Ce qu'il y'a bien avec Yamatogawa c'est que cet article m'épargne de parler de quatorze milles trucs: c'est un auteur assez récent, qui ne possède à son actif que deux h-mangas (Aqua bless et Witchcraft) et un petit nombre d'histoires indépendantes (dont le déjà génial Tayu Tayu.) Yamatogawa se rapprocherait assez de Kisaragi Gunma dans les qualités, le coté fétishiste en moins. Yamatogawa reste ainsi assez éloigné globalement de l'univers lycéen, fait très très peu d'histoires incestueuses (j'aimerais bien en dire "aucune" mais mon japonais balbutiant ne me permet pas de l'affirmer, et étant donné que c'est une tradition chez les auteurs de H...), et se diversifie énormément, ce qui n'est pas un mal. Mais tout comme Gunma, ses personnages féminins ont parfois une légère habitude à se ressembler, mais on pourrait dire que c'est le cas de tous les auteurs hentaux...

Au passage un lien pour se fournir en Yamatogawa traduit... (le saviez-vous ? Hentairules est tenu par un français °v° !!)

Et puis surtout Yamatogawa sait faire des trucs CLASSE.
POSE CLASSE
Ca c'est par exemple un exemple de pose classe. Et il aime bien en faire dans le genre. Comme vous pouvez le remarquer, le style de Yamatogawa est assez riche en détail, toujours très précis sur le corps, les poses, les vêtements. Enfin bref il chie pas son travail après avoir bien mangé, non. C'est du bossé, du travaillé. Mais comme on le sait, ça ne suffit pas toujours, il faut un scénario autour, et Yamatogawa est pas trop mal là-dedans, au moins évite-il de faire les sempiteternels clichés. Après mon top 10 du hentai immonde, je devrais vraiment faire les gros clichés du hentai que si ils disparaissent, y'aurait 90% de la production qui partirait. Eh bien Yamatogawa, il évite tout ça.

UNE AUTRE POSE CLASSE


Ainsi Tayu Tayu raconte un triangle amoureux dans un village perdu de la campagne japonaise. Et c'est rafraichissant, surtout quand les deux filles du triangle sont soeurs et qu'une le fait juste parce qu'avoir du sexe c'est cool. Rafraichissant. Surtout quand les filles prennent quand même beaucoup l'ascendant sur les héros. Et là aussi chez Yamatogawa, on a vraiment quelque chose d'assez unique finalement: c'est très souvent la fille qui mène la danse. Dans Tayu Tayu c'est profondément ancré puisque c'est une des filles qui force vraiment le héros à aller lui tondre la choupinette. Dans Witchcraft, le héros est un peu prude et pudique, du coup c'est toujours les filles qui le forcent un peu à sortir le prophète de son pantalon de son église. Dans Travel, bah, le héros est SI NIAIS que si sa petite copine veut l'embrasser, c'est en le forçant VRAIMENT.

OWI JE SUIS D'ACCORD

Effectivement, chez Yamatogawa, les mecs en prennent bien souvent pour leur grade. Et ça change. Dans le premier h-manga du maître, Witchcraft, c'est même le thème pourrait-on dire, si on avait la décence d'en trouver un (genre analyser un h-manga) où le héros, un peureux lâche prude et pudique, est forcé de devenir un vrai mec peu à peu pour sauver sa bien aimée. Mais heureusement pour lui, il a une grosse bite, ce qui va l'aider à séduire quelques personnages féminins qui lui veulent particulièrement du mal. D'ailleurs, c'est finalement un h-manga très léger, très amusant, et c'est ce qu'on attend finalement d'un h-manga. Avec quelques scènes assez rigolotes, et puis du cul, de la bite et du nichon - un peu ce qu'on y cherche aussi quand même.

lol

Aqua Bless quant à lui raconte des petites histoires, comme Travel (un mec niais et asexué part avec sa petite copine en vacances et celle-ci compte bien enfin avoir quelque chose avec lui), une histoire avec une cow-boy qui aime se masturber, un triangle amoureux dans un lycée, ou encore une princesse avec de nombreux serviteurs. Peu de chapitres étant encore traduits, il est dur de s'y pencher... pour le moment. Mais ça ne SAURAIT TARDER.
Globalement, ce h-manga assez classique offre une vision globale de son univers, assez gentil, ou on ne force pas trop les jeunes filles (les mecs, on peut, c'est des gros niais la 3/4 du temps), et ou le sexe revient à son but de plaisir pur et de quintessence de la romance, jamais un outil de procréation, d'humiliation où de domination. Et ça peut paraître con, mais c'est assez rafraichissant de voir ça dans du hentai...

Hanata wa, naraku no hana janai

Yamatogawa n'a jamais fait de doujinshi pour le moment, n'a jamais parodié de série. Si je lui pardonne, ça pourrait être amusant néanmoins de voir un univers "version" Yamatogawa, avec son chara-design si particulier. Un chara-design assez propre qui, si il n'empêche pas certains personnages féminins de se ressembler, est néanmoins assez notable et sort du lot, déjà de part la beauté générale de ses personnages féminins, d'un air vraiment moe pour beaucoup d'entre elles, et de part des atouts mammaires souvent au dessus de la moyenne - sans être trop exagérés, même si dans la vie réelle elles auraient quand même mal au dos. Tout comme Xration, Gunma et Taka, j'ai envie de dire que ça ne me génerait pas trop que Yamatogawa quitte le hentai pour faire du vrai manga. Ca se trouve, il en fait déjà et NOUS LE CACHE.

TIN TIN TIN

Enfin, la place accordée à la romance est finalement assez important. Ca parle souvent d'amour chez Yamatogawa, et c'est là aussi assez peu habituel au final, là ou bien souvent les histoires d'amour hentai sont souvent synonymes d'inceste frère-soeur, là c'est vraiment des véritables relations qui se nouent entre les personnages, des véritables passions amoureuses.
Je n'ai pas parlé de Cyber Rabbit également, petite histoire vraiment savoureuse où le monde est régi par la réalité virtuelle, y compris pour la sexualité, et qui permet nombre de folies... jusqu'au jour ou le héros en a marre et veut se faire son amie pour de vrai, ce qui donne lieu à une scène d'amour vraiment toute mignonne, très vraie...


\o/

Donc qu'est-ce qui fait que Yamatogawa se détache du reste des auteurs hentaux ? Déjà une véritable légerté au niveau de l'histoire, où rien n'atteint jamais un sérieux dramatique, où tout est fait dans la joie et la bonne humeur, où tout le monde est consentant, parfois amoureux, et où les femmes jouent un rôle primordial. Rajoutons y un dessin vraiment particulier, qui sait se sublimer et parfois oser faire des "belles" images, faire de la sexualité autre chose qu'une éjaculation qui transforme un saint sceptre en robinet. Cela se rattache encore une fois à une notion de romantisme global du sieur. Car oui, de tous les auteurs hentai, Yamatogawa est peut-être le plus romantique, finalement, ce qui dans le monde du hentai n'est pas un statut difficile à obtenir... (et ne l'empêche pas de faire du bon cul bien bourrin non plus...) ; Enfin, sa diversité au niveau de situations, où on ne verra jamais vraiment deux fois la même chose. On regrettera juste qu'il fasse globalement peu d'artworks, contrairement à Taka et Xration, ce qui en rend un auteur dur à exploiter pour la confection d'avatars, signatures, bannières... On lui pardonnera. Ou pas.

Et de plus, il n'est pas en activité depuis très longtemps, deux ans maximum. J'ai envie de dire: suivons ce petit gars (ou cette jeune auteuse pleine de talent, on sait jamais), Néant Vert portera en lui de GRANDES espérances. Gloire à lui !

I just wanna be loved wohwoh