémentaire avait pas mal enchanté notre quotidien morne et répétitif de la vie quotidienne moderne. Ou un truc dans le genre.

Bref tout ça pour dire que j’ai payé un bras, que je suis donc par conséquent un bourgeois, et que je me dois de l’afficher en permanence, afin entre autres de pouvoir mépriser mes petits compagnons moins riches. Eh oh, j’ai du sacrifier de très nombreux achats de mangas pour ces 2 heures donc HEIN. Mais parlons plutôt de la soirée hein ?

Peu d’informations en globailité: une carte peu précise (se contentant de nous dire qu’on aura un « CM Punk Vs Matt Hardy » et un « Batista & The Undertaker Vs Jericho & The Big Show »), et sans mater avant ce qu’a donné le show de Nice, nous y sommes allés dans l’obscurité, sans savoir qui on allait voir, tout en sachant qu’on aura au moins Christian, Eve Torres et autres Kane, présents lors de dédicaces extérieures et qui ont donc fait le déplacement. Mais j’espérais vraiment voir Morrisson, Ziggler, Mike Knox, Kozlov, Dreamer ou bien encore le tout jeune Drew McIntyre qui m’a tapé dans l’oeil violemment, comme dit plus tôt. Bref, pas mal d’attentes, et l’excitation d’avant-show fut assez énorme, d’autant que comme nous sommes des bourgeois, nous sommes aller manger un pur repas au Sapporo (le meilleur resto jap du 1er arrondissement, BITCHES) à 16h30 (oui on est comme ça nous, on déjeune dans ces eaux là), bref c’était un grand moment de joie et d’excitation.

Du coup, entrée dans Bercy plutôt tôt, nous avons sû nous retenir à l’idée d’acheter des t-shirts chéros (le t-shirt de Christian, même si c’est le t-shirt de Christian, est chaud à 30€), des boissons chéros (3€ le coca \\o/), et l’installation fut parfaite, en plus de découvrir avec emerveillement qu’on était putain de bien placé en fait.


Fait amusant: la bonne soixantaine de photos prises contiennent tous en commum le crâne dégarni du père chaleureux qui se trouvait en face

D’ailleurs un public vraiment très diversifié, aussi bien les fameux archétypes de « beaufs » que des types qui suintait physiquement le geek, des gens à l’habillement folklorique (bon en fait y’avait que moi), des couples agés de 25, des grands-mères et leurs petits fils, des cosplays de l’Undertaker, et bien évidemment pas mal d’enfants mais, hey, le catch c’est pour eux aussi ne l’oublions jamais.

Du coup quand la « voix » de Smackdown (le brave Justin Roberts) débarque enfin après quelques minutes de retard sur le thème musical de Smackdown, il lance alors un grand « Boooooonsoir Paris » tonitruant… suivi de nombres de promotions en anglais lues à un rythme assez fou. Alors ok j’ai compris au moins où il voulait en venir (« achetez le t-shirt », « achetez le jeu ») mais je crains que facile le 3/4 de Bercy soit assez largué et prenne assez mal qu’on lui parle comme ça. Merde, quoi, Aigus et Chereau étaient là, alors pourquoi ne pas les avoir utilisés pour ça ? Bref.

Et enfin donc annonce du premier combat, et j’avoue que c’était avec une grande joie que j’entendis la douce musique d’entrée de Drew McIntyre, cheveux aux vents, barbichette légère, tel un The Brian Kendrick viril et tout fou. La soirée ne pouvait pas mieux commencer pour ma pomme puisque c’était un de mes plus fous espoirs pour la soirée. La plupart du public ne le connaît guère mais qu’importe, d’autant que l’homme sait très vite se faire huer tandis qu’il a pour opposant le toujours très apprécié Finlay, qui sait lui aussi attirer à lui nombre de doux mots de la part du public qui est entièrement à son service. Et là première surprise: le match était loin d’être mauvais. C’est peut-être le coté « je suis au coeur d’un public 100% à fond » qui fait que chaque chose m’a soudainement paru exceptionnel mais globalement c’était pas loin d’être mauvais, avec du suspens, des chutes, des coups qui font mal et tout ça. Et surtout une interrogation simple: dois-je acclamer ou huer McIntyre ?

Jericho a dit récemment dans une interview qu’être heel est de plus en plus difficile car le public apprécie de plus en plus les mauvais garçons et hésitait de moins en moins à les acclamer. Dans un sens être heel c’est chercher à tout prix le « booouh » tandis que les applaudissements sont pris avec moins de plaisir, quand bien même le personnage a raison et/ou apparaît être le seul à avoir les pieds sur terre. Par exemple j’adore déjà McIntyre mais l’applaudir ne l’aiderait pas à s’imposer comme un véritable heel: si vos actions en tant qu’heel sont acclamées par la foule, c’est qu’il y’a un problème (même si ça n’a pas empêché Triple H ou Eddie Guerrero de s’en sortir la dragée haute), donc bref est-ce que je devais acclamer aveuglement un heel ou le huer sans retenue ? Bon très vite je l’ai hué parce que voilà, on va pas intellectualiser plus longtemps l’action. Et globalement je passerais le reste de la soirée, sauf deux grosses exceptions, à huer le vilain et à applaudir le gentil. Les deux exceptions seront peu surprenantes si vous savez quels sont mes favoris.

Enfin bref, après un match de haute volée, Finlay gagne, parade un peu avec le drapeau français, nouvelle intervention en anglais de Sir Roberts, et passage au match suivant: les divas avec Melina & Layla opposé à Mélina & Eve Torres. Un match de diva absolument classique, dans le sens où on a passé les dix premières minutes à se demander qui était avec Mélina, avant de se souvenir de l’existence de Layla. C’est toujours bon à prendre. Et chose incroyable: c’est Layla qui fait le tombé sur Eve Torres, permettant à Mélina et elle de remporter le match ! Pas très longtemps puisque Michelle McCool viendra lui expliquer la vie façon grosse botte en cuir dans ta gueule, ce qui lui permettra d’être huée pour la première fois du match. Dur d’être une diva heel.


Du Christian !

Nouvelle intervention en anglais dans la joie et la bonne humeur, on nous rappelle la sortie imminente de Smackdown Vs RAW 2010 qu’il faudrait que je teste mais si possible sans payer, comme l’an dernier en gros quoi, et hop, I AM PERFECTION débarque sur le terrain. Nous, assez joyeux, voyons déjà Morrisson débarquer en face pour bien vendre le futur choc à Hell In A Cell et quasiment seul match intéressant de la carte de ce ppv qui s’annonce ma foi fort chiantissime. Mais non, à la place du fameux riff de guitare qui a rendu célèbre au monde entier la classe internationale, voilà un bruit de locomotive, accompagné de Jimmy Yang Yang. Et là effectivement, un poil de déception a pu se faire entendre dans le public.. Et oui, Jimmy, tu dois te rendre à l’évidence: personne n’est venu pour toi.

Moi même assez déçu, il faut bien avouer que plus le match a avancé, plus cette déception s’est estompée au profit d’une autre déception: celle de voir le brave Jimmy relégué comme éternel jobber alors qu’il a montré dans ce match pas mal de choses plus que positives comme un pwnage assez impressionnant du brave Ziggler ou bien, chose incroyable, il a parlé au micro !

D’ailleurs c’est un truc que j’ai remarqué au cours de la soirée: un premier rang assez actif et assez joueur avec les superstars, surtout grâce à un homme en t-shirt rouge qui semblait leur balancer pas mal de chose comme des drapeaux, des insultes ou bien des fiers encouragements. En l’occurence, durant ce match, ce brave homme a appellé très fort et très haut Ziggler « Mr.Ziggles » ce qui a permis 2mn de méli-mélo assez savoureux. Bravo à lui pour ce travail de longue haleine qui lui vaudra, semble t-il, d’être insulté par CM Punk. Moi à sa place je me laverais plus tellement c’est la classe.

Autre chose que j’ai remarqué tout au court de la soirée, et que ce match illustre plutôt bien, c’est la capacité des catcheurs à vraiment se lâcher comme des fous. Cela sera d’autant plus remarquable au cours du main-event, mais ça j’y reviens dans la joie zéla bonne humeur.

Donc globalement ce Ziggler Vs Yang Yang fut un très bon match, avec un Yang Yang finalement très soutenu, un Ziggler tout fou, des passages assez puissants niveau impact, et un match qui est finalement loin du squash que j’attendais, le brave Jimmy ayant offert une très bonne résistance au futur champion intercontinental (j’en suis convaincu >: <.)

Et évidemment, après l’outsider, le match suivant fut l’un des plus jubilatoires de la soirée. John Morrisson, que j’adore, contre Kane… que j’adore également. On peut d’ailleurs noter l’acceuil de folie du public à Morrisson, où les cris de fangirl furent particulièrement audibles, tandis que Kane eut vraiment un acceuil le cul entre deux chaises, ou 50% du public était en joie tandis que l’autre moitié huait comme folie. Kane quoi, c’est à dire le type le plus tweener de tous les temps. Et si cela n’a pas donné le meilleur match de la soirée (je n’en ai pas beaucoup de souvenir pour tout dire), on a quand même eu droit à une intervention amusante de Dolph Ziggler qui s’est juste pris un gros coup de pied de Kane comme cadeau, comme ça, offert par la maison.

Et après tant de sensations fortes, on nous annonce que c’est l’entracte. Yaw joie ! Après un passage rapide devant les boissons à 3€ de Bercy qui font de l’oeil mais qui sauront moins fortes que mon avarice notoire, je fais la découverte du « fumoir », rempli d’un épais brouillard de… fumée de cigarette. Je ne le savais pas encore, mais j’étais déjà cancéreux.

Et juste après, tout reprend tandis qu’on se presse pour rejoindre nos places, et sur le ring se retrouve Aigus et Chereau, qui rappellent de manière véhémente que le catch ça déchire mais qu’imiter les catcheurs c’est plutôt moche, bref l’habituel discours qui laisse un peu de marbre les jeunes adultes dans notre genre, loin de la réalité des cours d’école et de collège. Et après quelques tentatives de catchphrases NT1 un peu flop, voici que Roberts, après distribution de t-shirts en folie, offre les deux mots qui me font pleurer d’émotions: « ECW Championship ». Et c’est dans une ambiance de haine pure qu’entre en scène William Regal, hué comme pas deux, et dont la simple evocation du mot « England » crée une tension palapable dans toute la scène, comme si on avait trouvé qui était le responsable pour Jeanne d’Arc. Bon ok, j’exagère un peu. Mais juste un peu.
Je dois avouer que j’avais surtout peur de voir Zack Ryder débarquer mais, dieu merci, la WWE a préféré miser sur une star anglaise bien connue des services pour venir en France. Ce qui n’est pas désagréable du tout. D’autant que je dois l’avouer, et j’en parlerais encore plus en détail dans l’article plus global sur le mois de septembre, William Regal est un de mes heels du moment préféré, juste derrière Punk et Jericho. Du coup, c’est avec plaisir que je le hue, parce que c’est un bien bel enculé quand même.

Et puis, après je vous passe la suite: intro de chanson, un bon « GO ! » connu de tous et toutes, et Christian entre en scène, et là. Voilà. Je suis toute joie et je me dis que j’ai bien fait de dépenser 90€ /o/. Et inutile de le dire, non seulement Christian fut acclamé comme un ouf (et là, grande question: « ou est-ce que les enfants ont matés l’ECW pour l’acclamer comme ça ? »), mais en plus il a foutu le feu niveau ambiance mais d’une grande main de maître. Ajoutez donc un travail inring pas dégueulasse du tout et un grand moyen de catch quand Regal est éjecté du ring et tombe sur les barrières de Bercy qui s’écroulent complètement. GRAND MOMENT DE SILENCE. Regal se relève, s’énerve un peu contre la sécurité, tout en excès, et remonte sur le ring ni vu ni connu.

En outre, j’en rajoute vraiment mais Christian vous fout vraiment l’ambiance comme un dieu. Invitez le à toutes vos fêtes. Tout le passage ou il invite le public à enchaîner applaudissements et huées est un truc méga simple mais tellement efficace, et tellement jouissif à faire du coté public. Cela enforce encore plus l’admiration que j’ai pour ce brave canadien, non seulement un technicien ultra complet mais extrêmement charismatique qui est tout simplement leader d’une armée secrète à sa gloire. La WWE a le devoir de le mettre encore plus haut dès le prochain draft. Et sans doute dès le retour de Edge tout simplement, pour la reformation de la meilleure équipe de tous les temps.

Si le match finit sur la victoire logique de Christian (non mais oh, voir un titre changer de main dans un simple house-show, ça serait osé), c’est sans démériter Regal qui part en étant hué comme un fou, et provoqué par un Christian qui rajoute encore quelques kudos à sa gloire.

Le tout est suivi par un Goldust Vs Jackson trop peu attendu pour être vraiment suivi, pas mal de gens en profitent pour retourner dehors. Jackson est en effet encore peu connu en France (et n’inspire pas grand chose, il faut l’avouer, contrairement à McIntyre), quant à Goldust, je crois que lui aussi, comme Yang Yang, n’était attendu par personne. Jobber officiel de la WWE par intermittance depuis la fin des années 90, il faut dire que son fanclub est plutôt limité, même si il s’agit finalement d’un personnage assez intéressant, et que peut-être que les gens lui aurait préféré un Tommy Dreamer, voire même un Shelton Benjamin. Bon tant pis. Du coup une ambiance assez morne, 2/3 fous qui tentent un chant Goldust, et une fin où au final, on ne sait plus tellement qui est le heel ou qui est le face. A noter 2/3 moments sympas avec un Jackson qui montre à l’arbitre ses mains peinturlurées de maquillage doré, ce qui sut créer l’hilarité et, je crois bien, mettre une bonne partie du public de son coté. Dommage pour Goldust encore une fois, victime d’une gimmick certes géniale, mais vraiment trop ambïgue pour bien le classer, ce qui est dommageable à une époque où la gimmick fait l’inclinaison karmique (alors qu’avant tu pouvais avoir une gimmick d’ingénieur et être heel ou face, on s’en foutait. Hein Regal ?)

Et après cette petite pause, on nous annonce le main-event, un très amical 3 vs 3 de très bon aloi puisqu’il oppose CM Punk, Chris Jericho & Big Show contre Matt Hardy, Batista et l’Undertaker. Et là j’ai envie de dire: ok jouissance, d’autant qu’à la base on nous annonçait un simple Jericho & Big Show Vs Batista & Undertaker et un pas très bandant Punk Vs Matt Hardy.

Alors ça commence par l’entrée de CM Punk et là, attention, le mec maîtrise à fond son sujet. Même si il eut quelques grands soutiens pour lui (exemple: moi), il fut hué comme pas deux, et se tapa même le luxe de faire un tour de ring pour « saluer » les types du premier rang… sauf qu’il était bien naïf de la part des jeunes enfants du premier rang de penser qu’ils auraient droit à une tape. On eut donc le droit à un CM Punk triomphant, faisant le tour du ring, regardant les mains mais ne frappant dans aucune, se contenant de sourires moqueurs et triomphants ! Pire encore: quand il s’arrête NET devant un gosse, regarde la main, regarde le gosse ET SE BARRE. Inutile de le dire: pour peu qu’on ait une bonne dose de second degré, la scène fut assez jouissive à voir, le tout sur du killswitch.engage de bon aloi. Entre ensuite le duo le plus classe de l’histoire de la fin de la décennie, sur fond de Fozzy, avec un duo là aussi assez hué et qui s’amuse moins à jouer avec le public mais beaucoup plus avec CM Punk, créant une interaction assez charmante entre les trois heels qui semblent être potes depuis l’école primaire.


Même en flou et en slip, Chris Jericho est l’homme le plus classe du monde

Pendant que les trois personnages discutent entre eux, se serrent la main avec grands sourires et tout, entre alors Matt Hardy, ultra acclamé, sauf là encore par 2/3 personnes (exemple: moi), j’entendis même un type derrière moi gueuler un truc genre « YOU SCREWED JEFF », ce qui est assez fort. Mais je suis globalement assez surpris de l’accueil que reçoit Matt, que j’ai toujours jugé comme un face très mou, très asseptisé, peu intéressant et qui se démarque jamais vraiment du reste de l’humanité (tandis que j’avais trouvé sa courte période heel pleureuse franchement surpuissante)… ça doit être l’effet Jeff qui lui offre ça, je ne vois pas d’autres explications.
Après, Batista entre en scène et évidemment je ne décris pas l’hystérie collective autour de moi. Je ne la décris pas pour deux raisons: elle est franchement énorme, et je hais viscéralement Batista. Là aussi je reviendrais dessus dans l’article plus global sur septembre, mais si Batista pouvait perdre l’usage de son bras droite pour environ 3 ou 4 ans, je ne serais pas contre. Je le hais.

Enfin, grand moment de la soirée, peut-être le moment où on a pété le compteur à décibels, où le monde entier était fou et joyeux: l’entrée de l’Undertaker. Dès la sortie du DONG, ayé, c’était l’acclamation générale. Ce qu’il y’a de globalement génial avec l’Undertaker c’est qu’importe ce qu’il fait il sera toujours acclamé comme un seul homme par la foule, tellement il suinte le respect et l’admiration (et tellement sa gimmick excuse tout, finalement.) Et cette soirée à Bercy l’a encore prouvé: l’Undertaker n’est pas qu’un catcheur qui arrive de plus en plus vite à la fin de sa carrière, il n’est pas qu’un catcheur de moins en moins passionnant à suivre sur le ring, il est aussi une personne qui dégage une aura unique, qui unit tout le monde derrière lui, et qui sera pas conséquent à jamais pardonné de la moindre de ses erreurs. C’est une icône inattaquable et qui restera à jamais dans les mémoires, et dont la moindre apparition continue et continuera à jamais d’émerveiller le monde entier.

Seule faute de goût: il s’est ramené avec son armure alors que bordel, on le préfère en cuir et chapeau !

Après encore quelques interactions savoureuses entre heels (du genre parader avec leurs ceintures respectives et se les trinquer mutuellement, comme des hommes virils) tandis que chez les faces c’est beaucoup plus mou, entre alors en scène 3 minutes pendant lesquelles les heels ignorent qui ils vont envoyer en premier, mais joie, c’est Jericho opposé à Matt Hardy, j’en profite pour crier de toute ma voix un « SAVE US Y2J » qui me tuera les cordes vocales pour le reste de la soirée.

Globalement le match fut fort, principalement grâce aux heels qui mirent un point d’orgue à accumuler les passages épiques, comme Punk toujours au tacquet pour attaquer quelqu’un dans le dos d’arbitre, Jericho presque KO qui vient se réfugier dans les jambes du Big Show pendant que celui-ci lui tapote l’épaule avec un léger sourire maternel… et j’en passe. On a également eu le droit à l’Undertaker qui fait l’ambiance (quand l’Undertaker t’ordonne de taper dans tes mains, TU LE FAIS), qui n’hésite pas à s’asperger d’eau de manière virile pour se donner le pouvoir, et le match se finit dans un fatras général, où tous les finishers y passent (Codebreaker à ma grande joie, Spear de Batista, Whisper In The Wind d’Hardy, Go To Sleep de Punk, pour finir sur un Tombstone Pulldiver qui met fin au match de manière virile) et s’en suit dix minutes de célébration joyeuse où moi je m’occupe plus à huer dès que je peux Batista. Non mais oh. Les stéroïdes ne passeront pas.

Globalement que dire ? Ce fut une très bonne soirée. Là ou j’avais des craintes, entre autres de voir des matchs médiocres et des catcheurs qui se donneraient au stade minimal parce que c’est qu’un house show, elles se sont très vite dissipées et on a vu une tripotée de bons matchs, dont certains auraient même mérités d’être télévisés (entre autres le Christian / Regal ou le McIntyre / Finlay ), l’ambiance était vraiment de pure folie, avec des gens vraiment à fond du début à la fin (ce qui aurait même surpris les catcheurs eux-même), qui supportait certes les grosses têtes d’affiches du genre Batista, Undertaker ou Morrisson, mais je crois que peu de gens sont sortis déçus. Et j’ai la fine impression, un peu naïve peut-être, qu’il sera difficile de faire mieux par la suite. Je veux dire en une soirée j’ai vu tous les types de la WWE actuelle dont je suis le plus fan, à l’exception évidente d’Edge, c’est à dire quand même CM Punk, Chris Jericho, John Morrison, l’Undertaker, Christian et même mon coup de coeur du mois dernier, c’est à dire Drew McIntyre, ça sera difficile de faire aussi bien à ce point de vue, le seul problème étant le Goldust Vs Jackson dont personne ne voulait, et qui y aurait gagné à être un Kozlov Vs Dreamer, où là j’aurais juste joui ma race.

Du coup j’ai des craintes: est-ce que j’ai pas vu trop dès le début ? Est-ce que du coup les shows suivants vont rivaliser avec cette première fois qui, en plus, a la chance d’être une première fois ? Même si je sais déjà que je ne risque pas de faire les déplacements pour du RAW (c’est à dire que si je dois me taper Hornswoggle, Triple H ou bien Chris Masters, j’aurais du mal à être enthousiaste… en fait le pire c’est qu’a RAW personne m’enthousiasme…),

Donc voilà pour ce premier billet sur le mois de Septembre, uniquement dédié au show de Bercy, et restez branchés, car la semaine prochaine tombera la seconde partie qui en bonus aura mes réactions à chaud sur Hell In A Cell, le ppv le moins bandant de l’histoire (sérieusement à part Morrisson Vs Ziggler, y’a quoi ?) et qui en plus n’aura pas de matchs ECW. Du coup les matchs ont interêt à être bons, sinon ça va chier. Déjà que j’ai moyen digéré Breaking Point. ..

Des photos additionnelles, offertes par Tiya, seront disponibles plus tard sur cet article, n’hésitez pas à repasser !
Oui je l’avoue: j’ai pris les moins pires.
Désolé.

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7 réactions au sujet de « Un mois de catch: Septembre 2009 (Partie 1) – Smackdown / ECW à Bercy In Paris By Night »

  1. Super article =D

    J’avais comme toi pas mal de craintes vis à vis des houses shows ( manque de motivation des lutteurs, distance du ring.. ) qui me dissuadaient d’y mettre le prix ( bawé en plus les shows sont jamais dans l’ouest faut prendre le train toussa… ). Mais j’ai lu plusieurs reviews du show, et elles ont toutes en commun le fait qu’en live c’est PUISSANT.

    Je serais sans doute de la partie pour le prochain. Et tant pis si c’est un RAW, je pourrais faire Brest Paris en vélo pour voir Orton.

    Je me permets du coup de donner un lien vers un article de Djobi ( un lecteur/rédacteur des CDC, la boucle est bouclée ) sur le live RAW de juin : http://ombreduz.com/2009/06/17/the-

    Petites rectifications techniques sinon, le finisher du Taker c’est Tombstone Piledriver ( et non Pulldriver ), quand à la technique de Matt Hardy, c’était je pense plutôt un Twist of Fate. Le Whisper In The Wind est il me semble une technique propre à son frère. Et je vois mal le gros Matt jouer les high flyer comme ca.

  2. Le fan de Jeff Hardy, à cause de son habitude à se droguer, à boire et à vendre des médicaments, ne lit même pas ce qu’il commente. Surveillez vos enfants pour qu’il ne devienne pas ainsi.

    @Gib : Ouais je confonds toujours Pulldriver et Piledriver, c’est génétique. Sinon il me semblait que les frères Hardy partagaient les mêmes finishers, je dois avoir fumé. Comme fandejeffdu50.

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