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Un an d’anime ~ 2016

Oh non ! On est début décembre ! Ca veut dire que le blog va devenir très prévisible et va, pour la neuvième fois en neuf ans, faire son bilan des animés de l’année ! Où est l’originalité ?

Réponse: enterrée avec le respect.

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Si vous ne connaissez pas le principe des bilans annuels de Néant Vert, et c’est tout à fait possible, je prends toutes les oeuvres que j’ai vu durant l’année écouléepeu importe leur année d’origine et je vous parle de manière concise mais détaillée de douze d’entre elles. Sachant que, comme d’habitude, je rattache chaque oeuvre à un mois de l’année, souvent le mois durant lequel j’ai regardé la série… ou le film.

Si l’exercice vous plait, il y’a huit articles à explorer sur le thème de l’Anime/JV, un petit nombre du même format sur le thème du jeu vidéo, et désormais côté Cinéma. Le tout est listé sur la page « Bilans annuels » ♪.

Rapidement, avant de débuter, 2016 aura été une année très molle pour moi au niveau de l’animation japonaise. A cause de beaucoup d’événements et de soucis durant la première moitié de l’année, j’ai du pas mal freiné ma « consommation » à la fois à cause du manque de temps et à la fois à cause de la fatigue, qui faisait que je peinais fortement à me concentrer sur quoi que ce soit. Ca aura été une année largement plus manga, pour le coup, mais si ça peut vous rassurer, y’a quand même de quoi parler !

Décembre 2015

Mobile Suit Gundam: Iron-Blooded Orphans

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Je n’ai pas encore débuté la seconde saison mais les deux premiers tiers de la première m’auront au final pas mal séduit, et c’est vraiment la première fois que j’accroche autant à une série Gundam qui, il faut l’avouer, ne renouvelle pas forcément autant que ça les formules chères à la franchise. On y trouve un scénario très cruel, quasiment d’actualité, avec la révolte de jeunes exploités face à un système truqué et nettement en leur défaveur, qui ont été déshumanisés par des années de travail forcé sous la coupe de socipathes, ce qui font d’eux des adolescents en quête de vengeance, et qui ne connaissent que peu la pitié et la valeur de la vie humaine. Et ce sont les héros. 

En dehors des très bons combats de mécha, c’est donc surtout l’évolution de cette bande de garçons perdus – chaperonnés par une princesse charismatique mais beaucoup plus timorée – qui va pas mal nous impliquer et nous passionner. Une fois que la série quitte Mars pour devenir spatiale va commencer à vraiment apparaître l’autre grande habitude de la franchise Gundam avec un jeu politique constant, qui se révèle tout aussi riche. Puis arrive les premiers morts, et là on se souvient qu’on est dans un Gundam et que même si Tomino est pas là, faut pas trop s’attacher aux personnages, on est en guerre quoi.

De la série je retiendrais surtout deux choses: déjà une excellente OST, que ce soit au niveau des génériques (♪ Koe no kagiri koe no kagiri ♪) qu’au niveau du taff de Yokoyama Masaru qui sort quelques thèmes bien puissants avec des choses aussi inattendue qu’une guitare sèche type flamenco. La seconde chose que je retiendrais c’est cette scène très très forte du troisième ou quatrième épisode, ou le héros tue de sang froid un adversaire agonisant… en plein milieu d’une phrase de celui-ci. Personnage posé instantanément, on sait que ça va pas être les Bisounours.

Bref, si vous vous plaignez que l’animation japonaise c’est plus que des lycéennes et des romances nulles, niquez vos races, allez mater Gundam IBO, c’est toute la SF d’action et de politique dont vous rêvez.

Les années précédentes, en Décembre:

  • Fate/Stay Night (2006)
  • Serial Experiments Lain (2007)
  • Clannad (2008)
  • Macross: Do You Remember the Love (2009)
  • The World God Only Knows (2010)
  • Boku Wa Tomodachi ga Sukunai (2011)
  • The Idolm@ster (2012)
  • Le Vent se Lève (2013)
  • Souvenirs de Marnie (2014) 

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La place de la famille dans les films de Mamoru Hosoda: trois films pour trois points de vue

On est quelques semaines après la sortie en France du Garçon et la Bête et, très naturellement, le nom de Mamoru Hosoda est sur toutes les lèvres. Un peu facilement qualifié de « nouveau Miyazaki » dans la presse généraliste, jugé comme la meilleure chose qu’il soit arrivé à l’animation japonaise depuis Satoshi Kon par la presse spécialisée dans le cinéma, plus généralement adoré par les passionnés et otakus français. Bref, encore une fois le réalisateur japonais, qui n’en est qu’a son sixième long-métrage et son quatrième sorti en salles en France 1, déchaîne l’enthousiasme général comme j’ai rarement vu en matière d’animation japonaise – seulement Miyazaki et Kon pouvant justement prétendre à un tel amour du public français.

Après c’est comme tout: il n’est pas intouchable. Et comme le consensus total ça serait, il est vrai, un peu chiant, des voix commencent ici ou là à signaler que Hosoda, ce n’est peut-être pas la statue irréprochable qu’on veut décrire. Une des critiques revenant le plus régulièrement signalant qu’il a beau être sympa mais que, bon, ses films parlent tout le temps de la même chose.

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Mamoru Hosoda qui fait un sourire forcé après avoir entendu dire qu’il fait « tout le temps la même chose »

En soit, il y’a effectivement trois thèmatiques qui reviennent constamment chez les films d’Hosoda 2 : la première thématique c’est souvent de faire d’événements fantastiques et extraordinaires des éléments concrets du quotidien d’une personne jusque là « normale » – l’homme loup, le pouvoir de voyager dans le temps, un monde parallèle rempli de bêtes, un monde parallèle numérique – et de traiter ça de manière à ce que la frontière entre éléments fantastiques / science-fictionnels et éléments réels soit la plus fine possible.

La seconde c’est l’amour. Y’a toujours une histoire d’amour chez Hosoda. Ca se manque pas. Mais y’a pas forcément énormément à en dire dessus, d’autant qu’on ne peut pas vraiment dire qu’il possède le monopole des histoires d’amour au cinéma.

La troisième c’est bien évidemment la famille. Ca ne vous aura pas échappé car il ne faut pas avoir BAC+6 en critique cinéma pour le constater mais, oui, Hosoda aime en parler. Peut-être pas tant que ça dans La Traversée du Temps mais ses trois films suivants – Summer Wars, Les Enfants Loups, Le Garçon et la Bête – tournent clairement autour de ça et en font, sans la moindre subtilité, leur thème principal.

Du coup c’est devenu une critique: Hosoda, il parle tout le temps de la même chose, il change pas. C’est pas illogique de le reprocher, et on peut comprendre la frustration que certains peuvent avoir de voir quelqu’un de talentueux comme Hosoda pas tenter des thématiques « neuves. »

Neuves comme quand il a décidé de rendre One Piece super glauque
Neuves comme quand il a décidé de rendre One Piece super glauque

Mais en même temps ça me semble montrer qu’on est passé à coté de quelquechose: à chaque fois, Hosoda parle de la famille mais change comment il en parle. Et si il en parle c’est ni par facilité ni par calcul, mais aussi parce que quand on s’informe sur sa vie personnelle et ses convictions, on comprends qu’il a une certaine légitimité à parler de familles. Dès lors, il faut à mon sens prendre le trio Summer Wars / Enfants Loups / Garçon et la Bête plus comme une sorte de trilogie venant d’un véritable auteur qui va tout simplement parler de famille sous trois angles à chaque fois différents mais qui seront au final complémentaires.

Et comme expliquer c’est déjà un peu excuser, revenons sur ces films et sur leur manière d’aborder les liens familiaux. On en profitera pour revenir sur la personnalité et la biographie de Hosoda, le tout pour voir d’où peut lui venir sa passion pour ce thème.

Ça spoile les trois films donc… euh… vaut mieux les avoir vus.

Par contre ça spoile pas la Traversée du Temps donc ça va
Par contre ça spoile pas la Traversée du Temps donc ça va

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  1. Je ne compte pas Digimon le film parce que vu le remontage barbare, c’est plus vraiment le film qui a été conçu par Hosoda au départ
  2. Quand je dirais « films d’Hosoda » dans cet article, je vous préviens dès maintenant: je ne prends en compte ni Bokura no War Game ni One Piece et le Baron Omatsuri, non pas parce qu’ils seraient mauvais (c’est très loin d’être le cas et j’en profite pour vous dire que le Baron Omatsuri ça déchire pas mal) mais surtout parce qu’ils sont des films à licence où Hosoda n’a pas forcément eu les mêmes libertés que ce qu’il aura à partir de La Traversée du Temps.
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Le Garçon et la Bête – Et Vlan

Inconvénients de vivre en Ile de France: les loyers sont beaucoup trop chers et tu peux désormais te faire flinguer par des mecs de Daesh quand tu vas faire tes courses.

Avantages de vivre en Ile de France: tu peux aller voir des avant-premières au cinéma.

Worth it ?

Bah quand il s’agit de voir en avance un film de Mamoru Hosoda, bah oui, bien sûr que c’est 100% worth it.

Il était donc diffusé hier dans le cadre de l’ouverture du festival Kinotayo, festival francilien dédié au cinéma contemporain japonais, et c’est une salle bondée mais enthousiaste qui a pu voir le film, un peu tous attristés de l’absence de Mamoru Hosoda, que les assurances ont empêchées de venir en France. Scrogneugneu comme on dit chez nous.

Voilà donc le moment où je donne mes ressentis sur le film en tâchant de ne rien spoiler. Le film sort dans deux mois – le 13 janvier – et j’espère que vous irez nombreux dans les salles pour aller le voir, car il le mérite. Mais pourquoi il le mérite ? C’est là que je développe…

Cette affiche me rend triste à chaque fois que je la vois
Cette affiche me rend triste à chaque fois que je la vois

Je vais être assez vague sur l’intrigue mais, en somme, sans vous surprendre, Le Garçon et la Bête va vous parler de la rencontre entre… euh… un garçon et… euh… une bête. La majorité de l’intrigue se déroule ainsi dans un monde parallèle où vivent des personnages mi-humains mi-bêtes dans lequel le héros – Ren – va se retrouver par hasard et y grandir comme disciple de Kumatetsu, la « bête » du film. Un ours anthropomorphisé particulièrement colérique et impulsif.

Le film est, comme Les Enfants Loups, divisé en trois parties assez distinctes. Sans dévoiler leur contenu, disons juste que la première partie est la plus longue des trois et est aussi, de très très loin, la meilleure. Car le film réussit très vite à nous happer et à nous immerger: tout commence par une très belle intro à base de flammes et la découverte du monde des Bêtes par Ren est assez prodigieuse, avec deux/trois scènes qui m’ont un peu rappelés quand Chihiro découvre petit à petit le monde des dieux dans le film éponyme de Miyazaki. La rencontre entre les deux héros du titre est également bien faite et les deux ont rapidement une bonne alchimie, qui rend leurs échanges plutôt savoureux. C’est donc un plaisir de voir ce garçon et cette bête évoluer ensemble dans une compilation de jolies scènes.

Dont des scènes de montage comme dans Team America
Dont des scènes de montage comme dans Team America

Cependant, si je peux émettre des réserves dès à présent: la troisième partie du film, elle, est clairement en déça. Si elle continue d’envoyer du bois en terme d’émotions et possède des très très belles scènes visuelles (dont une explosion qui m’a un peu rendu fou), c’est le traitement de l’intrigue et les personnages qui sont un poil décevant, à commencer par un antagoniste qui joue un rôle central à ce moment là mais qui a été, je trouve, trop mal amené et pas assez montré dans tout ce qui précédait. Du coup on a l’impression qu’il sort de nulle part pour prolonger la durée du film.

Autre réserve, qui m’attriste un peu plus: LE personnage féminin du film. Déjà je met « le » parce que des filles en rôle important dans ce film, y’en a littéralement pas d’autres, mais la pauvre Kaede a un peu du mal à exister tout au long de l’oeuvre. Elle est un peu tarte, passe son temps dans la troisième partie à tomber par terre ou à faire des choses complètement inutiles. C’est un personnage mal écrit et trop dépendante d’un personnage masculin. Elle offre quand même de belles scènes dans la seconde partie mais de la part d’un Hosoda qui jusque là nous avait offert des personnages féminins comme Makoto, Natsuki et Hana, c’est bête de le voir un peu régresser.

Enfin, dernière réserve: le film est peut-être un peu trop… mesuré. Le combat final aurait pu être plus fou, la relation entre le héros et sa mère plus développé, nos émotions plus souvent invoqués. C’est un film ambitieux mais qui n’ose pas aller jusqu’au bout.

La pauvre Kaede
La pauvre Kaede, maltraitée par le scénario

Donc là voilà, j’ai cité d’un coup les trois réserves que j’avais, donc l’effet d’accumulation vous inquiète sans doute. Peut-être que ayé, vous attendez le film et vous pensez que ça va être nul. Que nenni ! Si le film me paraît objectivement moins bien fignolé que les Enfants Loups (qui allait dans un genre totalement différent mais était véritablement quasi incritiquable dans sa forme), il n’en reste pas moins rempli de qualités.

Visuellement, par exemple, le film assure totalement le contrat. Que ce soit les scènes à Shibuya ou celles dans le monde des Bêtes, les décors sont somptueux et un mini-arc bien précis à l’intérieur du film va même nous envoyer voyager dans une multitude de petites régions du monde des Bêtes, ou les graphistes du studio Chizu ont dû se faire très très plaisir à créer des mondes et des univers totalement incroyablement. L’animation est également au top et le seul vrai petit souci c’est que à certains moments dans le film je me suis amusé à regarder de manière détaillée les foules qui sont animées en 3D et, comme un débile, j’ai vu les trucs derrière les tours de magie. Ne faites pas ça chez vous.

Le rythme également me paraît bien mené. C’est deux heures qui passent vite. En outre, le film a l’avantage considérable d’être extrêmement accessible. La production autour du film n’a jamais caché le fait que son objectif était de toucher le public le plus large possible, et son très gros succès dans les salles japonaises semble confirmer que ce pari a été réussi. Du coup vous pourrez sans doute le montrer à vos neveux et nièces de 6 ans et plus qui l’adoreront complétement. Le film n’est pas compliqué pour un sou et la narration est bien menée (si on excepte, évidemment, ce méchant qui sort presque de nulle part.)

Le design des personnages est cool en général. Le furry aurait jamais été aussi abordable.
Le design des personnages est cool en général. 

Ensuite je suis toujours content de voir Hosoda traiter de la famille. Car, sans surprises et comme dans ses deux films précédents, c’est le thème principal du film, une nouvelle fois. Et comme les films précédents, le lien du sang est toujours traité avec justesse et bienvaillance. On retrouve aussi, comme dans Les Enfants Loups, ces petites analyses du décalage qu’il peut y’avoir entre fantastique et réalité dans des scènes assez amusantes puisque, oui, c’est bien beau de partir à l’aventure dans un monde parallèle mais l’administration japonaise, elle s’en fout. 

Enfin, je maintiens vraiment mon amour pour toute la première partie. Voir la relation entre Ren et Kumatatsu évoluer de scène en scène est un émerveillement, et je suis heureux de voir qu’on échappe au cliché du gamin relou mais aussi malin que les adultes. Non, Ren est un gosse, pas forcément plus intelligent qu’un autre, qui est juste plus têtu que quiconque. Remplie de belles scènes, des plus jolis décors et d’un fantastique OST, cette partie sera vraisemblablement ce qui va le plus rester en tête à la sortie du film.

Les bastons entre Kumatetsu et son rival <3.
Les bastons entre Kumatetsu et son rival <3.

EN SOMME. C’est un très beau film, pas le meilleur d’Hosoda mais sans doute un des meilleurs dans l’histoire récente de l’industrie de l’animation japonaise. Sa vraie grosse qualité c’est son accessibilité qui va peut-être pas mal jouer en sa faveur sur le long terme, d’autant qu’avoir Gaumont comme distributeur peut lui être avantageux (même si hélas ça veut dire avoir aussi une affiche assez moche.) Son vrai gros défaut c’est d’avoir une fin en déça du reste du film mais qui, malgré toutes mes critiques, m’a tout de même un peu émue. Ce n’est certes pas la même claque émotionnelle que Les Enfants Loups mais si on retrouve une thématique familiale extrêmement proche,  le récit en lui-même n’a pas les mêmes ambitions.

Donc finalement allez-y en vous attendant à autre chose que Summer Wars ou que Les Enfants Loups. Ça reste un film à voir et il n’y a définitivement plus du tout à s’inquiéter pour l’avenir de Mamoru Hosoda dans cette industrie, si jamais vous aviez encore une micro-crainte.

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wow such branloïde

Ok j’ai plus le net chez moi depuis exactement neuf jours. Enfin c’est pas exact: j’ai depuis lundi soir un code sfr wifi qui me permet de pomper la bande passante d’une box sfr quelconque du voisinage. Mais j’ai accès à ce wifi que depuis le salon du duplex et je considère que tout ce qui est en dehors de ma chambre n’est pas vraiment chez moi. Bref, c’est dur d’écrire des articles dans ces conditions. EN PLUS C’EST NOVEMBRE IL FAIT FROID JE SUIS FATIGUÉ ET TOUT ET TOUT.

Donc sans aucune raison, PARLONS DE TOUT ET DE RIEN.

 

Kill la Kill

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Ouais bah je pourrais être un peu péteux et dire que tout le monde regarde, de toute façon, Kill la Kill, donc pourquoi je me casserais le cul à en parler et à dire des choses mille fois dites ailleurs. Mais eh, si vous avez pas commencé je vous encourage foutrement à regarder. Cet anime il a une particularité assez intéressante et, finalement, assez rare: on a pu se le fantasmer six mois avant même qu’il commence. Habituellement, les animes, ils débarquent à la dernière minute, et on découvrent ceux-ci un peu comme un fait établi. Ils sont rares ceux à avoir une hype colossale de, genre, six mois à un an d’attente.

Kill la Kill on a donc pu rêvasser sur des artworks pendant six mois sans trop savoir à quoi on allait, finalement, vraiment avoir faire. Le cerveau derrière Gurren Lagann et Panty and Stocking qui faisait un truc avec une écolière qui combat des types à coup de ciseau et tout, tchac tchac, méga cool. Surtout que l’écolière à une mèche rouge et ça c’est méga la classe. Et puis finalement on a été mis devant le fait accompli: Kill la Kill se prend peut-être moins au sérieux que ce qu’on pensait et imaginait.

Et c’est tant mieux.

Si j’avais adoré les trois premiers épisodes de cette série (avec un petit crush sur le second et sa partie de tennis colossale), c’est vraiment à partir du quatrième épisode que j’ai commencé à tomber juste amoureux de cet ouvrage. Ah l’épisode 4. Son coté Takeshi Castle, ses délires visuels et graphiques permanents, ses économies de budgets tellement voyantes que les mecs arrivent à passer l’économie au rang d’art. C’était génial et c’était, surtout, foutrement drôle. La qualité de Kill la Kill réside surtout là dessus. Car en plus d’un univers très personnel et des hommages permanents à tout et n’importe quoi, Kill la Kill c’est un de ces animes particulièrement rares qui arrive à être drôle et en plus à pouvoir alterner cet humour avec des scènes particulièrement badass. Deux personnages peuvent s’affronter de manière super épique, être soudainement interrompu par une gamine débile qui fait des mimes pour sauver sa copine, et reprendre leur baston comme si de rien n’était sans que jamais la crédibilité générale de l’univers soit brisée. Je trouve ça magistral.

Alors quand maintenant l’anime rajoute des résistants qui s’appellent fièrement NUDIST BEACH et que les combats gagnent en démesure, désolé mais j’applaudis avec mains, pieds et couilles. Ouais finalement c’est ça qui est cool avec Kill la Kill: la démesure. Les types derrière cet anime kiffent ce qu’ils font et on le ressent grave.

LOLJAPON épisode 2

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Ce soir vendredi à 20h50 sur SynopsLive ! Distribution en format podcast sur RadioKawa à partir d’environ 22h ! 1h10 dédiée à Pokémon, l’Attaque des Titans, Garden of Words, Diabolik Lovers et le gokkun. 

Les retours sur le premier épisode ont été en l’état majoritairement positifs et on est heureux, Concombre et moi, d’avoir su toucher un public large. Maintenant vous le savez: un premier épisode n’est pas représentatif et c’est à nous d’assurer sur le long terme. Cet épisode 2 est, à mon avis, un poil moins brouillon que le précédent et on commence vraiment à se trouver un rythme. L’émission va continuer à aller en se peaufinant et on tient compte de toutes les remarques et critiques… J’ai par exemple essayé de surveiller mon débit et de le ralentir. Ca se ressent parfois tandis qu’a d’autres moments, well, le naturel revient au galop.

Enfin en espérant que vous serez à l’écoute. D’autant qu’en plus vous pourrez gagner un exemplaire de Games & Wario sur Wii U ! Concombre est sévère avec ce jeu mais ne l’écoutez pas: moi je le trouve très sympa même si, évidemment, pas aussi cool qu’un vrai Wario Ware.

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Des enfants loups et une claque dans la trogne

Eh, je reviens de la séance des Enfants Loups: Ame & Yuki qui passait au cinéma Concorde à Nantes. Un chouette cinéma que je viens de découvrir ou y’a des fauteuils en cuir profonds et moelleux en guise de siège. Ces sièges ne sont pas le sujet de ce billet mais ciel qu’ils sont cools. Même si ils font plein de boucan quand tu essaies de changer de position. Enfin bref.

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De Momoru Hosoda je n’ai vu que le duo La Traversée du Temps / Summer Wars. J’avais eu la chance de voir le second au cinéma et si je l’avais bien apprécié, force est de constater qu’il ne m’a laissé un souvenir guère impérissable. Un bon divertissement mais pas un ouvrage extrêmement intéressant en sorte. Quant à la Traversée du Temps, je l’ai maté quelques mois après Summer Wars en DVD et j’en garde déjà plus de bons souvenirs. C’était un très beau film, là aussi assez passionnant et bien bossé. Malgré tout, je n’ai pas encore acquis en Hosoda une foi aveugle et une admiration sans borne, du coup ces Enfants Loups je ne les ai pas vu venir, ils ne m’intéressaient à priori pas et j’avoue que j’aurais pu passer totalement à coté de la sortie en salles si je n’avais pas eu plein d’échos positifs. Et je l’aurais profondément regretté. Pourquoi ? Parce que c’est un film vraiment merveilleux.

Pour ceux qui ignorent de quoi le film parle, disons que c’est l’histoire d’Hana, une jeune fille qui tombe amoureux d’un joyeux garçon sans nom qui a aussi la particularité trèèèès intéressante de pouvoir se transformer en loup. Ils vivent une histoire d’amour parfaite, font deux enfants et, oh, le père disparaît du film pour une raison relativement triste et la pauvre Hana se retrouve à devoir élever deux enfants qui ont hérités de la particularité de leur père et qui doivent donc vivre en marge de la société. Elle part alors s’installer en campagne et la vie continue. Les enfants grandissent et se retrouvent à être confrontés à leur « différence » et à devoir se décider comment ils doivent vivre leur vie.

Je ne rends pas justice aux vingt premières minutes du film qui arrivent à poser et raconter une romance comme l’a été relativement incapable cinq à dix ans de séries télévisées animées japonaises. J’extrapole un peu parce que y’a eu une poignée d’animes qui arrivaient à être excellents sur ce point là (je pense à Welcome to the NHK et à Honey & Clover, peut-être Tatami Galaxy) mais on va dire que la romance n’a JAMAIS été le point fort de la japanimation. Ciel, quand Ghibli a tenté le coup en début d’année avec la Colline aux Coquelicots, c’était joli tout plein mais pas spécialement très inspiré ou très bien écrit. Ici j’ai juste trouvé ça impeccablement bien traité et j’avais déjà, dès le début, les yeux qui frétillaient de bonheur. Tout simplement.

Oh, je sais, je pleure facilement devant tout ce qui est un peu émouvant. J’en ai déjà parlé. Mais ce film m’a mis dans un état ou je me suis retrouvé à avoir les yeux mouillés à de nombreuses reprises. Je ne parle pas de vraies larmes ou de vrais pleurs – j’ai tout de même pleuré normalement à la fin du film, ne vous inquiétez pas. Oh, et vers les vingt minutes, lors du bouleversement tragique et douloureux précité. Ah et aussi à la scène de la neige. La quasi intégralité de la scène de la neige. Aussi bien les passages chaleureux que les passages plus stressants / tristes. BREF. Le reste du film je l’ai passé dans un état normal mais certaines scènes m’ont pas mal inspirées, m’ont pas mal entrainées. Ciel, même certains « paysages. » Je crois que c’est surtout grâce à la musique du film, extrêmement efficace et assurément bien foutue. Elle rajoute à pas mal de décors fixes (mais superbement dessinés) un souffle que j’ai rarement vu ailleurs.

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Plus généralement, le film d’Hosoda y gagne beaucoup grâce à un truc tout simple: ses silences. Hosoda aime prendre son temps dans ce film et, oh putain comme on l’en remercie. En privilégiant à certaines reprises le silence ou la musique au lieu d’une hystérie de blabla, il parvient à transmettre des émotions ou des idées qu’on accepte avec grand plaisir. La scène « de la neige » est, pour moi, la plus équivoque sur ce plein là: c’est une scène superbe, qui consiste juste à voir les trois personnages hurler de bonheur en découvrant qu’il a neigé des kilotonnes. La scène sert quasiment de récompense pour eux puisque toutes les scènes avant les ont vus trimer dur, passer des moments parfois compliqués. Mais tout ça souligne admirablement le fait qu’ils ont tout de même réussis à… réussir. Et c’est tellement chouette. Avec juste de la musique et des belles images, on arrive à une scène d’une minute, peut-être deux, qui m’a profondément touché, marqué et ému.

Et étrangement le passage que j’ai le moins aimé du film est celui ou, justement, ça papote le plus. Je parle peut-être des cinq/dix minutes centrés sur les premiers pas à l’école des personnages enfants. Là, tout m’a semblé moins intéressant, plus terre à terre. Oh, bien sûr, il fallait bien qu’a un moment ou à un autre on nous raconte comment ces deux enfants allaient enfin interagir avec le reste de l’humanité et, pour être franc, ce passage n’est pas mauvais du tout, il est même très bon ! C’est très subjectif de ma part mais disons que je ne m’attendais peut-être pas justement à voir le film soudainement partir, après trois quarts d’heure de vie sauvage et du bonheur de la vie simple et campagnarde, vers la direction qui consiste à voir les personnages reprendre « contact » avec le monde réel. Mais dans tous les cas, ce petit sentiment « de déception » que j’ai connu s’est dissipé très vite car le sujet est traité de manière intelligente et enthousiasmante. Plus généralement, toute l’ellipse est bien gérée.

Mais ce qui m’épate avec Hosoda c’est qu’en trois films il arrive à créer des univers à chaque fois dénué d’un certain… cynisme. Tout y est très naïf, très optimiste, philanthrope. Les gentils fermiers (dont l’habituel bourru faux salaud vrai grand coeur) sont ici l’exemple parfait. Exemple con: j’étais certain qu’a un moment ou à un autre, les fermiers allaient en avoir ras le cul des sangliers qui ravageraient leurs récoltes et allaient se lancer dans une grande chasse dans les montagnes et que les enfants loups allaient se trouver entre les deux feux, à essayer de protéger les deux. Pour moi tout semblait aller dans cette direction. J’étais CERTAIN que Hosoda allait partir dans le débat de l’homme contre la nature. Alors que putain, c’est l’inverse qu’il se passe, les sangliers sont jamais chassés et les fermiers… font juste avec. J’ai du mater trop de Disney quand j’étais môme, ou je suis encore trop marqué par Princesse Mononoke, je sais pas. Mais à la place non on a une grande ode au partage, à la confiance mutuelle, à l’entraide. Et on évite la grande morale écologiste habituelle de l’homme-destructeur pour à la place se concentrer sur une ode à la nature, à la beauté des paysages et à l’importance des relations humaines confiantes et respectables. Chez Hosoda, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil mais comme tout le monde il est bien écrit, ça passe comme une lettre à la poste. C’est rafraîchissant et enthousiasmant de voir qu’il hésite encore un tel état d’esprit aujourd’hui. Les cyniques feront la gueule mais… haha… on s’en bat.

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Qu’importe: le plus important c’est que je vous encourage vivement à voir ce film. Je l’ai vu en VF et pour être franc je n’ai pas eu le moindre souci – le fait que Wantake s’en soit occupé est vraisemblablement la raison. Mais quelques VO tournent ici ou là et j’ai la chance d’en avoir à Nantes donc j’irais peut-etre cette semaine me refaire une seconde séance en VO. Dans tous les cas: n’ayez pas peur de le voir en VF, n’ayez pas peur de le voir tout court. Je SAIS qu’il n’est pas bien distribué et c’est presque une honte parce que là je sors d’une salle pleine aux 3/4 (mais deux fois plus de salles qui le passe ne veut pas dire deux fois plus de monde qui le voit, on le sait tous) qui a applaudi à la fin mais n’hésitez pas, pourquoi pas, à faire un peu de route ou de bus ou de train pour aller le voir. Je sais que là je fais le mec à moitié en transe, qui contient plus son enthousiasme mais putain, je me suis pas pris une telle claque depuis que j’ai maté Totoro en 2010. Plus généralement, en dix ans de matage de films divers et variés, j’ai pas souvenir d’une aussi grande passion pour un film à la sortie de la salle – au pif je citerais juste The Artist et… le Voyage de Chihiro. Mon avis changera peut-être au fur et à mesure du temps qui passe, peut-être que dans un an je me dirais finalement que ce n’était pas si grandiose que ça, peut-être que la deuxième vision tuera tout. Mais franchement ? J’en doute. Peu de défauts à reprocher à ce film – tiens, le seul vrai défaut que j’ai, là, maintenant c’est une scène de dix secondes un peu wtf et un peu zoophile, ceux qui ont vus savent de quoi je parle ! Vous savez cette scène qui dans le script devait être très belle et super émouvante et qui en vrai donne envie de crier wtfjapan et qui sera vraisemblablement la seule scène dont parlera ceux qui ont pas aimés le film et qui nous casseront les couilles. Ah, et l’autre défaut c’est que Hana change de coiffure au milieu du film et que sa nouvelle coiffure est naze par rapport à la précedente. Bref, du détail.

(Quoi la 3D ? Oui bon elle est pas toujours au top mais pour être franc elle m’a fait chier que dans une seule scène et c’était quand elle était utilisée pour animer des figurants à la sortie de l’université donc voilàvoilà.)

BREF. Excellent film et sans doute mon gros gros gros gros coup de coeur anime 2012.

(Du coup là je voulais écrire un billet sur le film K-On que j’avais trouvé excellent mais ça va être chaud d’écrire un billet là-dessus maintenant.)

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La Traversée du Temps – Nice Job Breaking It Hero

On parlait lundi de Saint Seiya, aujourd’hui on continue encore et toujours l’alphabet estival avec T, comme Traversée du Temps. Où Toki Wo Kakeru Shoujo.

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Notons l’accroche qui met en avant le « par l’auteur de Paprika » quitte à créer la confusion de manière amusante entre Satoshi Kon – réalisateur du film – et Yasutaka Tsutsui – auteur du livre Paprika et du livre de la Traversée du temps, du coup.

La Traversée du Temps parle d’une fille nommée Makoto, qui un jour se prend un train. Rassurez-vous, elle va mieux depuis parce qu’elle a découverte en même temps qu’elle pouvait voyager dans le temps, ce qui est pratique pour savoir qu’une interro surprise va te tomber dessus, pratique pour ne pas mourir où bien pratique pour faire dix heures de karaoké en ne payant qu’une seule heure.

Et c’est un très bon film que je vous encourage à visionner.

Voilà.

Fin de l’article.

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