Zelda: Ocarina of Time – Money For Nothing

Zelda: Ocarina of Time – Money For Nothing

Bon bah voilà. Le Z. On va donc parler de Zelda Ocarina of Time.

Vous le savez sans doute déjà si vous me connaissez par coeur – ce qui est probable, je suis un blogueur, j’ai raconté ma vie mille fois et demie -, mon opus préféré de Zelda c’est Majora’s Mask. Une lune menaçante, des sous-quêtes par milliers, un ton presque adulte, un univers ultra complet, les trois jours, les donjons… Je vais pas vous la refaire mais eh, c’est pas un des best game ever pour rien. Mais mon premier Zelda, ça reste Ocarina of Time. J’avais pas de NES ou de SNES avant ma N64 donc c’est assez logique.

Ocarina of Time, sorti en 1998, je me souviens avoir passé une semaine de grippe à lire et relire la soluce complète du jeu que j’avais acheté avant de tomber malade. C’était un jeu que je connaissais quasiment par coeur sans jamais y avoir joué. C’était terrible parce qu’il m’a fallu un an avant de vraiment y toucher, et entre deux ça a été une sorte de fantasme infini où avec une poignée de screenshots et de cartes je me faisais MON jeu dans ma tête. Quand j’ai enfin eu le jeu à la Noël 99 (ce Noël où j’ai eu Pokémon Rouge, une N64, Goldeneye et Crash Team Racing ainsi qu’un kilo de Dragibus, si ça c’est pas le best Noël ever) j’ai pas été deçu une seule seconde et je crois que tous les concepts de soluces lues par coeur se sont envolées: le jeu « en vrai » dépassait de très loin toutes mes attentes et me foutait des étoiles dans les yeux comme rarement un jeu vidéo y arrivait sur mon moi de dix ans et demi.

Aujourd’hui, tout le monde connaît Ocarina of Time. Aujourd’hui le jeu a sa stature mythique. Ciel, il a fait vendre à lui tout seul des quelques 3DS ! Je n’ai pas touché à cette version là d’ailleurs: là je parle que de la version N64, et c’est déjà bien suffisant ! Je vais pas forcément critiquer le jeu ni au final rappeler une énième fois la place importante qu’il a dans l’histoire du jeu vidéo, non, je vais juste contenter de me rappeller des souvenirs, des ambiances, des moments. Le jeu était très simple niveau scénario et niveau personnages, mais ça ne l’empêchait pas d’être marquant, addictif, grandiose. Evidemment, du coup, mon article spoile un peu le jeu, mais eh, si vous n’y avez jamais joué c’est vraiment pas de chance. Revenez donc par ici quand vous l’aurez fini.

Déjà, comment ne pas succomber au charme du début du jeu ? Le Village Kokiri, si enchanteur, perdu au milieu de rien, avec ses personnages à jamais enfants. Il y’a tout ce début de jeu qui exige qu’on trouve une épée et un bouclier pour pouvoir entrer dans l’arbre Mojo et déjà, rien que là, c’est bon. On explore l’endroit, on découvre les mécanismes, on gagne ses premiers rubis pour pouvoir se payer le bouclier, on explore le labyrinthe souterrain avec son épée cachée dedans, on parle aux Kokiris, on découvre déjà que Navi est chiante, la musique est discrète mais accompagne parfaitement le jeu. Cet esprit de découverte, aucune soluce me l’avait enseigné. S’en suit alors la première entrée dans un donjon, avec cet arbre Mojo, rempli de plantes carnivores et de Skutulas. On découvre les premières énigmes, on avance naturellement et sans jamais vraiment bloquer, le donjon prend une bonne heure à faire mais parce qu’il est long, pas parce qu’il est dur, pas parce qu’on se perd dedans. On récupère ses premières armes secondaires, donc le fabuleux lance-pierre qu’on utilise avec une vie subjective très sympa et auquel on était peu habitué à l’époque (faire passer un personnage vu de dos à une vue subjective sur simple pression d’un bouton ? Révolution !), on s’amuse à découvrir que les bâtons, quand tu les passes dans du feu, ils se mettent à bruler et enfin on finissait l’arbre par un boss, Gohma, ridiculement simple (EH REGARDE MON OEIL DEVIENT ROUGE § DEVINE CE QUE CA VEUT DIRE §)

Le reste de l’aventure, vous la connaissez certainement. Mais on va quand même la réviser un bon coup: vous vous souvenez de l’arrivée dans la Plaine Hyrule ? Ça commençait mal pourtant: on faisait la rencontre de ce FOUTU HIBOU qui passait son temps à dire des monologues terriblement longs et qu’on finissait par écouter deux fois, parce qu’a force de matraquer le bouton A pour passer ses discours, on en oubliait de vérifier sur quoi on cliquait. Mais une fois dans la plaine, wow. Je pense pas être le seul à m’être fait avoir la première fois en me perdant dans l’exploration de l’endroit et, où, du coup, je me suis retrouvé à devoir affronter la terrible nuit de cette plaine, avec ses monstres sortant du sol et te forçant à passer la nuit à SURVIVRE. Très marquant mais eh, j’étais à fond dans l’exploration de la plaine. Dangereuse le jour à cause de ses ennemis imposants en forme de plantes qui volaient avec leurs cisailles tranchantes, dangereuse la nuit avec ses squelettes par milliers. Ugh. Mais c’est pas mal de première fois pour moi: première fois que j’avais un tel espace ouvert, aussi explorable, et première fois que je voyais dans un jeu vidéo la nuit et le jour s’alterner, et ça aussi c’était bon.

Après on avait ce passage d’infiltration totalement fou et totalement sorti de nulle part, où on devait avancer dans le chateau sans se faire choper par les gardes. Sérieusement, Zelda, pourquoi devenir Metal Gear Solid d’un coup ? C’était très couillon au final, plutôt simple mais ça stressait pas mal surtout qu’après on était récompensé par la première rencontre avec Zelda ! Ok, le scénario d’Ocarina of Time est pas non plus une référence, il est extrêmement simple, avec 2/3 rebondissements très agréables mais qu’on connaissait déjà avant de jouer, souvent. Encore une histoire d’éléments à choper, tout ça, le grand grand classique de l’aventure quoi mais, eh, ça fait toujours du bien.

Il y’avait ensuite ces découvertes des autres peuples d’Hyrule: les Gorons, les Zoras, les Sheikhas… Je sais pas pour vous, mais perso j’ai toujours surkiffé les Gorons. Ils ont une BONNE BOUILLE, ils aiment faire péter des trucs, ils passent leur tempsm à pioncer, déguisés en rocher, et leur chef est limite cinglé. Sérieusement, c’est pas un peuple qui déchire, ça ? Bon ok ils sont un peu trouillards mais, eh, on peut pas tout avoir. A coté, les Zoras font un peu précieux et snobs…

Au passage, le Ventre de Jabu Jabu me rend assez nostalgique: c’est un donjon que j’avais fait le jour du réveillon du nouvel an, et je me souviens avoir à moitié galeré pour trouver un poisson à lui faire bouffer. Et c’est globalement un donjon que j’avais trouvé un peu vilain, pas super rassurant: putain on est dans un ventre de poisson géant quoi ! Et son boss est dans son estomac et c’est un truc jaunâtre et électrique. Pas agréable. Et puis pourquoi dans le ventre du poisson y’a un boomerang, une carte et tout ça ? C’est un peu malsain. Surtout quand t’apprends sept ans après que le poisson meurt entre temps. Je suis sûr que Link et ses chaussures boueuses qui se balade partout dans le système digestif du poisson a pas aidé à le rendre vivant plus longtemps.

Et le boss s’appellait BARINADE.

Après, c’est le passage à l’âge adulte, et c’est là que ça devient plus fou: le monde est dévasté, c’est carrément pas la joie, il faut faire quelque chose pour sauver la nation ! A vous les temples tous plus traumatisants les uns que les autres: le Temple de la Forêt et ses couloirs tordus avec ses mains qui sortent du plafond pour emmener Link dans un cri ahurissant, le Temple de Feu et ses chants mystiques étranges, le Temple de l’Eau…

Putain. Le Temple de l’Eau.

Le Temple de l’Eau est un temple qui a traumatisé pas mal de gens, parce qu’il est étrangement casse-bonbons, en plus d’être assez démoniaque niveau level-design. Pourtant sur le papier il est intriguant: il faut gérer le niveau de l’eau, combattre sous l’eau, choper une extension pour le grappin, cette arme qui te filait un petit côté Spiderman à l’occasion… Mais juste avant, pour y accéder, il fallait passer par la caverne de Glace, super opressante, les changements de niveau d’eau demandaient à chaque fois de sortir son ocarina toutes les trente secondes, fallait faire pause et sélectionner les bottes d’acier où les déselectionner un peu tout le temps, c’était un foutu labyrinthe et on s’y perdait vite. Il m’a fallu deux mois pour le finir à l’époque. Et quand je l’ai fini j’avais fait 4000 quêtes secondaires, et j’ai lâté Morphée à coup d’épée de Bigoron et avec presque les trois/quarts des Skutulas d’Or au compteur. Ouais.

Et puis il y’avait Dark Link, ce mini boss que je n’ai jamais compris comment je faisais pour le battre. Baaah.

Après, c’était les deux temples suivants: le combo Puits & Temple de l’Ombre qui sont juste super opressants-sa-reum parce que putain les Effrois quoi et le Temple de l’Esprit qui bénéficiait d’un ensemble d’enigmes assez malignes, en plus de devoir être fait en deux époques différentes. Bref, ça montait en difficulté mais pas grave, à la fin on avait un joli bouclier miroir et des bottes pour voler dans les airs: c’est super cool.

S’en suivait alors le donjon final, qui compilait tous les temples à sa façon et qui se terminait sur deux combats finaux assez impressionnants. Et à la fin, bam, vous aviez battu Zelda Ocarina of Time.

Ocarina01.jpg

Mais Ocarina of Time ce n’est pas que sa quête principale, très riche, au level-design fou à chaque fois et aux temples traumatisants, avec leurs boss impressionnants (le dragon du temple de feu, Bongo Bongo…) c’était tout l’univers d’Hyrule. Il était grand, il était riche, il était vivant, chaque personnage avait sa propre personnalité, sa propre âme. Chaque ville se faisait remarquer par sa personnalité, et on voyait souvent l’évolution du temps sur chaque endroit. Les petites quêtes étaient nombreuses, il y’avait une petite forme d’humour toujours très subtil mais souvent efficace, appuyé alors par une traduction française de qualité, on avait toujours un truc à faire et les idées étaient juste là en cascade.

La quête de Biggoron par exemple, qu’est-ce qu’elle a pu m’ensorceler. Cette quête, qui consistait à faire masse de troc puis ensuite à se taper un contre la montre magnifique pour aller le plus vite possible du Lac Hylia à la Montagne de la Mort.. Je me souviens avoir beaucoup ragé, étonnant alors qu’aujourd’hui je le fais un peu sans me forcer. C’était riche, c’était cool. Et l’OST. Cette OST de fou… La Vallée Gerudo, les chants à l’Ocarina (le chant des tempêtes !), la musique de combat…


Et on pouvait pécher.

Ocarina of Time est un modèle, une référence, qui n’a peut-être pas aussi bien vieilli qu’on le voudrait et qui aujourd’hui pourrait sembler aux jeunes joueurs un truc un peu lourd, très cliché. Mais c’était pour beaucoup d’entre nous, joueurs d’il y’a dix/douze ans, une véritable révolution sur tous les points et aujourd’hui encore un précurseur sur beaucoup de points – dont le gameplay – comme l’avait été avant Super Mario 64 pour les jeux de plates-formes. Il suffit de voir Twilight Princess qui beaucoup trop souvent tente de nous refaire du Ocarina of Time pour voir que même dans la saga Zelda, il a su marquer. Après il n’y a pas cette profondeur et cette ambiance unique à Majora’s Mask qui fait de ce dernier un jeu magique et, quelque part, artistiquement supérieur si je peux me le permettre. Mais aujourd’hui encore ça reste un grand jeu.

A Noël je me paierais sans doute une 3DS. Y’aura t-il Ocarina of Time avec ? Je pense pas vraiment: j’ai beaucoup de mal à me replonger dans le jeu malgré tout – ma partie de Master Quest sur Gamecube ayant pas dépassée le ventre de Jabu Jabu, par manque de passion – donc je laisserais sans doute passer. Où j’attendrais de le trouver à un prix très raisonnable. Néanmoins ça ne m’empêche pas de continuer à avoir énormément de respect et d’admiration pour ce jeu, ainsi que beaucoup de nostalgie…

Bon bah vendredi, on fera un bilan global de cet alphabet estival. Ca va être l’occasion de se toucher le nombril !

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6 réactions au sujet de « Zelda: Ocarina of Time – Money For Nothing »

  1. Le temple de l’eau: un des rare passages de jeu où j’ai cru que j’allais chialer devant ma console…
    Et les chants de l’harmonica…Mais dans mes souvenirs, j’ai plus aimé Majora’s mask et wind waker, mais ça fait pas mal de temps dejà…Et je suis le seul à trouver les episodes DS à chier?

  2. Moi le seul temple avec lequel j’ai eu du mal, c’est celui du temps…
    Ah putain, il m’en a fait baver celui-là.

    Ton passage sur MGS m’a bien fait rire, mais il faut avouer que c’était trop kiffant de passer en mode infiltration comme ça, surtout que c’était plutôt réussi !
    Et je confirme, t’es pas le seul à t’être fait avoir par la tombée de la nuit en te baladant sur la plaine… Je fuyais les squelettes comme un lâche.

    Bon article en tout cas !

  3. « Cette OST de fou… La Vallée Gerudo »
    Par cette seule phrase, tu viens de gagner mon respect éternel. Sérieusement, cette musique est génial 😀

    Moi je n’ai découvert Ocarina of Time que sur Gamecube avec le pack « collector ». Bah c’est clair qu’il m’a bien moins marqué que Link to the Past, mais bon, ça reste un bon jeu. Sans doute aussi pour ça que c’est Twilight Princess mon préféré sur console de salon.

  4. Bonjour,
    La version sur 3DS de Zelda Ocarina of Time apporte quelques petites améliorations (graphisme, effet de relief oblige et jouabilité). Cette dernière semble plus facile. Je rejoins cet avis car le pad de la 3DS est plus simple à gérer que la manette de la Nintendo 64 avec son florilège de touches.

  5. Ha Ocarina of Time. Le jeu ultime qui méritait l’achat de la n64 *v* Du pure bonheur a l’état brute *v*. Il a imposé un style de jeu. Ocarina of time l’un des meilleurs Zelda pour ma part (même si je préfère Wind Waker *v* )

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