Archives du mot-clé makoto shinkai

Your Name. – Everlong

Après presque six mois à le voir détruire tous les scores du box-office japonais et à attirer comme un aimant toutes les bonnes critiques du monde (5 étoiles dans les Cahiers du Cinéma, wtf), une partie infime du public français a pu enfin découvrir hier via de nombreuses avant-premières tout autour du pays Your Name., le nouveau film de Makoto Shinkai, avant la sortie nationale qui est datée au 28 Décembre. En tant que français, c’était difficile de découvrir le film sans avoir en tête la réputation aveuglante qu’il y’avait autour et au fond de la tête on s’attendait tous à ni plus ni moins qu’un pur chef d’oeuvre. Pour ma part, je suis donc arrivé dans la salle avec un peu cette pression au fond des tripes, cette peur de ne pas trouver le film incroyable et du coup, cette peur de ne pas apprécier le film pour ce qu’il est, mais pour sa réputation, son aura. 

Et bien ouf, pas la peine de stresser !  Le film était effectivement très bon, et se trouve dans la juste continuité de la carrière de Makoto Shinkai. Mais là où il se distingue, et là où je pense que se trouve une partie des racines de son succès japonais, c’est que c’est un film où il y’a beaucoup à dire dessus. Il raconte beaucoup de choses, surprend son spectateur à quelques reprises et possède de nombreux niveaux d’interprétations qui fait qu’on sort de la salle avec une grosse envie d’en parler. C’est un film qui nous laisse avec beaucoup de choses en tête, beaucoup de choses qui nous font gamberger et, sans offense envers Miyazaki, Yoshiura ou Yonebayashi, c’est un sentiment qu’aucun autre film d’animation japonais de ces dix dernières années – à l’exception très notable des Enfants Loups – n’a pu me faire ressentir. On ne sort pas de Your Name. avec juste « bon c’était bien », on sort de Your Name. avec le cerveau ultra actif, qu’on ait aimé le film ou non, et avec beaucoup de choses à en dire. Et à ce titre, il devrait rester dans les mémoires collectives pendant un petit moment.

Pour tout cela, et pour les qualités techniques, visuelles et sonores indéniables du film, typiques du Makoto Shinkai qu’on connaît bien en France depuis 5 Centimètres Par Seconde, je ne peux que vous recommander qu’extrêmement chaudement ce film, ne serait-ce que pour plus tard en discuter avec des gens. En attendant, dites vous que c’est un film non dénué de surprises et qui va aborder des thémes et des symboles auquel vous ne vous attendiez sûrement pas en allant voir ce qui devait être à la base une simple histoire d’échange de corps. Mais pour mieux apprécier ces surprises, je vous recommande du coup d’essayer d’en savoir le moins possible et d’aller voir le film le plus tôt possible dès qu’il sera dans des salles chaudes prêt de chez vous. 

Et du coup si vous n’avez pas vu le film, quittez cet article car, comme je l’ai dit, y’a beaucoup de choses à dire sur ce film, sauf que pour ça va falloir creuser dans tout le film. 

ATTENTION: A partir de ce point, l’article va spoiler grave parce que là on entre en mode analyse de toute l’oeuvre donc tenez vous en très éloignés si vous souhaitez garder toutes les surprises.

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The Garden of Words – Goutte à goutte

Bon allez, on se fait un petit article à chaud, genre quick n’dirty ? 

C’était la première fois ce soir que j’allais au fameux cinéma Grand Rex. Le Grand Rex pour un gamin qui a grandi 23 ans en Province comme moi, c’était un de ces fameux lieux parisiens dont on en entendait partout le nom à la télé mais qu’on ne savait pas vraiment à quoi ça ressemblait en vrai. Un peu comme les théâtres dont on découvre une fois devant qu’en fait ils sont vachement petits. Enfin l’an dernier j’étais parti accompagné quelques amis à la séance des deux films Madoka Magica mais je n’étais pas entré parce que mieux à faire. J’ai eu du bol. 

Donc j’y étais pour une soirée dédiée à un moyen-métrage, en l’occurence The Garden of Words de Makoto Shinkai. Vous savez le réalisateur de Cinq centimètres par secondes, là aussi un moyen métrage, qui m’avait pris par surprise l’an dernier alors que je traversais une mauvaise période (oui je met le lien de l’article mais j’ose plus le relire aujourd’hui, il doit dégouliner de pathos.) Et The Garden of Words est mon second Shinkai parce qu’entre temps je n’ai pas trouvé le temps de regarder un seul de ses autres films ! Malgré tout, qu’est-ce que j’en ai pensé ? Et bien, je vais pas le nier: c’était pas mal du tout. MAIS…

Point fort du film: il est très vert
Point fort du film: il est très vert

Scénario: un jeune garçon a pour habitude celle de sécher les cours les matins de pluie. Il se rend alors à chaque fois dans un abri de parc et passe son temps à dessiner des chaussures car il rêve de devenir cordonnier. Une jeune femme d’âge adulte mais indéfini a elle aussi pour passion celle de squatter cet abri à chaque jour de pluie. Son travail est inconnu, son nom également. La seule chose qui la distingue c’est que dès le matin elle boit bière sur bière et manger nombre incalculable de plaquettes de chocolats. Ces deux êtres vont donc apprendre à se connaître, au rythme des jours de pluie. Mais, grande tristesse, viendra un jour ou la saison des pluies laissera la place à un été sec…

C’est du Shinkai: l’histoire d’amour se terminera t-elle bien ? Suspens !

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