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Étiquette : shonen jump

Bilan 2016 du Shonen Jump, l’heure du ménage

Bilan 2016 du Shonen Jump, l’heure du ménage

Avec le départ de mastodontes comme Bleach, Kochikame, Nisekoi ou Assassination Classroom, difficile de nier que l’année 2016 fut particulièrement mouvementée pour le Shonen Jump. Comment le magazine va t-il compenser ces départs de taille ? Quelles sont les séries qui montent, celles qui chutent ? On sort les graphiques, on met notre casquette d’analyste et on est parti pour le bilan complet et détaillée du Weekly Shonen Jump cru 2016. Lire le billet.

Bilan 2015 du Shonen Jump, entre statistiques et modernité

Bilan 2015 du Shonen Jump, entre statistiques et modernité

Après avoir passé l’année à vous présenter le contenu du magazine et son fonctionnement, il est temps de passer aux choses sérieuses avec le premier bilan annuel du Weekly Shonen Jump. Quelles séries ont marquées l’actualité du vénérable magazine japonais ? Lesquelles se sont lancées ? Lesquelles sont parties ? De One Piece à Black Clover, en passant par Bleach et Haikyuu, on fait le tour de la trentaine de séries qui ont rythmés l’année du magazine. Lire le billet.

Le classement d’une série dans le Jump: bases, initiation, statistiques, effort et amitié

Le classement d’une série dans le Jump: bases, initiation, statistiques, effort et amitié

Premier magazine de prépublication du Japon en terme de ventes et d’importance sur le marché, le Weekly Shonen Jump possède un fonctionnement très réglementé, très étudié, que de nombreux occidentaux se font le plaisir d’analyser et décortiquer. Cet article va donc vous présenter les bases pour analyser les engrenages derrière la confection de nombre des séries les plus populaires du monde du manga. Lire le billet.

Le Weekly Shonen Jump en 2015 – 23 mangas pour les gouverner tous

Le Weekly Shonen Jump en 2015 – 23 mangas pour les gouverner tous

J’ai donc animé à Japan Expo, en compagnie de Yokathaking, une conférence sur le Shonen Jump en 2015. L’idée était de présenter en 45mn le statut du magazine japonais. Comme 45mn c’est court, on est parti sur 10mn d’intro / mise en contexte et 30mn où on a présenté, un par un, tous les titres en cours de publication au sein du magazine. Parmi ces titres, quels sont les piliers du Jump, les forces sûres, les futurs hits ou bien les échecs prévisibles Lire le billet. Lire le billet.

Boku no Hero Academia – Serious Sentai School

Boku no Hero Academia – Serious Sentai School

LES SUPER HEROS. \\\ ٩(๑❛ワ❛๑)و //// Je prétends pas être un gros lecteur de comics mais la mythologie autour des héros de l’univers Marvel et DC m’a toujours assez fasciné. Sans jamais ouvrir le moindre bouquin, j’ai toujours eu un malin plaisir à ouvrir des pages TVTropes ou des wikis dédiés à l’univers de certains héros et découvrir leurs histoires, leurs dynasties, leurs antagonistes. Alors, certes, je vais voir les films du MCU comme un geek lambda et j’attends Age Lire le billet. Lire le billet.

Double Arts – Shonen tactile

Double Arts – Shonen tactile

Encore un article manga, quelle débauche. Cette fois on va s’intéresser à une série courte et terminée, donc ça devrait être moins long que d’habitude. Donc ouais y’a pas si longtemps je parlais de mes sentiments compliqués pour Nisekoi genre « je sais que c’est pas génial mais l’auteur parvient à rendre ça extraordinairement fun » et du coup je m’étais jamais vraiment demandé qui était cet auteur, Naoshi Komi. Puis on m’a dit qu’il avait fait un autre manga dans le Jump Lire le billet. Lire le billet.

Pajama na Kanojo – Oh my it’s a mirage, I’m tell y’all it’s sabotage

Pajama na Kanojo – Oh my it’s a mirage, I’m tell y’all it’s sabotage

Bon insomnie au milieu de la nuit, donc conséquence logique pour mon entourage: un billet de blog.

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Depuis qu’on a tous lu Bakuman, le fonctionnement interne du Shonen Jump et son monde impitoyable, à base de séries qui disparaissent si mauvaises ventes de volumes reliés et mauvaises positions dans les sondages de popularité, nous est quasiment familier. On sait qu’une série commence et que n’importe quand, elle peut disparaître et son auteur être obligé de tout conclure en trois chapitres, tant pis si il est au milieu d’un plan à long terme.

Ce fonctionnement, qui force les auteurs à une rentabilité à court terme et à devoir rechercher la popularité, a finalement autant de défauts qu’il n’a de qualités. Mais au vu de l’histoire du magazine et les réussites indéniables qu’il a pu produire au court des quarante dernières années, force est de constater que c’est désormais un fonctionnement acquis et respecté. Et qui surtout permet une certaine assurance de qualité et d’efficacité. Puis, comme Bakuman le signalait, cela n’empêche pas un processus créatif et peut empêcher certains auteurs de dormir sur leurs lauriers.

Bon ça n’explique pas pourquoi cette daube infâme de Beelzebub est encore plebiscitée ni pourquoi Bleach arrive à s’en sortir avec des arcs médiocres depuis deux ans ni pourquoi Medaka Box arrive à rester en vie alors que le manga est dans le bas du classement de manière quasi permanente depuis un an et demi mais on va dire que je trolle un peu et que tout le monde doit y trouver son compte.

Du coup, le plus gros challenge pour un auteur qui entre au Shonen Jump, évidemment, c’est au final bien plus le fait de réussir à maintenir une série plus longtemps que dix chapitres que de juste pouvoir y entrer. Le nombre de séries qui débutent chaque année pour disparaître aussi vite qu’arrivé est toujours assez amusant à constater, d’autant plus que nous occidentaux n’entendrons que très peu parler de ces échecs parce qu’on sera bien trop concentré à focaliser notre attention sur les dix étendards du magazine. Rien qu’en 2012, ce sont 13 mangas qui ont débutés tout au long de l’année.

Sur ces 13:

  • 4 ont déjà été annulés et terminés façon arrache (dont un qui n’a duré que 12 chapitres, ce qui doit faire bobo à l’égo)
  • 1 n’était prévu pour ne durer que sur trois chapitres
  • 3 ont débutés en novembre donc possèdent tout l’avenir devant eux (même si pour l’instant ils sont pas super bien classés.)
  • 2 sont actuellement régulièrement dans le fond du classement, et jarteront probablement dans quelques mois
  • 2 sont régulièrement dans le milieu du classement
  • 1 s’affirme comme un putain de carton, trustant régulièrement le top 5, et possédant cette aura qui permet de dire qu’il risque de devenir à l’avenir un des piliers du magazine, si l’auteur parvient à rester sur cet élan. Je parle bien sur d‘Assassination Classroom, un titre qui, je l’avoue, a réussi à me séduire et à m’intriguer le peu que je l’ai lu et qui, effectivement, risque de devenir un GROS truc à l’avenir. Surveillez ce nom.

Et parmi les 4 annulés il y’avait donc Pajama na Kanojo que j’ai lu d’une traite hier soir. C’est en tout 26 chapitres… et est malgré tout un ouvrage extrêmement intéressant. A la fois parce qu’il parvient pendant un court moment à offrir une histoire intéressante et unique, mais aussi parce que ses dix chapitres finaux sont exactement l’illustration d’un des plus gros défauts de ce « système » Shonen Jump…

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Avertissement: je vais spoiler sans retenue le contenu du manga puisque le but de cet article n’est pas de vous faire découvrir l’ouvrage et de vous dire d’aller le lire mais d’analyser un poil ce qui s’est mal passé et pourquoi cette série en particulier s’est crashé lamentablement.

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Les gros seins de Medaka

Les gros seins de Medaka

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Bon Bakuman c’est fini. C’est assez dommage parce que la fin est super rushée. Il manque clairement un chapitre ou deux tellement tout reste frustrant. J’ignore si c’était la fin « prévue » ou pas (on ne sait jamais, peut-être que les deux auteurs ont été obligés de tout finir en cinq chapitres comme ça hop) mais ça reste assez triste de voir tout aller aussi vite sur la fin, d’autant plus pour un manga qui aime habituellement prendre son temps. Enfin bref, en l’état, Bakuman a su rester tout du long un excellent manga, avec des très bons chapitres sur la dernière partie. Dommage, donc, que cette fin abrupte, frustrante et mal amenée vienne un peu ternir le tableau. Mais là encore, au final, cinq chapitres speedés ne font pas l’intégralité qualitatif d’un manga.

En tout cas, j’avais peur de pas avoir ma dose hebdo de Shonen Jump mais j’ai su très vite lui trouver un remplaçant ! A coté de mon habituelle dose hebdo de Bleach (oui oui je continue, même pas peur), il y’aura désormais ma dose hebdo de Medaka Box.

Je ne vais pas parler de l’anime qui a débuté il y’a deux semaines (et dont l’opening est bof) mais du manga qui en est actuellement à son 143e chapitre, et est publié, donc, dans le Shonen Jump. Celui que j’ai dévoré en une semaine. Comment résumer rapidement Medaka Box ? Comme ça:

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Parce que Medaka Box c’est ce qui se passerait si Suzumiya Haruhi & Kyon était les héros d’un shonen aussi barré qu’Enfer & Paradis avec des dialogues décalés et parfois massifs à la Bakemonogatari. Le tout façon Shonen Jump. Et de toute façon, quant on voit que c’est Nishio Ishin à l’écriture, le mec qui fait les Monogatari, bah de toute façon, on sent bien qu’on va avoir affaire à un truc UN POIL différent de d’habitude.

Et c’est là que Medeka Box m’a emballé: c’est par sa personnalité. Tous les shonens de baston suivent le même schéma habituellement, non ? Après tout quelles sont au final les différences majeures entre Naruto, Bleach, Reborn & D-Gray Man, par exemple ? Ils utilisent tous les mêmes codes, les mêmes schémas hérités de titres déjà bien plus anciens quand on y regarde bien. Ok, disons que One Piece arrive à se différencier avec son importance accordée à l’aspect aventureux et son ambition bien plus démesurée que ses confrères bientôt terminés. Mais là ou Medaka Box tire son épingle du jeu c’est en assumant ces codes et en les détournant sans cesse.

Déjà le fait qu’il soit prépublié dans le Shonen Jump est une petite folie en soit alors que, je veux dire, ce shonen a pour héros une héroïne. Ca me paraît suffisamment rare pour être signalé ! Zenkichi est certes présent mais énormément en retrait par rapport à Medaka et jamais ne semble vraiment prendre la place du « réel » héros. Plus généralement, le casting de Medaka Box est très très féminin en règle générale, ce qui pour un manga de baston publié dans le Shonen Jump est encore plus inattendu !

Et là, oui, si vous avez vu les premiers épisodes de l’anime vous êtes sans doute en train de vous demander « attends, pourquoi tu nous parles de manga de baston ? » Parce que loin de vous spoiler, disons qu’a partir du second volume, on arrive dans du pur shonen de mandales et de dents qui tombent. Les quinze premiers chapitres ne sont tellement pas représentatifs du reste ! On commence avec un format un peu feuilleton du genre un chapitre = une aventure, puis très vite on gagne en enjeux et à la fin, cent chapitres plus tard, les héros se battent pour empêcher métaphoriquement le manga de finir et on commence à compter les personnages avec un boulier.
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Et ça c’est qu’après un an de prépublication.

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Saint Seiya – Five-Man Band

Saint Seiya – Five-Man Band

Après une lettre R qui a fini sur le facebook officiel des Rois de la Suède – wtf – et a donc indirectement battu toutes les statistiques de la saga alphabet estival, on va passer doucement au S en essayant de dégonfler la baudruche qui me sert d’égo. Retour aux mangasseries avec la lettre S ! Et on va voir SAINT SEIYA !

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Ohlàlà l’été 2005 c’était un gros été de merde vous pouvez pas savoir à quel point. J’avais pas de RPG à faire cet été là (ah peut-être Star Ocean 3… ouais, pas de bon RPG à faire cet été là), au début de l’été le pc de la famille se suicide, ce qui force grosso merdo à utiliser une situation « temporaire » avant de racheter un autre pc, et cette situation consiste tout simplement à utiliser le vieux pc. Celui encore sur Windows 98, au disque dur de 2,8 Go et aux performances tellement folles que quand on ouvrait firefox ET word, ça ramait. Du coup j’ai passé l’été sur un pc de merde, à juste pouvoir aller sur le net et à jouer à la PS2, tout en ruminant mon redoublement de seconde comme un échec personnel. Oh, j’aurais eu Twitter à l’époque, j’aurais été un putain de gros émo, ça aurait été insupportable.

MAIS BREF.
Cet été là, c’est celui où je commence à aller à la fnac lire des mangas et c’est cet été là où on m’initie à Saint Seiya. A l’époque ma culture anime était sans doute encore plus misérable que maintenant (là je fais de l’auto-dépréciation, c’est pour me donner un style humble et modeste, même si vous savez que c’est juste pas crédible) et ma culture manga se limitait à Card Captor Sakura, Love Hina et une expérience traumatisante sur 3×3 Eyes. Bref.

Saint Seiya est une sorte de mini-institution chez pas mal de fans francophones d’animes parce que ça reste un des animes les plus marquants du club dorothée, sans doute une de ses figures les plus emblématiques avec Dragon Ball, Sailor Moon et Olive & Tom – voire Ken le Survivant si on veut être un poil ironique mais pas trop. Aujourd’hui, Saint Seiya se fait à nouveau remarquer grâce à une excellente série abrégée en français, sans compter la pelletée de volets mangas « suppléments » de qualité allant de l’excellent (Lost Canvas) au jetable (Next Dimension) en passant par le « je tolère ça uniquement parce qu’il file à Aphrodite un rôle classe » (Saint Seiya G.)

Bref, dans cet article je vais juste filer une espèce de gros avis global sur la série animée et le manga original, celui qui va du « Tournoi-Galactique-Machin » jusqu’a « Hadès-wtf-cette-fin-fumée », sans prendre trop en compte G, ni Lost Canvas, ni Next Dimension, ni les films. Ca j’y reviendrais plus tard si vous voulez, même si mon avis sur Saint Seiya G serait insupportable à lire vu que je passerais mon temps à me contredire et à atténuer les défauts ignobles de ce manga qui se comptent comme le nombre de missiles dans un Itano Circus qui ferait péter le budget de tout un studio.

Bref, Saint Seiya c’est cinq jeunes garçons qui veulent protéger une déesse, sauver leur peau, buter d’autres dieux méchants et se battre jusqu’a la mort. Pitch simple pour une série dont j’ai au final une certaine affection même si je suis giga critique sur l’oeuvre dans sa totalité qui, eh, ne sait jamais sur quel pied danser niveau qualité.

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Et hop, un artwork de Future Studios au passage.

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