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mercredi 25 avril 2012

Les gros seins de Medaka

DealWithIt.jpg

Bon Bakuman c'est fini. C'est assez dommage parce que la fin est super rushée. Il manque clairement un chapitre ou deux tellement tout reste frustrant. J'ignore si c'était la fin "prévue" ou pas (on ne sait jamais, peut-être que les deux auteurs ont été obligés de tout finir en cinq chapitres comme ça hop) mais ça reste assez triste de voir tout aller aussi vite sur la fin, d'autant plus pour un manga qui aime habituellement prendre son temps. Enfin bref, en l'état, Bakuman a su rester tout du long un excellent manga, avec des très bons chapitres sur la dernière partie. Dommage, donc, que cette fin abrupte, frustrante et mal amenée vienne un peu ternir le tableau. Mais là encore, au final, cinq chapitres speedés ne font pas l'intégralité qualitatif d'un manga.

En tout cas, j'avais peur de pas avoir ma dose hebdo de Shonen Jump mais j'ai su très vite lui trouver un remplaçant ! A coté de mon habituelle dose hebdo de Bleach (oui oui je continue, même pas peur), il y'aura désormais ma dose hebdo de Medaka Box.


Je ne vais pas parler de l'anime qui a débuté il y'a deux semaines (et dont l'opening est bof) mais du manga qui en est actuellement à son 143e chapitre, et est publié, donc, dans le Shonen Jump. Celui que j'ai dévoré en une semaine. Comment résumer rapidement Medaka Box ? Comme ça:

Medaka01.jpg

Parce que Medaka Box c'est ce qui se passerait si Suzumiya Haruhi & Kyon était les héros d'un shonen aussi barré qu'Enfer & Paradis avec des dialogues décalés et parfois massifs à la Bakemonogatari. Le tout façon Shonen Jump. Et de toute façon, quant on voit que c'est Nishio Ishin à l'écriture, le mec qui fait les Monogatari, bah de toute façon, on sent bien qu'on va avoir affaire à un truc UN POIL différent de d'habitude.

Et c'est là que Medeka Box m'a emballé: c'est par sa personnalité. Tous les shonens de baston suivent le même schéma habituellement, non ? Après tout quelles sont au final les différences majeures entre Naruto, Bleach, Reborn & D-Gray Man, par exemple ? Ils utilisent tous les mêmes codes, les mêmes schémas hérités de titres déjà bien plus anciens quand on y regarde bien. Ok, disons que One Piece arrive à se différencier avec son importance accordée à l'aspect aventureux et son ambition bien plus démesurée que ses confrères bientôt terminés. Mais là ou Medaka Box tire son épingle du jeu c'est en assumant ces codes et en les détournant sans cesse.

Déjà le fait qu'il soit prépublié dans le Shonen Jump est une petite folie en soit alors que, je veux dire, ce shonen a pour héros une héroïne. Ca me paraît suffisamment rare pour être signalé ! Zenkichi est certes présent mais énormément en retrait par rapport à Medaka et jamais ne semble vraiment prendre la place du "réel" héros. Plus généralement, le casting de Medaka Box est très très féminin en règle générale, ce qui pour un manga de baston publié dans le Shonen Jump est encore plus inattendu !

Et là, oui, si vous avez vu les premiers épisodes de l'anime vous êtes sans doute en train de vous demander "attends, pourquoi tu nous parles de manga de baston ?" Parce que loin de vous spoiler, disons qu'a partir du second volume, on arrive dans du pur shonen de mandales et de dents qui tombent. Les quinze premiers chapitres ne sont tellement pas représentatifs du reste ! On commence avec un format un peu feuilleton du genre un chapitre = une aventure, puis très vite on gagne en enjeux et à la fin, cent chapitres plus tard, les héros se battent pour empêcher métaphoriquement le manga de finir et on commence à compter les personnages avec un boulier.
Medaka05.jpg
Et ça c'est qu'après un an de prépublication.

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lundi 15 août 2011

Saint Seiya - Five-Man Band

Après une lettre R qui a fini sur le facebook officiel des Rois de la Suède - wtf - et a donc indirectement battu toutes les statistiques de la saga alphabet estival, on va passer doucement au S en essayant de dégonfler la baudruche qui me sert d'égo. Retour aux mangasseries avec la lettre S ! Et on va voir SAINT SEIYA !

SaintSeiya04.jpg


Ohlàlà l'été 2005 c'était un gros été de merde vous pouvez pas savoir à quel point. J'avais pas de RPG à faire cet été là (ah peut-être Star Ocean 3... ouais, pas de bon RPG à faire cet été là), au début de l'été le pc de la famille se suicide, ce qui force grosso merdo à utiliser une situation "temporaire" avant de racheter un autre pc, et cette situation consiste tout simplement à utiliser le vieux pc. Celui encore sur Windows 98, au disque dur de 2,8 Go et aux performances tellement folles que quand on ouvrait firefox ET word, ça ramait. Du coup j'ai passé l'été sur un pc de merde, à juste pouvoir aller sur le net et à jouer à la PS2, tout en ruminant mon redoublement de seconde comme un échec personnel. Oh, j'aurais eu Twitter à l'époque, j'aurais été un putain de gros émo, ça aurait été insupportable.

MAIS BREF.
Cet été là, c'est celui où je commence à aller à la fnac lire des mangas et c'est cet été là où on m'initie à Saint Seiya. A l'époque ma culture anime était sans doute encore plus misérable que maintenant (là je fais de l'auto-dépréciation, c'est pour me donner un style humble et modeste, même si vous savez que c'est juste pas crédible) et ma culture manga se limitait à Card Captor Sakura, Love Hina et une expérience traumatisante sur 3x3 Eyes. Bref.

Saint Seiya est une sorte de mini-institution chez pas mal de fans francophones d'animes parce que ça reste un des animes les plus marquants du club dorothée, sans doute une de ses figures les plus emblématiques avec Dragon Ball, Sailor Moon et Olive & Tom - voire Ken le Survivant si on veut être un poil ironique mais pas trop. Aujourd'hui, Saint Seiya se fait à nouveau remarquer grâce à une excellente série abrégée en français, sans compter la pelletée de volets mangas "suppléments" de qualité allant de l'excellent (Lost Canvas) au jetable (Next Dimension) en passant par le "je tolère ça uniquement parce qu'il file à Aphrodite un rôle classe" (Saint Seiya G.)

Bref, dans cet article je vais juste filer une espèce de gros avis global sur la série animée et le manga original, celui qui va du "Tournoi-Galactique-Machin" jusqu'a "Hadès-wtf-cette-fin-fumée", sans prendre trop en compte G, ni Lost Canvas, ni Next Dimension, ni les films. Ca j'y reviendrais plus tard si vous voulez, même si mon avis sur Saint Seiya G serait insupportable à lire vu que je passerais mon temps à me contredire et à atténuer les défauts ignobles de ce manga qui se comptent comme le nombre de missiles dans un Itano Circus qui ferait péter le budget de tout un studio.

Bref, Saint Seiya c'est cinq jeunes garçons qui veulent protéger une déesse, sauver leur peau, buter d'autres dieux méchants et se battre jusqu'a la mort. Pitch simple pour une série dont j'ai au final une certaine affection même si je suis giga critique sur l'oeuvre dans sa totalité qui, eh, ne sait jamais sur quel pied danser niveau qualité.

SaintSeiya03.jpg
Et hop, un artwork de Future Studios au passage.

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