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Étiquette : Impressions Mangas

Dungeon Meshi – Méchoui & Dragons

Dungeon Meshi – Méchoui & Dragons

Récompensé au Japon, Dungeon Meshi séduit rapidement grâce à une fusion inattendue de deux genres: la fantasy et la… gastronomie. Avec son style agréable et son abondance d’idées amusantes, il se pourrait bien que Dungeon Meshi (aussi nommé en France Gloutons & Dragons) soit aussi plaisant qu’une excellente salade composée. Lire le billet.

Yamada-kun and the Seven Witches – Little Kiss Academia

Yamada-kun and the Seven Witches – Little Kiss Academia

Donc là Néant Vert sort d’une série de trois articles dédiés aux shonen de la Kodansha, eh c’est pas mal mais ok je conçois que ça manque un peu de variété. Du coup je vous propose cette fois de parler cette fois de manière un peu plus détaillée d’un manga (c’est original) classé shonen (vraiment original) de la Kodansha (toujours plus d’originalité) que j’ai un peu ultrakiffé alors que, on va le voir, la série ne manque pas de petits défauts Lire le billet. Lire le billet.

[Fapomètre] Jetons un oeil appliqué à la collection Eros de Soleil Manga

[Fapomètre] Jetons un oeil appliqué à la collection Eros de Soleil Manga

Bon, j’ai des h-mangas sous la main là. Me demandez pourquoi, c’est une affaire sombre qui pourrait éclabousser la réputation de nombreuses personnes influentes de la blogosphère française. Du coup voici un article de journalisme total et d’investigation comme ne le renierait pas des critiques talentueux tels que ceux qui officient à Animeland, Joypad où le journal du Dimanche.

Bref, le hentai, c’est fun. Et puisque certains de nos éditeurs français semblent se donner le devoir d’en éditer en France, autant juger un peu leur travail. Font-ils des choix pertinents dans leurs éditions ? Les traductions sont-elles aptes à nous vendre du rêve en barre ? Mais surtout, les h-mangas choisis sont-ils bons ? Oh, je sais ce que certains vont se dire, immédiatement, « mais autant lire ça sur le net ! » Ils vous donneront alors comme argument qu’après tout, il est plus facile de s’égoutter le moineau en tenant une souris dans l’autre main qu’un livre relié dont les pages sont difficiles à tourner sans le concours d’une seconde main, avec des bulles peut-être plus petites, et tout ça. Et puis, après tout, pourquoi payer pour du fap !

Peut-être ont-ils raisons, peut-être pas ! Mon travail ici n’est pas de relancer ce débat, mais de juger donc diverses oeuvres et vous conseiller dans vos achats. Et puisqu’en France, le hentai n’est pas interdit aux mineurs mais destinés à un public averti, ça veut dire qu’il n’y a aucune honte d’en avoir ! Et oui, lecteurs collégiens voire lycéens, votre mère peut en trouver dans votre bibliothèque, ce n’est pas grave ! C’est légal ! Vous avez le droit d’en avoir ! Et ça veut donc dire que cet article est safe for work ! Enfin, en tout cas, y’a pas d’images coquines qui vous sauteront à la figure.

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Bon on va donc parler de cinq séries aujourd’hui. Je sais que y’en a plus chez Soleil Eros mais ça sera une autre fois et, eh, ça m’a pris déjà beaucoup de temps de lire ces h-mangas, donc ça sera suffisant. Je fais pas ça pour le plaisir, juste pour le business.

Pour chaque manga, on aura affaire à une notation avec un système sophistiqué nommé le Fapomètre. Ce Fapomètre fait une note sur 40 (comme dans Famitsu) en se basant sur les critères suivants, eux-mêmes nommés sur une note différente selon l’importance du facteur dans l’appréciation d’un hentai. Car ouais, l’appréciation d’un hentai c’est aussi sérieux business que ça:

  • Le premier facteur est le Dessin, ça va du design général des personnages à l’effort apportés aux détails pendant l’action. Les personnages sont-ils bien dessinés ? Les décors sont-ils présents ? Les positions sont-elles anatomiquement logiques ? Les seins sont-ils bien dessinés où sont-ils représentés sous la forme de ballons de chair rose collés à la poitrine ? Les visages sont-ils expressifs et variés ? Etc etc. Grosse priorité pour la qualité du dessin pendant les scènes intéressantes, les dessins peuvent être bof en dehors, ça aura moins d’importance. Ca vaut dix points.

  • Le second facteur c’est les Situations, terme vague pour désigner la mise en contexte de le sexe. Car on regarde ça pour le sexe, hein. C’est là aussi varié et ça tient compte de plein de facteurs, le plus important restant la diversité. Car même si bien dessiné, si le manga propose 11 chapitres de couples qui le font en missionnaire dans leur lit, ça n’est pas très intéressant. On regarde donc la diversité proposé au niveau des lieux, des vêtements, des fétichismes, des contextes, des positions utilisées pendant, des préliminaires bla bla bla. En gros c’est la qualité des scènes de le sexe, et ça vaut dix points.

  • Du coup le troisième facteur c’est les scènes pas sexuelles: est-ce que le manga se prend grave au sérieux et, dans ce cas là, dispose d’un scénario à la hauteur de ses ambitions ? Sinon, est-il drôle et léger ? Les mises en scènes sont biens ? Les dialogues sont-ils drôles ? Ca vaut cinq points. (Parce que c’est pas une priorité, eh oh.)

  • Le quatrième facteur fusionne un peu les deux précédents, et c’est les personnages, surtout les personnages féminins hein. Sont-ils physiquement intéressants ? Ont-ils un caractère particulier ? Sont-ils mémorables ? Donnent-ils envie d’être vus tout nus à quatre pattes sur une table en bois dur ? Les attentes sont là aussi pas les mêmes selon le type de manga: si c’est des histoires courtes, on ne cherchera pas un développement des personnages qui ne servirait à rien – dans ce cas là on regardera à court terme et de manière très primaire du genre « fappable / pas fappable. » Si c’est une histoire en un où plusieurs tomes avec des personnages récurrents, là on se prendre un peu plus au sérieux, en voyant leur développement, leur caractère et si le personnage est supportable sur le long terme. Ca vaut six points.

  • Le cinquième facteur, c’est l’édition française ! La traduction est-elle cool ? Rajoute t-elle des choses ? Le papier est-il de bonne qualité ? Les pages sont-elles dans l’ordre ? Reste t-il encore des coquilles ? La couverture est-elle bien ? Le titre français est-il vraiment trop ridicule ? Ca vaut cinq points.

  • Enfin le sixième facteur, c’est « l’aspect utile de l’édition », terme vague et qui fait un peu péteux. En fait on se pose là la question « peut-on avoir en l’achetant du matériel de fap qu’on ne trouve pas déjà sur le net ? » Le barême fonctionne de manière très simple: 4/4 si je suis incapable de retrouver tous scans de l’édition japonaise sur le net (je passe par e-hentai, où par une recherche google à la con rarement décevante), 3/4 si il existe des scans de l’édition japonaise sur le net, 2/4 si il existe sur le réseau internet une traduction occidentale – comprendre principalement en anglais – , 1/4 si il existe déjà une traduction française amatrice et 0/4 si il existe déjà une édition officielle française du truc.

Tout ça donne une note sur 40. Hop. Folie.

On va donc voir Orange pulpeux, Hot Files, Les Recettes de la Tentation, Love Gome et Entre Deux. Il y’en a d’autres, rassurez vous, on les verra plus tard !

ORANGE PULPEUX

Auteur: Miho Hirose
Nom Japonais: Kimi To Mahiru no Toshokan De

Eh, l’auteur de ce h-manga est une femme ! Qui est une mère de famille qui plus est. En soit ça pourrait vous motiver à acheter ce h-manga, histoire de payer les études au marmot, où l’empêcher de boire pour oublier comment sa mère gagne de l’argent. Quoique, non, Orange Pulpeux est un manga super gentil et super doux et super romantique. Un peu trop, même. C’est une compilation de onze histoires courtes de dix-huit pages qui racontent des jolies histoires, mais qui du coup sont très courtes, passent dix pages à mettre le contexte et les personnages changent tout le temps. Enfin normalement les personnages changent tout le temps mais l’auteuse semble ne pas trop arriver à diversifier son chara-design et les personnages se ressemblent un peu tous d’un chapitre à l’autre et si y’a bien un truc que vous voulez pas dans une compilation d’histoires courtes, c’est vous fapper onze fois sur la même fille, on est bien d’accord ?

Histoires courtes, dessin pas giga remarquable, très grande répétitivité au niveau des scènes de sexualité consenties, elles-mêmes toutes très courtes, Orange Pulpeux plaira sans doute à tous les gens qui ont un coeur à la place du sexe, ce qui est très respectable d’ailleurs. Mais ça reste un h-manga plutôt médiocre.

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Notes:

  • Dessin: Les seins sont vraiment mal faits, et les filles se ressemblent un peu toutes. Pas giga avantageux. 3/10.
  • Situations : Peu variées, très classiques, répétitives. Toujours le même schéma encore et encore. 2/10
  • Scènes pas sexuelles: Limite plus intéressantes que le reste, même si là encore très accessoire. Pas spécialement drôle. Pas spécialement motivant ni signe d’une quelconque motivation où passion. 2,5/5.
  • Personnages: Plutôt ternes, là aussi. Beaucoup de héros masculins à lunettes et de filles aux longs cheveux noirs, qui dégagent peu de personnalité en général. La plus remarquable du lot est une bibliothécaire à lunettes, c’est dire le fond du tonneau. 1/6
  • Édition: Ne se démarque pas, que ça soit en bien où en mal. Dialogues classiques. Fait son boulot. 3,5/5.
  • « Aspect utile » de l’édition: Oeuvre trouvable en japonais sur le net, mais jamais traduite dans une langue occidentale. 3/4

  • Total Fapomète pour Orange Pulpeux: 15/40.

Orange Pulpeux est trèèèès dispensable, de part son classicisme absolu qui rend le truc aussi ennuyeux que voir du champagne dans un verre. Ca aurait pu être sauvé si le dessin était pas aussi… dépourvu d’âme. Bref, si vous aimez les jeunes garçons timides qui déclarent soudainement leur amour et sont aussitôt récompensés par du sexe grâce à l’émotion qu’ils ont dégagées, c’est peut-être pour vous: les onze chapitres sont ce schéma ‘encore et encore et encore. » Et si vous aimez les seins qui sont des petits ballons roses collés à la poitrine, bien sûr.

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