Un an d’anime ~ 2016

Un an d’anime ~ 2016

Oh non ! On est début décembre ! Ca veut dire que le blog va devenir très prévisible et va, pour la neuvième fois en neuf ans, faire son bilan des animés de l’année ! Où est l’originalité ?

Réponse: enterrée avec le respect.

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Si vous ne connaissez pas le principe des bilans annuels de Néant Vert, et c’est tout à fait possible, je prends toutes les oeuvres que j’ai vu durant l’année écouléepeu importe leur année d’origine et je vous parle de manière concise mais détaillée de douze d’entre elles. Sachant que, comme d’habitude, je rattache chaque oeuvre à un mois de l’année, souvent le mois durant lequel j’ai regardé la série… ou le film.

Si l’exercice vous plait, il y’a huit articles à explorer sur le thème de l’Anime/JV, un petit nombre du même format sur le thème du jeu vidéo, et désormais côté Cinéma. Le tout est listé sur la page « Bilans annuels » ♪.

Rapidement, avant de débuter, 2016 aura été une année très molle pour moi au niveau de l’animation japonaise. A cause de beaucoup d’événements et de soucis durant la première moitié de l’année, j’ai du pas mal freiné ma « consommation » à la fois à cause du manque de temps et à la fois à cause de la fatigue, qui faisait que je peinais fortement à me concentrer sur quoi que ce soit. Ca aura été une année largement plus manga, pour le coup, mais si ça peut vous rassurer, y’a quand même de quoi parler !

Décembre 2015

Mobile Suit Gundam: Iron-Blooded Orphans

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Je n’ai pas encore débuté la seconde saison mais les deux premiers tiers de la première m’auront au final pas mal séduit, et c’est vraiment la première fois que j’accroche autant à une série Gundam qui, il faut l’avouer, ne renouvelle pas forcément autant que ça les formules chères à la franchise. On y trouve un scénario très cruel, quasiment d’actualité, avec la révolte de jeunes exploités face à un système truqué et nettement en leur défaveur, qui ont été déshumanisés par des années de travail forcé sous la coupe de socipathes, ce qui font d’eux des adolescents en quête de vengeance, et qui ne connaissent que peu la pitié et la valeur de la vie humaine. Et ce sont les héros. 

En dehors des très bons combats de mécha, c’est donc surtout l’évolution de cette bande de garçons perdus – chaperonnés par une princesse charismatique mais beaucoup plus timorée – qui va pas mal nous impliquer et nous passionner. Une fois que la série quitte Mars pour devenir spatiale va commencer à vraiment apparaître l’autre grande habitude de la franchise Gundam avec un jeu politique constant, qui se révèle tout aussi riche. Puis arrive les premiers morts, et là on se souvient qu’on est dans un Gundam et que même si Tomino est pas là, faut pas trop s’attacher aux personnages, on est en guerre quoi.

De la série je retiendrais surtout deux choses: déjà une excellente OST, que ce soit au niveau des génériques (♪ Koe no kagiri koe no kagiri ♪) qu’au niveau du taff de Yokoyama Masaru qui sort quelques thèmes bien puissants avec des choses aussi inattendue qu’une guitare sèche type flamenco. La seconde chose que je retiendrais c’est cette scène très très forte du troisième ou quatrième épisode, ou le héros tue de sang froid un adversaire agonisant… en plein milieu d’une phrase de celui-ci. Personnage posé instantanément, on sait que ça va pas être les Bisounours.

Bref, si vous vous plaignez que l’animation japonaise c’est plus que des lycéennes et des romances nulles, niquez vos races, allez mater Gundam IBO, c’est toute la SF d’action et de politique dont vous rêvez.

Les années précédentes, en Décembre:

  • Fate/Stay Night (2006)
  • Serial Experiments Lain (2007)
  • Clannad (2008)
  • Macross: Do You Remember the Love (2009)
  • The World God Only Knows (2010)
  • Boku Wa Tomodachi ga Sukunai (2011)
  • The Idolm@ster (2012)
  • Le Vent se Lève (2013)
  • Souvenirs de Marnie (2014) 

Janvier 2016

Le Garçon et la Bête

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Je vais être honnête je l’ai vu en novembre 2015 mais janvier 2016 c’était sa sortie officielle en France et j’ai passé ce mois-là à jouer à l’extraordinaire Metal Gear Solid V donc mis à part le film Love Live et le premier épisode de Myriad Colors Phantom World, j’ai pas vu grand chose. Donc dédions un instant un paragraphe au Garçon et la Bête parce que ça fait du coup un an que je l’ai vu, que je commence à avoir un recul sur la question et que c’est un sujet que j’ai envie d’évoquer.

Le Garçon et la Bête est définitivement, en excluant le film Digimon que je n’ai toujours pas vu et j’en ai honte mais c’est un univers qui m’attire toujours pas, le Hosoda que j’aime le moins. Au départ je croyais vraiment que j’étais juste déçu de pas avoir eu aussi bien que les Enfants Loups mais plus ça va, plus je remarque que cette déception elle va plus loin. Alors, attention, ça reste un très bon film à mon sens, qui possède une première heure absolument fantastique et qui sait très bien tresser sa narration autour du lien entre ses deux héros. Mais le problème c’est que, très clairement, le film s’affaibilit passé l’ellipse temporelle de milieu de film et qu’il se perd dans la création d’une histoire d’amour qui ne fonctionne que très médiocrement. Pourtant, Hosoda sait créer des histoires d’amour. Ces trois précédents films en sont une preuve incontestable. Mais ici c’est très creux, très artificiel, et la pauvre Kanae manque vraiment de profondeur et de développement, la forçant pendant tout le reste du film à être un satellite de Ren, à être incapable d’exister indépendamment de lui. Du coup ça créer un couple déséquilibré donc inintéressant.

Je met ça sur le fait que ça soit la première fois qu’Hosoda écrivait un film seul. Ses trois précédents films, il était en duo avec Satoko Okudera, du coup peut-être que se retrouver seul l’a mis sans garde-fou ? C’est un exercice devenu différent, normal du coup qu’il essuie quelques plâtres. 

Maintenant, encore une fois, c’est un film qui nous fait voyager et qui nous fait passer aussi bien par le rire que par les larmes car sur le plan émotionnel il continue à fonctionner. Les longueurs sont certes un défaut mais je pense que c’est une oeuvre qui restera toujours un peu en mémoire de tous ceux qui le verront. Il est certes dans l’ombre gigantesque des Enfants Loups mais en proposant un film dédié à la relation entre père et fils, il s’en distingue aisément. Dans tous les cas, j’attend toujours énormément avec un mélange étrange d’excitation et de sérénité l’année 2018 qui devrait être celle d’un nouveau long-métrage ! 

Note: j’ai posté début 2016 un large article sur le thème de la famille vu par Hosoda, si ça vous intéresse de creuser le sujet.

Les années précédentes, en Janvier:

  • La Mélancolie d’Haruhi Suzumiya (2007)
  • Full Metal Panic (2008)
  • Maria Holic (2009)
  • Darker Than Black Ryuusei no Gemini (2010)
  • Slayers (2011)
  • Ben-To (2012)
  • Sakurasou no Pet na Kanojo (2013)
  • Hyouka (2014)
  • Sword Art Online II (2015)

Février

Glitter Force

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Ou Smile Precure. La majorité de mon lectorat préférera même que je dise Smile Precure. Moi-même j’aimerais pouvoir dire que j’ai vu Smile Precure. Mais vu que là j’ai vu Glitter Force, je vais préférer Glitter Force.

Depuis cette nuit en Nocturne Epitanime ou un otaku enthousiaste m’a expliqué pendant 30mn les particularités et les intérêts de la franchise Precure – c’est à dire principalement que c’était des magical girls qui défonçaient les méchants AVEC LEURS POINGS ET LEURS PIEDS, comme des VRAIES BADASS -, j’avoue avoir eu envie de découvrir un élément de cette franchise sans jamais vraiment faire le pas, la « faute » à des séries longues d’une cinquantaine d’épisodes et déjà que j’ai du mal à finir des séries de 13, 50 vous imaginez. J’avais essayé Heartcatch Precure durant l’été 2015, j’avais trouvé ça SUPER COOL, mais comme c’est aussi une formule très répétitive, j’ai pas forcément trop insisté.

Glitter Force la raison pour laquelle j’ai accroché c’est du coup totalement con mais totalement compréhensible: c’est sur Netflix, donc c’est méga facile d’accès, et, surtout, y’a une VF. Une très bonne VF par ailleurs, avec des actrices qui ont un peu de passion au fond d’elle. Du coup c’est une série que j’ai maté en faisant autre chose. Jouer à un jeu de gestion, par exemple. Ca me permet de pas trop « subir » les passages répétitifs, de profiter des dialogues aisément (qui sont vraiment drôles en VF) et comme c’est une intrigue assez simple, j’ai pas besoin de toute mon attention.

Du coup ça se binge-watche super bien et si on peut évidemment qu’énormément regretter les coupes à la con, qui rappellent l’époque lointaine des adaptations à coup de ciseaux dans les années 90 et depuis 2000, je trouve que c’est une possibilité inouïe pour les enfants – qui sont de plus en plus addict à Netflix Kids- de découvrir l’animation japonaise de manière efficace et réussie. J’espère croiser dans 15 ans en conv des gamins ultra nostalgique de la série, comme nous on peut l’être de Pokémon ou de Dragon Ball

Les années précédentes, en Février:

  • Death Note (2007)
  • Baccano! (2008)
  • Soul Eater (2009)
  • Baka To Test (2010)
  • Panty & Stocking with Garterbelt (2011)
  • Ano Natsu de Matteru (2012)
  • Otaku no Video (2013)
  • Carnival Phantasm (2014)
  • Yurikuma Arashi (2015)

Mars

Macross Zéro

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Macross, ALOLA VERSION.

Les Macross ils sont souvent simple à catégoriser et avant même de les regarder tu sais à quoi t’attendre tant ils ont tous leur petite réputation. Mais Macross Zéro j’y allais dans le brouillard tant c’est un épisode de la franchise qui est peu mentionné, peu discuté, souvent oublié. Je me suis donc souvent demandé si c’était parce qu’il était moyen. Et à ma grande surprise, du coup, bah j’ai vraiment beaucoup aimé ce que j’ai vu et j’en viens à me demander si c’est pas mon segment préféré de Macross, et dieu sait que j’aime Plus, Do You Remember Love et Frontier 1

Je pense que ce qui fonctionne bien ici c’est la simplicité globale de l’intrigue. 5 OAV, on va à chaque fois directement à l’essentiel et l’action est trépidante, chaque scène apporte quelque chose, fait avancer le scénario ou voit les personnages combattr. Seul le très beau quatrième épisode fait un peu office de pause dans le visionnage, et sert de prologue à un épisode final très réussi, avec une conclusion assez émouvante et assez belle. Et moi une série qui se termine bien, je suis friand.

De Zéro je retiendrais également une personnalité forte, avec deux personnages féminins (Mao et Sara) mémorables et une ambiance Pacifique-Sud qui fonctionne à merveille, donnant un cachet particulier aux décors et aux lieux traversés. 

Je vous le recommande donc assez fort d’autant que, comme tous les Macross, il n’y a aucune nécessité d’avoir un bagage particulier ou d’avoir vu les autres séries. Vous pouvez y’aller à l’aveugle, surtout si vous cherchez quelque chose d’un peu mystique mais qui sait rester cohérent de bout en bout.

Les années précédentes, en Mars:

  • Black Lagoon (2007)
  • Sayonara Zetsubou Sensei (2008)
  • Cowboy Bebop (2009)
  • Durarara! (2010)
  • Puella Magi Madoka Magica (2011)
  • Steins Gate (2012)
  • Sasami-san@Ganbaranai (2013)
  • Patema et le Monde Inversé (2014)
  • Kuroko no Basket (2015)

Avril

Hana & Alice mènent l’enquête

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La rotoscopie c’est un peu comme se rendre compte qu’on a été bloqué par quelqu’un qu’on connaît pas sur Twitter: ça choque beaucoup au début mais cinq minutes plus tard on vit avec comme si de rien n’était. Cette technique d’animation très particulière 2 à ses détracteurs, et ça peut se comprendre tant ça touche parfois à l’Uncanny Valley. Rajoutez à ça un design très brut de pomme et des personnages en 3D mal camouflée et il devient très compliqué de poster un screenshot de Hana & Alice mènent l’enquête et de donner envie. 

Mais en mouvement, ça marche bien. 

Et dans le film, ça marche encore mieux. 

Il faut vraiment applaudir le travail de Anne Suzuki et Aoi Yuu, les deux comédiennes-doubleuses des deux héroïnes du film qui fournissent ici un vrai travail pour camper ces deux lycéennes aux caractères très excentriques et leur insuffler beaucoup de vie. Ce duo, qui est celui du titre du film, fonctionne si bien qu’on en oublie volontiers l’absence d’une vraie grande intrigue et de vrais grands messages pour mieux s’accrocher à ces deux filles un peu fofolles qui vont vivre des petites aventures assez rigolotes.

C’est un film très feel good, au final, qui est assez inoffensif, retranscrit bien une idée de la jeunesse japonaise et qui parvient à nous faire oublier très vite les défauts de la rotoscopie pour ne plus en montrer que les qualités: la liberté que cela offre au réalisateur et, surtout, aux comédiens, qui peuvent montrer des choses plus variées que dans une animation plus traditionnelle. 

Les années précédentes, en Avril:

  • El Cazador de la Bruja (2007)
  • Code Geass R2 (2008)
  • Clannad After Story (2009)
  • Mobile Suit Gundam I (2010)
  • Hanasaku Iroha (2011)
  • Fate/Zero 2nd (2012)
  • Sword Art Online (2013)
  • Puella Magi Madoka Magica: Rebellion (2014)
  • Danmachi (2015)

Mai

Osomatsu-san

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Je ne pense pas que je vais dire des trucs très originaux sur Osomatsu-san, d’autant que j’en suis qu’autour du seizième épisode, mais c’est indiscutablement une réussite dans le genre de la comédie japonaise. C’est certes peu fin et ça s’enferme parfois dans des vieux gags un peu incompréhensibles pour nous autres mortels occidentaux mais on ne peut pas nier à quel point c’est inventif et à quel point l’effort est fait pour que chaque moitié d’épisode soit différente de ce qu’on a pu voir jusque là. Avec juste une petite dizaine de personnages, le potentiel est quasi infini, du coup c’est juste le meilleur moyen de laisser des créateurs s’éclater à faire ce qu’ils veulent ce qui est, comme l’a été Panty & Stocking en son temps, une très bonne chose.

Donc oui, après c’est très irrégulier. Y’a des sketchs hilarants et y’en a des nullisimes. Dans un sens, Osomatsu-san c’est l’équivalent en animé des Dragées Surprises de Berthie  Crochue. Mais c’est ce sentiment de ne jamais savoir ce qui va arriver qui rend la vision excitante, amusante et, surtout, un poil intéressante.

(Jyushimatsu best girl)

Les années précédentes, en Mai:

  • Code Geass (2007)
  • Bamboo Blade (2008)
  • K-On! (2009)
  • Giant Killing (2010)
  • Fruits Basket (2011)
  • Rien (2012)
  • To Aru Kagaku no Railgun S (2013)
  • Yowamushi Pedal (2014)
  • Selector Infected WIXOSS (2015)

 

Juin

Macross Delta

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J’étais méga saucé pour Macross Delta. Les premières images promos me tentaient grave et le premier épisode diffusé lors du nouvel an m’avait méga motivé. Un concept très séduisant, très débile et dans le pur esprit des animés Shoji Kawamori des dix dernières années, d’idols qui combattent littéralement avec le pouvoir de la musique dans un monde menacé par un étrange virus semé par un empire maléfique QUI LUI MEME a son boys band. C’est audacieux, j’aime bien. Et cette folie douce, elle continue au délà de l’intrigue de base, puisqu’on découvre un univers coloré, où le héros se fait bolosser par ce qui est des poissons-chats au sens propre, et où la fusion entre de l’eau et des pommes est à la source d’un virus qui fout la merde dans toute la galaxie. Ca prend au sérieux ses délires tout en gardant le recul nécessaire pour pas être ridicule. Du coup je devrais aimer.

Sauf qu’en fait j’ai un vrai gros problème: je n’aime quasiment aucun des personnages. Le héros me laisse indifférent, Mirage me lourde, les Walkure je trouve la plupart d’entre elles assez antipathiques… bref, c’est dur pour moi de m’intéresser un minimum à l’intrigue quand je m’intéresse juste pas à ce que les personnages vivent vu que je m’en fous d’eux.

PAR CONTRE.

J’adore Freyja. Et à chaque fois que je me force à mater un épisode, c’est pour elle. Parce que c’est elle qui a les meilleures trognes, les meilleures réactions, les meilleures phrases, les meilleures chansons. J’aime pas les personnages qui tournent autour d’elle, je me fais vraiment chier quand elle est pas à l’écran, et ça arrive finalement pas mal quand on s’en rend compte. Bref, c’est elle la vraie star du show, et elle va être ma motivation pour essayer d’arriver, doucement mais sûrement à la fin (que je sais assez triste.)

Et puis tant qu’à mentionner une autre qualité: les décors et l’univers général de la série sont énormes. Si y’a un truc qu’on ne pourra jamais retirer aux oeuvres de Kawamori et Satelight (les Aquarion, les AKB0048, etc), c’est cette couleur et cette créativité débordante au niveau des environnements et des univers. C’est un vrai plaisir d’explorer les planètes, et y’a donc un peu de ça.

Dommage que mis à part Freyja, c’est peuplé de gens chiants :(. 

Les années précédentes, en Juin:

  • Bleach (2007)
  • Persona Trinity Soul (2008)
  • Ga-Rei Zero (2009)
  • Genshiken 2 (2010)
  • Ano Hi Mita Hana no Namae o Bokutachi wa Mada Shiranai (2011)
  • Saint Seiya Omega (2012)
  • Psycho-Pass (2013)
  • Mekakucity Actors (2014)
  • Sound! Euphonium (2015)

 

Juillet

Rakudai Kishi no Cavalry

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L’excellente surprise de l’année pour moi, le truc que j’avais vraiment pas vu venir. Tout en Rakudai Kishi no Cavalry pue l’adaptation clichetonne de light novel, avec ce héros censé être nul mais quand même super pété qui se crée un harem de gonzesses (dont sa propre soeur, évidemment)  et combat le méchant système dans un monde où magie et technologie sont au centre de tous les programmes scolaires. Bref, c’est The Irregular At Magic High School all over again, pourquoi j’en voudrais ?

Mais c’est vrai que si le début de la série pose beaucoup de ces clichés… il les tord plutôt vite, et de manière agréable. Les deux héros sont amoureux l’un de l’autre mais ils osent pas se l’avouer et ça va créer plein de malentendus ? Lol non, ils se foutent ensemble assez vite, ce qui brise toute tentative de harem par la suite. La présidente du conseil des élèves est une maladroite à grosse lunettes gentille comme un coeur ? Elle méga botte des culs au combat. 

Ajoutez à cela le fait que les combats possèdent une mise en scène assez bossée, avec des vrais beaux plans et un rythme qui envoie, et vous avez une série d’action qui fonctionne admirablement bien et parvient à garder notre interêt à de nombreuses reprises. Bon, et j’avoue que y’a certaines scènes de fanservice où je faisais pas la gueule, salut à toi la scène de la cabane (si vous avez vu, vous savez.)

C’est donc un peu primaire, ça touche de manière assumée l’envie du lecteur de voir de la baston et de l’érotisme mais ça ne le prend pas pour autant pour un idiot et ça propose ses propres idées: c’est en ça que Rakudai Kishi no Cavalry réussit son coup. 

Les années précédentes, en Juillet:

  • Welcome to the NHK (2007)
  • Hikaru No Go (2008)
  • Umineko No Naku Koro Ni (2009)
  • Angel Beats! (2010)
  • Cencoroll (2011)
  • Kokoro Connect (2012)
  • Watamote (2013)
  • Le Conte de la Princesse Kaguya (2014)
  • Saenai Heroine no Sodatekata (2015)

 

Août

Re:Zero

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Le blockbuster de l’année, et j’avoue m’y être mis tardivement. Ce qui veut dire que j’ai pu me marathoner les 20 premiers épisodes ce qui n’a jamais été un problème et m’a permis de constater déjà un premier truc, qui est assez cool: ça se mate comme du petit lait. C’est une série où il est très facile d’entrer et où chaque fin d’épisode nous donne envie de mater le suivant. Sur ce plan là, ReZero est incontestablement une réussite et son succès s’explique sans doute facilement.

Mais ce que j’ai beaucoup aimé, également, c’est de voir que c’était loin d’être mal écrit ! L’auteur est ainsi assez démoniaque dans sa capacité à rendre chaque détail potentiellement important pour la suite, ce qui fait que notre attention est souvent captée sur tout ce qu’il se déroule et sur le fait que n’importe quoi peut être utilisé n’importe quand. Et, plus généralement, c’est une série avec laquelle je me suis surpris à parfois ressentir énormément de choses en commun avec le héros. Quand un arc atteint ainsi le quatrième ou le cinquième « loop », on en a autant ras le bol que lui, et la découverte de « nouvelles scènes » est autant une délivrance pour lui que pour nous. 

Subaru est d’ailleurs un personnage que je trouve très intéressant, dans le sens où j’apprécie le fait qu’on ne cherche jamais à nous le rendre sympathique tout le long de la série. Quand il fait de la merde, il fait vraiment de la merde, il en devient vraiment détestable mais c’est voulu et la série n’essaie JAMAIS de nous faire passer des vessies pour des lanternes et assume complètement le fait qu’il se conduise parfois comme un horrible humain. Une très grande partie de son évolution viendra, justement, à partir du moment où lui va devoir prendre conscience du fait que ses interlocuteurs, tout le long de la série, sont des humains.Et qu’il faut donc ne pas les traiter uniquement comme des outils. Et, étrangement, dès qu’il va arrêter de s’enfermer dans le rôle de chevalier blanc qu’il se fantasme, il va commencer à faire des actions concrètement héroïques et à devenir un héros que nous, en tant que spectateur, on a envie de soutenir. Et tant pis si ça doit prendre du temps !

C’est pour ça que le meilleur moment de ReZero c’est ce long arc de doutes au milieu de la série. Celui où le héros va toucher les limites de l’intolérable, où il va plus se sentir pisser, où ses actions vont amener des situations irréversibles et insoutenables, où on va le voir se manger des murs, traverser des cauchemars. C’est là que ReZero dit quelque chose, amène un vrai truc sur la table, parle des héros. En ça les derniers épisodes de cette première saison sont un peu décevant car très centrés sur des ficelles plus classiques de série d’action et de fantasy avec des bagarres, des poursuites et des rebondissements. Ca reste plus où moins efficace mais après l’excellente série d’épisodes qui vont du 12 au 18 qui allaient creuser le héros jusqu’au noyau, on était pas prêt à juste de l’action un peu couillonne même si ok y’a Felix, quand même, eh.

Bref, c’est jamais moche, l’intrigue parvient à trouver le bon équilibre entre simplicité teubé et fausse complexité, les personnages qui gravitent autour du héros sont charismatiques et colorés, je ne peux donc que recommander la série.

Les années précédentes, en Août:

  • Gurren Lagann (2007)
  • Macross Frontier (2008)
  • Neon Genesis Evangelion (2009)
  • Karekano (2010)
  • Strike Witches (2011)
  • Jinrui wa Suitai Shimashita (2012)
  • Free! (2013)
  • Shinsekai Yori (2014)
  • Les Ailes d’Honneamise (2015)

 

Septembre

Love Live Sunshine

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Toujours plus d’idols, hooray.

Je vais pas nier avoir une certaine affection pour l’univers de Love Live. La faute sans doute à deux ans et demi de free to play qui me bouffent la vie 3 et créent, du coup, un pur et authentique syndrome de Stockholm. La « première génération » avait eu une histoire animée très très semblable à K-On (première saison bien sans plus ; seconde saison qui met la gomme et donne ce qu’on veut ; film qui part à l’étranger et clôture HTT/µ’s) du coup j’étais curieux de voir comment ça allait se passer pour Love Live Sunshine, qui est censé nous introduire la « seconde génération » et le groupe Aqours. 

Et bah ça marche très bien. Parce que là ils ont décidés de pas perdre une saison et de juste mettre la gomme dès le début. Vraiment drôle, très jolie, la série sait comment utiliser ses personnages et les mettre constamment en valeur, n’exposant jamais leurs limites, leurs faiblesses, leurs côtés antipathiques. Du coup on a un cast cohérent, excentrique, avec neuf filles qui interagissent vraiment bien entre elles. Le tout crée une bonne dynamique, qui met pas mal de soleil dans nos coeurs et, du coup, sur le plan du feel goodLove Sunshine est une réussite, qui connait en plus bien son public et leur offre clairement ce qu’ils veulent (des petits sous-entendus yuri, par ex, ce qui est la base de la base.)

Après y’a 2/3 trucs qui marchent moyen: le drama entre troisièmes années me paraît toujours un peu loin de tout et isole pas mal Kanan pendant la moitié de la série, ce qui du coup rend le perso moins développée que les autres.  C’est un peu dommage mais j’ose espérer que la suite de la série lui offrira des nouveaux moments de briller. Dans tous les cas, j’aime beaucoup Aqours, ça m’a bien aidé à faire mon deuil de µ’s, j’ai acheté des love gems pour tirer des SR You sur le F2P, bref je crois que Sunrise a réussi son coup.

(You la best.)

Les années précédentes, en Septembre:

  • Darker Than Black (2007)
  • Higurashi No Naku Koro Ni (2008)
  • Bakemonogatari (2009)
  • K-On!! (2010)
  • Mawaru Penguindrum (2011)
  • Les Enfants Loups, Ame & Yuki (2012)
  • Gatchaman Crowds (2013)
  • Kill la Kill (2014)
  • Gatchaman Crowds Insight (2015)

 

Octobre

Mob Psycho 100

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AH.

C’est vraiment top. 

La petite malédiction de Mob Psycho 100 c’est que ça sera sorti finalement si peu de temps après One-Punch Man, du coup ça restera à jamais dans son ombre. Même juste en parler comme ça sur mon blog je me sens presque obligé de comparer les deux, ce qui dessert forcément l’un et l’autre. Car derrière son visuel con et son intrigue à priori simple de lycéen hyper gentil qui cache des super pouvoirs qui aide un escroc-medium à faire fortune se trouve une oeuvre qui semble vraiment vouloir dire quelque chose sur l’adolescence et vraiment poser une intrigue que même un héros ultra pété ne peut pas forcément résoudre seul. 

Puis, surtout, la série est une réussite technique évidente. Vrai défouloir pour tous les animateurs passionnés du Japon, il y’a des scènes purement anthologiques dans chaque épisode et je vous avoue que même moi, qui suit pas forcément un expert et un amateur de la belle animation, j’ai été soufflé plus d’une fois. C’est là que le visuel a priori simple et un peu moche du début trouve son entière justification, grâce à la liberté totale qu’elle offre aux animateurs. 

Bref, Mob Psycho 100 c’est une sincère réussite. 

Les années précédentes, en Octobre:

  • Ouran Host Club (2007)
  • Excel Saga (2008)
  • Gunbuster (2009)
  • B Gata H Kei (2010)
  • Fate/Zero (2011)
  • Jojo’s Bizarre Adventure (2012)
  • Monogatari Seconde Saison – Otorimonogatari (2013)
  • Shigatsu wa Kimi no Uso (2014)
  • Dennou Coil (2015)

 

Novembre

Sound! Euphonium 2

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Quand tu commences le mois de novembre avec un épisode qui offre – encore une fois avec Euphonium – une des plus glorieuses scènes de concert de l’animation japonaise, tu sais que ça va être un mois de novembre moins pénible que les années précédentes. 

Pas de surprises, dans tous les cas: Euphonium 2 est la suite qu’on attendait. Pas de surprises, juste de la pure continuité. Et, encore une fois avec Kyoto Animation, les changements entre les deux saisons ça sera surtout au niveau des détailsl’exemple le plus parlant (hoho) sera ce changement de ton des actrices pour les voix des personnages qui vont ici prendre des voix plus douces, plus naturelles, pour mieux nous faire entrer dans cet univers lycéen où la volonté de réussir et de pratiquer au mieux son art se confronte avec des traumatismes passés et des nouveaux questionnements sur l’avenir. 

Comme d’habitude, Kyoto Animation est au sommet du jeu, offrant à Euphonium une qualité visuelle et technique encore très peu inégalée dans le monde des séries d’animation japonaise. Les décors sont sublimes, les scènes de concerts sont travaillées quasiment à la note prêt, chaque personnage a ses expressions, ses tics, tout est extrêmement vivant, tout en gardant une beauté constante, même dans les scènes d’orages et de tempête. 

Mon plus grand questionnement était que la première saison avait clôturé l’arc personnel de Kumiko donc je ne savais pas sur quoi la série allait vraiment se concentrer. La quête du club de fanfare pour les championnats nationaux, évidemment, mais à part ça, quoi ? Et bien, je suis rassuré, puisque là les événements ne manquent pas, et la plupart étaient déjà teasés lors de la première saison. Kumiko elle-même va connaître quelques chamboulements dans sa famille, ce qui devrait jouer un rôle important.

Enfin, mention spéciale pour cette relation toujours très belle entre Kumiko et Reina. Quel qu’elle soit, il y’a une vraie alchimie entre ces deux personnages, qui se complètent admirablement.

Plus que 3 ou 4 épisodes, et après ça va être la fin, j’ose espérer une troisième saison pour aller encore plus loin mais, hélàs, Kyoto Animation ne fait jamais de troisième saison. La séparation sera vraiment douloureuse tant je ressens de choses pour les personnages, tant j’aimerais qu’ils m’accompagnent longtemps dans mon quotidien. Je me contenterais de la version anglaise du roman original, j’imagine ?

Note: Cette année j’avais déjà pas mal disserté sur la première saison et fait un parallèle avec mes expériences personnelles à l’époque du lycée pour célèbrer la justesse de cette oeuvre ♪

Les années précédentes, en Novembre:

  • Claymore (2007)
  • Zoku Sayonara Zetsubou Sensei (2008)
  • To Aru Kagaku No Railgun (2009)
  • Redline (2010)
  • Tiger & Bunny (2011)
  • Joshiraku & Cinq Centimètres Par Seconde (2012)
  • One Piece: le Baron Omatsuri et l’Ile aux Secrets (2013)
  • Amagi Brilliant Park (2014)
  • Macross Plus (2015)

 

Plus rapidement, les autres séries plus ou moins vues cette année:

  • White Album 2: Intro peu motivante, je m’attache à aucun des personnages et du coup j’ai jamais dépassé le 5e épisode mais paraît que derrière ça se cache une des plus pures romances de l’animation. Le saurais-je un jour ?
  • RWBY: Peut-on dire que c’est un animé alors que c’est 1000% americain ? JE NE SAIS PAS. Tout ce que je peux dire c’est que dans l’ensemble ça marche bien. Le seul souci, so far, c’est cet horriblement ennuyeux début de saison 3. 
  • Macross: Je ne savais pas que déjà en 1982 Macross avait un univers aussi… débilo-sérieux ? L’épisode ou le héros combat des Zentradis tout en essayant de mater en scred le concours Miss Macross, je veux dire, wow.
  • Dimension W: Comment tu peux faire une héroïne aussi cool et un héros aussi antipathique ? Mystère. L’arc du manoir hanté, j’ai décroché, help.
  • Erased: Je ne devrais pas dire « cette histoire de gamine battue ça m’a bien ennuyé » parce que wow c’est glissant comme propos  (mais ça ne serait hélàs pas trop près de la vérité)
  • Uchuu Patrol Luluco: Trigger qui a à peine cinq ans et qui s’éclate déjà à s’auto-rendre hommage, bon esprit ! C’est étrangement plus accrocheur que…
  • Kiznaiver: J’ai envie d’aimer la série mais je cale à chaque épisode, bon, euh, je passe. 
  • Danganronpa 3 Futur: Je suis gavé grave. L’intrigue a un sens, un vague sens, mais c’est tellement pas mis en scène, si méga mou que rien ne va, rien ne colle, rien n’émeut. Du coup appelez moi si y’a une version visual novel du truc, ça devrait être moins chiant.
  • Danganronpa 3 Desespoir: J’ai étrangement moins avancé que je l’aurais voulu, on a là aussi une réal molle, mais ça passe mieux parce que là j’ai un chouia d’affect pour les persos vu que j’ai vécu Danganronpa 2 avec eux. Je le méprise donc moins.
  • Samurai Champloo: Ca fonctionne bien, même si j’avoue que y’a des arcs que je kiffe clairement plus que d’autres. L’OST défonce et la VF est vraiment bien écrite, j’aime beaucoup !
  • Izetta: le premier épisode m’a rendu ouf parce qu’on aurait dit CODE GEASS RENCONTRE LA SECONDE GUERRE MONDIALE et que c’était une folle intro, mais dès que ça devient Palais Royal avec une sorcière un peu coconne qui fait des trucs débiles dans un palais, je comprends plus trop le délire et je suis deçu. Pourtant, un animé ou le Liechtenstein sauve l’Europe des nazis, moi je suis chaud. 
  • Gi(a)rlish Number: Le complément cynique et acerbe à Shirobako dont on ne savait pas qu’on avait besoin. Une anti-héroïne apprenti doubleuse putassière et égoïste qui devient la superstar d’un des pires échecs de l’animation. Ca passe crème.
  • Keijo!!!!!!!! – En tant que lecteur du manga je ne vois pas trop d’interêt à mater l’adapt SI CE N’EST les méga jeux de mots de la trad fr de Crunchyroll. Vous êtes les meilleurs, les mecs !
  • Yuri on Ice!!!!Vu le premier épisode, c’est très top, très beau mais le problème c’est que ça sort une heure après Euphonium du coup mentalement je suis absent, je dois m’en remettre quoi.

 

VOILA DU COUP POUR LE BILAN, OUF.

J’espère que vous avez apprécié le panorama, moi je suis tout fatigué, ça doit se ressentir un peu, haha. Vivement les vacances que je me mate les animés que j’ai en réserve dont cette version 1996 de Rémi Sans Famille qui me fait tellement de l’oeil.

(Oui et, ok, résolution pour l’année prochaine: essayer de finir les animés que je commence, haha.)

  1. Même si l’épisode où Sheryl perd sa culotte c’est toujours non
  2. Qui consiste, pour rappel, à filmer des acteurs en prise de vue réelle puis à calquer – au sens propre – leurs mouvements pour les transposer à des personnages d’animation
  3. toujours pas d’UR Eli, nique la vie
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2 réactions au sujet de « Un an d’anime ~ 2016 »

  1. Un bilan rempli de Macross un peu partout, avec du Gundam et du Cavalry en plus et ben ça fait plaisir 🙂

    D’ailleurs c’est sûr que si aujourd’hui on est habitué au style Kawamori je sauve le monde en paillette en 82 ça devait faire un choc.

    Pour Yrui on Ice c’est rigolo moi je fais l’inverse en fait et du coup je suis complètement déconnecté de Euphonium.

    ps : Y a un passage orienté coconne dans Izetta mais ça dure pas et ça vire assez Sieg Reich après xD

  2. J’approuve puissance 10 000 sur
    – Mob Psycho, l’animé qui nous en met plein la vue.
    – Re: Zero, qui se passe de commentaires (avec un des méchants les plus barrés que j’ai vu).
    – Rakudai kishi no cavalry, qui prend tous en contre-pied.

    Mais par contre Yuri!!! On Ice, s’il ne fallait en voir qu’un cet automne c’est lui, c’est LA surprise de l’année qui fait exploser tweeter et tumblr tous les mercredis. Et dont il faut bien toute une semaine pour se remettre de certains épisodes. C’est l’ovni / la suprise de l’année. Il n’est pas trop tard pour te mettre à jour et réviser ton jugement.

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