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The Promised Neverland – Hallowed Be Thy Name

 Death Note a définitivement une place particulière dans le Shonen Jump des années 2000. Dans un magazine qui encore alors ne proposait que des séries d’actions aux pouvoirs toujours plus fucked up, des comédies qui ne sortaient alors que peu de leur carcan ou des romances peu développées entre lycéens, inutile de dire que voir arriver une série qui mélangeait efficacement des codes fantastiques, policiers et psychologiques tout en mettant en scène un protagoniste aux intentions condamnables et en basant l’intrigue sur des plans tarabiscotés aux conséquences concrètes sur le récit, ça a eu un véritable impact. L’oeuvre elle-même n’est pas forcément dénuée de défauts mais cet ensemble aura séduit un très large public et aura permis au Jump de rappeler que, parfois, il peut produire des choses qui sortent du moule et bénéficient tout de même de la machine de guerre éditoriale et marketing dont peut s’enorgueillir le magazine.

Avec ce succès public et international, Death Note aurait pu créer un genre au sein du Jump et permettre de voir naître, dans le magazine, d’autres séries de mystères à la moralité ambiguë, susceptibles de parles à ces adolescents et jeunes adultes qui veulent lire plus de choses dans ce ton. Hélàs, ce n’est pas vraiment ce qu’il s’est passé et le Jump s’est maintenu dans cette ligne éditoriale qui privilégie le divertissement pur et un public type évident: les pré-adolescents, avant tout.  La fin de Death Note, en juillet 2006, n’aura donc rien chamboulé dans le magazine. 

Flashforward dix ans en avant, été 2016.  Période étrange pour le magazine: la fin de Bleach et de Nisekoi viennent d’être annoncés, et en réunion éditoriale, celle de la série quarantenaire Kochikame a été décidée. Trois oeuvres importantes du magazine et de son histoire vont donc nécessiter des remplaçants et c’est dans ce contexte bien précis qu’est annoncé une nouvelle série, gérée par deux auteurs jusque alors méconnus. Cette série c’est Yakusoku no Neverland et, trente chapitre après ses débuts, mon enthousiasme n’a toujours pas chuté d’un iota. Ca pourrait effectivement être le manga dont tout le monde va parler d’ici quelques mois et, honnêtement, ce succès serait loin d’être démérité tant l’oeuvre montre des qualités évidentes, se démarque vraiment du lot sous plein de bons aspects et sait, et c’est le principal, offrir un plaisir de lecture indéniable. 

Le premier chapitre avait su, à l’époque, marquer les esprits. Il nous présentait donc l’histoire de Emma, Norman et Ray, les trois enfants les plus agés d’un orphelinat idyllique où les enfants sont traités avec amour par la seule adulte de l’endroit, une femme nommée affectueusement Maman, qui sait leur offrir soin, écoute et gentillesse. Entre plusieurs jeux à l’extérieur du bâtiment, les enfants sont soumis à des tests de logique et de connaissance, qui leur permettent de ne pas laisser le cerveau s’ankyloser. Bref, un bel endroit et tant pis si un mur gigantesque entoure l’orphelinat, que les enfants portent tous le même uniforme blanc et qu’ils ont un chiffre tatoués sur le cou: pour nos héros, c’est un paradis, paradis qu’ils quitteront dès que des adultes souhaiteront les adopter. D’ailleurs, à la fin du premier chapitre, c’est une petite fille qui a été choisie et qui va avoir le droit de quitter l’orphelinat ! Mais hélàs, elle oublie son petit lapin en peluche , nos héros courent donc essayer de la rattraper pour lui rendre l’objet oublié et, cela va les amener à voir ce qu’ils ne devaient pas voir: la vraie destinée qui attend les enfants qui ont été choisis pour être « adoptés »…

La situation n’étant guère joyeuse et laissant songer à une fin tragique, les trois héros vont donc tâcher d’allier leurs forces – l’endurance et l’agilité pour Emma, la stratégie pour Norman, les connaissances pour Ray – pour tâcher de partir de l’orphelinat avec tous les enfants qui s’y trouvent afin d’empêcher la conclusion tragique qui point le bout de son nez pour tous ces joyeux garnements. 

On va donc suivre leurs errements, leurs découvertes, leurs tactiques et leurs frustrations dans cette quête de liberté qui ne sera pas tous les jours aisée.

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Mangarama désopilant

Eh, dans une semaine je vais découvrir Marseille et la Japan Expo Sud, petite hype au fond du coeur – surtout pour le voyage et pour la conférence, la conv en elle-même m’intéresse moins vu que contrairement à 2013 y’aura pas Ikuhara . En attendant, malgré tout, cette première fois provençale, je vous propose un article court, léger, qui ira directement au point, avec un Mangarama qui sera dédié à quelques mangas comiques que je lis ces derniers temps. Allez savoir pourquoi spécifiquement je lis masse de comédies en ce moment, mais j’imagine que le quota action / baston est comblé par ma découverte de Naruto qui avance relativement sereinement (j’en suis au moment ou Gaara et ses potes reviennent pour aider Naruto à sauver Sasuke) (la première fois) (parce que ça se trouve ça arrive plein de fois après.)

Mais bon, allons y ♪

Kaguya-sama wa Kokurasetai

Kaguya Wants To Be Confessed

Il est le président parfait du conseil des élèves d’un lycée ultra-prestigieux malgré ses origines modestes, elle est sa vice-présidente parfaite venant d’une famille extrêmement influente et importante du Japon, les deux s’aiment, les deux savent que l’autre l’aime mais il y’a un seul problème: ils ont une fierté colossale. Du coup ils refusent tous deux d’être celui qui va faire le premier pas et se confesser à l’autre, car pour eux se confesser ça veut dire prendre le rôle du faible du couple. Ils vont donc commencer à manipuler les événements et les personnes autour d’eux pour faire en sorte que l’autre personne soit celle qui va faire l’effort de se confesser.

Tarabiscoté, donc, et la couverture du tome 1 donne le sentiment qu’on va lire un truc à base de manipulations sales, de coeurs brisés et d’absence totale d’honneur, où tous les coups seront permis. Surprise, c’est en fait… absolument adorable.

Publié dans le Young Jump, magazine seinen respecté, Kaguya-sama se pose donc rapidement comme une sorte de Code Geass de l’amour, où tous les personnages commencent à prévoir plusieurs coups à l’avance et à se prendre la tête même si le plus ridicule des détails. Très drôle de part cet aspect over-the-top, le manga se permet même de rajouter des personnages en plus, comme la très libre trésorière, qui vont dynamiter à leur façon le manga à rythme régulier pour ne pas le faire sombrer dans une routine certaine. Plus malin encore, certains chapitres vous feront passer des rires aux larmounettes, avec des passages plus jolis, plus émouvants, qui rendront grâce aux sentiments réels des personnages, qui sont tout de même traités avec un vrai sérieux. Ah, et il y’a un narrateur à la Kaiji dans tout ça, qui raconte les événements AVEC BEAUCOUP D’ENTRAIN ET DE POINTS D’EXCLAMATION !! Y’a du coup parfois un petit côté Delphine 1 – Yvan 0 et tout ce qui fait référence, même sans le vouloir, à des travaux dans lequel est impliqué Dominique Farrugia, moi, écoutez, j’y suis totalement favorable.

Ce n’est pas un exercice facile que celui dans lequel s’était lancé Kaguya à la base car au moindre détail loupé, l’ambiance peut s’effondrer et passer du drôle au ridicule, voire au gavant. Mais après une cinquantaine de chapitres, ça continue de bien se tenir et chaque semaine voit venir de nouveaux plans foireux absolument hilarants tout en réussissant à développer les personnages et les relations entre eux. C’est mon conseil sincère du mois, et je l’ai ajouté entre Straighten Up, Again!! et Helck dans mon autel des œuvres dont je rêve d’une édition française de qualité dans mon étagère. J’ai même libéré un peu de place, en prévoyance, je le mettrais entre mes Your Lie In April et mes Genshiken.

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Kimi wa Midara na Boku no Joō – Bouquet de nerfs

Je déteste Lynn Okamoto.

Enfin, je le déteste pas personnellement. J’ai détesté Elfen Lied, détesté Nonono 1 et, du coup, je déteste ne serait-ce que l’idée de lire un jour Brynhildr. C’est un auteur dont je n’aime pas le style, dont je hais le simplisme de ses personnages et de ses situations, qui ne fait jamais preuve de subtilité ce qui, du coup, me donne l’impression d’être pris pour un débile. Et le pire ? C’est que y’a souvent des bonnes idées ou des trucs cools dans ses œuvres. Je peux même pas totalement le détester. 

Alors du coup que se passe t-il quand je lis un manga au pif, kiffe pas mal après quatre chapitres, puis découvre que c’est écrit par Lynn Okamoto ? Je ne sais pas, c’est un sentiment indescriptible, partagé entre la frustration, la déception et la bonne surprise, semblable à celui que j’ai ressenti en 2006 quand je voulais que la France se fasse claquer au premier tour de la coupe du monde pour faire chier mon frère et que finalement non la France est allée jusqu’en finale et que woowoow je suis monté dans le train de la hype et je m’ai oublié mes principes et mes préjugés pour profiter du moment.

Bref, comme le but de Ribery contre l’Espagne, ce manga est rapide, concret, efficace, sexy, le fruit d’une belle collaboration et la preuve que même un mec pas toujours connu pour sa grande finesse peut faire quelque chose susceptible de faire vibrer les sentiments primaires de même les plus intellectuels d’entre nous.  Voyons ça ensemble dans ce 1001e billet de Néant Vert qui est dédié, du coup, à Kimi wa Midara na Boku no Joō. Le titre peut vaguement se traduire en « Vous êtes Indécente, ma reine », et c’est pas un titre usurpé, comme on va le voir.

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Kimi wa Midara na Boku no Joō (que je vais réduire à Kimidara si vous le voulez bien) est donc un manga débuté en 2012 dans le Weekly Young Jump, avec pour auteur Lynn Okamoto et pour dessinatrice Mengo Yokoyari. L’intrigue est simple: Subaru et Saito sont deux enfants inséparables, malgré leurs très différentes origines sociales. Ainsi Subaru est originaire d’une très très grande famille, extrêmement riche depuis plusieurs générations, qui a l’air de contrôler certains bails au Japon tandis que Saito, bon, c’est un gosse de prolo. Bref, malgré la guerre des classes, ces deux enfants se kiffent bien, se taquinent, s’amusent, c’est la belle vie.

Sauf que.

SAUF QUE.

Subaru doit partir direction un établissement scolaire et internat ultra côté, où le droit d’entrée est une somme ahurissante, impossible d’accès pour le quidam moyen. Sauf que Saito, bah, ouais, c’est le quidam moyen, du coup il est niqué et il doit voir son amour d’enfance partir loin de lui. Mais c’est sans compter sur ses ressources et quand un droit d’accès à cette école via une bourse et des résultats exemplaires apparaît, il sait saisir cette chance, étudie sans compter, et parvient, six ans après le départ de son amie, à rejoindre en tant que lycéen cette école. Là bas il se rend compte que Subaru a bien changée: moins garçon manquée qu’avant, elle est devenue l’idole de cet établissement prestigieux, n’est jamais descendue de la première place du classement depuis son arrivée et, hélàs pour notre héros, ne semble accorder la moindre importance à lui, comme si elle avait tout simplement oubliée son passé.  Déprimé as fuck, Saito décide de partir chouiner dans sa chambre d’internat et se met à rêver d’une porte qui lui permettrait d’accéder directement à la chambre de son aimée…

C’est là qu’une porte permettant d’accéder directement à la chambre de son aimée apparaît à la place de la porte de son placard, que son aimée en sort vétue d’une serviette de douche, qu’un dieu en forme de polochon explique qu’un accord a été passé et que leur voeu mutuel a été écouté. Et Subaru a beau nier les faits, elle a elle-même fait ce voeu, au point d’être considérée comme la « contractante » par ce dieu qui va, donc, exiger d’elle un paiement. Et ce paiement il est simple: une fois par jour il va retirer à Subaru son sang-froid, sa maîtrise de soi. Et du coup, pendant cette heure, celle-ci n’aura plus aucune barrière morale. Ce qui va d’abord être vaguement mignon – elle va enfin avouer à Saito tous les sentiments qu’elle a envers lui et qu’elle réprimait pour conserver son image et par peur d’être rejetée – mais va vite poser des problèmes quand il va découvrir que Subaru, en fait, elle est méga portée sur le cul. Et pas n’importe quel cul: celui du héros, si possible.

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  1. Le manga de saut à ski très sympa quand ça parle de saut à ski, carrément imbuvable dès qu’on sort des pistes
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Mangarama assassin et sentimental

Ptet que je vis un printemps super animé mais ça va pas m’empêcher de lire des mangas et de les lister sur Néant Vert tout en donnant mon forcément très pertinent avis.

Donc c’est un mangarama donc concept simple: j’évoque des lectures récentes et marquantes. Pas de spoiler. Juste l’envie de partager. Comme j’ai les yeux qui piquent (j’ai bien mangé 1) je vais pas allonger inutilement cette intro et partons directement dans du gros shonen mainstream fraîchement terminé.

Note: une partie de ces mangas, je dois leur lecture au dossier manga romantique que Sebastien Ruchet nous a offert dans le n°29 de LOLJAPON. Si vous voulez plein de titres intéressants, c’est par ici, peu après le début de la troisième heure d’émission.

Assassination Classroom

AssCla

Y’a des oeuvres comme ça, tu les commences, tu trouves ça top puis arrive un point où tu te dis « ouais non c’est pas si top en fait », tu les laisses tomber puis tu reviens vers elles une fois que des ponts ont bien coulés sous l’eau et, magie, tu surkiffes à mort et tu te fais tout d’un coup. J’ai eu très clairement ce syndrome pour Assassination Classroom. Y’a deux ans j’avais adoré les deux premiers tomes, détesté le troisième mais comme tout le monde m’a assuré que ça devenait super génial y’a un moment, allez, je me suis lancé dans le tout le mois dernier, dans l’optique de vivre la fin en « direct. »

Et, effectivement, Assassination Classroom accumule les excellentes idées et forme une oeuvre complète qui ne manque certainement pas de qualités.

2016-02-08
Quand tu lis un doujin de Xration

En soit, Assassination Classroom est une série qui d’amblée est pas mal risquée puisqu’elle joue avec énormément de choses qui, à la moindre mauvaise maîtrise, peuvent se retourner contre elles. Ce scénario difficile à expliquer hors contexte (des élèves qui doivent assassiner leur professeur), une alternance constante entre une intrigue très sérieuse et des blagues très potaches, un design à part des canons du Shonen Jump, un casting composé de près d’une trentaine de personnages dès le second tome, des enjeux qui tournent autour d’un impératif chronologique, etc etc.

Je ne saurais pas expliquer ce qui, à l’époque, m’avait deçu dans ce fameux troisième tome. Le personnage de Madame Pouffe, peut-être ? Je ne comprenais pas bien son interêt et le rythme s’effondrait subitement. Étrangement, dès le tome suivant, le rythme remet à s’accélerer et ne s’arrête jamais.  J’aurais fait l’effort de lire le tome 4, j’aurais sans doute jamais fait de hiatus. Car non content de proposer un univers original et un casting très large, Assassination Classroom est surtout une série qui se lit très facilement. Le vrai talent de ce manga c’est celui de nous immerger aisément et de trouver la narration parfaite, en permanence.

Donc non seulement ça se lit bien mais en plus c’est, concrètement, bien tout court. Panique au début: ces vingt élèves de la classe 3-E, comment on va les différencier, comment on peut avoir le temps de tous les développer ? Et bah le manga y arrive et à la fin on les aime tous pour des tas de raisons. Evidemment les élèves « principaux » (Karma, Nagisa, Kaede…) vont connaître plus de développement que les autres mais tous ont leur heure de gloire et tous dépassent leurs archétypes avec talent. Rio est trop cool, par exemple.

Et quelle surprise de voir le manga parfois devenir hyper sombre et toujours parvenir à être super crédible et super impliquant ! Quand Assassination Classroom veut nous mettre mal à l’aise, il y arrive et certains thèmes sont assez violents: l’arc de Nagisa avec sa mère est assez inattendu dans un truc qui vient quand même du magazine le plus inoffensif de tous les temps, c’est à dire le Shonen Jump !

Même la fin est super cool, l’auteur semblant avoir réussi à imposer de terminer quand même son manga  au moment où il voulait alors qu’il est, faut-il le rappeler, le second manga le plus populaire et le mieux vendu du magazine derrière One Piece. Du coup on a une fin complète, satisfaisante, émouvante et qui ne contredit pas tous les tomes qui précèdent. C’est chouette un manga qui a une bonne fin, ça arrive pas tant que ça !

Bref, Assassination Classroom a été une excellente lecture de bout en bout, je la conseille très fort à tout le monde car, en bonus, c’est un shonen qui se fait parler au public le plus large possible, ce qui est quand même un sacré bonus.

2016-02-04
Best girl

Shinshunki Bitter Change

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Du bodyswap ! J’adore le bodyswap ! J’aime quand des adolescents échangent leurs corps et découvrent l’amour !

… mais là ils sont toujours bloqués dans le corps de l’autre cinq ans après sans savoir comment changer !

AH ! 

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  1. Comme toujours dans ma cantine, je suspecte qu’ils foutent des somnifères dans leurs sauces juste histoire de pourrir l’aprem de tout le bâtiment
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Immortal Hounds – On ne vit qu’une infinité de fois

Bon imaginez: on est dans un monde où les humains sont littéralement invincibles. La seule chose qui peut les tuer c’est la vieillesse mais tout le reste semble ne faire aucun effet. Une balle dans la tête ? Hop le crâne se reforme, comme si de rien n’était. Une chute mortelle ? Zéro problème, le corps reprend sa forme initiale. Une voiture vient de vous percuter à grande vitesse ? Au pire vos vêtements sont un peu détériorés mais vous ça va. Bref un monde magique ou la maladie, par exemple, se soigne avec une balle dans le crâne puisque quand le corps se reforme, il reprends en plus sa santé initiale.

Sauf que dans cette société des humains, nommés les Vectors, ne possèdent pas cet atout et sont aussi vulnérables aux blessures mortelles que vous et moi. Difficile déjà pour eux de vivre dans cet univers où ils sont extrêmement minoritaires  mais quand en plus ceux-ci sont traqués par la police et les autorités car ils sont contagieux et peuvent transmettre – volontairement ou non – leur handicap à leurs proches, inutile de dire que tout se complique lourdement.

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Ce que je viens de vous résumer c’est l’univers dans lequel se passe Immortal Hounds ou, de son nom japonais, Shinazu no Ryouken, un manga écrit et dessiné par l’auteur Yasohachi Ryou, à qui l’on doit par exemple le tout aussi intéressant Uwagaki (publié en France chez Doki Doki) … et quelques mangas H dont je viens d’apprendre l’existence. La série Immortal Hounds est prépubliée dans le magazine Harta (source de Wolfsmund, Bride Stories ou Gisèle Alain) depuis mi 2013, on en est à l’heure actuelle à une presque trentaine de chapitres et à peine trois volumes reliés dans l’archipel.

Et c’est vraiment pas mal. 

Couverture du tome 2
Couverture du tome 2

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Koi to Uso – Niquer (le système)

Un petit billet léger avant un très très gros billet sur l’histoire du Shonen Jump que je suis en train de préparer depuis deux semaines et qui est loin d’être terminé. Comme d’hab c’est Septembre et, je sais pas pourquoi, Septembre c’est un mois manga pour moi. Là j’ai découvert une petite série sympatoche donc, allez, autant vous en parler: Koi to Uso. 

Avant de commencer, je vais juste vous remercier tous et toutes pour l’accueil fait au premier épisode de Kaorin qui fonctionne vraiment mieux que ce que j’espérais. J’espère que vous avez aimé et que vous serez là également pour le second épisode dans deux semaines :3.

Alors qu’est-ce que c’est que donc ? Koi to Uso (ou traduit en anglais « Love and Lies » (ou traduit en français « Amour et Mensonges » (ou traduit en italien (« Amore and Mensonggi » (ou traduit en breton « Demat Breizh »)))) est un manga qui a débuté sa parution il y’a un poil un an et qui est publié chaque semaine dans une application Google Play nommée Manga Box dispo dans pas mal de pays en japonais, chinois et anglais.

 L’auteur est Musawo Tsumugi, qui n’a pas d’autres mangas majeurs à son arc. Le seul petit truc c’est que si y’a un chapitre par semaine, ceux-ci ne dépassent que très très rarement les huit pages. C’est donc des lectures très rapides. A l’heure ou je vous parle, on en est au cinquante-septième chapitre donc hésitez pas à y jeter un oeil. Perso je sais que je suivrais pas ça semaine par semaine mais que je vais ptet me marathoner tout d’un coup dès que j’en ai l’occasion.

Mais bref, on parle on parle, mais c’est quoi le scénario ?

Chapitre 3, les héros se déclarent leur amour et découvrent le plaisir de la soupe de langue
LES HEROS QUI S’EMBRASSENT

Woh quelle image qui SPOILE TOUT. « Bravo Amo, tu nous présentes un manga comédie romantique et tu nous montre les héros qui s’embrassent, super sympa ça ! Je croyais que 95% des shonen comédies romantiques, le seul interêt c’était de savoir avec qui le héros allait sortir. » C’est vrai je suis désolé de vous montrer ce baiser entre les deux héros qui le font après s’être déclarés leur amour…

 

… dans le second chapitre (sur les 57 sortis.)

C’est quoi le piège ? Et bah le piège c’est l’intrigue de la série: on a donc un héros qui aime secrètement une autre fille. Comme vous le voyez, au bout d’un moment il décide de se déclarer à elle et, paf, surprise, elle aussi est amoureuse de lui. Ils sont excités comme des puces, se font une soupe de langue pour voir ce que ça fait, bref ils vivent leur jeunesse. Sauf que dans la même soirée, le héros fête ses seize ans. Détail ? Pas vraiment puisque nous sommes dans une dystopie ou, à seize ans, le Gouvernement Omniscient Du Japon te choisit automatiquement un/une fiancée avec qui tu vas devoir te marier et procréer pour faire face à la démographie merdique du pays.

« Mais il est con ce héros, pourquoi il choisit le dernier moment pour se déclarer à une fille qui, si ça se trouve, ne sera pas la fille que le gouvernement lui choisira ? » Très bonne question mais c’est justement parce que c’est le dernier moment qu’il s’est déclaré, pour partir sans regrets. Et au départ tout va bien: il reçoit un message sur son téléphone lui indiquant que le gouvernement lui a justement choisi cette fille qu’il aime, qui se nomme Misaki, et là il crie au miracle… sauf que ce message s’auto détruit et que derrière débarquent deux membres du gouvernement qui lui confirment que non c’est pas Misaki qui est choisie pour lui mais une autre fille.

Mystère.

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Alors que Misaki va donc commencer à prendre ses distances avec lui pour faire en sorte de « respecter la loi », il va donc rencontrer Lilina, sa fiancée approuvée par le Gouvernement Omniscient Du Japon, qui est une sorte de tsundere… très passionnée par les romans à l’eau de rose. Les deux s’entendent bien mais le héros fait « l’erreur » de raconter à Lilina pour son histoire avec Misaki et la réaction de sa nouvelle fiancée est assez simple: il faut à tout prix que ces deux là finissent ensemble, c’est trop beau comme histoire.  Elle va donc faire en sorte que Yukari (c’est le nom du héros au fait) et Misaki puissent se voir en secret afin de continuer leur histoire d’amour…

On va donc avoir une histoire dans lequel va s’ajouter un quatrième larron, Nisaka, le senpai androgyne du héros qui semble étrangement cacher son jeu sur certaines questions. Puis, évidemment, les émotions des personnages les uns envers les autres vont évoluer puisque Yukari et Lilina vont commencer à s’apprécier et que, bien évidemment, il reste cette grande pression: qu’est-ce que Misaki va faire le jour ou le Gouvernement Omniscient du Japon va lui imposer un fiancé officiel ? Et est-ce que Yukari peut vraiment se permettre de refuser de se marier avec Lilina, ce qui peut entraîner des sanctions assez vicieuses dans la société ? Continuer la lecture de Koi to Uso – Niquer (le système) 

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Double Arts – Shonen tactile

Encore un article manga, quelle débauche. Cette fois on va s’intéresser à une série courte et terminée, donc ça devrait être moins long que d’habitude. Donc ouais y’a pas si longtemps je parlais de mes sentiments compliqués pour Nisekoi genre « je sais que c’est pas génial mais l’auteur parvient à rendre ça extraordinairement fun » et du coup je m’étais jamais vraiment demandé qui était cet auteur, Naoshi Komi. Puis on m’a dit qu’il avait fait un autre manga dans le Jump avant, Double Arts. Ok. Et que c’était « bien. » Bon. Why not. Je venais de sortir de la lecture du tome 8 de Nisekoi donc j’étais à fond dans la confiance.

Le tome 8 de Nisekoi c'était surtout l'apparition de Drunk Onodera, ce qui place le manga directement dans le Panthéon des meilleurs Romcoms Ever.
Le tome 8 de Nisekoi c’était surtout l’apparition de Drunk Onodera, ce qui place le manga directement dans le Panthéon des meilleurs Romcoms Ever.

 

Bon y’a qu’une vingtaine de chapitres, trois tomes, ok on reconnaît les syndromes de la-série-abandonnée-par-le-Jump-au-bout-de-trois-tomes. Si vous avez lu Bakuman, vous savez comment ça se passe dans ce magazine de prépublication: si votre série est pas assez populaire ou ne vend pas assez (même si ok il est dur de vendre un manga en étant impopulaire), elle dégage. Donc Double Arts quand on s’y lance, on sait que ça va se terminer vite.

Les trois tomes dans toute leur splendeur
Les trois tomes dans toute leur splendeur

Et soyons francs: 90% des séries qui se terminent rapidement dans le Jump c’est souvent assez mérité. Soit parce que ça manque d’originalité, soit parce que ça se lance pas vraiment, soit parce que les personnages sont tartes. J’en avais déjà parlé y’a un an et demi avec Pajama na Kanojo, qui avait duré qu’une vingtaine de chapitres pour un bilan contrasté – du genre les 15 premiers chapitres sont vraiment biens mais soudainement on sent que l’auteur panique parce que les chiffres sont pas bons et il sort une multitude de tours de magie de sa manche pour essayer de redonner de l’interêt sauf que du coup il tue sa série. Il transforme un bon  pot au feu en mauvais hâchis, quoi.

Du coup je me suis lancé dans la lecture de Double Arts surtout dans un esprit d’analyse: j’allais lire ça pas pour voir ce que ça valait en tant qu’ouvrage (je partais avec peu d’espoir) mais voir si on y voyait les prémices de Nisekoi et le potentiel de son auteur. Après tout, Zombie Powder (le Kubo avant Bleach) est assez fun à lire et permet de remarquer plein de trucs qui seront utilisés plus tard dans Bleach.

Et j’en suis sorti dégoûté et frustré parce que, putain de merde, Double Arts c’est vraiment bien. 

DoubleArts03

Elraine et Kiri, les deux héros, après avoir botté des popotins.

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Yamada-kun and the Seven Witches – Little Kiss Academia

Donc là Néant Vert sort d’une série de trois articles dédiés aux shonen de la Kodansha, eh c’est pas mal mais ok je conçois que ça manque un peu de variété. Du coup je vous propose cette fois de parler cette fois de manière un peu plus détaillée d’un manga (c’est original) classé shonen (vraiment original) de la Kodansha (toujours plus d’originalité) que j’ai un peu ultrakiffé alors que, on va le voir, la série ne manque pas de petits défauts et de poncifs presque agaçants mais eh, vous parlez au mec dont l’article le plus lu de son blog c’est « j’aime beaucoup Sword Art Online mais je trouve que là là là là là là et là c’est de la merde. » L’amour des contradictions, le serpent qui se mange la queue et d’ailleurs l’image est juste puisque « Serpent » c’est mon signe astrologique chinois.

Yamadakun06
Chaud, nen

 

Yamada-kun And The Seven Witches, nommé  Yamada-kun To 7-nin No Majo de son nom japonais que je suis infoutu de me remémorer, est donc un manga de Yoshikawa Miki, publié dans le Weekly Shonen Magazine depuis Février 2012, ce qui fait deux ans et demi. Yoshikawa Miki parlons en maintenant: il s’agit donc d’une mangaka connue en France pour le manga Drôles de Racailles qui avait été publié chez un éditeur dont je pourrais googler le nom mais allez au pif je vais dire que c’était chez Pika.

C’est aussi et surtout une ancienne assistante de l’auteur de Fairy Tail ce qui se voit énormément. Vous savez la rumeur qui veut que Hiro Mashima ait été assistant sur One Piece, ce qui expliquerait pourquoi Fairy Tail ressemble à fond visuellement et spirituellement ? Elle est totalement fausse, Mashima a juste pompé. Par contre si vous vous dites « eh mais attends, l’auteuse de Yamada-kun elle pompe Mashima », non là ça va. Les deux sont potes, les deux sont dans le même magazine et bossent pour le même éditeur. Ca va.

Ok instant scénario alors: Yamada-kun And The Seven Witches raconte l’histoire de Yamada, un mec qui arrive dans son nouveau lycée pour se faire des potes mais qui, comme il a une dégaine de loubard et un caractère assez trempé, est incapable de s’en faire et erre seul dans la… euh… solitude. Mais sa vie va se trouver chamboulée quand il tombe dans un escalier, percute l’idole de la classe – la jeune Shiraishi qui est belle et intelligente – et se réveille… dans son corps. Car oui leurs esprits ont été échangés !

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C’est pas la réaction de l’héroïne au bodyswap mais celle d’une autre fille encore parce que oui le héros y va embrasser des gens tout le long de la série

Très vite les deux lycéens découvrent comment wtf ça se fait cette merde là: Shiraishi possède la possibilité de pouvoir échanger de corps à l’aide d’un baiser.  A partir de là ça va commencer à être funky puisque le conseil des élèves va s’en méler, un club va être construit et, comme le nom l’indique, Shiraishi n’est pas la seule « sorcière »: il y’en a six autres dans l’établissement, toutes dotées d’un pouvoir différent ! Sans compter le héros qui, mystérieusement, semble diposer d’un pouvoir de « copie », là aussi en embrassant les sorcières. Son rôle va donc être central dans tout ce chaos…

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Haikyuu!! – Manga de haute volley

Cherchez pas, c’est le titre le plus naze que le blog proposera cette année.

Y’a quand même pas mal de trucs sympas dans le Shonen Jump en ce moment. J’oserais, je dirais que le magazine est en train de solidement préparer la fin de deux de ses shonens phares – Naruto et Bleach – et parvient discrètement à faire monter la sauce autour de quelques unes de ses séries phares. Assassination Classroom est un succès presque sorti de nulle part et Kuroko’s Basketball était, en 2013, le second manga du Jump le plus vendu derrière un One Piece toujours autant intouchable, malgré les maladies de son auteur.  Il y’a longtemps eu dans le magazine cette période de doutes ou on sentait que les éditeurs cherchaient un successeur sans jamais vraiment réussir à mettre la main dessus. Des trucs comme Beelzebub ou Toriko y’a quelques années, des expérimentations comme Medaka Box… 

Ah, Medaka Box <3
Ah, Medaka Box <3

En vrai les deux trucs qui me surprennent, finalement, c’est qu’on a ENFIN une comédie romantique qui tient plus de vingt chapitres (Nisekoi, mon plaisir coupable 2014, cherchez pas) et c’est, surtout, dans le sillage de Kuroko’s Basketball une montée en puissance du shonen « compétitif. » Fini les grandes aventures du bien contre du mal, fini les bastons de cent chapitres ou le héros protège la veuve et l’orphelin, fini l’aventure tout autour du monde , la mode du Jump d’aujourd’hui c’est les tournois, la compétition et la volonté de devenir le numéro 1 de sa spécialité. Prenez Shokugeki no Sôma (qui sortira en France chez Tonkam sous le -très médiocre- nom Food Wars) qui est un shonen de CUISINE. Mais pas comme Toriko ! Plus comme Master Chef: le héros est un lycéen qui entre dans une académie dédiée à la bouffe, ou les profs et les juges sont sans pitié, et ou des tournois et des combats de qui fera le meilleur plat sur un thème bien précis est le quotidien. Constat ? C’est génial ! Les personnages sont bons, les dessins sont fantastiques (dessiné par tosh, un ancien hentai-mangaka), y’a des tas d’idées et c’est un manga qui fout grave la dalle.

Mais mis en avant ces derniers temps c’est un autre manga, qui surfe à fond sur cette vague de passion pour le sport collectif hautement compétitif: Haikyuu!!. Je m’en suis fait une centaine de chapitres en moins d’une semaine et y’a beaucoup d’éloges à en faire.

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#TeamOnodera

Whatif

Bon alors on est tous d’accord sur le fait que Nisekoi c’est de la merde, hein ? La bonne vieille comédie romantique au déroulement ultra classique, et utilisant les mêmes status quo et deus ex machina qu’une foutre pelletée d’autres comédies romantiques japonaises. On y apprend rien de neuf et plus on avance, plus l’auteur est obligé d’en venir à s’auto parodier en permanence pour faire passer une grosse pilule nommée « désolé je dois à tout prix faire stagner les relations des personnages parce que dès que y’aura un couple officiel, le manga est fini. » Je veux dire on parle d’un manga ou à un moment une des filles se déclare explicitement mais le héros n’entend rien parce qu’il s’était ENDORMI.

Bref c’est un manga qui prend son lecteur pour un con et il est proprement révoltant.

Alors pourquoi je continue de lire ?

Nisekoi-manga-T1

… Parce que j’adore Nisekoi. Ouip. En fait vous voyez cet aspect auto parodique que je reprochais plus haut ? C’est devenu la raison pour laquelle j’adore ce manga. En fait l’auteur l’assume grave. Il est en mode « bon je suis dans la merde, faut absolument pas que je fasse évoluer l’histoire mais en même temps je suis obligé de pas lasser le lecteur » alors il sort à chaque fois des conneries de plus en plus fumeuses pour faire évoluer les choses tout en jouant avec les limites pour ne pas que deux personnages finissent en couple, ce qui serait super con et signerait la fin du manga. Ce qui devient du pur trolling et je regarde pour voir comment il va réussir à fantastiquement tout niquer. Quand l’éditeur avoue en interview que le truc est écrit au jour le jour, tu peux juste qu’attendre jusqu’ou ça peut aller à ce rythme. Crash autoroutier romantique !

Bon je lis aussi le manga parce qu’il a une bonne patte graphique. Avec un style super propre, super mignon et rempli de bonnes tronches humoristiques (qui serviront d’illustration tout le long de l’article parce que les nisekoiface c’est la vie.)

FunFace

 

 

 

 

… Même si en vrai je lis ça à 90% pour Onodera. ET JE VAIS DONC VOUS EXPLIQUER POURQUOI ELLE DOIT SORTIR AVEC LE HEROS A LA FIN DU MANGA.

Pour info, je suis la parution française du manga donc pas de spoiler à prévoir sur celle-ci. J’suis un peu « en avance » grâce à l’anime mais c’est tout.

Unresolved Sexual Tension, n’est-ce pas

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