Dans les coulisses de Kaorin

Dans les coulisses de Kaorin

Hier sortait le numéro 55 de Kaorin, qui clôturait la seconde saison et indiquait, donc, que le podcast fêtait ses deux ans. Pour fêter donc cet anniversaire et la célébration du fait que ça fait deux années que je sors toutes les deux semaines un podcast musical, je vais tâcher de vous raconter un peu comment un épisode est fait. Ça va à la fois vous montrer tout le travail qui est derrière mais ça va aussi vous rassurer en vous montrant que c’est au final plutôt simple quand on a acquis les bons automatismes. 

Si lire des articles vous aimez pas, sachez que j’avais déjà exposé plus où moins comment chaque épisode était crée lors de la première émission des Patrons de Radio Kawa.

C’est moins détaillé mais ça fera le taf.

Sur ce, allons-y.

 

Déjà, c’est quoi Kaorin ?

Au cas où: vous êtes peut-être un lecteur régulier du blog, ou quelqu’un qui a vu l’article passer sur Twitter, mais vous pouvez ignorer complètement de quoi on parle. 

Kaorin est donc un podcast que j’ai lancé en septembre 2015 et qui a pour vocation de parler de la musique japonaise. Sachant que là on parle de « musique japonaise » dans un sens très précis: celle liée à ce que j’appelle « la culture visuelle » car, eh, j’ai lu Genshiken quand j’étais plus jeune et l’expression m’a toujours paru utile à caser. Donc on y parle majoritairement de musiques d’animés – génériques comme bandes originales – et de soundtrack de jeu vidéo. Parfois on s’aventure dans des terrains comme le visual novel, le cinéma ou bien la musique amatrice sortie du Comiket ou de Nico Nico Douga, mais c’est un peu plus exceptionnel.

Chaque émission dure environ 1h30 et tourne à chaque fois autour d’un thème, qui peut être aussi large (« Les animés adaptés de mangas » ; « Les animés sortis avant 1985 » ; « Les chansons de plus de 6mn30« ) que précis (« La carrière de Yoko Kanno entre 1989 et 2000 » ; « Les génériques de séries Gundam » ; « Le duo Melocure« .) 

Dans l’émission, les chansons sont diffusées par bloc de deux, à l’exception du titre d’introduction, et on clôture chaque épisode par un « retour à la réalité » ou je passe une chanson absolument pas japonaise mais qui me plaît, afin de peut-être vous faire découvrir ou redécouvrir des groupes et artistes que j’apprécie.

Entre chaque bloc de chansons je présente le titre qui vient de passer: l’oeuvre d’origine, l’artiste qui l’a interprété. J’en fais de même sur le titre qui va passer. Et ainsi de suite.

Enfin l’émission a un rythme très simple: tous les deux mardis à partir de 9h sur Radio Kawa. 

Voilà. Le but du jeu est donc de vous présenter des chansons que j’apprécie mais aussi les oeuvres et artistes qui vous accompagnent. Si après avoir écouté un épisode de Kaorin vous avez découvert une nouvelle série ou une voix, un style, qui vous plaît, j’ai gagné mon objectif. Ici pas forcément trop de critique ou d’analyse, je me contente juste de faire découvrir. 

 

Avant la réalisation d’un épisode: la conception de l’émission

Kaorin n’est pas un concept nouveau pour moi puisque durant l’été 2009 j’avais animé pendant deux mois sur la radio campus caennaise Radio Phénix une émission nommée Otacaen qui durait une heure et était déjà… Kaorin avant que ce soit Kaorin. On y parlait déjà d’animé et de JV japonais, les titres y étaient déjà diffusés par bloc de deux, j’y tournais déjà autour d’un thème, j’insérais déjà un titre « normal » (à l’époque c’était au milieu de l’émission): bref, avec du recul, c’est tout pareil ! 

Il y’a en gros que trois différences notables: la première c’est que Kaorin dure une demie-heure de plus, la seconde c’est que beaucoup plus de monde peut écouter Kaorin quand Otacaen était limité aux caennais qui écoutaient la radio campus le samedi matin entre 11h et 12h (!) et la troisième c’est que entre 2009 et 2015 je suis devenu… beaucoup plus à l’aise dans l’art du monologue. Je vous uploaderais à l’occasion un des Otacaen que j’ai gardé mais à l’époque je mettais beaucoup trop de temps à enregistrer des speaks d’une qualité médiocre, qualité médicore dûe au stress, au manque d’expérience et de préparation. 

Entre temps j’ai beaucoup bougé, je me suis focalisé à gérer la webradio Tsumugi, et ce n’est que quand j’ai repris le podcast à rythme régulier avec la création de LOLJAPON que l’envie de retenter l’expérience m’est venu. L’écoute d’autres émissions musicales comme Les Démons du Midi ou Morceaux Choisis m’ont aussi pas mal inspirés et donné l’essence nécessaire pour que je me dite « rah faut que je m’y mette. »

J’avais tenté un premier pilote en décembre 2013 – pilote nommé « LOLJAPON the Musical » car je voulais lier l’émission aux thèmes déjà évoqués dans LOLJAPON – que j’ai jamais envoyé et qui a jamais quitté mon disque dur. C’est qu’une fois mon déménagement fait et une fois que je vivais à 5mn du matos d’enregistrement de LOLJAPON que j’ai commencé à vraiment repenser sérieusement au projet. A l’époque j’étais à fond dans Shigatsu wa Kimi no Uso et j’ai décidé de nommer le podcast « Kaori » parce que, eh, je nomme souvent mes trucs selon mes best girl du moment

Miyazono Kaori par Tsuyuki

J’ai enregistré à l’époque deux pilotes d’un coup. Pourquoi deux ? Parce que à l’époque, dans ma tête, je voulais enregistrer à chaque fois deux épisodes de Kaorin d’un coup, histoire d’être tranquille pour le mois. Je m’étais donc exercé « en conditions réelles », j’en avais produit deux, et j’avais envoyé les deux à Radio Kawa. La réponse a mise du temps à venir mais c’est en juin 2015 que j’ai eu la confirmation que l’émission allait faire partie de la grille de rentrée de septembre 2015. 

Il a donc fallu à partir de là faire plusieurs choses: la première, et la plus importante, c’était la conception d’une pochette et d’un logo. J’ai alors commissionné l’artiste Mi-eau, dont j’adore le style, avec la volonté de créer non seulement le logo mais aussi un personnage qui servirait de mascotte à l’émission. Je crois que j’avais donné quelques ordres de priorité: une trompette (meilleur instrument), une veste d’inspiration Sgt Pepper, une domination des couleurs oranges et rouges et, enfin, les yeux verts car je n’oublie pas mes racines.

Le résultât c’est celui-ci, et il est excellent:

Vous noterez – on ne le voit pas forcément bien sur la pochette – que la blouse de Kaorin possède une double note absolument adorable. Le petit détail qui fait toute la différence.

Une fois la mascotte créée, il a fallu également déterminer le nom final: Kaori, en soit, c’est pas mal mais c’est un peu commun. J’ai donc décidé de passer à « Kaorin » avec l’idée, d’une, que ça fait la continuité de Minorin et, de deux, que ça rend le podcast plus simple à retrouver si on google le nom. Tout simplement.

Voilà pour la création de l’émission, passons désormais à la création d’un épisode. Etape par etape.

 

Etape 1: déterminer le thème / composer la setlist (entre 1h et 3h)

Avant de commencer à faire une émission il faut bien évidemment choisir de quoi je vais parler. C’est un peu important ! 

En règle générale, je prévois rarement beaucoup à l’avance: les thèmes sont choisis de manière mine de rien très instinctive ! Souvent j’écoute une anisong que je kiffe bien et je me dis « tin faudrait que je la mette dans Kaorin… quel thème ça pourrait donner ? » Exemple de base: j’écoutais Fubuki, l’ending de Kantai Collection, je me disais « wah il est quand même trop bien ce titre, faut que je le passe » et du coup j’ai eu un long cheminement: « Kantai Collection » => Y’a des bateaux => Les bateaux ils vont sur la mer => Faisons un Kaorin dédié aux animés autour des mers et océans

Parfois c’est l’actualité qui me dicte un peu: la sortie du Garçon et la Bête pour un numéro spécial Hosoda ou, plus tristement, la création d’un numéro hommage au disparu Seiji Yokoyama. Mais c’est assez rare: en règle générale, je déteste être dépendant de l’actualité et moins je colle à elle, mieux je me porte. Et, honnêtement, les auditeurs de Kaorin s’en moquent: les émissions liées à l’actu font pas des meilleurs scores que les autres, donc j’ai le luxe de me permettre ça. 

Moi quand je me retiens face à l’actualité

Une fois le thème choisi, il faut donc broder autour. J’ai une grosse collection de génériques et d’OST sur mon disque dur (environ 4000 génériques en mp3, la majeure partie chopé pour être diffusé sur Tsumugi derrière), les titres des fichiers ont toujours un format « Nom de la série – Nom de la chanson.mp3 » donc souvent je fouille juste dedans par ordre alphabétique et je met de côté tout ce qui appartiendrait au thème et me paraîtrait intéressant d’être diffusé. Une fois le dossier exploré une première fois, je m’arrête pas à ça, et je commence à fouiller Internet à la recherche de séries qui colleraient au thème et dont je n’ai pas les génériques. Parfois c’est à ce moment là que fais moi même des très bonnes découvertes donc c’est gagnant ! Genre, pour rester sur l’épisode marin, c’est dans ce cadre que j’ai découvert le très sympa générique d’ouverture de l’oubliée série Tactical Roar. 

Normalement après tout ça j’ai dans ma fenêtre foobar entre 20 et 50 titres qui nous « paraissent intéressants à passer. » A partir de là faut COUPER ! C’est la phase où tu supprimes plein de trucs que tu aimes bien pour en garder que quinze. Je choisis avec une priorité, celle de la variété. Une bonne setlist de Kaorin, à mon sens, c’est une où on a des oeuvres d’époques très différentes, où on a des artistes de styles très différents et où on a des oeuvres au ton très différent. Donc j’essaie au maximum de respecter ça, quitte à supprimer des chansons que j’adore, qui viennent d’oeuvres très connues, parce que derrière je préfère évoquer une série méconnue de 2003 où le générique c’est de la guitare sèche et de l’accordéon.

Une setlist finie sur foobar: l’enregistrement n’a pas encore commencé !

 

Au total j’aurais passé entre une et trois heures sur cette phase. La fourchette est large car tout va dépendre du thème: un thème très simple comme « les endings », c’est pas trop prise de tête, par contre quand je m’attaque à un compositeur – Kow Otani par exemple – faut pour un souci d’exhaustivité que j’en écoute un maximum pour chosir le meilleur. Donc que j’écoute le max d’OST possible. Et là ça prend beaucoup de temps pour faire la setlist. 

A noter que souvent je me cale une journée tous les deux mois où je fais 2 ou 3 setlists d’un coup. Genre mi août je me suis pas fait chier et j’ai préparé 5 setlists d’un coup. Ça permet de prendre de l’avance !

 

L’écriture du speak (Entre 2h et 3h)

Une des raisons de l’échec de Otacaen était, à l’époque, mon manque de préparation quand venait le moment de parler entre les titres. A l’époque je me pensais suffisamment malin pour improviser sauf que, quand on est seul, improviser c’est chaud. D’autant que j’ai un souci assez remarquable: je suis quelqu’un qui parle peu mais dès que j’ouvre la bouche je peux être inarrêtable et, surtout, aller dans tous les sens. Ce qui est utile quand on fait des let’s play mais est problématique quand on a un temps limité de radio. 

Pour Kaorin j’ai donc décidé de commencer à rédiger quasi intégralement mes speaks. En voilà un extrait, issu du long épisode sur Shoji Meguro (une trentaine de musiques à commenter.)

La chance que j’ai c’est que j’ai un style oral. Du coup écrire des speaks… est pas ultra compliqué pour moi, c’est même là où mon style est enfin le bienvenu ! Je me sers ensuite de ce speak de base sur laquelle je vais parler. Je vais essayer de le lire de la manière la plus invisible possible car je ne supporte pas entendre des gens lire sans faire d’efforts. C’était un de mes plus gros stress au début de l’émission: que le fait que je lise s’entende. Au final, je pense être arrivé à un bon équilibre aujourd’hui, et j’ai de plus en plus tendance à improviser sur les speaks que j’écris, à rajouter des remarques ou des blagues… histoire de briser la monotonie. J’ai le sentiment que ça paie.

Maintenant écrire tout un speak est pas simple car si au final je dois parler environ 20mn par épisode en cumulé, rédiger l’ensemble de ces 20mn est très prenant: l’épisode 39, celui dedié aux animés de guerre, par exemple, c’est un épisode classique de 1h30 mais reste que le speak fait déjà 7 pages, 20 826 caractères et 3634 mots. C’est… beaucoup à écrire ! Un article de Néant Vert, en moyenne, c’est entre 3000 et 5000 mots (celui-ci en fait 3594), ça vous donne donc une idée de la quantité qu’il faut écrire et je dois avouer que c’est parfois le passage que j’aime le moins.

J’ai tenté quelques expériences pour essayer de baisser le temps passé dans cette phase: pour l’épisode 26 j’avais pris des petites notes et j’essayais d’improviser dessus (c’était pas glorieux), ou l’épisode 50 j’ai juste fait full improvisation mais l’ambiance plus décontractée.

Dans tous les cas, moins je passe de temps à rédiger les speaks, plus je vais passer de temps à les enregistrer car les speaks je vais les faire et surtout les refaire. Mais ça c’est déjà la phase suivante !

 

 

Enregistrer les speaks et débuter le montage (1h / 1h30)

 

POINT MATOS.

J’utilise un micro AKG Perception Live P3s connecté à une table de mixage Behringer Xenyx 802. Le tout est désormais branché à une carte son externe à 10€ parce que mon DELL Inspiron a une carte son bien merdique et, surtout, qu’une seule entrée jack. Ce matos était celui utilisé lors des deux premières saisons de LOLJAPON, avant qu’on upgrade pour un matos nous permettant d’accueillir 4 micros. Le micro a une bonnette simple, et le cable c’est un SSSnake que je change tous les deux ans car, eh, ça meurt vite.

Oh, et j’ai un pied de micro. Si un mec débarque chez moi je peux l’assommer avec, c’est assez lourd !

Enfin comme logiciel c’est… Audacity. Classique.

Une fois tout installé et tout branché à mon bureau, l’enregistrement commence. Enfin, avant on fait des tests de micros pour voir la qualité de l’enregistrement et si le volume est bien réglé. La base.

Pour gagner du temps j’enregistre pas tout le speak d’un coup, je fais ça par a-coups. En gros je met dans Audacity la piste avec le générique de l’émission, ensuite j’enregistre mon speak situé entre le générique et le titre d’intro, je le colle dans la piste de montage, ensuite je colle le titre d’intro, puis j’enregistre le speak entre le titre d’intro et le premier titre du premier duo, je colle le speak, je colle les deux titres du duo, je fais le speak, etc etc.

J’avais essayé au tout début de tout enregistrer d’un coup mais c’est… épuisant. A mon humble avis. Puis quand arrive le montage c’est pas fun du tout. Là au moins j’enregistre direct, je corrige aussitôt les erreurs (et y’en a toujours), et comme je fais les deux phases d’un coup, j’ai quasiment terminé à la fin. 

J’essaie souvent de réecouter le speak en integralité avant de le valider et de le coller mais si je manque de temps ou d’énergie, ça va être la phase qui saute le plus. En règle générale, dès que je sais que je dis une connerie, je refais le speak depuis le début pour pas perdre en énergie. 

Au départ c’était un peu gênant de parler tout seul devant un micro, ça stresse facilement, on se chie dessus à chaque erreur, mais plus le temps passe mieux on gère cet exercice et mieux on comprends que des petits bégaiements ou qu’une langue qui fourche ajoute un poil au charme du podcast~

Oups ma langue a fourchée

Fin du montage: les beds (30mn)

Les speaks seuls c’est un peu chiant du coup il leur faut un fond sonore. Je fais ça à la fin du montage. Pas de raisons particulières.

Les beds, je vais souvent me servir dans un dossier que j’ai crée qui s’appelle, grosso merdo, « Réserve de beds. » Donc je pioche là dedans, parfois je pioche dans mes réserves d’OST quand je veux un peu du neuf, et je choisis le titre que je passe en fond souvent en fonction de la chanson qui vient de passer: si elle est un peu tristoune, par exemple, j’évite de choisir un bed avec des trompettes funs et un solo de guitare de 8mn. 

Souvent c’est à partir de ce moment du montage que Audacity commence à planter de façon aléatoire, et où chaque fois qu’on veut coller un mp3 dans une piste, modifier le volume ou changer la position d’un extrait, il va freezer entre 10 et 30s, et c’est là que la patience est testée. Souvent redémarrer le logiciel aide à virer ce souci. Mais quand tu dois rajouter une dizaine de beds, que tu dois monter, modifier et découper pour l’adapter au speak, c’est un peu lourd. D’autant que dans cette phase y’a un souci récurrent: le volume du bed dans Audacity sera toujours un poil différent du volume du bed dans la version finale. D’où ma tendance à mettre le volume des beds trop bas parce que dans Audacity ça me paraissait trop fort. 

Quand le Kaorin est dédié à un compositeur, je fais en sorte que chaque bed soit fait par le compositeur en question.

J’ai en outre une marotte: chaque épisode de Kaorin à toujours au moins un bed provenant d’une célèbre franchise de JRPG. Laquelle ? Découvrez le par vous même (et c’est clairement pas dur.)

Et voilà quoi ressemble un Kaorin dans Audacity avant export. Sur les deux premières pistes se trouvent mélangés chansons et speaks tandis que sur la troisième piste se trouve les beds, avec leur volume baissé au maximum.

 

Réecoute & Upload (1h50)

Après ça je met l’épisode dans mon baladeur, je l’écoute dans les transports quand je vais au boulot, je vérifie que y’a pas d’erreurs grotesques, je note si les beds sont mal réglés (c’est souvent le principal souci que je note) et une fois que je suis heureux du résultat (c’est très rare que j’en sois pas content du premier coup), j’uploade l’épisode sur les serveurs de Radio Kawa, je prépare la page de l’épisode sur le site – description, tracklist, illustration -.

La veille de la sortie de l’épisode je modifie et uploade le fichier xml pour que iTunes et les applications comme Podcast Addict captent l’épisode et puissent le distribuer.

 

Sortie de l’épisode !

Je fais deux tweets dans la journée sur le compte Twitter de Kaorin pour prévenir que c’est sorti et voilà, l’épisode est à votre disposition <3. Je fais un rappel plus tard dans la semaine au cas où mais c’est vrai que j’ai du mal à vraiment faire une promotion complète et efficace de l’épisode: j’ai peur de lourder ou d’en faire trop ! 

Dans tous les cas, voilà, votre Kaorin est sorti, plus qu’à écouter, commenter ou partager.

 

Et c’est donc là dessus que se clôture cet article. N’hésitez évidemment pas à poser des questions si vous le souhaitez et si vous êtes curieux sur des points, je vais tâcher d’y répondre ! Pour vraiment finir, je vais poster six épisodes de l’émission dont je suis très fier si vous souhaitez découvrir l’émission ou si vous voulez savoir quels sont mes numéros favoris:

  • L’épisode 4 – Heartcatch MelocureLe thème est assez méconnu mais c’est un duo que j’adore, qui possède deux membres avec un CV assez ahurissant, permettant le passage d’excellentes chansons et, surtout, c’est le premier Kaorin sur lequel je pense avoir trouvé le bon équilibre, le bon ton. Les épisodes précédents faisaient encore un peu office de crash-test, là c’est bon, la formule est figée !
  • L’épisode 14 – Regarder tes mangasDe tous les épisodes avec un thème très vague, celui-ci a toujours été un petit coup de coeur. Tous les titres que j’y ai passé sont des coups de coeurs, je trouve la setlist très équilibrée, bref, il paie pas de mine mais j’ai beaucoup d’affection pour celui là.
  • L’épisode 24 – Kow Otani, Oiseau LibreJe vous un culte à Haibane Renmei donc rendre hommage à son excellente OST via son excellent compositeur faisait sens. Se trouve du coup une setlist très riche en qualité, dont je suis très content. 
  • L’épisode 35 – Des lendemains qui hantent. Très content de ce panorama des dystopies dans l’animation japonaise: la setlist est vraiment ultra solide, les animés présentés sont vraiment bons, on y retrouve la variété que je cherche à tout prix, bref, tout fier.
  • L’épisode 38 – Yoko Kanno, XXe siècle – Une émission spéciale Yoko Kanno avait été très demandée et je pense sincèrement que cette première partie a su répondre aux attentes ! Là ou la seconde partie était ptet un poil trop longue, là l’équilibre est vraiment réussi, et j’ai découvert pour l’occasion pas mal de choses que j’ignorais de la compositrice.
  • L’épisode 53 – L’heure des boulettes – Une des rares émissions dédiée au JV et celle dont je suis le plus content (à part le duo d’émission dédié à Nobuo Uematsu) car celui qui m’a le plus forcé à sortir de ma zone de confort. J’ai découvert plein d’OST de shoots à l’occasion, passé quasiment une nuit entière à écouter du Touhou pour savoir quel titre choisir, etc etc. Là aussi c’est un épisode qui à priori paie pas de mine mais sur lequel je me suis impliqué plus que d’habitude.

Donc voilà, merci à tous de votre lecture et longue vie au rock n’roll !

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Une réaction au sujet de « Dans les coulisses de Kaorin »

  1. Chouette article, c’est cool à lire en tout cas, voir un peu la conception du podcast !

    Donc j’avais pas eu d’hallucination, je me disais que y’avait vachement souvent du Persona dans les beds de Kaorin… C’est voulu OK ça marche.

    Personnellement j’ai un coup de coeur pour l’épisode 29, les mondes alternatifs. J’aime vraiment toute la setlist et surtout, elle m’est restée en tête plus souvent que d’habitude. Mais concernant les meilleurs épisodes « objectivement », j’aime beaucoup le 4 sur Melocure (que je ne connaissais pas du tout) et le 53 sur les boulettes. Ca se recoupe ^^

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