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mercredi 24 août 2011

Vol 714 pour Sydney - Mood Whiplash

Et l'alphabet estival continue et entame sa dernière ligne droite. Vous avez aimé le U dédié à Uta no Prince, enfin son opening ? Alors soyez heureux ! Vous en aurez sans doute rien à foutre de ce V, dédié à Tintin et plus particulièrement mon album préféré de la saga: Vol 714 pour Sydney.

Tintin est une série qui a su de manière outrageuse se bonifier à travers le temps de manière spectaculaire. Certains feront certes remarquer que quand on commence par l'ignoble Tintin au Pays des Soviets, on ne peut que faire mieux par la suite et ils auront raison. Mais plus je lis et relis les albums, plus je suis frappé par l'incroyable maturité qui touche la série à partir des aventures lunaires de la saga. Les histoires commencent à devenir de plus en plus sombres, de plus en plus frappées par l'actualité et les scénarios deviennent un poil plus complexes, avec des enjeux plus "réalistes"et un plus grand travail de recherche. Et en outre, Hergé fait un point d'honneur à varier les contextes, et se permet des changements totaux de genre d'un album à l'autre, sans jamais faiblir d'un point de vue qualitatif.

Si on prend les derniers albums de la saga on a donc dans l'ordre l'Affaire Tournesol (véritable hommage aux romans d'espionnage), Coke en Stock (riche en action et centré sur le thème de l'esclavage moderne), Tintin au Tibet (aventure en montagne avec le thème de l'amitié et de l'espoir en fond d'écran), Les Bijoux de la Castafiore (épisode à part extrêmement léger mais malgré tout riche en suspens - dans un sens une parodie du roman de mystère), Vol 714 pour Sydney (science-fiction et docteurs nazis - très James Bondien dans un sens), Tintin et les Picaros (très politique et très cynique) pour conclure sur un Alph-Art qui aurait du être une enquête sur un gang de faussaires dans le milieu de l'art. C'est un peu passer du coq à l'âne à chaque fois. Mais n'est-ce pas au final une des grandes qualités de la série ?



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lundi 25 juillet 2011

Alphabet Estival - La Jeunesse de Picsou - Because Destiny Says So

L'alphabet estival est, rappelons le, une série de 26 articles estivaux dans lesquels je fais le tour de l'alphabet pour, à chaque lettre, parler d'un truc qui me rend nostalgique / qui me tient à coeur et sur lequel je n'ai pas encore parlé sur Néant Vert. Le K était dédié à Koe de Oshigoto, le L est dédié à Life and Times of Scrooge McDuck... aussi connu chez nous sous le nom de La Jeunesse de Picsou !



J'ai passé mon enfance sur les BD Disney. J'étais abonné au Journal de Mickey et au Super Picsou Géant. Et comme vous le savez sans doute déjà si vous avez jeté une oreille aux deux derniers épisodes de JLNV en date, je détestais violemment l'univers de Mickey, globalement très plat, très concon. Mickey était le héros parfait indestructible qui avait toujours raison, Dingo le seul ressort comique de l'univers (et il n'était pas génial dans ce rôle), Minnie était juste insupportable de platitude etc etc. Le seul bon perso de l'univers Mickey c'est le Fantôme Noir, c'est dire le haut niveau. Et de l'autre coté on avait Donaldville ! Donald le héros irascible, susceptible et loser ! Les neveux qui ont toujours raison mais font parfois des grosse betises ! Les Rapetou ! Fantomiald ! Gontran ! Grand Mère Donald ! Et surtout PICSOU.

Picsou est l'archétype parfait du gros richard un peu rendu fêlé par l'argent, qui était radin comme l'enfer, nageait dans des piscines de pièces et semblait détenir la totalité du monde - en plus d'être constamment la cible des vilains Rapetou où bien de Miss Tick. La mythologie autour de Picsou, dans les BD francaises/italiennes du Journal de Mickey, a toujours été quasiment la plus étoffée de l'univers Disney: on sait qu'il a fait fortune au Klondike en "péchant" une pépite d'or d'une taille astronomique, on sait qu'il tient comme sa vie à son sou fétiche, qu'il est responsable de l'essor de Donaldville et qu'il est écossais. Eh, c'est léger mais c'est déjà plus que Daisy qui, par exemple, à comme univers "elle a des nichons et passe son temps à naviguer entre Donald et Gontran."

Du coup, logiquement, quand Don Rosa (le meilleur illustrateur Disney en activité) décide de faire un comics basé sur les origines de la fortune de Picsou, sur sa jeunesse, et bah voilà, ça donne un truc tétra extraordinairement génial. Et le mieux ? C'est découvrir ça quand on a onze ans et qu'on se doutait pas une seule seconde que l'intégrale de la Jeunesse qu'on a acheté pour 2€ dans une brocante était le meilleur rapport qualité/prix de toute une vie. Quasiment.

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mardi 19 mai 2009

Maliki c'est devenu sérieusement naze, non ?

Magical JanKen Pon tome 2 le 27 mai - JETEZ. Y. UN OEIL. Si vous trouvez pas le tome 1 et que vous y connaissez rien à cet univers, essayer de le choper, de le feuilleter, je m'en fous. J'ai vraiment surkiffé ma race sur le tome 1 et Yoma fait vraiment nawak a pas vendre ses titres.

Quel beau titre. J'en suis bien conscient. A partir de là, deux options à suivre: faire un article sans rapport avec le titre et assumer le coté "eh c'est juste pour ramener plus de gens et avoir plein de visiteurs pour que je me puisse ce soir encore me masturber devant Analytics", ou soit parler du sujet hautement polémique. Et bien c'est ce que je vais faire, tel un fou, tel un soldat, telle une star de cinéma.



Mais avant je vous offre un doux moment FFUUU:



Ma 360. Ne. S'allume. Plus. Pas un ROD. Pas un message d'erreur E74. Le bouton ne marche juste plus. La console n'est plus allumable. J'ai appellé le SAV du coup, et c'est parti pour 3 semaines sans Rock Band. Sans FallOut. Sans Eternal Sonata. Et effectivement, j'ai fini Persona 4 hier, donc j'ai même plus rien à faire sur PS2. Je vais ressortir ma N64, je le sens.

Elle a durée 9 mois. Pas mal du tout en fait.
Ah et j'ai enregistré le dernier JLNV spécial Schtroumpfs, et voici une teaser tout en image:



Ah, hum, et Kaze a acquis la licence Code Geass. Ca devrait me mettre en joie mais je viens de me rendre compte que depuis la mort de mon disque dur d'origine y'a un an, j'ai plus les épisodes sur quelques supports que ce soit, et je m'étais projeté de les remater. Et donc si je veux les remater, va falloir que j'achète les DVD. A priori. Dans l'ordre naturel des choses. Mais je vais devoir les attendre du coup. Et ça ça va être putain de long. Y'a interêt à ce que ça sorte en coffret, j'aime moyen le fait d'attendre plus d'un an pour le fait d'avoir l'intégralité d'Haruhi Suzumiya (il sort quand ce DVD4 bordel de dieu.)
Crottecaca.


Bref. Maliki. Venons en à elle. Parce que j'ai mes règles en ce moment, que tout ce qui est électrique semble autour de moi se niquer la gueule en ce moment, que le mois de mai est pourri et que j'ai pas encore préparé ma chronique JV pour demain (si vous voulez écouter, c'est sur Radio Phénix entre 19h00 et 19h50.)
Si vous êtes un lecteur régulier de ce blog, vous êtes non seulement un peu cinglé mais aussi sans doute conscient du fait que je taille un peu beaucoup Maliki quand l'occasion s'en présente. A la base j'aimais bien ce strip, j'ai même le premier volume dans ma bibliothèque, acheté lors de la Japan Expo 2007 et faut dire que le brave Souillon à cette époque était pas désagréable à lire.
Et puis il y'eut un drame, je ne sais pas exactement quand c'est arrivé, mais il s'est sans doute décidé de nous refiler ses leçons sur la vie et de faire de Maliki la grande prêtresse du "la vie c'est de la merde, je le sais, j'en suis conscient, pas vous, I AM SUPERIOR." Et a partir de là c'était foutu. En tout cas pour ma poire, c'était fini. J'aime pas trop les donneurs de leçons, globalement, les mecs qui émettent des jugements comme ça, vas-y, allez hop. Tiens prenons l'exemple du strip de la Poste. Globalement, pas mal de blogs bd ont couvert ça, c'est presque devenu un passage obligé. De toute manière, qui n'a jamais critiqué la Poste sur son blog ? Ces mecs qui, comme les feignasses de banquiers, ferment à 17h en s'imaginant que tout le monde est libre le reste de la journée ? Voilà, ça tiendrait qu'a moi, je deviendrais président et forcerait tout ça à finir à 22h, rien que pour les emmerder.
Surtout les banquiers.
Donc voilà, joie, tapons sur la Poste, c'est logique. En bref, à chaque fois qu'il y'a jugement sur un type de personne, Souillon semble se démerder pour tout foutre en l'air, pour tout faire pour qu'on soit avec le type qui devrait être semble t-il le type à haïr et surtout bordel il TEXTUALISE TROP. Toujours avec ce strip, le "toi moi comprendre" était obligé ? On pouvait pas comprendre sans texte ? Juste avec les images ? Et surtout le passage final, tout en défouloir sur le type dont, finalement, on a pas bien compris le problème (après tout loin de vouloir défendre les merdes administratives de notre beau pays, Souillon/Maliki aurait du savoir que si y'a marqué "à chercher après 14h" c'est pas avant ;(), et là grande joie et amour.

Ce strip m'a fait vomir à l'époque. Il était accompagné presque dans la foulée d'un strip sur la première classe SNCF (là aussi interissable sujet) qui était finalement dans la même veine ("merde j'ai raqué cher pour un premiere classe, y'a quand même des gamins et des bébés qui pleurent dedans, laissons les moisir en seconde classe :'(") et dont franchement je cherchais l'interêt: mis à part passer Maliki pour une chieuse complète qui dit rien et subit tout ? Franchement ?
Et finalement le pire c'est que c'est pas léger du tout, c'est de la fausse dénonce pénible.

Après je passe sur les strips du même tonneau, du genre celui-ci ("ouin ouin les gens qui matent du foot ils font du bruit j'aime pas c'est un truc de con"), ou celui-là (original :<), ou bien lui (contrer une généralisation en balaçant une évidence, quoi il y'a des chtis cons, quoi ? Quelle surprise dis doooonc), et même des strips assez sympathiques sont assez puants une fois la chose décryptée ("la vie c'est trop pourri et répétitif, heureusement que je m'en suis rendu compte hein parce que t'imagines y'a encore des gens qui y croient à la belle vie tout ça haha les cons".)


Finalement, ce qui est drôle dans Maliki c'est que si il critique toujours ce qu'il est bon ton de critiquer (l'administration sans queue ni tête de la poste, les supporters du foot qu'ils font du bruit et que ça m'empêche de dormir), il ne tire que rarement sur autre chose que des ambulances et surtout il a beau se plaindre de la répétitivité d'une vie metro boulot dodo, cela ne l'empêche pas de voir très souvent remis sur le tapis le fait qu'il bosse beaucoup, qu'il bosse beaucoup et éventuellement il bosse même quand il bosse pas. Au délà du verni tout beau tout léger, on retrouve quand même, très mis en exergue avec la fameuse note sur la SNCF, le thème de l'argent, du prestige, de la volonté de renommé sociale. C'est peut-être voir le mal partout mais je ne retrouve pas ça systématiquement sur tous les blogs bd que je lis, et chez Souillon ça se voit vraiment: ce type bosse comme un taré, et ça se SENT. Et je sais pas si il s'en vante ou si il veut via l'intermédiaire de sa gentille mascotte aux cheveux roses se venger sur plein de gens de tout ça mais reste que ça pollue énormément quand même.
Et puis à un moment, quand chaque strip est fourni avec le petit jugement à l'emporte-pièce ni comique ni pertinent, lourd quoi.

En fait le strip qui m'a un peu sorti la veine du front, c'est celui-ci.
Il est indigeste, purement et simplement indigeste. Car non seulement le personne présenté est au délà de la simple caricature (mais nous dit Souillon les yeux encore triste, totalement vrai, ah bon, il n'a pas pas exagéré un chouia sur les dernières cases, vraiment ?), mais en plus il retombe dans ses travers et nique totalement sa fronde en... faisant parler Maliki. Comme si elle devait obligatoirement apparaître et faire un commentaire premier degré pour bien montré qu'elle ne cautionne pas ça. Au bout de la 3e case, c'est juste horrible tellement les évidences et l'absence totale de répartie se fait ressentir. Et final, on se retrouve avec un strip boiteux, à l'impact réduit, à la Maliki rendu encore plus pénible que d'habitude avec ses phrases toutes faites, son ton absolument pompeux, et ses leçons gentiment offertes.

Non, franchement Maliki, ça devient de plus en plus inondé. Ca m'attriste d'autant plus que finalement c'est pas si moche, que le personnage principal est physiquement intéressant (car au niveau du caractère, elle se barre de plus en plus en couille vers la fermeture d'esprit bien habituelle de ceux qui se vantent d'être ouverts d'esprits) et que y'avait des bons trucs au départ. Mais non, tout comme Edward Elric transforme le sol en lance trop classe, Souillon est en train de transformer un truc rafraichissant en la tribune de la frustration quotidienne.

Car voilà, au final Maliki c'est une mayonnaise indigeste, un mélange sans cesse étrange de légerté et de second degré agréable avec un discours nihiliste et pseudo-rebelle, et étrangement... les deux choses ne se mélent bien que si le cuisinier a des bonnes capacités. Et là dessus, bah non quoi. Echec. Et c'en est dommage quoi.





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La vache, deux articles méga critiques en un mois et demi, Néant Vert devient complétement fou.