J’aime les personnages de Puella Magi Madoka Magica

J’aime les personnages de Puella Magi Madoka Magica

Puella Magi Madoka Magica, anime sorti en janvier dernier et réalisé par le studio SHAFT a qui on doit pas mal de trucs plutôt appréciés sur ce blog (les Sayonara Zetsubou Sensei principalement), est un de ses animes que vous avez peu de chances d’avoir loupé si vous fréquentez un tant soi peu la sphère française du plaisir otaku. Gros gros succès, à la fois public et critique, cette oeuvre nous racontait l’histoire de Madoka, une jeune fille normale, vivant une vie normale avec ses amies normales et qui tombe un beau jour sur une « sorcière », un esprit maléfique poussant les humains au suicide et au malheur, et qu’on ne peut combattre que si on devient une magical girl. Et ça tombe bien, puisqu’on lui propose également d’en devenir une, en échange de la réalisation de son voeu le plus cher… Et a partir de là ça devient plutôt sombre.

Et me voilà comme un con à bloguer sur la série. Le traquenard que voilà. Mais en fait si je voulais vous parler de Madoka ce n’est pas tellement pour évoquer mes impressions sur la série parce que mes impressions elles sont très basiques: j’ai vraiment adoré la série du début à la fin et je pense que c’est un excellent anime, voilà, y’a pas tellement à tricoter autour de ce postulat parce qu’il est plutôt clair. Non, ce que je vais évoquer ici c’est les personnages de la série.

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A partir de maintenant, on spoile allégrement Madoka. C’est réservé à ceux qui ont vus la série.

Ouais, pour moi le plus gros atout de Madoka à mes yeux c’est son scénario: il est d’une limpidité incroyable et les seuls éléments encore un peu troubles à la fin apparaissent nettement comme avoir été laissé dans le flou de manière fortuite (même si là de tête je me souviens plus d’exemple), où parce qu’on se prend un peu trop la tête sur certains trucs – l’exemple le plus probant à mes yeux étant le reproche fait au peu d’informations sur Walpurgis qui semble lui-même témoigner de la frustration que certains ont eus à force de vouloir voir en Walpurgis plus qu’une simple sorcière ultra puissante. Non, vraiment, le scénario sait où il va, sait comment il peut nous y emmener et jamais à un seul moment il ne semble avoir perdu son temps. Mais cette grosse qualité ne se fait pas sans sacrifices, et ce sacrifice se fait nettement au niveau des personnages, qui semblent devenir de simples outils au service du dit scénario.

Pour autant, les personnages de Puella Magi Madoka Magica sont-ils à jeter ? Non. Et si y’a un truc en ce moment qui continue de m’effarer, – attention parenthèses chiffres stupides – c’est le nombre de fanarts qui tombent chaque jour dans les différents « booru » en provenance directe de pixiv. En 4 mois, le nombre de fanarts Madoka produits par le Japon s’elève à un chiffre putain de flippant: 11594 ! En comparaison, K-On! a du mettre deux ans et deux saisons pour arriver à 13000… Si les 11500 fanarts étaient les 11500 façons proposées par les artistes pour voir Kyubey enfin bouffer du sang, ça ne serait pas vraiment pertinent de sortir le chiffre, mais non, c’est bien 11500 fanarts dédiés aux personnages, à l’univers de la série… Où je veux en venir avec ça ? C’est vrai que sortir Danbooru comme argument peut paraître un peu suspect et c’est raisonnable de le penser, mais malgré la faiblesse des personnages, force est de constater qu’ils inspirent énormément les artistes… Mais pourquoi ? Qu’est-ce qui fait que malgré tout, on aime tout de même ces personnages, ces outils ? Comment se fait-il qu’ils fonctionnent quand même ? C’est vraiment le truc qui m’a le plus omnibulé pendant et après le visionnage…

Madoka05.jpg
Et pourquoi j’ai quand même commencé à me sentir mal pour Miki quand elle commence à péter un plomb ?

Pour illustrer un peu tout ça je repense à un truc. Quand on critique les personnages de cet anime, on sort souvent pour argumentaire la mort de Mami et l’absence de réaction qu’on a souvent ressenti devant sa mort. J’avoue que j’ai partagé le même sentiment au moment du visionnage de cet épisode. J’avoue aussi que grâce à mon ami twitter et les 4000 personnes qui ont fait d’un coup « Madoka 3 WTF », je sentais le gros coup venir, mais je ne pensais pas pour autant qu’ils allaient tuer le personnage. Mais non. Elle meurt. Et on est pas triste. Tiens ouais, c’est ça qui m’a surpris au final: j’ai tellement été habitué au réflexe « un personnage meurt = violons et pathos » que ne pas voir la carte de l’émotion être jouée m’a plutôt décontenancé. Ok elle est morte et ok on s’en fout. Mais est-ce qu’au final si la mort ne nous a rien fait, c’est parce que le personnage était pas intéressant ? Il faut dire qu’a ce moment là du scénario, on ne sait rien sur elle et au final on ne saura pas grand chose sur Mami tout le long de l’histoire et tout ce qu’on retient du personnage à la fin de la série, c’est son pétage de plomb dans l’épisode 10 ! Bref c’est un personnage qui est juste là pour crever, pour faire pleurer Madoka, forcer Miki à bouger son cul et enfiler une cape et voir Akemi devenir le nouveau « modèle », en quelques sortes, de Madoka. Juste un putain d’outil scénaristique quoi. Normal qu’on ne pleure pas Mami: quand notre chien meurt, on pleure, mais quand notre tournevis est pété, bah, on en rachète un autre. Vous voyez où je veux en venir avec cette métaphore d’une forte subtilité.

Mais pourquoi je vous parle de tout ça ? Parce que malgré tout ce que je viens de dire, malgré le fait que je reconnaisse dans ce paragraphe que Mami est juste un outil, bah… Mami est mon personnage préféré de la série.

CINQ EUROS.

Je veux dire, damn, j’en suis venu à acheter un sac au Comipa parce que y’avait une Mami classe dessus putain ! Début avril je m’étais dit que j’allais changer de gravatar, le premier personnage qui m’est venu en tête pour mon nouveau gravatar c’était Mami – et au final j’ai mis un Crepper à l’air béat. Mais matais pas Madoka pour ce personnage, je frémissais pas à chacune de ses apparitions, je suis loin d’être un fanboy ! Alors comment ça se fait que je kiffe ce personnage et que je veuille presque instinctivement lui « rendre hommage » ? Et putain, quand on regarde ces imageboards à la con c’est encore pire ! En cinq mois, Mami a obtenu AUTANT de fanarts qu’Asuka Langley depuis le lancement de l’imageboard ! Et y’en a MASSE de super charismatiques !

Mais c’est vrai qu’a bien y repenser c’est assez clair: Puella Magi Madoka Magica a réussi tout de même un tour de force. Habituellement quand j’allume un anime je le mate souvent avec une idée en tête: « en matant cet épisode, je vais revoir des personnages que j’aime bien. » Ce n’est pas pour rien que j’adore K-On: j’adore les cinq héroïnes donc j’adore la série, enough said. Globalement, la série peut être aussi géniale qu’elle l’est, si il n’y a pas un personnage qui me plaît et qui me fait rester où pire si y’a le moindre personnage qui m’horripile un peu, je lâche complétement et j’y perds énormément au plaisir de la vision même si soyons francs, des bons animes sans bons personnages, ça n’existe que très peu. Ciel, à bien y repenser je n’ai toujours lu des trucs comme Bleach que dans l’attente de voir des personnages que j’apprécie débarquer parce que c’est pas le reste autour qui m’aurait donné envie de rester. Mais Madoka a donc réussi cet exploit: je n’ai jamais maté un épisode pour les personnages, mais toujours, à chaque fois, parce que je voulais savoir où le scénario allait m’emmener. Et malgré tout, l’épisode fini, je peux pas m’empêcher d’aimer les personnages. Même si je n’ai pas maté l’anime pour eux.

C’est au final un sentiment étrange qui m’a ampli pendant environ trois mois, le temps de mater tous les épisodes: j’ai maté chaque épisode pour le scénario, pour voir où partait l’intrigue, pour voir de l’eau être rajouté au moulin, pour voir des combats, des descentes aux enfers. Et vraiment, ce scénario, je le dis et redis pour enterrer la subtilité une fois pour toute, j’en suis vraiment admiratif. Il y’a ensuite l’aspect technique et sonore, l’ambiance vraiment réussie. Il y’a aussi cette très jolie performance d’avoir réussi à instaurer une ambiance très glauque et très morbide sans jamais faire couler le sang où le gore explicite. Et une fois le visionnage terminé, il y’avait toujours cette affection envers les personnages, affection que pourtant je ne ressentais pas forcément pendant la vision ! Parce qu’au final, oui, la mort de Kyoko par exemple, ne m’a forcément beaucoup plus touché. Il y’a peut-être la descente aux enfers de Miki où là je commençais à me sentir un peu mal pour elle…

Bref, y’a énormément de raisons de considérer légitimement et objectivement Puella Magi Madoka Magica comme un excellent anime… mais ses personnages ne font pas partie de ces raisons parce qu’ils ne se démarquent pas particulièrement contrairement au reste. Par contre, est-ce que ces mêmes personnages peuvent être une raison justifiant pourquoi on a vraiment aimé cet anime ? Évidemment, oui.

Cet opening ralalla

Mais au final, qu’est-ce que tu veux nous dire ?

Au final, les personnages de Madoka sont-ils objectivement mauvais ? Sont-ils inutiles ? Non, chacun à sa place, son rôle, son heure de gloire et son déclin. Sont-ils inintéressants ? Pas forcément. Ce n’est pas parce qu’on ne ressent rien à la mort d’un personnage qu’on ne s’y intéresse pas. De manière étrange, un des épisodes les plus populaires de la série est un des rares épisodes entièrement centré envers un personnage – en l’occurrence l’épisode 10 dédié intégralement au passé d’Akemi, et qui est le seul épisode à vraiment tourner autour du personnage, à essayer de nous faire ressentir des choses envers lui. Et ça marche. Le combat d’Akemi contre Walpurgis est d’ailleurs mon combat préféré de toute la série car il a « cette » chose en plus qui le démarque des autres, et il ne serait pas stupide de penser que c’est tout simplement le fait de l’avoir vu souffrir qui rend ce combat aussi important. Et paradoxalement, l’épisode 10 est peut-être celui qui apporte le moins scénaristiquement ! Il apporte énormément niveau caractérisation du personnage, il apporte énormément sur des détails de l’univers mais au niveau du scénario on aurait pu résumer ça en un flashback de quinze secondes que le scénario aurait avancé pareil. Mais malgré tout ce n’est pas inutile et rend la fin de l’anime plus prenante, plus poignante. Les épisodes finaux sont ceux où on commence vraiment à avoir un vrai sentiment envers un personnage, et en l’occurrence ici Homura.

Mais ce n’est pas le seul personnage qui m’a fait ressentir un truc. Voir le personnage de Miki devenir de plus en plus cinglée et autodestructrice est également très bouleversant. Le final d’un des épisodes – le 6 je crois – qui la voit massacrer littéralement une sorcière tout en poussant des rires déments est, de mon point de vue, le plus mémorable final d’épisode de l’ensemble de la série. Quand j’ai vu ça j’étais un peu en mode « ok, j’espère qu’elle va s’en sortir. » Là aussi c’est parce qu’on a pris la peine de la caractériser un peu juste avant, ce qui était nécessaire vu son poids important dans le scénario.

Bref, pour conclure sur une évidence et sur une répétition finale: non, les personnages de Puella Magi Madoka Magica ne sont pas loupés et non, ce n’est pas parce que la mort d’un perso ne t’as rien fait ressentir que c’est la faute de l’anime. C’est voulu. La mort de Mami, voire même de Kyoko, ne sont pas forcément émouvantes car les deux personnages en question ne sont nettement pas suffisamment caractérisés pour. Je comprends que ça peut faire grincer des dents de ressentir autant en voyant mourir un perso « important » mourir qu’en voyant mourir un figurant avec un t-shirt rouge mais ce n’est pas forcément mal car le studio ne cherchait pas forcément à faire ressentir quoi que ce soit de base. Parce que là encore on l’a vu avec Miki et Homura: quand le studio veut te faire ressentir des choses vis à vis des personnages, il peut y arriver. Si il ne l’a pas fait pour un personnage, il paraît un peu évident c’est qu’il n’a pas estimé ça indispensable. En tout cas, j’ai laché une larme quand Madoka et Miki se disent adieu dans l’épisode 12 et c’est tout que je demandais. Merci.

Madoka02.jpg

(Quand je relirais cet article dans une semaine, je pense que j’irais me suicider tellement il doit partir dans tous les sens. Mais assumons un peu d’ici là.)

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13 réactions au sujet de « J’aime les personnages de Puella Magi Madoka Magica »

  1. « le premier personnage qui m’est venu en tête pour mon nouveau gravatar c’était Mami – et au final j’ai mis un Crepper à l’air béat »

    j’ai ris du virage a 180°

    (spoil !)

    Sinon je trouve que cet article manque de Kyouko, de loin le perso que j’ai préféré de l’anime, autant pour son détachement et son attitude que pour son vrai caractère qui se dévoile dès qu’elle connait un peu mieux les autres persos. Je trouve d’ailleurs que c’est le perso le plus abouti de l’anime, la où les autres ont toutes des tares (Mami qui apparait finalement trop peu, Sayaka la relou, Madoka la pleurnicheuse, et Homura un peu trop clichée, même si sur la fin elle transpire la classe dans son dernier combat).

    Sinon y’a un truc que je comprends pas trop, Mami est un personnage somme toute sympathique, mais qui a quand même eu un faible intérêt dans l’anime (si l’on exclu le fait que dans la boucle où prend place l’histoire c’est elle qui introduit Madoka et Sayaka au monde des Puella Magi), mais c’est pourtant elle qui semble avoir le plus de succès auprès des fans. C’est presque étonnant, mais bon en même temps c’est pas comme si ça m’arrangeais pas.

  2. La justification de la qualité de la série par rapport au volume de fanarts qu’elle a généré est assez fabuleuse. C’est comme si on argumentait que Twillight est une série géniale à cause du volume de fanfiction qui en ont été tirées.

    >j’ai tellement été habitué au réflexe « un personnage meurt = violons et pathos »
    >que ne pas voir la carte de l’émotion être jouée m’a plutôt décontenancé.
    Ça a fait ça a tout ceux qui ont tenté de s’aventurer un peu hors des productions Key/Jun Maeda et Kyoani post-Haruhi.

    >Voir le personnage de Maki devenir de plus en plus cinglée et autodestructrice est également très bouleversant.
    J’ai manqué les épisodes avec cette Maki, c’est lesquels ?

    Ion > Kyôko c’est un peu le personnage qui change du tout au tout entre deux épisodes. On reviendra pour « le perso le plus abouti de l’anime », hein.

  3. Sauf qu’en général Tetho ça se vérifie assez bien dans l’univers otaku cette comparaison nombre d’images sur danbooru / qualité, ou tout du moins popularité.

    Sinon j’suis pas trop pour les chevelures en drills mais là Mami c’est juste la meilleure.

  4. Tetho => Ba justement, c’est ce qui m’a assez plus, le fait qu’elle change beaucoup au contact des autres et que sa personnalité évolue (ou qu’elle ai toujours eu sa personnalité mais qu’elle le cachait au début plutôt). Peut-être que abouti n’est pas le mot le mieux choisi mais je trouve que ça la rend un peu plus intéressante que les autres de mon point de vue en tout cas. Après oui son changement de personnalité est un peu « rapide », mais en même temps avec 12 épisodes, l’anime a (malheureusement) été plutôt vite en besogne.

    Après dans le même genre on a Sayaka qui sombre lentement, ou Homura qui a un épisode quasi entier pour expliquer le pourquoi du comment, mais Kyouko reste la meilleure pour ma part.

  5. Axel > tu creuses là, mais vraiment. Je peux te donner des centaines de contre-exemples sans me blesser un neurone (aller, un rapide: Princess Tutu 516 résultats sur pixiv, Zero no Tsukaima 23272). Le nombre de fanart est un indicateur de popularité mais la popularité n’a jamais signifié qualité, loin de là.

    Ion > j’ai du mal à gober ça. Entre 2 épisodes elle passe de la rivale shônenisante façon Nanoha à la sempai bienveillante qui donne des conseils sans réelle justification potable (pas même la révélation sur les soul gems). Comme la quasi totalité des persos de cette série elle a été caractérisée à la truelle.

  6. Et encore t’as du bol Tetho, dans un paragraphe que j’ai supprimé par la suite, je signalais qu’Homura avait quatre fois de plus de gens qui la pickaient comme personnage favori sur myanimelist que le reste. Après, attention à ne pas me faire dire ce que je n’ai pas écris: ce n’est en aucun cas un argument pour dire que les personnages sont bons, mais un argument pour dire qu’ils sont populaires – et là dessus tu es d’accord avec moi. Mais ça m’étonne que tu me suspectes d’amalgamer qualité et popularité, j’ai toujours fait très gaffe là dessus parce que moi aussi ça me fait tilter quand on fait le mélange. REGARDE MA TRISTESSE TETHO.

    Par contre pour le « Maki », ok, j’avoue, je pensais à de la bouffe en écrivant la phrase. Du coup fail.

    Ion > Bah pour être franc, j’ai jamais accroché à Kyoko tout le long de la série. Autant je trouve très bien fait son heel face turn (« oh putain en fait ce truc on se fout de notre gueule, je vais arrêter les frais TOUT DE SUITE »), autant tous les passages sur son passé, sa gimmick de la bouffe etc… ça m’a jamais vraiment interessé. Mais malgré tout c’est un bon perso là aussi, juste que c’est pas trop ma tasse de pomme.

    Et je kiffe mon Creeper béat <3.

  7. Quand je lis un article, je commence par la fin :

    « (Quand je relirais cet article dans une semaine, je pense que j’irais me suicider tellement il doit partir dans tous les sens. Mais assumons un peu d’ici là.) »

    Aussi, je me demandais, combien de fois t’es-tu déjà suicidé ? Ou alors, ne relis-tu jamais tes articles ? Ah, pour trouver rapidement une réponse à ma première question, compte directement le nombre d’articles que tu as rédig… publié, c’est un conseil d’ami.

    Il va de soi que je n’ai point osé m’aventurer dans les méandres de ton article.

  8. j’ai l’etrange impression que tous les hommes ont préféré mami ahah .
    Personnelement le seul personnage (avec akemi mais ca c’est evident) pour lequel je me suis attachée c’est miki : caractere fort, courageuse : elle incarne en meme temps une heroine et une jeune fille simple.
    La voir « sombrer » m’a touché =/

  9. Article intéressant. J’ai de plus en plus de regarder une nouvelle fois la série pour l’analyser via toutes les pistes dont j’ai pu discuter.

    Pour ce qui est des personnages… Il est vrai qu’on ne les voit pas forcément tous avec une grande histoire, extrêmement fouillé, des buts profonds etc… Mais, comme tu le dis, malgré tout, ils arrivent à nous faire réellement apprécier ces personnages. Ils arrivent à nous les rendre humain. Ce qui me semble bien plus important. Personnellement, je me suis quand même senti touché par la mort de Mami, de même que pour la mort de Miki et de Sakura (on peut amalgamer, étant donné que c’est simultané). Après, je suis peut-être plus touché que la moyenne par les fiction, je ne sais pas.

    Là où je suis vraiment admiratif de ces personnages, c’est qu’ils sont réellement humain. J’ai vu souvent Madoka être traitée de pleurnicheuse. Mais, je vais redire ce que j’ai déjà dit sur le forum Haruhi; essayez de vous mettre à sa place : vous êtes une collégienne, et vous voyez vos amies se faire inéluctablement massacrer. Je ne pense pas que le premier réflexe de quiconque dans ces cas là soit de se rebeller contre ça, surtout quand tu sais que cette rébellion ne te conduira qu’à une mort inutile. On peut résumer la situation à : il ne te reste plus que tes yeux pour pleurer.

    Je pourrais, je pense, continuer comme ça pour chaque personnage. Mais mes souvenirs de la série ne sont plus assez nets, et je n’ai pas envie de dire de grosses bêtises, d’autant que je pense que vous comprenez l’idée. Je pourrais ajouter : on a vraiment des personnages qui ne sont pas manichéen (même Kyubey, par certains côtés, si on se mets vraiment à ça place, même si c’est un raisonnement discutable, je vous l’accorde) : chacun a vraiment sa part d’ombre et de lumière. Ce qui les rend beaucoup plus humains.

    Pour conclure, je ne pense vraiment pas que les personnages de Madoka soient inintéressant, et encore moins inutiles, ni même mauvais. Certes, on ne pleure quand même pas quand ils meurent, mais, pour reprendre le cas de Mami, par exemple, je trouve qu’on se sent mal pendant une bonne partie de l’épisode 4 où on commence à voir la destruction de Madoka et de Miki. Je ne pense pas que ce soit vraiment pertinent de juger les personnages sur : pleure-t-on quand ils meurent ?

  10. Audray => Ah mais je suis tout à fait d’accord pour dire que la réaction de Madoka est parfaitement humaine et crédible. Mais ça n’enlève rien au fait que c’est une grosse pleurnicheuse :p

    A sa place j’aurais demandé que tout le monde revienne a la vie et qu’une source infinie d’énergie apparaisse pour les Kyubey et cie. Mais c’est comme demander des vœux à l’infinie au génie, c’est trop facile, doit y’avoir un anti-cheat..

  11. Merci beaucoup pour cet article, je ne connaissais la série que de nom et j’avais entendu et lu d’assez mauvais échos (cf: animeland) et au final ces spoils m’auront donnés envie de découvrir la série… Et je me suis ingurgité les 12 épisodes aujourd’hui même… Je finis par comprendre le fanboyisme de certaines personnes (vive les fan-arts) et je dois avouer que j’ai un petit faible pour Homura.

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