Red Dead Redemption – On était des cowboys ! On vivait à la ferme, ça n’a rien d’étonnant !

Red Dead Redemption – On était des cowboys ! On vivait à la ferme, ça n’a rien d’étonnant !

Quand on demande aux gamers quel jeu de 2010 ils ont le plus kiffés, et bah de manière rigolote ce Red Dead Redemption est un des jeux qui revenait le plus souvent. Suite spirituelle de Red Dead Revolver, c’est un jeu que paraît-il Rockstar avait lancé un peu pour le fun, pour voir si Rockstar San Diego savait faire des bon jeux, et qu’ils avaient déjà plus où moins planifiés de voir se planter. Surprise ! Le jeu a été un succès critique ET public ! Et, de manière encore plus surprenante, c’est totalement mérité. Red Dead Redemption est un EXCELLENT jeu qui se permet même gentiment d’être plus mémorable que ce qui est pourtant son modèle, GTA IV. Mais la raison pour ça doit être très simple: DES COWBOYS, YEAH.

Les 2 be 3 ont bien changés depuis 1998.

C’est vrai que le jeu me teasait depuis un petit moment. Tous ceux qui suivent plus où moins la chaîne Nolife se souviennent peut-être, en juin dernier, d’un raz de marée d’enthousiasme venant de toute l’équipe JV de la chaîne, Marcus qui y dédié DEUX émissions… Quand tu rajoutais à cela un avis quasi unanime des joueurs, tous super contents du jeu, quand ils ne racontaient pas de manière passionnante leurs expériences de jeu… Oui, c’était un jeu qui me faisait de l’oeil. Et puis voilà, bam, anniversaire, et bam, un légume et une renarde qui me forcent la main et m’offrent le jeu. COMME CA BAAAAAM. Alors que j’avais même pas repris Brutal Legend. Du coup je met le jeu dans la console, je me dit « ok je joue UN PEU et après je complète Brutal Legend comme ça j’aurais l’esprit libre. » FALLAIT PAS FAIRE CA. Ma première partie ? ELLE A DURÉE SIX HEURES. Alors que le même jour je m’étais payé Pokémon Noir ! VOUS IMAGINEZ LA FOLIE QUE CA REPRÉSENTE ? A mon échelle, c’est un GRAND signe.

Je vais le dire: je crois que j’ai, de toute façon, une faiblesse pour les jeux open world « désertiques ». Mon premier contact avec Fallout 3 avait un peu été la même chose: on découvre une grande terre plate, avec plein de trucs qui y traînent. Le premier réflexe a été directement le même: JE DOIS EXPLORER ! Et wow, c’est là que le truc gagne grave en interêt. Je suis pas forcément très fan des open worlds qui sont exagérement trop grands, où tu prends des plombes à aller d’un point A à un point B. Oblivion je t’OBSERVE en disant ça. Là non seulement c’est juste la taille qu’il faut mais en plus putain le monde entier du jeu est putain de diversifié. Les mecs te font une ODE à la géographie américaine. Tu penses que tu vas bouffer du désert non stop ? Bah bouffe toi TOUT les types de déserts du monde. A toi les grands canyons, les plaines sans fins, les déserts blancs, les lacs, les rivières, les grandes plaines, les putains de montagnes enneigées… Et encore une fois, ce concept tout con de la carte qui se débloque au fur et à mesure c’est juste impeccable dans ce contexte. Tu commences à te lasser de ces longues plaines à l’horizon sans fin ? BAM LE MEXIQUE ET SON RELIEF DE FOU. Le Mexique te saoule ? BAM WEST ELIZABETH, SES GRANDES PLAINES ET SES PUTAINS DE MONTAGNE. Putain de cool.

"Ca commence à m'ennuyer cette histoire de pédé..."
Et plus que la carte c’est surtout ce qu’elle contient qui nous est intéressant et wow, la faune, la flore et l’habitat de ce petit monde est vraiment un délice là aussi. J’étais parti sur le préjugé du genre « si le monde est désertique, il va rien se passer dedans » et holala que je me trompais ! Tout simplement parce que jeu réussit l’exploit de faire en sorte que la moindre errance peut devenir une aventure. Sur le chemin vous pouvez rencontrer tout et n’importe quoi. Tiens, prenez cette partie où je faisais le chemin pour aller d’une ville à l’autre. Sur le chemin je croise une meute de loups, je les bute sans ménagement pour pouvoir ensuite les dépecer, histoire de me faire un peu d’argent potentiel quand j’irais les revendre. Là je remonte sur mon cheval, continue mon chemin, croise une bonne femme qui veut que je l’escorte jusqu’a la ville en question, ok, on se fait attaquer plusieurs fois mais je gère et j’arrive dans la ville. A peine je fous le pied par terre qu’un type me provoque en duel. Un duel avec de vraies balles. OK POURQUOI PAS GARCON. Je le troue gentiment façon gruyère authentiquement suisse et je note que pendant que le duel avait lieu, un marshall avait collé une affiche DEAD OR ALIVE sur le mur de la gare, je regarde le mec, il a une sale tête mais une jolie prime. Je déchire l’affiche, pars vendre mes peaux à un vendeur, et holala au galop partons chasser du fasciste de merde, façon rock n’roll. J’arrive au camp où la prime se trouve, son gang aussi et là MAGIE DU DIRECT, un cougar spawne dans le coin et dégomme à lui tout seul la moitié des mecs qui disparaissent l’un après l’autre. Moi évidemment parti dans mon fusillade je ne remarquais pas ce petit féliné un peu batard décimer la moitié du peleton. Du coup c’est un peu totalement sans défense que je m’approche du corps de la prime (que je pensais avoir tué sans faire exprès) pour récupérer la preuve qui me permettra de toucher ma prime et là VLAM CET ENCULÉ DE COUGAR ME PLANTE SES GRIFFES DANS LE DOS AVANT DE ME BUTER SANS MÉNAGEMENT.

Je suis un pauvre cowboy solitaire.

La ferme ! Quelle ferme ?
Comme d’habitude avec Rockstar maintenant, le scénario prend une place assez importante. Si je ne serais pas forcément très enthousiaste sur le scénario dans sa globalité (c’est au final une chasse à l’homme qui s’allonge de manière à chaque fois plus où moins naturelle), c’est surtout le travail sur les dialogues et les personnages qui rend admiratif. Bon les dialogues tournent parfois un peu trop à la fascination de la part des développeurs, qui tentent d’en caser PARTOUT mais vu la qualité générale de ceux-ci on va pas trop se plaindre. Il y’a tout de même un truc plutôt suspect néanmoins: la plupart des dialogues se font en voyage, bon jusque là ça va, quitte à naviguer d’un point A à un point B autant le faire avec un accompagnement, mais souvent le voyage DURE MOINS LONGTEMPS que l’intégralité du dialogue et, de manière très frustrante, on se fait parfois voler la fin du dialogue par le jeu en arrivant « plus tôt que prévu » là où on devait arriver… Alors que la majorité du temps j’avais pas l’impression de particulièrement rusher !
Du coup des dialogues solides, qui à chaque fois font les efforts de développement et de caractérisation qu’on attend, sans être aussi répétitif que dans GTA IV. Et tout ça tombe bien car Red Dead Redemption propose un casting franchement sympa, un des plus riches de la génération HD, vraisemblablement. Alors certes, la grosse majorité des personnages sont quand même des cinglés quand ils ne sont pas juste débiles mais ça rend les personnages « sains » du coup presque classes quand ils n’en deviennent pas juste effrayants (London Ricketts, les mecs de Blackwater.) Entre Seth l’homme qui aime les cadavres, l’Irish qui a une tendance à être ivre, lâche et à avoir une mémoire courte, Navas l’indien éduqué et intellectuel, le sheriff d’Armandillo et les MacFarlane où les seuls mecs sain d’esprit que vous allez croiser pendant tout le début du jeu… Tout n’est bien souvent que crapules, voleurs, escrocs dont on se demande bien souvent comment ils ont réussis à survivre aussi longtemps dans un monde aussi hostile.

Pour le reste on a toujours autant de cinématiques mais là pas grand chose à vraiment en dire ! C’est du classique, elles sont parfois un peu trop longues mais globalement pas de reproches à faire.

Oh, et puis donc, on a le héros.

Le jeu n'offre hélàs pas la possibilité de dépécer la mamie.
John Marston. Je sais pas quel âge il a vraiment (sans doute autour de la quarantaine) mais c’est un bon héros. Alors certes, au cours des 30h de jeu que dure la quête principale, y’a des moments où il est un peu moins bien écrit qu’ailleurs (tout le passage au Mexique…) mais là aussi je pense pas avoir vu dans un jeu open-world beaucoup de héros aussi bien fichus. Envoyé à la chasse de vieux potes à lui, c’est un héros qui de base est du bon coté de la loi et déjà rien que ça c’est putain d’unique. Le fait qu’il possède une famille, une ferme, une vie derrière lui… Il est déjà attachant de base mais quand en plus on rajoute a ça son comportement général, ses dialogues, son comportement ultra sarcastique… Mais attention pas du sarcasme relou, bel et bien du sarcasme de qualité, qui parvient à être drôle sans être pour autant être moraliste où pète couille. Non le genre de mec qui balance des phrases qui passent toujours très bien. Et puis il a une VOIX ce John, le genre de VOIX qui si elle te demande le sel sans dire s’il te plaît, bah tu lui donnes quand même et tu oses pas espérer un merci ! Et puis la fin du jeu apporte tellement de choses à ce héros mais je préfère ne pas en dire beaucoup plus. Où alors si.

Afficher Fin du jeuMasquer Fin du jeu

Toute la partie où il retrouve sa famille, et cette fin tragique… MAIS QUI NE CONCLUT PAS LE JEU POUR AUTANT. C’est là qu’ils ont été très forts. Et Jack Marston a beau faire de son mieux, on ne peut pas s’empêcher de regretter son père. D’ailleurs la partie avec Jack est un peu étrange à de nombreux moments… Genre quand on a entamé un service avec son père et qu’on le termine avec le fils, ça crée parfois des décalages rigolos (le pauvre mec avec son avion qui attend des plumes depuis trois ans… )

Dépécer c'est cool ! La cinématique qui dure trente plombes ? Hmmm...
Le plus gros défaut du jeu restant, de loin, une grosse grosse répétition dans la structure des missions. Déjà y’a un problème qui est assez récurrent chez Rockstar: ils savent pas faire des bons tutoriaux pour leurs gameplay MAIS EN PLUS la moitié voire les deux tiers des missions SONT des tutoriaux. Quand au bout de 10 ou 15h du jeu, tu te retrouves avec le jeu qui te fait la morale sur l’utilisation d’un lasso dont tu avais jusque là abusé comme jamais, tu te sens un peu blaaasé.
L’autre problème étant que TOUTES les missions (bon ok pas toutes mais vous voyez l’idée que j’essaie ici d’exprimer) fonctionne toujours sur un schéma quasi-identique: on lance la mission, cinématique, 5mn de cheval, on tue des gens, 5mn de cheval pour rentrer. Souvent on le fait en plusieurs partie mais juste la quasi totalité des missions consiste à buter des trucs où à se défendre contre des machins. On a bien quelques missions qui tentent de sortir du schéma (les missions en ferme par exemple) mais uuuuugh celles-ci sont facilement les pires missions du jeu. Contrôler un troupeau de vache c’est juste l’ENFER. Pire, le dressage de chevaux sauvages ça me fait à moitié gerber. SÉRIEUX CAMÉRA POURQUOI BOUGER AUTANT.

Mais heureusement, comme j’ai dit, on a le droit à des bons dialogues sur le chemin et… le gameplay du jeu est globalement pas mauvais, ce qui permet aux gunfights de divertir. Bon il est pas mauvais mais pas excellent non plus, on a tel quel le gameplay de GTA IV avec juste un lock automatique un peu moins efficace. Mais le jeu offre heureusement le fantastique mode DEAD EYE qui vous permet de vous la péter en stoppant le temps et en lockant automatiquement vos ennemis, le tout pour le coût d’une consommation plus où moins importante d’énergie. Cette mode qui évolue au cours du jeu devient très vite un réflexe et on se demande bien comment dans GTA IV on a fait pour vivre sans… Peut-être parce que Nico Bellic encaisse mieux les coups qu’un Marston qui peut vide crever si on y fait pas gaffe. Enfin bref la mode Dead Eye rend les fights moins frustrants – pas moins compliqués – et c’est toujours un truc de pur branleur que de locker six ennemis, de sortir de la mode et de voir les six tomber comme une mouche quasi simultanément… Et puis putain ça fait tellement Lucky Luke quoi ! Du coup ça rend le jeu encore plus savoureux !

Pour le reste, la durée de vie est grosse. M’a fallu autour de 35h pour finir le jeu, et me reste pas mal à faire pour atteindre les 100%, d’autant que là contrairement à GTA IV pas mal de quêtes annexes offrent une récompense directe, les rendant bien plus motivantes à poursuivre. Costumes spéciaux, armes et autres gains d’argents et de réputation. Et la mode multijoueur est elle aussi assez intéressante, avec ce bon vieux système d’XP bien classique, couplé à une utilisation totale de la gigantesque carte du jeu… Un vrai plaisir à parcourir avec ses potes, ça n’en fait pas l’ombre d’un doute.

En somme, Red Dead Redemption m’a très agréablement surpris. Son ambiance, son univers, ses personnages, autant d’éléments qui rendent ce jeu une expérience plutôt unique et pas seulement une skin western d’un GTA IV qu’il enterre copieusement. Bref peut-être le jeu le plus classe du monde. Et maintenant un peu d’Alain Souchon…

I'm a poor lonesome cowboy

♪ Vous avez aimé ? Partagez cet article ♪
Facebooktwittergoogle_plustumblr
~~Suivez l'auteur sur les réseaux sociaux~~
Facebooktwittertumblr
Envie de soutenir Néant Vert et son auteur ? Retrouvez Amo sur Patreon:

11 réactions au sujet de « Red Dead Redemption – On était des cowboys ! On vivait à la ferme, ça n’a rien d’étonnant ! »

  1. Bon billet, ça me donne bien envie de l’essayer.
    Pour le coup des dialogues plus court que les trajets je comprends parfaitement ce que tu veux dire pour avoir vécu ça dans GTA IV. Ca casse totalement l’immersion quand tu t’obliges à t’arrêter devant la flèche jaune pour attendre la fin du dialogue, et c’est un des principaux reproches que je fais à GTA IV, dommage qu’ils aient pas essayé de corriger ça.
    Et à la fin t’as écrit Red Dead Revolver au lieu de Red Dead Redemption.

  2. « on lance la mission, cinématique, 5mn de cheval, on tue des gens, 5mn de cheval pour rentrer. »

    GTA 😀

    Article sympa, ça donne plutôt envie de se prendre le jeu. Enfin c’est ce que je dirais si j’étais pas totalement allergique aux Westerns toussa. Mais je dois admettre que j’ai plutôt envie. Déjà GTA IV que j’avais commencé en étant TRÈS dubitatif m’a collé au PC comme c’était pas possible (en même temps, Niko Bellic quoi). Si RDR enterre GTA, j’ose pas savoir ce que ça doit donner.
    Et si le héros est du bon côté de la loi, ça donne encore plus envie.

  3. Hmm ? Ultra-moderne solitude pour Red Dead Redemption ? Mais c’est un coup à te rendre dépressif, voyons…

    Je m’étais arrêté dans la campagne du Mexique, pour un tas de raisons. Faudra que je voies la suite. En juin, peut-être…

  4. Haaaa-
    Ce jeu est fabuleux. Immersif ouais, mais quand Rockstar se décide à coller un univers, une identité et une chart graphique dans un de ses jeux, ils le font pas à moitié. En attendant L.A. noire, faites nous un jeu… DANS L’ESPACE! <3

    • /me lit 3-4 paragraphes*

    http://multimedia.fnac.com/multimed
    http://s3.noelshack.com/old/up/tgam

    Non, sérieusement, pense un peu à ceux qui te lisent et qui ne sont pas des fans de ce genre de délire capable de te brûler la rétine en moins de deux.

    Et sinon, tu ne me donnes absolument pas envie de claquer 50 boules dans ce jeu, la faute au fait que tu te contentes de raconter le jeu (pas bien passionnant pour le lecteur, j’espère que tu en conviens)à l’utilisation sûrement trop fréquente d’expressions du même registre que « TROP BIEN », « EPIC », « QUEL HOMME ».

    Merci.

  5. Bon j’avoue Amo, je suis sur ton territoire, tu fais ce que tu veux, les critiques, tu t’en bats les couilles, j’ai été trop naïf d’espérer une réponse à peu près normale.

    Et pourquoi faut toujours qu’un nettoyeur se ramènent pour passer des coups de langu… serviette sur son e-penis.

  6. Oh mon Dieu, encore le mot victime, mais qu’est ce qui t’es arrivé étant petit, tu t’es pris des coups de nerf de boeuf, on t’a volé ton goûter, tu as pété en cours, ou… Non, je sais, il y a deux choses. Ceci :

    http://media.paperblog.fr/i/202/202

    Et puis il y a Amrith, ton bestah de toujours.

N'hésitez pas à commenter l'article~