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L'Instant Midinette (Toradora! + Bienvenue dans la NHK!)

Ah c'est comme ça la vie. On a beau écouter du Metallica au petit déjeuner, disposer d'une paire de couilles gargantuesque et voir son visage être équipé d'un bouc viril, on peut aussi disposer d'un coeur de midinette. Et pleurer à chaque fois qu'un violon, qu'une effusion virile d'amitié ou que des choses extrêmement viriles se font voir où entendre à l'écran. Et je suis un de ces gens là.

Je me plaignais hier sur le chat de Thalie que Marcus faisait chier à tout le temps répéter que la dragonne de la Wiimote était chiante, mais en fait moi je suis mal placé pour dire ça, je répète tout le temps les mêmes trucs d'article a article, quasiment. Là en l'occurrence, les lecteurs les plus anciens doivent en avoir marre de lire que je pleure facilement.

Et voici donc un article un peu fourre-tout sur deux trucs que j'ai terminé de lire/voir aujourd'hui et un truc que j'ai commencé la semaine dernière et qui partagent un peu cette capacité unique -ou qui en ont le potentiel- de me faire un peu suer de la glande lacrymale. Et on va commencer par Toradora!. Une vision de longue haleine, commencée en août et enfin terminée ! Enfin, j'ai maté les 10 derniers épisodes en quatre jour, donc en rushant un peu. Il faut dire que je craignais pas mal la seconde partie de la série, qu'on m'avait souvent annoncé comme assez moyenne et surtout on m'avait dit que Minori, mon personnage favori, y perdait pas mal de sa splendeur. Du coup après un hiatus de presque un mois et demi, j'ai repris la bête en main, n'écoutant que mon courage, et hop ! Ce fut vu. Constat ? J'ai beaucoup aimé. Mais j'ai pas forcément énormément à dire dessus, donc pas d'article pavasse dédié. Sauf si vous me le demandez vraiment beaucoup.

Je laisse les sous-titres, c'est cadeau.

Car au final ça reste, pour une comédie romantique au couple final OBVIOUS dès le début, plutôt bien ficelé. Si j'ai encore quelques regrets sur l'absence de développement du personnage d'Ami qui reste, selon moi, inchangé durant toute la série, je dois bien avouer qu'on tient une bonne oeuvre sur le thème des amours lycéens, même si encore loin de Clannad qui reste ma référence personnelle dans ce domaine. Cela tient entre autres à un trio de personnages principaux attachants et qui connaissent une progression très intéressante à suivre durant la série - je parle de Taiga, Minori et Ryuushi. Kitamura reste encore un peu à part et si il se voit un peu chamboulé durant la série, il évolue lui aussi assez peu. Les personnages secondaires sont eux aussi sympathiques et prennent totalement part à la seconde partie du récit. En outre, l'humour fonctionne plutôt bien (principalement le catch féminin) et la première partie de l'anime se révèle ainsi intéressant à suivre grâce à une ambiance très agréable, très humoristique, qui voit se cumuler les quiproquos, une technique très vivante et très fraîche, des histoires de coeurs, et caetera et caetera.

Mais là ou Toradora! marche bien, c'est surtout dans sa seconde partie, celle que j'ai pourtant vue assez critiquée. Quitte à balancer une phrase un peu provocateur, je dirais que la première partie est sympa mais qu'elle reste tout de même du sous K-On!, tapant dans le même ordre d'idée, avec des personnages tout aussi attachants, mais qui va pas plus loin que le concept "Taiga veut se faire Kitamura et Ryuuchi veut se faire Minori" qui tourne un peu à vide, et devient même assez lourd. Dès lors que la série / le scénario commence enfin à se montrer plus ambitieux que ça, eh bien il marche encore plus fort. Je comprends la déception de certains de ne pas voir la série continuer comme une série d'humour léger qui se prend pas trop la tête, mais je ne la partage pas: je trouve au contraire que cette seconde partie "sauve" Toradora! de l'oubli.

Un peu plus sombre tout en restant au final assez léger (faut pas déconner non plus, les personnages ne sombrent pas dans la drogue, la prostitution et l'achat faible de Modern Warfare 2), toute cette seconde partie m'a du coup agréablement surpris comme j'ai dit car cela fonctionne bien et la série réussit plutôt bien à jongler entre divers moments humoristiques et des moments beaucoup plus sérieux et essentiels. Et l'intrigue amoureuse se met enfin à considérablement avancer, quelques scènes assez épiques se créent (la course pour élire Mr.Lucky ! Les catfights !) et les personnages les plus centraux y gagnent considérablement... en affection de ma part. Ainsi, si j'avoue qu'au départ le personnage de Taiga m'agaçait, m'énervait presque, elle a su gagner au fil du temps ses galons de personnage respectable/appréciable, même si ça ne reste pas mon personnage préféré. Non, mon personnage préféré c'est...

Je kiffe ce genre d'images ;(

... Minori oui bon ok c'est pas un secret. Elle est assez délirante, vole souvent l'épisode à chaque fois qu'elle intervient, se tape des délires souvent très otakus, reste trèès vague sur sa sexualité (j'étais convaincu qu'elle était amoureuse de Taiga en fait, et pas mal d'indices sont fait pour une éventuelle bisexualité y compris dans les détails), est doublée par une Yui Horie très en forme et se paie le luxe d'en plus réussir ses prestations en mode "SERIOUS BUSINESS."

Affichage épisode 23/24Masquer épisode 23/24

Et si j'ai bien au compris, la fanbase au final la déteste assez cordialement pour le fait d'avouer qu'elle aime Ryuuji à la toute fin de la série, quand il est bien trop tard. Quelle fanbase de merde.


Minori reste un personnage que je surkiffe énormément, déjà pour toutes ses scènes épiques qu'elle nous offre gentiment, mais aussi parce qu'elle se révèle au final plus complexe que ce que je pensais, ce qui ajoute une excellente surprise à la très bonne surprise qu'était déjà le contact initial avec ce personnage.

Après le héros est plutôt cool (surtout grâce à sa maniaquerie et sa passion du ménage), Kitamura se révèle trèèès absurde/rigolo dans la seconde partie de série et Ami fait une manipulatrice salope pas trop mal. Globalement donc la galerie de personnages est attachante à défaut d'être parfaite: en effet, comme je l'ai dit, j'ai pas l'impression qu'Ami évolue tellement et Kitamura est très souvent oublié par le monde entier. Mais tant pis, cela ne m'a pas empêché de regretter de voir la série se finir, tellement j'aurais apprécié voir vivre plus longtemps ces personnages avec qui je me suis attaché. Surtout Minorin.

Donc voilà, grosso modo, j'ai peu de regret à avoir vu Toradora!, ce fut une série tout à fait agréable, dont je vous conseille la vision si vous appréciez les comédies romantiques, les comédies en lycée et si vous aimez les personnages sympas. Là encore pas l'anime du siècle mais quelque chose de plutôt bon, ce qui n'est déjà pas mal du tout. C'est une série qui passe plutôt bien "en fond", ou comme disent les jeunes drogués à la MyAnimeList, en "priority low". D'ailleurs mention spéciale à l'épisode de Noël, un très très bon frisson. Ah oui, et je viens de remarquer qu'au final, pour un anime "léger", Toradora est plutôt radin en "moe" et en fanservice, ce qui est presque un exploit. Quoique si on considère le principe de loli tsundere comme du moe fanservice, c'est foutu mais... Enfin bref. Je pense du bien de Toradora et c'est la seule chose à retenir.

Toradora02.jpg

Autre série que j'ai terminée aujourd'hui, c'est un manga, et c'est bien entendu une série dont le dernier volume sortait aujourd'hui: Bienvenue dans la NHK!. Je remarque d'ailleurs que c'est seulement la troisième série de mon étagère qui est complétée, après Card Captor Sakura et, euh, My-Hime (*kofkof*) mais bon passons. Alors je dois avouer que j'ai déjà bien kiffé l'anime, dont je n'ai jamais parlé ici mais qui est de toute façon totalement approuvé, mais ma découverte avec le manga fut toute en joie tellement celui-ci se révélait plus "trash" que l'anime, avec beaucoup plus de références à la drogue, du loli mosaïqué, une Misaki beaucoup plus sarcastique quand dans le manga elle se contente d'être introvertie et mignonne toute plein, et surtout un récit qui se concentre plus sur le psychisme et la dépression des personnages que de "l'histoire d'amour" entre Sato et Masaki, quitte parfois à aller dans un misérabilisme un peu gênant pour le lecteur (Yamasaki qui s'en prend plein la gueule dans le volume 6, par exemple, commence à faire un peu saturer.)

Misaaaaaaki !

Ainsi le tome 8 est dans la droite lignée des précédents, continue ainsi d'en foutre plein la trogne des personnages, mais surtout conclut l'histoire, et à notre grand soulagement, ce n'est pas pour nos héros une bad end. On regrettera peut-être une fin abrupte et soudaine, mais tout comme Toradora le plus grand regret est de quitter les personnages que nous avons cotoyés si longtemps et dans lequel il nous arrivait parfois de nous identifier. J'ai laché une petite larme sur le passage dans le grenier qui est se révèle assez épique, en plus de nous foutre de la tension plein la poire. Au final NHK se conclut d'une manière très belle et la série dans son intégralité vaut le coup, que vous ayez vu l'anime ou pas, que vous ayez lu la nouvelle ou pas: les trois supports sont loin d'être identiques. Gloire à Misaki. Pour le reste, je développerais certainement dans un anime consacré mais qui aaaarh, mettra sans doute du temps à venir.


HAN JE FAIS UNE TRONCHE RIGOLOTE !

Et tant qu'a rester dans l'esprit midinette: Kimi No Todoke épisode 1 part bien. Principalement grâce à sa réalisation et ses couleurs, qui misent pas mal sur les couleurs chaudes, bref un univers très accueillant, et mention spéciales à toutes les tronches que peut faire Sawako en Super Deformed / caricatures qui sont toutes franchement rigolotes et/ou toutes mignonnes. Je materais sans doute la suite pour remplacer Toradora! comme "anime basse priorité", en espérant juste que l'anime ne se concentre pas que sur le (future) couple mais aussi sur les a cotés, la vie lycéenne tout ça. Enfin bon je psychose pour rien aussi.


Normalement, pour coller à tout ça, je devrais vous parler un peu de Kobato mais j'ai pas grand chose à dire si ce n'est que c'est plaisant et que là aussi Madhouse fout des pures tronches SD à l'héroïne. Tout ça.


Bien bien bien. Maintenant que j'ai perdu toute crédibilité masculine à vos yeux (et encore j'ai pas dit que j'ai pleuré pendant la quasi-totalité des deux épisodes finaux de l'arc de Fuuko dans Clannad), je peux me retirer comme un prince. Et prévenir que le rythme des articles sera sans doute un peu réduit ces prochains jours: en effet, maintenant je bosse le WEEK END (en animation de supermarché dans un rayon jv si ça vous intéresse, j'aiderais des petits vieux de la région de Deauville à choisir leur console pour Noël, ça va être méga jouasse...) jusqu'aux VACANCES à un rythme effrené, et je dois commencer à bosser un important exposé donc déjà je peux plus écrire du vendredi au dimanche et ça HANDICAPE ! Mais le pire, LE PIRE, c'est que du coup je dois avoir un rythme de sommeil normal et que du coup, DU COUP, je peux plus écrire la nuit. Et là c'est le drame !

Fourre-tout d'un climat pas chaud [Chibi, Micromania Game Show, NHK, etc]

Le saviez-vous ? Ce blog n'a pas eu le moindre article fourre-tout depuis le 31 juillet, que de manquements à un des fondamentaux de sa ligne éditoriale !

Je suis à Paris le week-end d'Halloween !

Madarame is not amused

Ok, c'est plutôt vague mais les plus observateurs, qui ont toujours à disposition leur calendrier où qui savent juste mater le titre de l'article peuvent se rendre contre que le 31 et 1er novembre, qu'est-ce qu'il y'a à Paris ? La Chibi Japan Expo ! Et le Micromania Game Show ! Bref, deux événements à priori "mineurs" (surtout la Chibi, qui ne vaut que pour la mise en vente de la version fr d'Higurashi, et on dit encore bravo à pbsaffran) mais où je serais, consacrant le samedi à la CJE et le dimanche à la MGS. Il faut dire que la présence d'Edge au MGS est un plus, mais on y trouvera également des présentations de jeu tels que Bayonetta, Gran Turismo 5 ou SURTOUT Dead Rising 2, chose que je ne peux pas me permettre de louper. L'honneur, vous voyez.
Vous aurez donc sans doute la chance de m'y croiser. Si bien entendu vous considérez cela comme de la chance.

Et par conséquent, mon week end sera bien rempli puisqu'outre un Resto Thalie (les "simples mortels" lecteurs du blog sont les bienvenus !) et une session karaoké à l'Epitanime (tous les samedis soir à partir de 20h30, l'Epitanime nourrit vos yeux et vos oreilles pour une session de fort beau gabarit avec les plus grands openings de l'histoire), ce sera également le dernier grand prix de F1 de la saison, à Abu Dhabi. Même si les deux championnats sont déjà finis, ça peut être intéressant de voir ce nouveau circuit super friqué qui en plus commence lors du crépuscule local. Donc il va falloir être au taquet, être à 143%, oserais-je dire.

Et évidemment, cela veut dire que la semaine qui suit, vous aurez le droit à des beaux articles sur ces événements. Ok je l'avais promis pour le festiblog. Mais merde, ça sera pas pareil cette fois ! Le festiblog j'ai mis 45mn à le retrouver dans Paris ("alors arrêtez vous station Arts et Métiers, voilà vous y êtes" GENRE), du coup j'étais déjà bien tardif, mais y arriver à 18h00 c'était hardcore. Du coup voilà. Et en plus je me suis re-perdu sur le chemin retour. Au moins j'ai pu voir pour la première fois de ma vie le Centre Pompidou.
Qui est très moche.
Quand même.

Par contre, contrairement à ce que je disais plus haut, je ne serais pas au Toulouse Game Show finalement. Pour trois raisons: le week end parisien (un peu décidé à la dernière minute OKDACCORD) va m'assécher financièrement, 20h de train en 60h c'est abusé et SURTOUT j'ai un examen le samedi matin, donc voilà. C'est bien triste.

ALORS COMME CA TU AIMES BAYONETTA ?

Après une petite pause niveau achat de jeu vidéo, je me suis fait plaisir à pas cher en prenant la fameux pack à 30€ qui contient Bioshock et Oblivion. J'avoue que l'achat était motivé à plus de 87% par Bioshock, vu qu'Oblivion ne me faisait pas franchement franchement envie de base (je n'ai pas aimé des masses Morrowind, 'fectivement) et qu'il ne me fait pas franchement envie maintenant que j'y ai joué, même si je ne nie pas son coté très addictif (même si en l'occurence je me motive à y jouer pour choper les précieux succès, je suis un putain d'achievement whore), ça reste quand même une bêta-test géante vu le nombre de bugs qu'il y subsiste encore. Là on me dira "t'avais qu'a le faire sur pc, et METTRE UN PATCH §§§"mais bon, je reste un consoleux moi. Il aurait mieux fallu que les gentils ptits gars de chez Bethesda s'abstienne de sortir Oblivion sur console si c'est pour y laisser des bugs plutôt honteux. Pour l'instant en huit heures de jeu, j'ai juste du balourder 3 sauvegardes auto parce qu'un bug à la con est venu me les péter. Y compris dans la quête principale ! Ok je conçois que l'univers d'Oblivion est trèèès grand, qu'il y'a des tas de truuuucs, que Bethesda pouvait pas avoir les yeux partout mais putain, qualité > quantité quoi.
Et je passe sur les PNJ les plus laids du monde (même voix qui tourne en boucle - preuve ultime que non, on a besoin d'avoir tous les dialogues doublés -), un univers pas franchement plein. Autant dans Fallout 3 ça dérange pas de se taper du vide comme carte principale vu qu'on est dans un monde pro-apocalyptique et que la verdure n'est pas l'avantage de ce genre de déco, autant là c'est plus génant de voir le même arbre en boucle dans une végétation vide. Quand le jeu considère qu'on est dans une forêt parce que y'a cinq arbres qui s'affichent simultanément à l'écran, ok quoi.
Et puis bon, toutes les cavernes dotées de portes aussi, ça me fait rire intérieurement. Bref passons.

Quant à Bioshock, le jeu n'est pas dépourvu de défauts (dont un énorme niveau gestion de la difficulté) mais il est aussi rempli de qualités et mérite amplement son statut de jeu culte qu'il semble avoir acquis à la sueur de son front. Ce jeu possède une putain d'ambiance, des putain d'idées, un level-design franchement réussi et surtout un système de narration qui ne peut que créer des érections quand on pense aux possibilités que cela offre. En plus le doublage français est loin d'être misérable, ce qui rend l'expérience foutrement sympathique. Mais j'y reviendrais je pense. En tout cas, j'ai fini le jeu en cinq jours mais avec plusieurs sessions de quatre heures ou plus et en prenant bien mon temps pour checker les journaux, les caches d'armes etc... PLUTOT GRAND OUAIS.

OMG

Niveau manga, le mois d'octobre est au final (et comme prévu) plutôt calme, les deux seuls trucs vraiment cool à sortir récemment sont le très bon volume 7 de Bienvenue dans la NHK (plus qu'un et c'est fini) qui réhausse un peu le ton après un volume 6 qui se finissait de manière un peu trop... abusée. Là on repart dans un message toujours aussi ardu mais qui évite d'être le même que les volumes précédents et c'est ça qui est pas trop mal avec NHK: ça a beau dégommer autant que possible les personnages, ça évite de le faire de la même façon. Et à ce sujet, la relation entre Hitomi et Sato tout au long du volume est plutôt pas mal du tout. Donc ça fait toujours plaisir, d'autant que la traduction est au rendez-vous et assure une belle forme aux dialogues.
Après je ne conseille pas tellement la lecture si vous êtes un peu au bout du rouleau, ça fait pas du bien.
Je confirme :v.

Et sinon, tome 2 de Kobato tout ça, mais j'ai un peu trop parlé de Kobato ce dernier mois donc je vais être peu... expensif.

DTF

Bon j'ai conclu la première saison animée de Genshiken, me reste plus qu'a mater les 3 OAV Kujibiki Unbalance, et c'est globalement pas mal du tout. Techniquement c'est loin d'être l'Everest (je sais pas si je peux dire qu'il accuse son âge, ça fait que 5 ans quoi), souvent assez moche et peu animé, mais le contenu reste plus où moins le même que le manga... bien que l'anime en rajoute pas mal, et que c'est rarement vraiment à jeter, je pense à tout l'épisode basé sur Madarame, Saki et un poil de nez qui doit durer 10 pages max dans le manga et qui là dure un épisode de 20mn sans être vraiment long, ni relou, ni incohérent. Et se permet même d'être plus drôle que le support original. Ce qui est pas mal. Après si vous demandez comment découvrir cette formidable série qu'est Genshiken, c'est entièrement à votre bon vouloir, bien que je préfère un poil le manga. D'ailleurs c'est marrant de voir que Saki et Mion Sonozaki ont la même doubleuse VO... et la même doubleuse VF. Geneviève Daong roxx des poneys soit-dit en passant.

Donc voilà, ça reste Genshiken, c'est à dire comme NHK mais avec une vision beaucoup plus gentille et sympa des otakus & co qui se révèlent extrêmement attachants grâce entre autres à leur... "réalisme". Les personnages de Genshiken sont des vrais otakus, même d'un point de vue social, c'est toujours sympa. D'autant que chacun pourra s'identifier à un membre en particulier sans trop de problèmes.
Moi on va dire que je me fantasme comme une sorte de mix entre Kosaka et Sasahara.
On va dire ça :v.
Mais Kosaka, c'est plus le coté "j'aime pas les t-shirts" qu'autre chose hein.
GAAAAAAAAAA- ?

Et pendant ce temps, ma vision de Bakemonogatari continue, imperturbable, jusqu'a l'épisode 10. Ce qui permet de se rendre compte que tout ce que je croyais être des bonnes idées de réalisation étaient une manière pour SHAFT et Shinbo de camoufler le fait que bah ils sont pas assez pour tout le boulot qu'ils veulent faire. Au délà de ce problème, assez pesant dans la seconde partie de l'épisode 10, Bakemonogatari s'affirme comme un très bon anime, aussi bien visuellement qu'au niveau des dialogues, dans l'ensemble plutôt bien écrits et très agréables à suivre. Pour le reste, ça parle plutôt bien d'amour, d'attirance, de tout ça, sans pour autant se lancer dans du grand fanservice assez vulgaire. Pire: il est justifié et amusant. Du fanservice intello ? Haha.
Ca pourrait presque être ça...

Sinon la galerie des personnages est évidemment un des atouts de cette série. Si Hitagi est la tête de liste inébranlable et mémorable, avec son comportement odieux (mais si fantastique <3) d'ultime tsundere et sa voix mais ultra juste pour le personnage, il ne faudra pas oublier le héros de l'histoire, Araragi, qui se retrouve trimballé dans plein d'histoires et se la joue héros au grand coeur... mais n'est pas livré avec la niaiserie caractéristique de ce personnage. Il est donc hyper bien fichu. Les autres personnages, Mayoi, Kanbaru ou bien Nadeko se révèlent elles aussi attachantes, d'une façon où d'une autre, et surtout avec le temps. Si à la base le perso de Mayoi et celui de Kanbaru ne créeaient pas chez moi de réels enthousiasme, c'est avec le temps qu'elles réussissent à s'imposer, et surtout avec le lien qu'elles tissent avec Araragi.

Je jetterais donc un oeil aux épisodes suivants, sans déplaisir. Si je devais me la jouer critique, je dirais que c'est facilement le meilleur SHAFT que j'ai vu... derrière les Sayonara Zetsubou Sensei. Parce que Sayonara Zetsubou Sensei. Après je reconfirmerais ça quand j'aurais maté Natsu no Arashi, ef ou bien encore éventuellement les Negima!? ...

!?FRANPONAIS
Dans le monde de To Aru Kagaku No Railgun, des chaînes de magasins vendent légalement des cailloux tout frais minés sous l'oeil bienveillant de l'administration.

Sinon To Aru Kagaku No Railgun a plus ou moins du potentiel (casting 97% féminin, du yuri à gogo, technique qui suit) mais pour l'instant ne le montre pas vraiment. Ce qui est DOMMAGE. Même si la fin de l'épisode 3 ouvre des possibilités, je continue d'avoir une ou deux réserves. Car il est difficile de faire un titre avec des pouvoirs magiques, du yuri et des actions girls moins d'un après Ga-Rei Zero. Mais bon, ils y arriveront. Peut-être. Ah, et Kuroko est fun. Surtout sa voix en fait. J'avais peur qu'elle ne soit qu'un personnage relou qui veut absolument peloter à tout prix Mikoto -qui semble pour le moment une héroïne plutôt plate dans tous les sens du terme- mais l'épisode 3 montre qu'elle peut passer 20mn sans le faire. On y croit.



Voilà, ça sera tout pour aujourd'hui. N'oubliez pas de manger 7 fruits et légumes par jour, moi je vais me coucher, j'ai super mal au crâne.

oui :(
Je passe tous les jours devant cette sculpture située devant le musée d'art moderne de Caen. Sculpture qui date de l'ouverture du musée. J'ai besoin d'être sur: je suis pas le seul à y voir ce que je pense y voir hein ? HEIN ?

Bienvenue dans la NHK, où une amicale exagération.

I Want to believe

Le Raton en parle à coté et on en a globalement parlé un peu sur le channel de l'editotaku le dimanche soir. J'y avait un peu exprimé mon opinion. Je vais le refaire un poil. Pas parce que je la considère comme franchement indispensable, juste parce que j'ai un peu de temps à tuer, et que comme vous pouvez le remarquer, ça fait un an et demi que quand j'ai du temps à tuer, je tape un truc sur Néant Vert et/ou prépare des projets qui ne se feront qu'une fois sur six-virgule-trois-cent-trente-deux.

Donc petite récapitulation rapide: Soleil a donc édité en France le manga NHK no Youkõso // Welcome to the NHK! // Bienvenue dans la NHK. Rien de nouveau, je l'ai déjà signalé jeudi dernier et globalement j'approuve cette édition. Surtout la traduction. Et on m'a donc parlé dans les commentaires de censures "brutale", sans trop me préciser, mais je m'imaginais que ça devait tourner autour du cul. Vu la place qu'à le sexe dans Bienvenue dans la NHK, ça ne m'aurait pas étonné. Pour l'histoire, je feuilletais le tome 1 dans l'amphi (je l'avais acheté direct sans le lire à la fnac avant) en attendant le cours d'organisation juridictionnelle et OUPS Setô qui s'imagine violer Misaki. Ma voisine de derrière - qui jetait un oeil peureux depuis quelques temps - a laché un petit rire mesquin. Réputation foutue. Merci la NHK. Mais ceci est une digression. Il y'a donc trois petites censures dans le premier tome. Quand je dis petite c'est que c'est juste assez... petit. Ce qui finalement m'a assez deçu. J'imaginais une page ou deux qui avaient disparues, où quelque chose comme ça. Hum. Non en fait, c'est pas trop ça.

Donc ouais, les censures sont faites sur la silhouette de 3 petites filles dans un écran d'ordinateur ou en photo, mais genre en primaire. Silhouette, ce n'est même pas de l'explicite. Evidemment, les faits sont là, les horribles-censures-qui-niquent-la-liberté-d'expression-avec-une-poêle-à-frire sont donc la disparition - et le remplacement par des trucs faussement cryptés - des dites silhouettes loli. Évidemment, on peut se poser des questions:

  • Pourquoi une telle censure, relativement mineure ?
  • Pourquoi ce scandale ?
  • Qui est la première personne à avoir découverte cette censure ? Est-ce un lolicon qui voulait absolument voir cette silhouette dans son tome :p ? Est-ce un type qui a la passion de comparer chaque case d'une version fr à une autre version ? Ca n'a rien à voir avec le débat, mais c'est comme quand on se pose la question de comment et avec quelle intention l'homme a découvert qu'il pouvait tirer le lait de la vache ?

Pour la censure, on peut trouver une foule d'explications: la plus probable étant la protection contre tous casseurs de couilles (et y'en a beaucoup des casseurs de couilles du genre "protégeons les enfants, ces créatures innocentes et pures, en interdisant les bouts de tétons qui pourraient les pervertir - et qui en plus me ferait plus de boulot pour laver les draps") qui pourraient péter un cable en voyant trois cases même pas explicite ; envie de tester l'effet "cryptation totale" dans leur PhotoShop ; Décision éditoriale pour rendre tout ça plus subtil ; Envie d'un khébab. Limite on s'en fous, il y'a assez peu de véritable raison un tant soit peu crédible, excepté les casseurs de couilles. Et de manière assez amusant, on note une volonté éditoriale de la part de Soleil - avec préface et tout le tralala- de présenter ça comme une oeuvre d'information, qui permet d'en apprendre plus sur le Japon, etc. Je vous conseille de la lire parce que je ne la résumerais que très mal. Peut-être y'avait-il une volonté de faire genre "on peut pas se permettre ça dans un truc intello". Où on peut se dire également qu'en France, ce n'est pas usuel du tout de voir de la nudité dans ce genre. Etc etc.

Mais si ça vous intéresse, les tomes de NHK étaient retirés de ma fnac hier. Soit ils se sont tous vendus en un week end, soit ils les ont planqués.

Après, il y'a ce grand drama qu'est l'Internet. Je l'ai souvent dit, mais quand il s'agit de crier très très fort pour montrer qu'on est pas content, l'Internet ça marche du tonnerre. La victoire définitive du cynisme sur toutes autres valeurs, et tout le tintouin. On nous parle alors d'atteinte aux libertés d'expression, d'un Soleil Manga "TF1 du manga", d'un éditeur prude, sans couilles. Ouais ok. Partons du principe que Soleil a pas de couilles: Bienvenue dans la NHK serait même pas en France. Raton signale que c'est un manga qui de toute manière est mineur, réservé aux otakus. Il est effectivement difficile de voir "qui" pourrait acheter cette oeuvre, éditer Bienvenue dans la NHK c'est presque du suicide commercial (mais nuancons en disant que Soleil peut se le permettre.) Ca peut pas séduire les fans de shonen hémoglobinaires (y'a bien de l'ecchi mais...), ça séduira pas trop non plus les filles (y'a bien une histoire d'amour mais...), les amateurs de seinen et de titres adultes pourront éventuellement s'y intéresser, mais de très loin. Parce que NHK ça reste quand même une histoire cruelle englobée de beaucoup de sucre, avec un humour, une légèreté quasiment perpétuelle.

Soleil, Prude ? Dans ce cas-là, ça ne les aurait pas génés de censurer quelques cases avec Misaki. On aurait pas eu des termes quand même assez cru par moment. On aurait même pas eu ce manga d'ailleurs, là aussi.

On est d'accord sur le fait que beaucoup de trucs de chez Soleil, ça pue quand même la merde. Même si je suis un joyeux niais, on parle quand même d'une société qui pompe ses blagues sur bashfr, et n'a pas de hontes à produire certains trucs (matez la section Humour et Jeunesse de leur site, c'est à me faire regretter Boule & Bill. Boule & Bill.) Mais je pense que si c'était une autre société qui aurait fait la même chose, les gens n'auraient point été aussi véhéments et aussi cyniques. Parce que bon, je vous rappelle pour mémoire que des enfants meurent tous les jours dans le monde, que des hommes et des femmes se battent chaque jour contre la vermine communiste afin de faire régner la liberté, l'égalité, la fraternité !

Je pense fondamentalement que la présence ou non des censures ne change rien, que ça reste tout de même glauque à en crever. Que ce n'est pas dramatique, et qu'il y'a quand même pas de quoi crier au scandale, à Big Brother, à la prudeur de notre société, et caetera. Cependant, cela témoigne justement bien d'un ras-le-bol général des bons sentiments. Peut-être d'un mal-être général. Mais vous voyez, si je dis ce genre de phrases c'est pour faire genre je suis un grand sociologue.


Enfin, Soleil a répondu à ça sur un forom. Ca a été fait en accord avec éditeur et auteur, ceux-ci ont même été très favorables, et caetera. Mais j'adore les réponses, on y retrouve tout un coté très casse-couille. Moi au bout du deuxième message, j'aurais fait "foutez vous votre tome dans le cul et arrêtez de faire chier. Ah non, c'est vrai y'a déjà un balai." où un truc poétique dans le genre. Je disais dans un article très critique sur les forumeurs-gamers, qu'il y'avait une tendance à prendre très mal et au pire degré possible toutes les déclarations d'officiels. Genre "y nous cachent tous quelque chose, ce sont des enculés qui ne veulent que notre fric, tout ça". Merde les gens, avec tout ça j'ai l'impression d'être de droite, de vivre dans un monde anarco-communard. Le type leur balance que Kadokawa a dit oui et a même encouragé le truc, mais non, obligé y ment, ceux qui croient ça sont que des gros niais qui se font sodomiser sans se rendre compte. Pitié quoi.


C'est normalement là qu'on balance deux trucs:

  • C'est une spécificité française gnagnagna aux States le font pas gnagnagna je veux vivre au Japon gnagnagna
  • Une morale. Pour aujourd'hui, ça sera l'histoire du garçon qui crie au loup. Tous comme ceux qui tous les jours sur les forums, quotidiennement, déclarent que telle société les sodomise, et qui donc coup rendent le terme de sodomie presque banal ; tous ceux qui crient à la censure tous les jours sur les forums rendent ce terme banal. Quand on aura une vraie censure, quand on fera disparaître des pages dans Bleach parce que Nell a trop de seins, et ben ce mot n'aura plus aucune valeur. Plus aucune. Et puis merde, quoi, respectez un peu Victor Hugo et les soldats qui furent au front en 14-18. Eux, le mot censure, y savent ce que c'est. Pourquoi Victor Hugo ? Je sais pas, moi, demandez à votre prof de mathématiques.


(Mais encore faut-il qu'un jour, on en soit à un point de censurer Bleach ou One Piece. Comme si tout était censé aller vers le pire. Je sais que c'est l'UMP au pouvoir, mais quand même.)

En bref: pourquoi tant de haine ?

(et notez un sondage test sur le coté. Je teste ce que ça donne, flemme de passer à DotClear 2 maintenant pour avoir un vrai plugin de sondages. Et je veux voir ce que ça donne.)