Death Note – l’anime

Death Note – l’anime

Ah y’est. L’anime Death Note vient de se terminer remarquablement au Japon, et il est temps de tirer un bilan de cet anime qui, sans être exempt de défauts, est un des meilleurs trucmuches que je n’ai jamais vu. Ouais. Carrément. Et pour vous, moi, A, je reviens sur 37 épisodes de folie pure…

La pose Light: une école de la vie

The human whose name is written in this note shall die.

On peut résumer Death Note a pas mal de choses. Est-ce un « seinen psychologique qui narre le combat intellectuel de deux hommes » ? Est-ce un « shonen basique pour adolescents adorant les personnages poseurs qui mangent des pommes au ralenti » ? Est-ce un manga « possédant une vision de la mort bien précise » ? Est-ce une oeuvre « mêlant le réalisme le plus certain avec le fantastique le plus intéressant » ? On pourrait en dire beaucoup sur ce manga, mais il n’a jamais laissé beaucoup de gens indifférents, et relativement peu d’avis négatifs, et créant des personnages qui ont déjà acquis le statut de cultissime (si je vois moins d’une dizaine de cosplay de L. à la Japan Expo, je me flagelle avec un câble USB).

L’histoire est basique et résumable en une ligne: Light, un lycéen de 17 ans, trouve par hasard un « Death Note » par terre, et il découvre vite que quiconque écrit un nom dans ce cahier voit le propriétaire du dit nom mourir… Light découvre très vite qu’il peut utiliser le pouvoir du dit cahier pour « créer un monde dont il serait le Dieu »…

Mais heureusement, le détective le plus redouté d’Interpol, L., va tâcher de démasquer celui que la terre entière appelle « Kira »…

Oh une Death Note

Quiconque aime les méchants aimera Death Note, je pense, car le « héros » n’est ni plus ni moins qu’un tueur. Alors certes, il ne tue pas « directement » et se contente de déclencher crise cardiaque sur crise cardiaque, mais il n’en reste pas moins un sacré pourri, qui sous des idéaux de « justice », tue sans vergogne et veut devenir un Dieu. Quand même. Et les 37 épisodes raconteront donc le plan maléfique de Light/Kira pour « purifier » ce monde, jusqu’a sa chute finale qui fera pleurer ceux qui aiment les méchants, justement.

Le personnage de Yagami Light est effectivement une réussite. Intelligent, immoral et relativement charmeur (il suffit de voir le nombre de petites amies qu’il cumule), doté d’une voix qui oscille entre le doux et le psychopathe (son rire en fera sourire sous cape plus d’un. Ou en terrorisera pas mal, cela dépend du point de vue) et ambitieux, il mérite qu’on s’y attache et se révèle être un des anti-héros les plus réussis de ces derniers temps. Il sera d’ailleurs assez choquant, après avoir découvert la fin de la série, de redécouvrir les premiers épisodes et ce Light un peu « niais ». Une réussite évidente.

Personnage désormais ultra connu, et peut être un peu trop, L apparaît aux premiers abords ombré, semblant être assez beau, assez intelligent, et assez mystérieux… Et quelle surprise de découvrir le dit L. Un physique…spécial. Aux premiers abord le cliché de l’otaku, il s’asseoit avec moultes positions bizarres et passe son temps à se goinfrer de sucreries et de diverses petites choses. Evidemment, il suspectera très vite (une quinzaine d’épisodes) Light, et le véritable duel pourra alors commencer. Je ne sais jamais trop quoi penser sur L. Il m’épatera beaucoup (ah cet épisode 15 !) et se révélera aussi doué que Light niveau intellect, mais le personnage en lui-même peut se révéler très vite insupportant. Heureusement, il reste assez bien vu et est évidemment très apprécié par les fans. Surtout les filles.

Ah, et puis il y’a Ryuk aussi.

L.

Ryuuk ? Qui c’est lui ? Eh bien c’est le petit côté fantastique, il s’agit d’un shinigami (thème redevenu à la mode ces derniers temps), ou plus textuellement un dieu de la mort, c’est celui qui, pour tout dire, à « perdu » son Death Note. Si sa raison est simple (je m’ennuyais), il est surtout un observateur et un admirateur de Light, pour peu que celui-ci le divertisse. Il fera ainsi un marché avec Light: quand viendra le temps pour le lycéen de mourir ça sera lui qui le tuera. Il est également un admirateur de pommes et n’est visible qu’aux yeux de Light dans un premier temps. C’est un personnage attachant et un peu « la mascotte » de la série. A noter que c’est lui qui a écrit les régles du Death Note mais qu’il se révèle cependant assez tête en l’air quand à la divulgation des régles supplémentaires.

Ryuk ce sex symbol
If the cause of death is written within 40 seconds of writing the person’s name, it will happen

Voilà pour les « héros ». Trois visions de voir la série et les actes de Kira: le premier point de vue, celui de Light, est celui d’une « purification », d’une « nécessité », un côté « Kira est le bien ». La seconde vision, celle de L, sera celle d’une vision maléfique: nul ne doit retirer la vie, même aux criminels, et la justice doit prévaloir sur toutes autres choses. Et la vision, celle de Ryuuk: Kira est divertissant. Juste un simple divertissement. Une bataille « super amusante ».

Inutile de dire que ma vision préférée est celle de Ryuk.

Passons maintenant au côté technique de l’anime qui est rigoureusement impeccable. Sur les 37 épisodes, je n’ai pas eu à noter de moments graphiquement immondes, d’animation loupée, et tant mieux.

Mais là ou Death Note réussit pas mal son coup c’est sur la musique. Si le groupe Nightmare, puis Maximum the Hormone, en opening peut être assez comique, la musique en elle-même, composée par Yoshihisa Hirano est une réussite, et beaucoup de gens tomberont amoureux des fameux thèmes à choeurs. Même si, pour les autres, cela sera pompeux et ridicule, certes.

Mais l’anime Death Note réussit encore plus sur une autre chose: l’ambiance. On est constamment sur le qui-vive (sauf pendant la partie Yotsuba, je m’expliquerais dans la partie SPOILER plus bas) et il y’a une totale réussite esthétique: on sait qu’on est devant Death Note, pas devant autre chose. Cela peut aller du ralenti désormais mythique (voir à propos de cela, par exemple, la fabuleuse scène du paquet de chips a manger au ralenti ) jusqu’a un graphisme spécial lors des scènes de reflexion. Une ambiance très particulière, teintée de choeur, qui envoute complétement.

Bon, en bref, Death Note est une série animée absolument réussie, ça on ne peut le lier. Toutefois, il faut bien l’avouer, quelques défauts, peut-être assez mineur: ainsi l’arc Yotsuba (épisodes 19 – 24 environ) est un peu mou et il faut bien l’avouer, vers la fin, on peut déceler un peu de barrage de couilles (la scène du missile… je n’en suis pas encore revenu…) avec un peu de clones débiles (voir partie spoiler), mais ça passe, et le suspens monte en crescendo dans les trois derniers épisodes, qui sont à faire bouffer un bras à Jack Bauer, ni plus ni moins.

L’autre défaut, qui dépend du point de vue, est ce que j’énonce plus haut: un léger côté cheap et kitsch, qui peut rendre la série ridicule au haut point pour quiconque voudrait la voir ridicule. Et faut dire que Near et Mello en rajoutent pas mal à la couche…

Donc bref, à voir. Ou à lire vu que c’est édité chez Kana et que 4 tomes sont sortis pour l’instants.

Bon je pourrais parler aussi de Mikami (SOKUJO ! SOKUJO ! SOKUJO !), du duo maléfique Near/Mello (ou « les pseudos L »), de Misa-misa, qui est définitivement trop mignonne, mais aussi du désopilant Matsuda (qui sera cependant sur la fin assez énorme et surprenant) et de Watari, qui a définitivement trop la classe..

Images en vrac:

Fansub utilisé: pour les 12 premiers épisodes j’ai utilisé ceux de la team Tahise
Pour les épisodes suivants, ceux de la GTO Fansub

Ouais je sais, la VOSTFR et les fansubs c’est le mal tout ça… Mais bon j’ai beau avoir maté des Fansubs, je continue à dire Un Death Note >).

The human who uses this note can neither go to Heaven nor Hell

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Une réaction au sujet de « Death Note – l’anime »

  1. Ok au risque de me faire engueuler dessus j’ai toujours regarder en Vf même si c’est contre principe car j’adore le doubleur de Light (Ok la je vais me faire passer par un Otak de bas étage :'(). Sinon Death Note rien de plus culte. Combien d’année a dire les répliques de l’animé entre pote ou a imité les différents protagonistes ><. Bref Death Note sa trou le cul c’est génial *v*

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