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The Promised Neverland – Hallowed Be Thy Name

 Death Note a définitivement une place particulière dans le Shonen Jump des années 2000. Dans un magazine qui encore alors ne proposait que des séries d’actions aux pouvoirs toujours plus fucked up, des comédies qui ne sortaient alors que peu de leur carcan ou des romances peu développées entre lycéens, inutile de dire que voir arriver une série qui mélangeait efficacement des codes fantastiques, policiers et psychologiques tout en mettant en scène un protagoniste aux intentions condamnables et en basant l’intrigue sur des plans tarabiscotés aux conséquences concrètes sur le récit, ça a eu un véritable impact. L’oeuvre elle-même n’est pas forcément dénuée de défauts mais cet ensemble aura séduit un très large public et aura permis au Jump de rappeler que, parfois, il peut produire des choses qui sortent du moule et bénéficient tout de même de la machine de guerre éditoriale et marketing dont peut s’enorgueillir le magazine.

Avec ce succès public et international, Death Note aurait pu créer un genre au sein du Jump et permettre de voir naître, dans le magazine, d’autres séries de mystères à la moralité ambiguë, susceptibles de parles à ces adolescents et jeunes adultes qui veulent lire plus de choses dans ce ton. Hélàs, ce n’est pas vraiment ce qu’il s’est passé et le Jump s’est maintenu dans cette ligne éditoriale qui privilégie le divertissement pur et un public type évident: les pré-adolescents, avant tout.  La fin de Death Note, en juillet 2006, n’aura donc rien chamboulé dans le magazine. 

Flashforward dix ans en avant, été 2016.  Période étrange pour le magazine: la fin de Bleach et de Nisekoi viennent d’être annoncés, et en réunion éditoriale, celle de la série quarantenaire Kochikame a été décidée. Trois oeuvres importantes du magazine et de son histoire vont donc nécessiter des remplaçants et c’est dans ce contexte bien précis qu’est annoncé une nouvelle série, gérée par deux auteurs jusque alors méconnus. Cette série c’est Yakusoku no Neverland et, trente chapitre après ses débuts, mon enthousiasme n’a toujours pas chuté d’un iota. Ca pourrait effectivement être le manga dont tout le monde va parler d’ici quelques mois et, honnêtement, ce succès serait loin d’être démérité tant l’oeuvre montre des qualités évidentes, se démarque vraiment du lot sous plein de bons aspects et sait, et c’est le principal, offrir un plaisir de lecture indéniable. 

Le premier chapitre avait su, à l’époque, marquer les esprits. Il nous présentait donc l’histoire de Emma, Norman et Ray, les trois enfants les plus agés d’un orphelinat idyllique où les enfants sont traités avec amour par la seule adulte de l’endroit, une femme nommée affectueusement Maman, qui sait leur offrir soin, écoute et gentillesse. Entre plusieurs jeux à l’extérieur du bâtiment, les enfants sont soumis à des tests de logique et de connaissance, qui leur permettent de ne pas laisser le cerveau s’ankyloser. Bref, un bel endroit et tant pis si un mur gigantesque entoure l’orphelinat, que les enfants portent tous le même uniforme blanc et qu’ils ont un chiffre tatoués sur le cou: pour nos héros, c’est un paradis, paradis qu’ils quitteront dès que des adultes souhaiteront les adopter. D’ailleurs, à la fin du premier chapitre, c’est une petite fille qui a été choisie et qui va avoir le droit de quitter l’orphelinat ! Mais hélàs, elle oublie son petit lapin en peluche , nos héros courent donc essayer de la rattraper pour lui rendre l’objet oublié et, cela va les amener à voir ce qu’ils ne devaient pas voir: la vraie destinée qui attend les enfants qui ont été choisis pour être « adoptés »…

La situation n’étant guère joyeuse et laissant songer à une fin tragique, les trois héros vont donc tâcher d’allier leurs forces – l’endurance et l’agilité pour Emma, la stratégie pour Norman, les connaissances pour Ray – pour tâcher de partir de l’orphelinat avec tous les enfants qui s’y trouvent afin d’empêcher la conclusion tragique qui point le bout de son nez pour tous ces joyeux garnements. 

On va donc suivre leurs errements, leurs découvertes, leurs tactiques et leurs frustrations dans cette quête de liberté qui ne sera pas tous les jours aisée.

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Final Fantasy Type-0 – Children of the Grave

Retournons en 2006. Alors que Final Fantasy XII se fait toujours attendre en Occident, Square Enix annonce en grandes pompes le Fabula Nova Crystallis censé contenir trois jeux extrêmement attendus: Final Fantasy XIIIFinal Fantasy Versus XIII et Final Fantasy Agito XIII. Si les deux premiers ont faits et refaits parler d’eux au fil des années – le XIII en développant son univers et son histoire le temps de trois jeux et le Versus XIII en devenant purement et simplement Final Fantasy XV -,  le troisième élément de cette liste est sans doute le moins connu du lot et celui qui aura le moins attiré l’attention des joueurs. Pourtant lui aussi a une histoire compliquée: peu montré les années qui ont suivies son annonce, il devait être un jeu mobile à la base avant de devenir un jeu PSP qui, quelques mois à peine avant sa sortie, connaîtra un solide renommage en règles, passant de Final Fantasy Agito XIII au Final Fantasy Type-0 qu’on connaît. Le jeu sort donc en 2011 sur la Playstation Portable de Sony qui est alors en fin de vie et se fait remarquer pour un fait assez unique dans l’histoire récente des FF: il ne sort tout simplement pas en Occident. Ah. Ca choque.

Fast forward en 2014, et Square Enix annonce triomphalement que le jeu sortira bel et bien en Occident via une toute nouvelle version HD prévue pour Xbox One et Playstation 4. Bonnes nouvelles ! Le jeu sort donc début mars 2015 et n’est principalement acheté que pour une raison, commercialement maligne: le jeu est fourni avec une démo de Final Fantasy XV. La bonne vieux méthode Zone of the Enders, comme on l’appelle, fait finalement plus de mal que de bien à Type-0, qui passe du coup relativement inaperçu en tant que jeu, encore plus quand la dite démo est extrêmement critiquée. Bref, peu de gens jouent au jeu qu’ils ont vraiment achetés et son statut funeste de jeu-PSP-boosté-pour-la-HD ne le rend guère attractif.

Il est entre temps sorti sur PC mi 2015 et en ce début 2017, Micromania solde le jeu si dur que vous pourrez le trouver à 5€ neuf sans aucuns problèmes. Ok. Dur.

C’est dommage que le jeu ait été si vite oublié car je viens de le terminer et je peux vous le confirmer: Final Fantasy Type-0 est un jeu généreux, aux thématiques très intéressantes et sur lequel il y’a beaucoup à dire. Ca tombe bien, j’aime en dire beaucoup. Allons-y~.

Rem & Machina, au milieu d’une bataille

Final Fantasy Type-0 se déroule donc à Orience, un monde où quatre nations sont en guerres permanente: l’empire de Milites, le royaume de Concordia, l’alliance Lorican et le dominion de Rubrum. Comme pour ne rien arranger, chaque nation possède un cristal qui leur confère des grands pouvoirs et leur offre des points forts dont ne disposent pas forcément leurs voisins. Sans compter évidemment ces bons vieux l’Cie qui sont, peu ou prou comme dans Final Fantasy XIII, des humains choisis par les cristaux pour servir de représentants divins ce qui leur donne des pouvoirs uniques et la possibilité d’obtenir une espérance de vie bien plus longue que leurs semblables, avec simplement une seule requête: que ces humains s’acquittent d’une « tâche » qui, une fois effectuée, les transformeront en cristal et les libéreront de la vie.

Evidemment, ce monde contient d’autres détails intrigants, comme le fait que quand une personne meurt, tous souvenirs d’elle sont effacées des mémoires de chaque individu. Pratique dans un monde sans cesse en guerre où aucun soldat ne peut se souvenir des meurtres qu’il a du effectuer ou des amis qu’il a perdu. Ni le deuil ni la perte n’existe et seuls les l’Cie ont l’air de se remémorer plus de choses sur les disparus que la moyenne, mais eux c’est les réminiscences de leur vie entière qui s’efface plus vite que la norme. 

Bref tout cet univers est bien beau mais quand un beau jour l’empire de Milites, dirigé par le maréchal Cid Aulstyne, décide d’envahir Rubrum et d’utiliser une nouvelle technologie réduisant au silence le cristal du dominion, c’est là que la merde devient réelle. Dépourvu de tous ses mages, dont l’armée est extrêmement dépendante, le dominion se prend une raclée dantesque et manque de disparaître purement et simplement des cartes quand surviennent alors douze individus, des adolescents élèves de la grande académie centrée autour du cristal du dominion, qui arborent fièrement une cape vermillion et font partie de la mystérieuse « classe zéro. » Plus puissants que la moyenne, ces élèves ont une autre particularité bien plus ennuyeuse pour l’empire de Milites: malgré le brouillage du cristal, ces douze gamins peuvent continuer à utiliser de la magie et infliger, à eux seuls, des dommages considérables sur l’armée envoyée. Le dominion de Rubrum est donc temporairement sauvé et l’heure de la contre-attaque arrive…

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Your Name. – Everlong

Après presque six mois à le voir détruire tous les scores du box-office japonais et à attirer comme un aimant toutes les bonnes critiques du monde (5 étoiles dans les Cahiers du Cinéma, wtf), une partie infime du public français a pu enfin découvrir hier via de nombreuses avant-premières tout autour du pays Your Name., le nouveau film de Makoto Shinkai, avant la sortie nationale qui est datée au 28 Décembre. En tant que français, c’était difficile de découvrir le film sans avoir en tête la réputation aveuglante qu’il y’avait autour et au fond de la tête on s’attendait tous à ni plus ni moins qu’un pur chef d’oeuvre. Pour ma part, je suis donc arrivé dans la salle avec un peu cette pression au fond des tripes, cette peur de ne pas trouver le film incroyable et du coup, cette peur de ne pas apprécier le film pour ce qu’il est, mais pour sa réputation, son aura. 

Et bien ouf, pas la peine de stresser !  Le film était effectivement très bon, et se trouve dans la juste continuité de la carrière de Makoto Shinkai. Mais là où il se distingue, et là où je pense que se trouve une partie des racines de son succès japonais, c’est que c’est un film où il y’a beaucoup à dire dessus. Il raconte beaucoup de choses, surprend son spectateur à quelques reprises et possède de nombreux niveaux d’interprétations qui fait qu’on sort de la salle avec une grosse envie d’en parler. C’est un film qui nous laisse avec beaucoup de choses en tête, beaucoup de choses qui nous font gamberger et, sans offense envers Miyazaki, Yoshiura ou Yonebayashi, c’est un sentiment qu’aucun autre film d’animation japonais de ces dix dernières années – à l’exception très notable des Enfants Loups – n’a pu me faire ressentir. On ne sort pas de Your Name. avec juste « bon c’était bien », on sort de Your Name. avec le cerveau ultra actif, qu’on ait aimé le film ou non, et avec beaucoup de choses à en dire. Et à ce titre, il devrait rester dans les mémoires collectives pendant un petit moment.

Pour tout cela, et pour les qualités techniques, visuelles et sonores indéniables du film, typiques du Makoto Shinkai qu’on connaît bien en France depuis 5 Centimètres Par Seconde, je ne peux que vous recommander qu’extrêmement chaudement ce film, ne serait-ce que pour plus tard en discuter avec des gens. En attendant, dites vous que c’est un film non dénué de surprises et qui va aborder des thémes et des symboles auquel vous ne vous attendiez sûrement pas en allant voir ce qui devait être à la base une simple histoire d’échange de corps. Mais pour mieux apprécier ces surprises, je vous recommande du coup d’essayer d’en savoir le moins possible et d’aller voir le film le plus tôt possible dès qu’il sera dans des salles chaudes prêt de chez vous. 

Et du coup si vous n’avez pas vu le film, quittez cet article car, comme je l’ai dit, y’a beaucoup de choses à dire sur ce film, sauf que pour ça va falloir creuser dans tout le film. 

ATTENTION: A partir de ce point, l’article va spoiler grave parce que là on entre en mode analyse de toute l’oeuvre donc tenez vous en très éloignés si vous souhaitez garder toutes les surprises.

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Rakudai Kishi no Cavalry – The Pretender

On aimerait être des humains parfaits. On aimerait tous être bons, ouverts, tolérants et être des modèles pour nos progénitures et nos descendances. Mais, parfois, rien à faire: on a des préjugés qu’on dépassera jamais parce qu’on a juste pas envie d’être plus fort qu’eux. Moi par exemple le préjugé que j’ai à mort ces derniers temps c’est vis à vis des adaptations de light novel. Encore plus si ça se déroule dans une « école » avec « de la magie dedans. » Des trucs comme To Aru Majutsu no Index ou The Irregular at Magic High School m’ont tellement lourdés que j’y suis quasi allergique et que je zappe aussitôt, sans même laisser la moindre chance parce que, eh, vous savez quoi, j’en ai ras le cul de ces trucs mal écrits aux héros sans charisme qui se tapent un harem merdique dans un univers rempli de techno-blabla écrit par un mec de 35 ans qui essaie d’écrire aux adolescents en imaginant ce que les adolescents aiment. Bref, j’ai des préjugés envers le genre.

C’est donc normal qu’en automne dernier, j’en avais tellement rien à foutre de Rakudai Kishi no Cavalry et j’en avais tellement des attentes négatives que j’ai juste complètement ignoré la série. Quand pour Kaorin j’ai fait mon top 22 des génériques d’animés de l’année 2015 j’avais pris soin de revoir l’immense majorité des génériques de l’année… mais j’avais involontairement ignoré Cavalry. Inconsciemment, certes, mais au final maintenant je bouffe mes dents parce que le générique d’ouverture déchire sa race et est facilement un des meilleurs de l’année dernière si ce n’est, peut-être, le meilleur. Tellement bon que, au final, j’ai fait un retournement de veste si brutal que ça a crée un cyclone de force 8 et que, du coup, j’ai eu méga envie de mater la série.

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Bon y’a pas que le générique qui a aidé: y’a aussi des gens sûrs qui m’ont promis « un bon scénar qui gagne vite en profondeur » ainsi que « pas mal de super fanservice. » Evidemment, vous me connaissez, le plot sous toutes ses formes, ça m’attire et ça m’intrigue. Donc du coup, allez, on est parti, je m’y lance. Là vous vous demandez pourquoi je prends un quart de l’article à vous raconter ma vie, c’est juste parce que le contexte, bah, c’est ultra important.

Car la bonne nouvelle, on va le voir, c’est que Rakudai Kishi no Cavalry est un animé très intéressant et qui mérite pas mal d’être vu, ne serait-ce parce que, déjà, c’est un très bon divertissement mais aussi parce qu’il possède pas mal de points bienvenus dans son écriture, qui joue pas mal avec les clichés du genre. C’est une série qui, en outre, est passée finalement assez inaperçue et c’est assez dommage. Après on peut faire remarquer que il est sorti la même saison que Asterisk War qui non seulement proposait un scénario quasi identique à base d’école magique et de duo héros/héroïne que tout oppose, mais le visuel lui même se ressemblait pas mal. Et  en bonus comme en France Rakudai est sorti chez ADN dans leur maudit J+14 sous le nom de A Chivalry of a Failed Knight dans une saison où, en plus, le simulcasteur n’existait que pour faire la promo de One-Punch Man, bon, de base, c’est compliqué d’exister.

Dans tous les cas, le scénar de Rakudai Kishi no Cavalry il est simple: Ikki Kurogane est élève dans une académie visant à former des chevaliers-mages, ce qui est naturel dans un monde où les humains peuvent disposer de pouvoir leur permettant d’invoquer une arme grâce à leur âme. Sauf que Ikki, il a une arme de rang F, c’est à dire nul à iech. Evidemment, son destin va changer quand Stella Vermillion, une princesse mondialement reconnue possédant une arme de rang A va débarquer dans l’école et se retrouver à partager une chambre avec lui. Et après une situation embarassante, les deux vont se rencontrer en duel et, surprise totale, le rang F va l’emporter sur la rang A…

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Au délà de ça, Ikki a une seule vraie ambition: devenir un représentant de l’académie à un tournoi international d’écoles de mages-chevaliers et, pour cela, il va devoir remporter le plus de matchs possible dans un tournoi interne à l’école. Si il fait ça, c’est surtout pour essayer d’enfin faire reconnaître son talent auprès d’une famille qui le méprise et qui serait prête à lui mettre plus d’un bâton dans les roues. Heureusement, en dehors de ce point, Ikki et Stella vont aussi très rapidement se rapprocher…

Bref, au programme de cette série: de la baston en tournoi, de la romance, des drames familiaux et du fanservice. Rien de bien original pour de l’animation japonaise, donc, mais comme je l’ai dit plus tôt, Rakudai Kishi no Cavalry va montrer des qualités insoupçonnées…

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Soredemo Boku wa Kimi ga Suki – Tournent les rateaux

Parfois j’aime me dire que j’ai des gouts simples. J’aime la vanille et j’aime la fraise ? Alors je prends une glace vanille/fraise. J’aime bien gérer une ville dans Simcity et j’aime gérer des lignes de transports dans Cities in Motion ? Alors je joue à Cities Skyline. J’aime les intrigues politiques et j’aime Kevin Spacey ? Woh, c’est super bien House of Cards.

Mais parfois c’est plus compliqué de mélanger des trucs que j’aime bien: j’aime beaucoup la Formule 1 et j’aime beaucoup le hentai vanilla, mais faut avouer que des hentai vanilla avec des F 1, y’en a pas des masses. De même, j’adore Nobuo Uematsu et je surkiffe jouer à Rock Band, mais ça va être difficile de caser You’re not Alone dans le jeu d’Harmonix 1

Puis parfois un miracle arrive, un mélange qu’on attendait pas se produit. Tenez, j’aime beaucoup Que sa volonté soit faite 2 et je suis faciné par les histoires d’amour malheureuses à la Makoto Shinkai. Comment mélanger ça, c’est pas incompatible ? Une série ou un garçon doit draguer un maximum de filles pour sauver le monde face à un univers ou aucune histoire d’amour ne laisse le spectateur comblé ?

Et bien, au Japon, le miracle a eu lieu, la salade a été cuisinée, mes prières ont été exaucées et ça donne lieu à un très beau manga en 44 chapitres et 7 volumes. Son nom ? Soredemo Boku wa Kimi ga Suki. 

Couverture du premier tome aux Etats-Unis, ou il sort depuis hier sous le nom Forget Me Not aux éditions Kodansha USA.
Couverture du premier tome aux Etats-Unis, ou il sort depuis hier sous le nom Forget Me Not aux éditions Kodansha USA.

Le pitch, il est pas mal: Serizawa est un trentenaire un peu paumé dans la vie, qui fait un boulot pas forcément très passionnant et qui vit seul. Il a le spleen, le marasme, le seum, la déprime. Un jour, alors qu’il rentre chez lui avec son petit scooter, il croise une jeune fille qu’il croit reconnaître, se crashe à cause de la surprise et tombe inconscient sans voir le visage de celle-ci. Tout ce qu’il sait c’est que celle-ci appelle l’hopital et le contacte peu après par téléphone. Il croit reconnaître une ex à lui mais n’arrive pas à retrouver quelle ex pour une raison simple: il a beaucoup d’ex et a chaque fois il était la raison pour laquelle ces relations ont échouées.

Il va la rencontrer le lendemain mais avant ça il va se retrouver seul avec ses mémoires pour répondre à cette question: parmi toutes ses histoires d’amour ratées… laquelle est cette fille, qui semble laisser entrouvrir un nouveau départ ?

On va donc explorer ses souvenirs et revivre toutes ses histoires ratées, une par une, du début à la fin. Ici, pas d’amourettes non réciproques, juste des vrais bons gros gadins amoureux qui vont parfois lui faire très mal, du collège jusqu’a sa vie adulte.  Et malgré ce postulat qui pourrait paraître très déprimant, ce qui est chouette est que Soredemo Boku wa Kimi ga Suki est loin de n’être qu’un arrache-larmes de plus !

Chou
Quand le premier baiser avec ta future ex est trop trop chou

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  1. Notez que parfois un miracle arrive: je surkiffe Uematsu, je surkiffe le catch, donc je surkiffe voir des catcheurs faire le thème de victoire de Final Fantasy.
  2. The World God Only Knows / Kami nomi zo shiru sekai, ça me saoule de pas savoir lequel des TROIS noms utiliser, encore heureux que je parle pas d’Higurashi/Hinamizawa/When They Cry/Le sanglot des cigales
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Metal Gear Solid V: The Phantom Pain – Ashes to Ashes

 Donc ça y’est, c’est fait, j’ai profité de la période de Noël et des promotions d’il y’a deux mois pour m’attaquer à la nouvelle génération de consoles. Et comme j’aime bien rester fidèle d’une marque à l’autre lors d’un changement de génération, c’est vers la Xbox One que mon choix s’est porté. Oui, je sais, certains d’entre vous vont s’empresser de me juger, mais je considère – à tort ou à raison – que les deux consoles n’étant pas vraiment si différentes que ça, je n’ai pas vraiment de raison de changer de bord. C’est ainsi, et mis à part quelques JRPG Jap que je n’aurais jamais eu le temps de faire de toute façon , je ne pense perdre tant d’exclus qui m’intéressent.

Evidemment, acheter une console c’est surtout le faire pour les jeux et là j’avais deux vrais arguments de choix qui m’attendaient:  le premier est Rock Band 4, évidemment, qui même si c’est une version très light de Rock Band 3 reste une suite que j’attendais et un moyen de me remettre un peu aux instruments en plastique après un an de petite pause. Le second… c’était très justement Metal Gear Solid V: The Phantom Pain. 

J’aime beaucoup la saga MGS. Je me souviens de mon mois de mai/juin de 2000 passé sur le premier jeu, avec sa VF. Je me souviens avoir galéré comme par permis dans la scène ou il faut grimper les marches d’une tour tout en faisant face à une vague d’ennemi avec son maigre FAMAS. Tout comme je me souviens déjà de ce scénario creusé, des cinématiques dingues pour l’époque ou du gameplay qui pour la première fois m’initiait à un genre que j’allais kiffer par la suite, celui de l’infiltration.

Puis est arrivé Metal Gear Solid 2 Sons of Liberty. Premier jeu que j’ai acheté day one. Avec le DVD Bonus, et tout. Je l’ai fini dans presque toutes les modes de difficulté 1, j’ai trouvé presque tous les dog tags, bref j’ai passé du temps sur ce jeu. A la fin je pouvais le speedrunner easy breezy. Je suis sur, j’aurais poussé encore un peu, j’aurais pu choper des records. Carrière manquée. Quant à Metal Gear Solid 3 Snake Eater, il a passionné l’adolescent fana de guerre froide que j’étais à l’époque, mais j’avoue l’avoir refait « que » trois fois.

C’est après qu’un truc s’est brisé: j’ai jamais eu de PS3 au bon moment pour Metal Gear Solid 4 2 et quand j’ai enfin pu jouer à Peace Walker via sa version HD sur Xbox360, j’ai adoré jusqu’a ce que je tombe contre d’horribles boss qui te demandent de l’endurance sur une demie-heure une heure. Du coup je ne l’ai jamais terminé. Et j’avoue n’avoir, du coup, absolument rien suivi sur ce cinquième épisode. Au point de rien ressentir en voyant les trailers débarquer à l’E3…

Alors qu’est-ce qui a changé ? Metal Gear Solid V: Ground Zeroes.

MGSVGroundZeroes

Sorti en 2014, ce jeu à la durée de vie internationalement reconnue comme nulle (la mission principale se clôture en une heure et demie si on y va à l’aveugle, 20mn si on sait déjà quoi faire et où aller) était gratuit durant l’été 2015 pour les détenteurs de Xbox Live Gold. Je suis donc allé squatter chez Concombre, heureux possesseur d’une One, et je me suis fait le jeu en un après-midi. Et là pam: le gameplay est méga bien fait, l’ambiance est dingue et le peu d’intrigue qu’il y’a se vaut surtout par le fait qu’il se termine sur un putain de cliffhanger. Donc oui, j’ai mal pour ceux qui l’ont payés 30 boules y’a deux ans mais bon dieu, qu’est-ce que c’est bon.

Du coup voilà: on m’offre la promesse d’une grosse intrigue, une ambiance guerre froide de fou et tous les critiques autour du V parle d’un monde openworld vraiment bien fait ? Ok, c’est chaud, mais je suis hype.

Et me voilà, cent heures de jeu plus tard, à vous donner mon avis sur ce blog. On est le 29 Février en plus, c’est un peu dingue, donc allons y c’est parti, je vais dire beaucoup d’amour sur ce jeu.. et évidemment mes quelques déceptions parce que, comme tout le monde, y’a un truc qui rend triste avec Metal Gear Solid V, qui aurait pu être un des plus grands jeux jamais faits.

Cool guys
Cool guys (sauf Hal Emmerich) (what a dick)

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  1. Je suis resté éternellement bloqué à la torture finale en European Extreme, je voulais pas péter ma manette.
  2.  Je me suis payé une PS3 fin 2013, j’ai finalement acheté MGSV en occasion en novembre 2015. Le disque est encore dans ma PS3: j’ai juste fait le début du chapitre 1 « pour voir » puis dix jours plus tard je me suis payé la XOne. RIP.
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Sound! Euphonium et le prix de la passion

J’avoue avoir toujours été un « bon public » envers les œuvres produites par Kyoto Animation: K-On!!, Clannad, Hyouka, Nichijou ou bien La Mélancolie de Suzumiya Haruhi font partie de mes séries préférées, et même des trucs un peu plus mineurs comme Amagi Brilliant Park ou Free m’ont pas mal plu, malgré le fait que, pour le second, j’y aurais sans doute jamais jeté un oeil si ce n’était justement pas du Kyoto Animation. Bon, j’avoue pas non plus être totalement fanboy et être super vener envers la seconde saison de Chuunibyou et montrer un dédain assez manifeste pour Beyond the Boundary. 

Alors, logiquement, j’ai beaucoup aimé Sound! Euphonium l’an dernier et ça ne devrait du coup pas vraiment être une surprise.. Mais j’ai tellement aimé Euphonium que je peux proclamer avec une certaine assurance que c’est sans nul doute ma série préférée de l’histoire du studio, un poil devant – ou un poil derrière – la seconde saison de K-On!!Oui je sais, dit comme ça, vous allez sans doute être beaucoup à lever le sourcil et à vous dire qu’est-ce que je raconte mais, eh, je l’ai dit mille fois et je change pas d’opinion: la seconde saison de K-On elle est VRAIMENT excellente, là ou la première est plutôt poussive et, si elle a des trucs sympatoches, n’est pas si mémorable que ça. Au pire, dites vous que derrière je met Hyouka et Clannad. 

Mais du coup quand Sound! Euphonium avait été initialement annoncé, il y’a eu finalement peu de personnes convaincues par le projet. Le roman de base était inconnu chez nous et revoir Kyoto Animation sur une série musicale située dans un lycée faisait également penser très très fort à K-On, dont la série allait en plus partager la même réalisatrice, la très discrète Naoko Yamada (à qui on doit également Tamako Market et qui va s’occuper du film A Silent Voice à la fin de l’année, ce qui explique pourquoi je suis méga à fond sur le projet.) Du coup bon, on était pas forcément ultra curieux, même si les premiers visuels étaient très très jolis. Mais bon, c’est Kyoto Animation, n’y est t-on pas habitué ?

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Mais le premier key visual rappelait l’amour de la réalisatrice pour les jambes

Et la surprise aura été grande car au final la série m’aura foutue une vraie claque. Mais si je l’ai adoré c’est pas uniquement pour ses personnages attachants, sa qualité visuelle époustouflante, son soin extrême apporté aux détails ou son usage parfait de la musique mais aussi parce que personnellement il m’a beaucoup touché via sa thématique principale et la question que la série pose: à quel point s’impliquer pour une passion ? Comment se donner les armes pour réussir dans ce qui est à la base un simple hobby ? Comment évolue t-on de « je fais ça pour m’amuser » à « je fais ça pour réussir » ?

C’est un thème assez intéressant, qui m’a rappelé mon adolescence, et du coup allez, discutons en ensemble: être adolescent lycéen, avoir une passion qu’on a envie de transcender, comment ça se vit, concrètement ? .

On va discuter de l’ensemble de la première saison. Il n’y a pas forcément énormément de choses à spoiler dans Euphonium mais, évidemment, y’en a quand même et si vous n’avez pas vu la série, il se peut que cet article vous largue. Alors allez voir la série, c’est gratuit sur Crunchyroll ! 

Note secondaire: j’ai ouvert un Facebook pour Néant Vert et – plus largement – toutes mes prods (podcasts, articles, collab, etc.) Hésitez pas à y jeter un oeil et à aimer ça si vous souhaitez suivre au quotidien ce que je fais ! 

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En plus les personnages y font plein de têtes débiles

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Dungeon Meshi – Méchoui & Dragons

En ce début de mois de décembre est paru au Japon le Kono Manga wa Sugoi de cette année, comme toutes les grandes traditions annuelles. Ce classement, crée pour les besoins d’un livre, revient sur les « meilleurs mangas de l’année », en faisant deux grands tops: un destiné au public « masculin » (shonen / seinen) et un autre au public « féminin » (shojo / josei.) Ces tops sont composés par un jury large composé de personnes issues de l’industrie du manga donc aussi bien des journalistes que des auteurs, des éditeurs, etc. La tradition s’est désormais inscrite annuellement et a récompensé beaucoup d’oeuvres au fil des âges: Bakuman, Chihayafuru, Assassination Classroom, l’Attaque des Titans ou bien Mes Petits Plats Faciles ont comme points communs d’avoir été premiers de leurs tops respectifs durant au moins une édition annuelle. C’est intéressant de consulter ce classement car mine de rien il met en avant les séries « qui montent » et ne s’arrête jamais aux gros hits, même si la liste des vainqueurs pourrait laisser croire le contraire.

Cette année, le top 2016 offre donc ses deux premières places à deux séries: Wotaku ni Koi ha Muzukashii du coté « féminin » et Dungeon Meshi du coté « masculin. » A partir de là, la curiosité frappe et je me suis donc dit: ça vaut quoi Dungeon Meshi ? Ca fait un petit moment maintenant que je commence à voir des gens en parler, doucement mais sûrement, donc qu’est-ce que c’est que cette série ? De quoi ça parle ? J’aurais quoi à mon repas de Noël en famille ? Est-ce qu’on va encore me resservir du gateau qui a cassé 30 fois le cycle du froid, comment l’an dernier ?

Autant de questions que je vais tâcher de répondre ici. En tout cas, après 20 chapitres une chose est sûre: Dungeon Meshi, c’est vraiment intéressant.

Extrait de la couverture du tome 2
Extrait de la couverture du tome 2

Ca prend donc place dans un monde d’heroic-fantasy assez classique: des aventuriers descendent les étages d’un donjon, ils rencontrent des monstres, chopent des trésors, bref, c’est Donjons & Dragons all over again. Ou Druaga si vous voulez une référence un peu plus japonaise. Bref, on suit un gang qui se retrouve à faire face à un gros dragon rouge et, pas de bol pour eux, ils se font tous déglinguer surtout l’une d’entre elle, Farin, qui se fait carrément dévorer en sauvant son frère, Laius. Et problème: si tous les membres de l’équipe ont réussis à se téléporter à la sortie sans difficultés, Farin, elle, est restée dans l’estomac du dragon !

Une nouvelle quête s’annonce donc pour nos aventuriers: redescendre le donjon et essayer de sortir Farin de cet estomac reptilien avant qu’elle ne soit complètement et définitivement digérée. Car autant les aventuriers morts dans ce donjon peuvent revivre grâce à des sorts spécifiques, autant ceux qui finissent en excréments… c’est plus compliqué. Sauf que bien évidemment cette team a un problème grave: ils sont pauvres. Contraints de faire d’importantes économies sur les rations de nourriture, ils vont devoir se nourrir directement en mangeant les monstres du donjon et pour ça ils vont rencontrer Senshi, un nain particulièrement expert dans l’art de cuisiner du monstre !

Donc voilà, on est parti avec Laius le gourmand chevalier humain, Marcille la flippée mage elfe, Chilchack le sérieux mi-humain voleur et Senshi le très expérimenté nain expert en gastronomie donjonnière !

Fanart par
Fanart par 裏鳥(清丸)

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Le Garçon et la Bête – Et Vlan

Inconvénients de vivre en Ile de France: les loyers sont beaucoup trop chers et tu peux désormais te faire flinguer par des mecs de Daesh quand tu vas faire tes courses.

Avantages de vivre en Ile de France: tu peux aller voir des avant-premières au cinéma.

Worth it ?

Bah quand il s’agit de voir en avance un film de Mamoru Hosoda, bah oui, bien sûr que c’est 100% worth it.

Il était donc diffusé hier dans le cadre de l’ouverture du festival Kinotayo, festival francilien dédié au cinéma contemporain japonais, et c’est une salle bondée mais enthousiaste qui a pu voir le film, un peu tous attristés de l’absence de Mamoru Hosoda, que les assurances ont empêchées de venir en France. Scrogneugneu comme on dit chez nous.

Voilà donc le moment où je donne mes ressentis sur le film en tâchant de ne rien spoiler. Le film sort dans deux mois – le 13 janvier – et j’espère que vous irez nombreux dans les salles pour aller le voir, car il le mérite. Mais pourquoi il le mérite ? C’est là que je développe…

Cette affiche me rend triste à chaque fois que je la vois
Cette affiche me rend triste à chaque fois que je la vois

Je vais être assez vague sur l’intrigue mais, en somme, sans vous surprendre, Le Garçon et la Bête va vous parler de la rencontre entre… euh… un garçon et… euh… une bête. La majorité de l’intrigue se déroule ainsi dans un monde parallèle où vivent des personnages mi-humains mi-bêtes dans lequel le héros – Ren – va se retrouver par hasard et y grandir comme disciple de Kumatetsu, la « bête » du film. Un ours anthropomorphisé particulièrement colérique et impulsif.

Le film est, comme Les Enfants Loups, divisé en trois parties assez distinctes. Sans dévoiler leur contenu, disons juste que la première partie est la plus longue des trois et est aussi, de très très loin, la meilleure. Car le film réussit très vite à nous happer et à nous immerger: tout commence par une très belle intro à base de flammes et la découverte du monde des Bêtes par Ren est assez prodigieuse, avec deux/trois scènes qui m’ont un peu rappelés quand Chihiro découvre petit à petit le monde des dieux dans le film éponyme de Miyazaki. La rencontre entre les deux héros du titre est également bien faite et les deux ont rapidement une bonne alchimie, qui rend leurs échanges plutôt savoureux. C’est donc un plaisir de voir ce garçon et cette bête évoluer ensemble dans une compilation de jolies scènes.

Dont des scènes de montage comme dans Team America
Dont des scènes de montage comme dans Team America

Cependant, si je peux émettre des réserves dès à présent: la troisième partie du film, elle, est clairement en déça. Si elle continue d’envoyer du bois en terme d’émotions et possède des très très belles scènes visuelles (dont une explosion qui m’a un peu rendu fou), c’est le traitement de l’intrigue et les personnages qui sont un poil décevant, à commencer par un antagoniste qui joue un rôle central à ce moment là mais qui a été, je trouve, trop mal amené et pas assez montré dans tout ce qui précédait. Du coup on a l’impression qu’il sort de nulle part pour prolonger la durée du film.

Autre réserve, qui m’attriste un peu plus: LE personnage féminin du film. Déjà je met « le » parce que des filles en rôle important dans ce film, y’en a littéralement pas d’autres, mais la pauvre Kaede a un peu du mal à exister tout au long de l’oeuvre. Elle est un peu tarte, passe son temps dans la troisième partie à tomber par terre ou à faire des choses complètement inutiles. C’est un personnage mal écrit et trop dépendante d’un personnage masculin. Elle offre quand même de belles scènes dans la seconde partie mais de la part d’un Hosoda qui jusque là nous avait offert des personnages féminins comme Makoto, Natsuki et Hana, c’est bête de le voir un peu régresser.

Enfin, dernière réserve: le film est peut-être un peu trop… mesuré. Le combat final aurait pu être plus fou, la relation entre le héros et sa mère plus développé, nos émotions plus souvent invoqués. C’est un film ambitieux mais qui n’ose pas aller jusqu’au bout.

La pauvre Kaede
La pauvre Kaede, maltraitée par le scénario

Donc là voilà, j’ai cité d’un coup les trois réserves que j’avais, donc l’effet d’accumulation vous inquiète sans doute. Peut-être que ayé, vous attendez le film et vous pensez que ça va être nul. Que nenni ! Si le film me paraît objectivement moins bien fignolé que les Enfants Loups (qui allait dans un genre totalement différent mais était véritablement quasi incritiquable dans sa forme), il n’en reste pas moins rempli de qualités.

Visuellement, par exemple, le film assure totalement le contrat. Que ce soit les scènes à Shibuya ou celles dans le monde des Bêtes, les décors sont somptueux et un mini-arc bien précis à l’intérieur du film va même nous envoyer voyager dans une multitude de petites régions du monde des Bêtes, ou les graphistes du studio Chizu ont dû se faire très très plaisir à créer des mondes et des univers totalement incroyablement. L’animation est également au top et le seul vrai petit souci c’est que à certains moments dans le film je me suis amusé à regarder de manière détaillée les foules qui sont animées en 3D et, comme un débile, j’ai vu les trucs derrière les tours de magie. Ne faites pas ça chez vous.

Le rythme également me paraît bien mené. C’est deux heures qui passent vite. En outre, le film a l’avantage considérable d’être extrêmement accessible. La production autour du film n’a jamais caché le fait que son objectif était de toucher le public le plus large possible, et son très gros succès dans les salles japonaises semble confirmer que ce pari a été réussi. Du coup vous pourrez sans doute le montrer à vos neveux et nièces de 6 ans et plus qui l’adoreront complétement. Le film n’est pas compliqué pour un sou et la narration est bien menée (si on excepte, évidemment, ce méchant qui sort presque de nulle part.)

Le design des personnages est cool en général. Le furry aurait jamais été aussi abordable.
Le design des personnages est cool en général. 

Ensuite je suis toujours content de voir Hosoda traiter de la famille. Car, sans surprises et comme dans ses deux films précédents, c’est le thème principal du film, une nouvelle fois. Et comme les films précédents, le lien du sang est toujours traité avec justesse et bienvaillance. On retrouve aussi, comme dans Les Enfants Loups, ces petites analyses du décalage qu’il peut y’avoir entre fantastique et réalité dans des scènes assez amusantes puisque, oui, c’est bien beau de partir à l’aventure dans un monde parallèle mais l’administration japonaise, elle s’en fout. 

Enfin, je maintiens vraiment mon amour pour toute la première partie. Voir la relation entre Ren et Kumatatsu évoluer de scène en scène est un émerveillement, et je suis heureux de voir qu’on échappe au cliché du gamin relou mais aussi malin que les adultes. Non, Ren est un gosse, pas forcément plus intelligent qu’un autre, qui est juste plus têtu que quiconque. Remplie de belles scènes, des plus jolis décors et d’un fantastique OST, cette partie sera vraisemblablement ce qui va le plus rester en tête à la sortie du film.

Les bastons entre Kumatetsu et son rival <3.
Les bastons entre Kumatetsu et son rival <3.

EN SOMME. C’est un très beau film, pas le meilleur d’Hosoda mais sans doute un des meilleurs dans l’histoire récente de l’industrie de l’animation japonaise. Sa vraie grosse qualité c’est son accessibilité qui va peut-être pas mal jouer en sa faveur sur le long terme, d’autant qu’avoir Gaumont comme distributeur peut lui être avantageux (même si hélas ça veut dire avoir aussi une affiche assez moche.) Son vrai gros défaut c’est d’avoir une fin en déça du reste du film mais qui, malgré toutes mes critiques, m’a tout de même un peu émue. Ce n’est certes pas la même claque émotionnelle que Les Enfants Loups mais si on retrouve une thématique familiale extrêmement proche,  le récit en lui-même n’a pas les mêmes ambitions.

Donc finalement allez-y en vous attendant à autre chose que Summer Wars ou que Les Enfants Loups. Ça reste un film à voir et il n’y a définitivement plus du tout à s’inquiéter pour l’avenir de Mamoru Hosoda dans cette industrie, si jamais vous aviez encore une micro-crainte.

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Cities Skylines – On a construit cette ville (sur le Rock N’Roll)

En mars 2013, notre coeur a été détruit, piétiné et déféqué par Electronics Arts. C’était le mois de la sortie de SimCity, le cinquième épisode tant attendu d’une saga qui a rendu plus d’un joueur fou depuis le début des années 90. Des joueurs certes fous mais qui ont pu attendre assez aisément avec un SimCity 4 suffisamment profond pour les faire tenir en haleine pendant presque neuf ans. Un jeu ahurissant et qui ne se termine jamais vraiment, grâce entre autres à une carte régionale qui mettait beaucoup de temps à être remplie, en plus d’avoir un jeu extrêmement moddé et disposant d’une extension – Rush Hour – qui apportait réellement énormément de choses.

Mais SimCity 2013 est arrivé, nous a déçu, on a pleuré, fin de l’histoire. Le jeu ne manquait pas de bonnes volontés mais ne parvenait à exécuter correctement aucune d’entre elles. Comme si vous vouliez faire un calin à un chat mais qu’a la place vous l’étouffiez parce que putain vous êtes un être humain vous êtes super fort en fait, arrêtez de l’étrangler ce foutu sac à puces nom de dieu. Il faut dire qu’EA avait en plus pris toutes les décisions les plus stupides qu’il soit, rendant ce développement un calvaire. Moralité: si vous aimez les city builder, restez sur SimCity4. Car ce n’est pas la saga des Cities XL qui allait apporter l’alternative recherchée.

Simultanément un groupe de finlandais nommé Colossal Order sort un jeu très niché: Cities in Motion. Le but du jeu ? Gérer les transports en commun d’une métropole. Bus, métros, tramways, trains… Pour un mec dans mon genre, qui peut passer 20mn à regarder la carte du réseau de transport d’une ville, c’est le type de jeu qui peut me faire perdre des heures et des heures. J’en avais parlé super rapidement au début de l’été 2012.

Cities In Motion et sa map Tokyo <3.
Cities In Motion et sa map Tokyo <3.

Le premier épisode était donc vraiment sympa mais au bout de 10h on comprenait aisément comment le jeu fonctionnait et il devenait extrêmement facile de gagner à tous les coups. Le second volet sort en 2013, peu après SimCity, et dispose désormais d’une interface 3D. Un peu moins agréable (on joue désormais dans des villes créées pour l’occasion et plus forcément des métropoles célèbres), il développait néanmoins quelques cotés city builder ici ou là avec la possibilité de créer des routes et de voir la ville se développer autour d’elle. Quelques signes, donc.

Et c’est donc cette année que sort Cities Skylines. Ici fini de se focaliser sur les transports: on marche directement sur SimCity. Et ça marche. 

Comme la majorité des screens de cet article, celui-ci vient du subreddit lié au jeu
Comme la majorité des screens de cet article, celui-ci vient du subreddit lié au jeu. J’aurais bien mis des screens de ma partie mais comme je joue dans des configs vraiment basses, ça aurait été un peu dégueu.

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