BanG Dream! Girls Band Party – New Kid in School

BanG Dream! Girls Band Party – New Kid in School

J’ai changé de téléphone fin décembre. 

Là vous vous dites « ok on s’en fout » et je suis pas loin d’être d’accord mais mon téléphone précédent je l’avais chopé en 2015 à petit prix, il tenait très bien le coup mais arrivait un moment où les 3 ou 4Go de stockage interne, ça me pétait les couilles. Surtout quand Love Live t’en prend un bon Go. Du coup comme je m’étais dédié à 1000% à ce jeu là, j’ai jamais pu installer d’autres mobages et j’en avais finalement même pas vraiment l’envie. Envie qui s’est créée quand j’ai eu ce nouveau téléphone et donc les 32 Go de stockage interne que cela impliquait. J’ai installé aussitôt Fate/Grand Order pour en avoir ras le cul au bout de cinq jours (on adore: tirer que des craft essence), et Symphogear X-D a beau être cool ça reste assez limité. Mais surtout ce que je voulais, c’était un mobage de rythme. J’aurais pu passer sur Cinderella Girls mais, eh, jap only, c’est chiant.

Du coup voilà l’arrivée de BanG Dream en Occident qui m’arrange pas mal. Je ne connaissais RIEN de la franchise mais un jeu de rythme avec plein de personnages féminins et la promesse de reprises d’anisong, ça m’a pas mal vendu de rêve. Ni une ni deux, je l’ai installé, deux semaines plus tard j’ai quelques trucs à en dire. Du positif, du négatif, bref de quoi tirer un petit article.

BanG Dream c’est donc un univers simple: on y suit vingt-cinq personnages. Tous féminins. Et tous fanas de rock. Ces vingt-cinq personnages sont donc divisés en cinq groupes: Afterglow (rock pur), Pastel*Palettes (un groupe d’idols spécialisées rock), Roselia (rock edgy et gothique), Hello Happy People (rock fun et feel good) et Poppin Party (rock qui a le goût de l’eau.) On va donc suivre dans l’histoire principale la rencontre entre ces groupes et leurs évolutions, tandis que des histoires secondaires vont se concentrer sur la genèse de ces groupes, la rencontre entre leurs membres et, encore une fois l’évolution de leurs styles et de leurs relations. Pour débloquer ces histoires, il faut gagner de l’expérience, expérience qu’on obtient soit en écoutant les discussions entre les personnages sur la carte du jeu, soit évidemment en jouant des chansons. 

Le gameplay des chansons il est simple: une ligne, des ronds qui arrivent, faut toucher le rond quand il touche la ligne, c’est du Guitar Hero ou du Pop N’Music mais en tactile. Pendant la chanson différents pouvoirs peuvent être enclenchés par les héroïnes pour gagner des points de score, multiplier les points gagnés, transformer vos GOOD en PERFECT ou bien régénérer des points de vie car évidemment si vous vous plantez, vous perdez des PV. Et ça peut tomber vite !

Evidemment, votre score final dépendra moins de vos compétences que de la « puissance » des membres de votre groupe. Avant la chanson, vous composez votre petit groupe de cinq personnes en puisant dans votre réserve de membres que vous avez débloqué. Pour augmenter leurs puissance vous pouvez soit augmenter leurs niveaux à l’aide d’entraînement soit, tout simplement, aller en tirer à la machine à gacha locale, qui vous fera gagner des cartes de niveau 2, 3 ou 4, beaucoup plus puissantes. Et le gacha vous savez déjà ce qu’il va se passer: vous pourrez tirer des personnages en accumulant des étoiles, étoiles que vous gagnerez en jouant ou en lisant des histoires… mais que vous obtiendrez beaucoup plus vite en les achetant. LE CLASSIQUE.

Le concept étant posé, et le concept étant connu, essayons de voir en quoi Bang Dream se distingue du reste.

Déjà, y’a eu un animé l’an dernier mais vous pouvez l’oublier. Il se concentre sur le groupe le plus inintéressant des cinq (Poppin’ Party) et, surtout, il n’est ni bien écrit ni bien réalisé. C’est un animé assez lambda sans qualités vraiment remarquables. Du coup vous pouvez juste lancer le jeu directement et passer deux jours A PAS SAVOIR QUI EST QUI.

C’est mon vrai gros reproche sur l’univers de BanG Dream: le chara-design entre tous les personnages est terriblement similaire. Et il y’a tellement de personnages qu’on rencontre en un temps très réduit qu’assimiler qui est qui est relativement difficile. C’est un peu pour cette raison que j’ai rapidement eu beaucoup d’affect pour le groupe Hello Happy People qui possède cinq personnages… qui sortent vraiment du lot. On a une giga timide aux cheveux bleus, une Prince du Lycée qui rend toutes les nanas gagas, une rouquine superactive, une petite blondinette aux yeux dorés et, surtout, UNE PUTAIN DE PELUCHE D’OURS. Ok, là ça sort du lot.

A l’inverse, je sais toujours pas différencier les persos de Roselia et de Pastel*Palettes alors quand en plus ça rajoute des jumelles dans le lot je suis perdu. C’est quelque chose qui va venir avec le temps, j’imagine, mais le fait que deux tiers des personnages possèdent un chara design très classique est un peu tristounet, surtout à une période où les mobages japonais sont reconnus pour permettre aux chara-designers de faire exploser leur créativité. 

LA PARTIE DE QUI EST-CE LA PLUS HARDCORE AU MONDE

Un autre point sur lequel je suis encore peu convaincu: la setlist. On a donc une setlist divisée en deux parties: les chansons originales et les reprises. Et, pour être honnête, les chansons originales j’ai encore du mal à accrocher ou à m’en rappeler un minimum. J’imagine que l’idéal ça serait que je les joue en boucle pour m’imprégner d’elles et commencer à les apprécier – après tout y’a pas mal de chansons de Love Live où il m’a fallu plus de cinq écoutes pour que j’accroche – sauf que… je joue majoritairement les reprises. 

Car les reprises, houla, y’a du lourd. 

Du Attaque des Titans, du K-On, du Digimon, du Angel Beats, du FMA, du Steins Gate, du AnoHana, du Evangelion, du Vocaloid… Y’a du très très lourd, avec beaucoup de titres qui parleront à un public très large. Le tout dans des reprises de qualité variable mais qui ne gâchent jamais vraiment la force des titres originaux. Mais un simple tour en mode multijoueur vous fait constater un truc simple: tout le monde joue les reprises. Les chansons originales sont oubliées. Y’a qu’un petit groupe réduit qui proposeront des chansons de Poppin’Party, y’aura parfois quelques fans de HHP, Afterglow ou Roselia, quant à Pastel*Palettes j’ai jamais vu qui que ce soit en proposer en multi.

Ne nous mentons pas: ces reprises c’est un point central dans la promotion du jeu et une des choses capables d’attirer le plus un nouveau public. Sans elles, y’aura sans doute moins de personnes qui lanceraient le jeu. Du coup c’est une extraordinaire porte d’entrée. Mais attention à pas rendre cette entrée trop confortable, car t’as ptet envie que tes visiteurs explorent les autres pièces. Et arrêtent de spammer Guren no Yumiya ou Silhouette dans le lobby multi.

La mode multi-live c’est d’ailleurs une des bonnes idées du jeu. Au lieu de faire s’affronter les joueurs, BanG Dream propose ainsi de la collaboration, où chaque joueur contribue au score global de son équipe. C’est assez fun, y’a des stickers rigolos pour communiquer et t’es pas mal encouragé à en faire car tu y gagnes plus de récompenses qu’avec le jeu en solo. Le seul truc dommage c’est que c’est lié à un autre défaut que j’ai régulièrement remarqué: le jeu a un réseau pourri. 

Alors après ça s’atténue au fil des semaines mais le premier week-end, j’étais régulièrement frustré de voir le jeu galérer à se connecter. Alors que j’étais en 4G. Au milieu de Paris. Chez moi il lui arrivait régulièrement de mouliner pendant trois minutes avant de comprendre que, ah, pardon, on captait un réseau depuis le début. En Multi-Live j’avais vraiment honte car je voyais mes 4 compères se connecter en 10s alors que moi au bout de 50s j’en étais à 85%. Pas le sentiment le plus confortable.

Quand t’es le boulet de l’équipe

Ces problèmes là ils semblent se réduire au fil des jours, mais rien que ce matin j’ai encore eu un moment plaisant dans le Transilien avec un jeu qui refusait de se connecter alors que Twitter / Symphogear X-D et Love Live étaient en mode « yay y’a du réseau c’est la joie. » Pas mal de français m’ont témoignés ce souci donc j’imagine que c’est pour Bushiroad un moyen de montrer leur opposition à la politique de Macron. Noble décision, mais quand c’est les usagers qui trinquent c’est-

Jusque là j’ai peu évoqué les qualités uniques du jeu alors on va y’aller: les histoires et les discussions. Déjà le studio Craft Egg a fait péter le moteur et au lieu de sprites en 2D tous normaux, là on a des beaux modèles 3D très expressifs et qui bougent bien leur corps pendant les discussions. C’est esthétiquement plaisant, très efficace et c’est accompagné de doubleuses bien investies dans leurs rôles – on trouve parmi les 25 pas mal de jeunes débutantes assistées de quelques gros noms comme Yoko Hikasa, Sumire Uesaka, Ayane Sakura ou bien motherfuckin’ Tomoyo Kurosawa (Kumiko dans Euphonium, Phos dans l’Ere des Cristaux.)

Les dialogues sont assez bien écrits, la genèse des groupes intéressantes et… on va pas se mentir, si vous êtes là pour shipper des filles entre elles, voir de l’amitié qui peut facilement devenir du saphisme et écrire des fanfics de 30 000 mots sur l’amour naissant entre mèche rouge et yeux fatigués, vous allez être servis, les sous-entendus et le vocabulaire de l’amour-amitié répondent présent, au service du yuri. 

Et au final, même si pour l’instant je sais toujours pas vraiment qui est qui, leurs discussions sont rigolotes et distrayantes, et c’est un point agréable.

PARTNER-IN-COOL

Donc voilà, c’est BanG Dream Girls Band Party, il est encore tôt pour dire si la sauce va prendre chez les occidentaux mais ça paraît un bon compromis entre le gameplay simple et accessible Love Live et le cast mirobolant de Idolmaster Cinderella Girls, avec le bonus sympathique des reprises d’anisongs célèbres qui possède néanmoins le risque de faire de l’ombre à l’univers musical de la franchise. Attention, donc. 

En attendant, on va conclure avec le plus important, c’est à dire mon top 5 de mes persos favoris, 2 semaines à peine, c’est parti:

5/ Kanon, la pauvrette qui se fait bolosser par la vie mais qui se laisse pas démonter

4/ Maya, l’otaku des batteries et la prolo devenue idol

3/ Kaoru, l’actrice-philosophe un peu débile

2/ Eve, l’experte en BUSHIDO

1/ Misaki / Michelle, le sarcasme dans un corps rembourré, on aime

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