Sarazanmai

Kappa de problèmes

Le pitch: Suite à de nombreux rebondissements, trois lycéens tokyoites se retrouvent transformés en kappa. Devenus les sujets du Roi Kappa, ils vont se retrouver à devoir résoudre nombre de soucis qui semblent liés à un empire maléfiques de loutres…

  • Studio: Lapin Track & MAPPA
  • Réalisation: Kunihiko Ikuhara
  • Date de début de diffusion: 12 Avril 2019
  • Nombre d’épisodes: 11
  • Adaptation ? Non
  • Disponible en France ? Oui (Wakanim)

Les œuvres de Kunihiko Ikuhara, on peut dire qu’on les attends à chaque fois de pied ferme tant on sait qu’elles vont être uniques dans leur genre. Depuis Utena et Mawaru Penguindrum, le réalisateur a su toujours nous surprendre et nous emmener dans des univers personnels, colorés, extravagants. Sarazanmai ne déroge pas à cette règle, nous faisant voyager dans un quartier d’Asakusa passé à la pastel, et nous emmenant dans un monde délirant, où une idol présente à toutes heures de la journée d’étranges horoscopes, où des policiers étrangement sexy cachent de terribles secrets et où des petits kappas maladroits se retrouvent à combattre de gigantesques monstres à l’aide d’une petite chorégraphie et d’un passage éclair dans les anus de tous leurs adversaires. On ne voit effectivement que peu ça ailleurs.

Mais au délà de sa forte personnalité et de ses petits délires, Sarazanmai reste avant tout l’histoire de ses trois personnages principaux, trois lycéens en quête de sens et d’identité, qui vont à travers les onze épisodes de cette série à la fois traverser d’étranges aventures mais aussi et surtout prendre conscience de ce qu’ils sont. Cela passera par l’acceptation de leurs propres désirs, de leurs propres erreurs ou de leurs propres passés. Une dynamique qui fonctionne vraiment bien entre ces trois protagonistes, et qui traite de sujets parfois difficiles (le handicap, l’homosexualité, le crime) sans jamais franchir les limites du mauvais goût… malgré un univers qui le frôle constamment !

On mentionnera la grande beauté des décors

Sarazanmai est quasiment une sorte de best-of condensé des oeuvres de son réalisateur, avec des thématiques qu’il est finalement habitué à maîtriser (l’importance de la communication, l’acceptation de soi) avec une intrigue qui se force à être la plus condensée possible, la série ne bénéficiant que de 11 épisodes. C’est peut-être là dessus que la série se prend les pieds dans le tapis, changeant brutalement de rythme dans ses quatre derniers épisodes pour accélerer la conclusion de l’intrigue, sacrifiant brutalement le développement des personnages et de l’univers. Cela donne un final qui peut sembler expédié, et qui surtout met sur le bas-côté certains personnages, comme la fameuse Princesse Kappa, dont le rôle dans le récit peut paraître encore flou. On a le sentiment que la série n’exploite pas intégralement tout son potentiel ou tout son univers, créant un léger sentiment de frustration.

Cela étant dit, la série reste remplie d’autres qualités qui compenseront ce défaut. Artistiquement, la série est maîtrisée, que ce soit au terme de son design ou de son animation, et techniquement la série ne fait aucun faux pas. L’OST est, comme souvent avec Kunihiko Ikuhara, maîtrisée. Les qualités techniques et artistiques sont donc au rendez-vous. Et que dire de l’excellent générique de fin, sublimant le quartier tokyoite d’Asakusa sur une très belle chanson du groupe the peggies.

Sarazanmai

3.5 out of 5 stars (3,5 / 5)

Très jolie, très soignée, délirante mais ne manquant pas d’interêt dans ce qu’elle raconte Sarazanmai est une très bonne série de onze épisodes qui aurait été proprement excellente avec un ou deux épisodes supplémentaires, qui aurait permis à la série de maintenir son rythme initial qui était franchement optimal.

La galerie:

Sera rajoutée ce soir !

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